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Je suis mon propre Roi.
   

Dehorian

Poèmes : 130
Commentaires : 36
Connexions : 1334
Pages consultées : 4494

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 28 février 2011
Dernière connexion : il y a 17 heures

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Date de naissance : 3 juillet 1981
Sexe : Masculin
Lieu : France
Profession : Poète



Autres informations

Style musical préféré : Rock
Écrivain ou poète préféré : Robert Jordan




Son histoire

C'est mal de me demander de me présenter, parce que c'est un exercice que je déteste positivement. Non pas que j'ai des choses à cacher, seulement se mettre à nu ainsi me déplait. Du moins en prose. Ceci dit, puisque c'est la coutume, je vais y sacrifier.

Mon nom de plume est Dehorian, mon nom de ville importe peu ici -je ne le cache pas, mais je préfère Dehorian quand je suis sur le net- et j'ai une trentaine d'années.
Je vis en France, pays que je connais très bien pour l'avoir beaucoup visité.
Je pourrais vous raconter ma vie, mais ça importe peu, au fond. Je suis ce que je suis, et je n'ai pas besoin d'en parler ainsi. De plus, vous me découvrirez à travers mes textes si d'aventure vous me lisez, puisque certains dévoilent un bout de mon histoire.

Non, pas de biographie.

Je peux quand même vous dire que j'écris depuis l'age de dix ans. Prose, poésie, fiction, essai, pamphlet, pseudos journaux... Peu importe, j'écris. J'écris parce que c'est un besoin. Dur à expliquer -mais je pense qu'ici on me comprendra un peu-, mais un besoin quand même. Puis, on m'a tellement dit que j'avais du talent pour ça que j'ai fini par y croire, j'imagine. J'écris donc. Et aujourd'hui, je partage mes textes avec vous...



Dernière entrée au journal

Publiée : 1er mai à 04:41
Titre : Je n'irais pas voter - 6 commentaires sur cette entrée

Tout d'abord, une petite précision : je suis français. Et tout mon propos se fonde la dessus.

J'ai besoin d'humanité. Je crois que je n'aurais jamais de cesse d'en avoir besoin. Je suis un peu comme un oiseau sans aile sans humanité. C'est... L'élan me portant, au final. La source de l'explosion de l'art en moi. Et en ce moment, l'humanité me fait défaut. En ce moment j'ai simplement envie de me rouler en boule quelque part et attendre que le temps passe sans bouger dès que j'ai le malheur de vouloir regarder autour de moi.

Dès lors je dois me faire violence pour écrire. Je dois forcer mon talent pour l'obliger à poser un mot après l'autre. Ça touche à quelque chose de presque sacré pour moi. Je ne force jamais l'inspiration. Jamais. Pourtant là j'écris. Pourquoi ? Parce que j'en ressens le besoin, un vrai besoin. J'ai besoin d'écrire en ce moment charnière de notre modèle de société. Parce que je n'irais pas voter au second tour des élections présidentielles de 2017 et que j'ai malgré tout besoin de m'exprimer sur ce sujet. Besoin de faire entendre ma voix, d'une façon ou d'une autre et que je n'ai entendu aucun des candidats, que ce soit ceux ayant d'ores et déjà perdu ou bien les deux encore en lice, le faire à ma place.

Je n'irais pas voter au second tour, pas plus que je n'ai été voté au premier ni même a l'essentiel des élections ayant eu lieu depuis mes dix-huit ans - je crois que la dernière fois c'était pour le référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe - parce que ma voix n'est jamais représentée. Si je devais voter mon vote serait toujours un vote "par défaut", "faute de mieux". Je devrais toujours me résoudre à choisir entre la peste et le choléra de mon point de vue. Nous sommes dans un régime représentatif : nous sommes censés élire des gens nous représentant. Mais que se passe-t-il dès lors que personne ne se retrouve à dire ce que vous-même diriez parmi tous les candidats se proposant de vous représenter ?

