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Tendresse54

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Informations générales

Nom : Racine, Chantal
Date de naissance : 25 avril 1957
Sexe : Féminin
Lieu : Québec
Profession : enseignante en français retraitée



Autres informations

Film préféré : La ligne verte, Le fabuleux destin d'Amélie Poulin, Chocolat,Les autres, Crazy, Le constance du jard
Style musical préféré : ceux que je ressens, ceux qui me font danser, ceux qui me font pleurer...
Écrivain ou poète préféré : Jhon Irving, Marie Laberge, Michel Tremblay, auteurs classiq
Personnage de bande dessiné préféré : Astérix et Obélix, Mafalda




Passe-temps

lecture, musique, écriture, cinéma



Son histoire

je suis née, je vais mourir un jour...la suite nulle ne sait !



Projets futurs

Écrire et aimer



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Publiée : 15 juin 2010 à 12:06
Titre : Louise (texte sur les conséquencens de l'alzheimer ) - 3 commentaires sur cette entrée



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Vital Gagnon, premier prix catégorie nouvelle, Prix littéraire Radio-Canada 2007


Louise a 72 ans aujourd’hui. Elle le sait parce qu’elle l’a lu sur un feuillet autocollant. Elle ne pensait pas qu’elle était si vieille, elle croyait avoir 40 ans peut-être mais pas plus. Tant pis ! Louise s’avance dans le long corridor, toujours plus long et souvent ne menant nulle part. Elle entre dans la cuisine, elle se demande si c’est bien la sienne. Elle n’a pas mal, donc ce doit être sa cuisine. Elle souffre quand elle n’est pas chez elle. Elle devient instable et son corps se lamente.
Louise a faim, mais ne sait plus comprendre cette demande de son corps. Louise laisse faire et se met à rêver. Elle est jeune et belle et Jacques viendra bientôt la chercher pour aller au cinéma. Elle avale vite un sandwich fromage tomate avant de partir. Jacques est si beau avec ses cheveux gominés et ses lunettes noires. Il lui a promis qu’il l’épouserait. Son père ne l’aime pas, Jacques est un beatnik qui ne pense qu’à boire, à faire des folies avec sa voiture et à courir les filles. Sa mère le trouve beau, elle aussi, mais ce serait bien s’il travaillait quelque part.
Louise voit passer le chat et se souvient qu’elle a 72 ans aujourd’hui. Elle l’a vu sur un feuillet autocollant tantôt ou hier. Le soleil entre par une grande fenêtre. Elle s’approche. Jacques est là, il est dans le rayon et il la regarde. Tu es prête ? qu’il demande. J’arrive, qu’elle lui répond, le temps de me faire une beauté et de le dire à maman. Louise s’approche du miroir et elle voit sa mère et en profite pour lui dire qu’elle va au cinéma avec Jacques. Sa mère lui sourit et Louise sourit aussi, mais elle ne se souvient plus pourquoi. Elle n’aime pas ses cheveux qui sont presque blancs. Louise voit sa main qui tremble un peu et elle croit avoir un peu froid. Elle va vers le salon pour se reposer un peu. Jacques est assis et il parle avec son père, il n’a pas mis ses lunettes de soleil. Il porte une belle cravate bleu pâle à rayures blanches. Son père lui donne la main et Jacques s’en va, sans même la saluer.
Le chat monte sur le fauteuil et Louise se souvient qu’elle va avoir ou qu’elle a eu 72 ans. C’était écrit sur un papier autocollant jaune. Elle se souvient de la couleur, l’auto de Jacques est stationnée dans l’entrée, elle est jaune citron. Louise s’assoit et se berce un peu en fredonnant une berceuse à sa petite Suzanne qui dort dans ses bras. Elle ressemble à son père ou à son chat, elle ne sait plus très bien. Poil n’aime pas qu’on le caresse trop longtemps et il s’en va.
Louise se berce de plus en plus vite et sa balançoire se rend presque au ciel. Plus fort, papa, plus fort. Je veux frapper le nuage, et Louise rit et rit de plus en plus. Et Louise pleure et pleure quand elle pense qu’elle a 72 ans aujourd’hui.
Elle pleure et sa maman vient la consoler. Roland ne veut plus sortir avec elle. Ce n’était pas le tien, que lui dit sa maman, mais elle pleure quand même et son nez coule et elle n’aime pas ça et elle demande à Jacques de lui donner un mouchoir pour la petite Suzanne qui a toujours la goutte au nez. Souffle fort, et Louise souffle et elle a un peu mal au poumon. Le médecin lui a dit que c’était une vilaine grippe et que bientôt elle irait mieux.
Louise bouge un peu son bras droit et cherche la télécommande. C’est l’heure de son roman savon. Elle le sait, elle ou quelqu’un d’autre le sait. L’horloge a sonné et elle a compté 10 coups. Dix coups, c’est pour son téléroman.
Louise est debout près d’une porte inconnue pour elle. Elle la pousse et Suzanne est là qui dort dans son tout petit lit. Réveille-toi, il est midi. Louise a encore faim puisqu’il est midi et elle cherche la cuisine qui n’est jamais à la même place. Le chat court au-devant d’elle, car lui aussi, il a faim et Louise se souvient que c’est son anniversaire, mais elle ne sait plus très bien quel âge elle a. Cinquante, elle pense. Elle se souvient qu’elle a faim et le chat aussi, il le lui a dit. Elle ne sait plus ce que mange un chat. Elle lui donne du lait et il aime ça.

