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Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   

Hubix-Jeee

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Type de compte : Régulier
Membre depuis : 25 décembre 2010
Dernière connexion : il y a 3 jours

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Informations générales

Nom : Hubix-J.Felert
Sexe : Masculin
Lieu : Près de Sagittarius A*
Profession : Ambidextre adroit



Autres informations

Film préféré : le prochain
Style musical préféré : tout ce qui s'écoute
Écrivain ou poète préféré : Prévert, Vian, A.Christie, J.Fante, R.Char
Personnage de bande dessiné préféré : Gaston Lagaffe, Gai Luron




Passe-temps

Ciné, musique, bd, polar, jardin,



Son histoire

Quelle histoire!



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Autre

Chat, café, chocolat, sac à dos,



Dernière entrée au journal

Publiée : 10 août à 06:43
Titre : La vie perd à ce pique de forme un pour sang... - 2 commentaires sur cette entrée

Dimanche, à zéro heure de la nuit qui s'entame, sans ma Sally Beee, parti chez ses parents, à l'autre bout de l'univers, je réfléchis lentement au nœud de mon mouchoir en lin, qui s'évertue à vouloir ignorer ce que la signification intrinsèque, de cette action faite, sans aucun doute, il y a fort longtemps, pouvait avoir d'importance...

Mon chat dormait au plafond, les griffes bien accrochées au plâtre chaleureux - dehors, il pleuvait des astéries, par paquet de dix, alors que ma nouvelle chienne Hi, fille du fleuve Orénoque, traversait les ondes, en pissant vert, au-delà de toute probabilité écologique, je devisais sur l'incertitude passagère des grenades à fourmis, devant un lever de sommeil, somme toute limpide, de mon être, s'étirant de toute sa corporalité physique...

Sur le palier de la nuit, encore fraiche, mes lunules changeaient de couleur en observant les étoiles au stoïcisme inébranlable, danser comme de belles inuits dans la neige temporelle, me laissant m'échouer sur une plage en forme de cake, où les pâtissières se roulent à mes pieds indécis, pour mieux composer d'étranges bouquets d'âmes libres...

Je parais sérieux, à vos yeux écarquillés et pourtant, en ce jour où mon esprit vacille, je me suis demandé jusqu'où pouvait allé l'improvisation écrite, lorsque l'inspiration créait des mouvements ondulatoires inconnus jusqu'alors, où me menait ce chemin dépourvu de visibilité que la raison porte à reconnaître en un non déjà vu...

Lorsque mon corps se plonge dans un interstice tangible jusqu'à apercevoir, derrière un taillis de ronces volontairement étendu le long des couloirs que les mânes traversent en soupirant, où je deviens cet homme qui observe, dans l'écoulement des eaux silencieuses, les ombres du passé se mouvoir, aspirées par des émotions suréminentes qui les amènent à se rejoindre en un lieu créé, par la pensée, celle qui occupe toutes les pages de mon cerveau...

C'est ce qui donne à l'horizon poétique sa couleur, ambulatoire, ce sentiment aléatoire d'être ici et ailleurs, dans le présent viable et le souvenir inaltérable, de parler au vent des rires d'enfants à venir, de tracer le visage d'une femme que l'on ne connait pas encore, mais que l'on a toujours aimé, à savoir comment l'humour qui me tient toujours éveillé et vivant peut, aujourd'hui, ne plus être qu'un accessit virtuel, qui peut amener à l'étonnement d'un lecteur potentiel...

La vie n'avance plus, lorsque celle qui vous tient contre elle, vous sécurise, au-delà des sentiments, s'est éloignée, pour emprunter un autre chemin, la stagnation reflète votre propre conscience, qui n'a plus le pouvoir de toucher au réel, de concrétiser chaque instant modulable, en mots, mouvements créatifs, qui vous sauvent de l'ennui, de l'impression de ne plus être de ce monde, vous qui avez traversé des siècles, vu l'immensité de l'univers, senti tous les parfums de chaque monde, bu les paroles des êtres qui vous apportaient le simple bonheur offert à chaque cœur qui bât pour une idée, un espoir, une femme, elle, à des années-lumière de ma main, dans la frondaison de mes rêves, Sally Beee, mon seul et véritable amour...

La poussière a déjà soulevé le soleil, mes pas au milieu des cailloux, taillés par le vent des saisons, la chaleur qui accable les gens âgés, comme la vipère qui vient se lover dans mes yeux, au détour d'un sourire imaginé, pour mieux avancer, mieux retrouver l'importance du dialogue, des sons animant la vie, que je sais pleine de découvertes, de révélations, d'étreintes spontanées, de tableaux peints dans l'originalité des origines de l'art graphique, de baisers enthousiastes qui vous transportent, de mélodies de voix qui maternent vos sens jusqu'à l'endormissement...

J'attends, sur un lit, défait, que le sang revienne réchauffer chaque geste, même maladroit, chaque battement de paupière, chaque pensée, même vaine, le sang de la terre qui s'enracine jusqu'aux profondeurs inimaginables, faisant surgir, à la surface des choses, son évident naturel, sa propension au devenir lumineux, parce que je sais, que tout en moi, est optimisme, que la douleur est illusion, que les chats sont aussi gris le jour, les réverbères solidaires, les seins nourriciers et palpables, les jeux de mots supportables par les essaims d'esprits, les singes gris massant les chats à l'aube et les et cetera à suivre...

Parfois, les dimanche arrivent à vous diriger vers des non lieux, des non vies, des non réponses à l'abscondité des situations non prévisibles, des oui, si Titi prend suffisamment de hauteur pour que la saint Sylvestre, tombe le même jour que le 31 décembre, sauf un dimanche, tout en sachant que tout a un prix, même Jeanne d'Arc, que les labyrinthes ressemblent à des cornets de glace fondue divisés en carrés, sans l'hypoténuse, mais vus à travers un filet de pêche à la ligne, fine, sucrée, arrosée d'un coulis de vannes illicites, celles que l'on trouve dans tous les anas, pas bêtes...

Quant à Sally Beee, elle vous donne le bonjour da Sagitarius A*...

Hubix.

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