Louise reconnaît la cuisinière, c’est une vieille amie et elle sait bien comment l’utiliser. Louise se fait une bonne soupe qu’elle mange avec des croûtons de pain. Jacques veut une soupe lui aussi et Louise lui en verse un bol. Ils rient de leurs souvenirs de jeunesse. Louise voudrait bien embrasser Jacques, mais il est parti travailler sans se retourner. Elle va s’asseoir au salon sans vraiment s’en apercevoir.
On sonne à la porte, non, c’est le réveille-matin, non, c’est la police, les pompiers, l’ambulance. Louise entend tous ces sons qui ne lui disent rien et tout en même temps. Elle a peur et sa peur l’aide à se souvenir que c’est le détecteur de chaleur. Elle court à la cuisine vers les cris, c’est Suzanne qui a laissé la casserole sur le feu. Suzanne est imprudente et elle le lui dira. Heureusement Louise est arrivée à temps. Le détecteur se calme et Louise aussi. Louise se brûle un peu sur la poignée de la poêle, mais sa douleur ne quitte pas sa main.

Louise s’endort, elle a posé sa tête sur la table de la cuisine. Jacques la réveille doucement en l’embrassant derrière l’oreille. Elle aime bien quand Jacques l’embrasse ainsi. Elle ne voudrait plus que ça s’arrête. Jacques l’embrasse moins souvent depuis qu’il est malade. Il a beaucoup maigri et il a pleuré aussi. Pauvre Jacques, et Louise voit le chat qui descend de la table et elle se souvient qu’il s’appelle Poil. C’est Johannie qui l’a appelé comme ça. Suzanne trouvait que sa fille avait des idées bizarres, mais Louise, elle, a tout de suite aimé ça.
Louise va à la fenêtre qui regarde la cour arrière. Elle regarde, elle aussi, et elle voit Suzanne qui joue dans le carré de sable avec son seau et sa petite pelle. Elle ouvre la fenêtre et lui dit de ne pas manger de sable. Elle se tourne un peu et Jacques est sur la balançoire avec Johannie, il la balance. Attention de ne pas l’échapper, Jacques, qu’elle lui crie. Elle a peur et le chat se promène sur le rebord de la fenêtre et le carré de sable se vide et elle se souvient qu’elle est vieille et que personne ne se balance.

Louise prend son tricot qui traîne par terre en se demandant pourquoi il est là. C’est sûrement Suzanne. Suzanne est traîneuse et Johannie aussi. Elle se demande si c’est Suzanne qui a tricoté ce morceau de chandail. Elle se décide à le terminer. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Les mains de Louise tricotent sans Louise, qui a bien vu la bague que Jacques vient de lui passer au doigt. Elle sourit, et ils s’embrassent. Un long baiser qui la fait frissonner. Elle se lève en laissant tomber le tricot qui se brise en mille morceaux. Elle avait oublié le verre d’eau qu’elle tenait serré entre ses genoux pendant qu’elle tricotait et que Jacques fumait son cigare. Il faut tout ramasser avant que la petite se réveille. Elle court, mais ne sait plus où est le balai. Elle court, mais ne sait plus pourquoi elle court ainsi.

Louise est très fatiguée et elle s’étend par terre. Elle veut dormir un peu, mais on lui a enlevé sa petite poupée. C’est la méchante soeur à capine qui a fait ça. Depuis qu’elle est ici, elle n’a plus le droit de dormir avec sa poupée. Elle appelle sa maman de plus en plus fort et s’endort. Ils sont tous les trois dans le petit bimoteur qui les amène aux Îles. Ils sont tellement heureux tous les trois. Une semaine de vacances aux Îles-de-la-Madeleine et tout à coup le chat s’en va ronronner plus loin et l’avion se pose sur le bois vernis du salon.
Louise a mal à ses vieux os et elle grince. Elle essaie de se lever, mais les forces lui manquent. Elle se traîne péniblement jusqu’à une chaise toute proche et, au prix de lourds efforts, elle arrive à s’y asseoir. Le chat vient lui frôler les jambes et elle se souvient d’avoir vu un papier jaune qui lui disait qu’elle avait 72 ans et elle le croit, car son corps souffre comme s’il était vieux. Tout à coup elle ne se souvient plus de rien et une longue ligne uniforme s’installe dans ses yeux et ses bras se raidissent en s’agrippant à la chaise.
Louise connaît la voix, mais elle ne sait pas à qui elle appartient. Elle entend que l’on murmure et elle voit l’eau de la rivière qui coule doucement pendant qu’elle lance sa ligne à l’eau. Elle sent la morsure du poisson sur sa ligne tendue et elle souffre comme si c’était elle qui avait mordu. Son ventre est douloureux et quelque chose la grignote de l’intérieur, elle le sait, elle entend la petite souris et elle a peur et Jacques rit de cette peur idiote et c’est si bon d’entendre Jacques rire ainsi.

Louise sourit, car elle reconnaît le murmure autour d’elle. C’est son acteur favori de son téléroman favori. Le murmure s’amplifie comme s’il allait pleuvoir et Louise n’aime pas quand il pleut. Elle est triste et la pluie coule sur son visage. C’est une pluie salée et elle lui entre dans la bouche et, quand elle sort sa tête de sous la vague, elle voit qu’elle nage avec Suzanne, qui adore la mer et les vagues. Ne va pas trop loin ! Surveille-la, Jacques ! Son ventre est gonflé, c’est sa deuxième grossesse mais sa vraie première. Elle aimerait bien que ce soit un garçon, Jacques serait si heureux. Les contractions sont très fortes et Louise voudrait que ça arrête, mais Jacques est quand même heureux que ce soit une fille.

Louise entend la première sonnerie et elle sait qu’elle doit répondre à cet appel. Son corps souffre, mais sa volonté la soulève et la traîne jusqu’à l’appareil. Bonjour maman, ça va ? Louise ne sait pas quoi dire à cette voix qui lui dit maman et qui lui semble si familière. Je vais bien et… vous… toi ? Elle vient de voir le chat et elle se souvient tout à coup qu’elle a 72 ans aujourd’hui puisque c’est écrit sur le petit papier. Elle a aussi reconnu la voix de Suzanne qui vient de lui souhaiter bonne de parler pour rien. Oui, elle va bien. Elle a 72 ans. Oui, elle a mangé avec le chat. Elle n’est pas sûre que ce soit bien, mais Suzanne ne dit rien. Suzanne va venir demain. Louise ne sait pas ce qu’est demain, mais elle est contente de savoir que Suzanne viendra. Elle aimerait que Suzanne lui demande des nouvelles de son père, mais elle ne dit rien et Louise n’ose pas en parler. Ses jambes la supportent difficilement et elle ment à Suzanne en lui disant qu’il faut qu’elle aille aux toilettes. Elle n’aime pas mentir, mais Jacques lui dit que quelquefois c’est mieux ainsi. Elle raccroche et part vers les toilettes. Elle regarde le bain et voit que Suzanne attend pour se faire essuyer le dos. Vite, maman, j’ai froid. Elle aimerait bien prendre un bain elle aussi, mais elle se souvient que c’est dangereux.

Louise est assise près du bain et la neige tombe sans arrêt depuis au moins deux jours. Tout est blanc partout. Jacques et Suzanne jouent dans la neige. Louise voudrait bien jouer, elle aussi, mais son ventre lui fait mal. C’est sûrement la petite souris qui grignote.
Louise se couche dans la position du bébé et elle met son doigt dans sa bouche pour se rassurer. Poil en profite pour se coucher dans les plis de son ventre. Elle ne comprend pas pourquoi il ne dévore pas la souris qui s’est fabriqué un nid derrière son nombril.

Louise s’est un peu mordu le pouce parce que la douleur lui est montée dans la bouche. Elle n’aime pas le goût du sang, c’est comme si elle avait avalé une tige d’acier. La petite souris a sûrement eu des petits, car maintenant elle se sent dévorée de partout. Elle voudrait accoucher tout de suite, mais elle n’est pas encore prête. Les contractions sont de plus en plus violentes et Louise vomit. C’est difficile, un accouchement, et Louise voit le chat et elle se rappelle qu’elle a 72 ans et elle sent qu’elle a vomi et elle prend conscience des horribles douleurs qui lui tenaillent les entrailles. Elle s’accroche à l’évier tout proche et arrive péniblement à se lever. Elle aperçoit la vieille femme qui la regarde dans le miroir et elle se dit que cette femme est sûrement très malade, car elle est très pâle. Elle voudrait bien l’aider, mais elle ne sait pas son nom et, comme elle ne se sent pas bien ellemême, elle décide de d’abord penser à elle.

Louise ne se souvient plus très bien du numéro, elle sait que c’est la meilleure chose à faire quand tu as très mal. Les souris se multiplient et Louise aimerait bien que Poil se multiplie aussi. Elle voit le téléphone et elle sait que c’est à l’intérieur que se cache le remède à sa douleur. Elle ne veut plus souffrir. Jacques vient d’entrer dans la pièce et il lui hurle de faire le 911 parce que Suzanne a avalé le médicament du chat et Louise se dépêche de le faire, mais, quand la dame répond, elle ne sait plus pourquoi elle a appelé. Elle respire très fort et la douleur entre dans le fil et résonne aux oreilles de la réceptionniste qui sur son afficheur voit le numéro et tout devient noir…

Louise est maintenant installée dans un petit lit blanc et elle dort. Les souris sont parties s’installer ailleurs et Louise aussi. Suzanne vendra la maison pour payer les soins de sa maman. Louise ne sait plus qu’elle est la maman de Suzanne et la grand-maman de Johannie. Louise sait qu’elle est mariée avec Jacques et que bientôt elle ira le rejoindre. Louise sait que, là où il est, il est si heureux, il le lui a dit et Louise sait que Jacques ne lui a jamais menti. Louise voit passer le chat et elle sait qu’elle a 72 ans aujourd’hui ou hier ou demain et elle voudrait bien que Jacques vienne la chercher pour fêter avec lui.

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