"Le vote blanc", me répondra-t-on ? Mais le vote blanc ne compte pas. Il n'a aucun poids politique. Il est au même niveau que l'abstention en terme de conséquence sur les élections. Et pour moi, voter blanc dans ces conditions, c'est pire que ne pas voter. C'est aller cautionner le fait que ma voix compte "pour du beurre", en somme. Or je ne le cautionne pas.

Ceci étant posé, pourquoi est-ce que personne ne trouve grâce à mes yeux parmi les candidats se proposant de me gouverner ? Qu'est-ce qui me fait dire qu'aucun d'eux ne parle en mon nom ? Oh, très simplement : aucun d'eux ne me parle d'humanité. Aucun d'eux ne me parle de l'avenir de mon espèce en tant que telle. Aucun d'eux n'évoque ni de près ni de loin les problèmes m'intéressant réellement. Aucun d'eux n'est capable de me peindre un avenir où je pourrais puiser le moindre espoir.

Aucun d'eux ne semble savoir faire preuve du recul aujourd'hui absolument nécessaire sur notre mode de vie si on veut assurer la pérennité non pas d'un pays, non pas d'un peuple, mais de notre espèce toute entière. Je vois des gens, qui gonflés de leur propre importance, qui sur la vague de leur indignation, qui puisant dans leur mépris, qui sur un petit nuage doré et incroyable, des gens effrayants d'aveuglement et d'auto-centrisme, incapables de se rassembler entre eux, et donc définitivement incapable de nous rassembler nous, avant même d'avoir essayé.

Je vois une caste sentant sa fin arriver et se déchirant en public pour savoir à qui le faute si le navire coule sans se soucier de colmater les brèches, et sans même sembler avoir conscience du lamentable spectacle qu'ils nous livrent.

Je les vois, nos seigneurs féodaux 2.0, nous demander d'accepter la suspension consentie de l'incrédulité, normalement propre a l'acceptation de la fiction, face à leurs incohérences constantes, face à leurs courses à la faveur du "favori" en titre et des pseudo discours sérieux justifiant ces jeux constants de chaises musicales.

Je les vois et je me dis que je n'ai pas besoin d'eux. Que nous n'avons pas besoin d'eux. Nous sommes à une époque où la technologie, l'éducation et l'histoire elle-même nous offre une possibilité jusque là inédite : nous prendre en main nous-même. Instaurer une vraie démocratie directe où chacun pourrait exprimer sa propre voix sans besoin de se faire représenter. Et aucun d'eux ne semble l'envisager un instant.

Je ne veux pas être gouverné par des inconnus plus inquiet de leurs propres intérêts que des miens. Je ne veux pas remettre mon avenir entre les mains d'un quelconque "homme providentiel" apte à satisfaire tout le monde. Je veux d'un monde où chacun sera libre d'influer directement sur les événements. Je veux d'un monde où chaque individu pourra faire entendre sa propre voix pour peu de le vouloir. Je veux d'un monde où le citoyen votera les lois directement. Où les rares mandats nécessaires seront impératifs et le fruit de désignation sans candidatures. Un monde où chacun devra prendre ses propres responsabilités et ne pourra plus s'en décharger sur quiconque. Un monde où les beaux discours compteront moins que les actes pour se démarquer.

Un monde si littéralement différent du notre qu'il est encore à penser. Un monde si proche, pourtant, qu'il est à portée de main, déjà. Mais un monde que je ne vois envisagé nulle part. Dans aucun discours politique que j'ai pu lire. Un monde qui ne peut pas voir le jour actuellement. Pas alors que personne n'a simplement conscience de sa possible existence.

Parlez-leur de changement et les gens prennent peur. Ils se voient attaqués dans leur style de vie. Parlez-leur d'écologie et ils se voient revenus à l'age de pierre, sacrifiant les bienfaits technologiques modernes au profit d'une vie dure et aride. Parlez-leur de mondialisme et ils pensent à l'austérité et à la misère et se sentent attiré par le nid confortable d'un nationalisme perverti par l’égoïsme.

Et mon propos n'est pas de jeter la pierre à une telle attitude, loin de là. Je la comprend. Elle est tentante. Je disais au tout début que j'avais envie de me replier en boule et que je devais me faire violence pour écrire. Je suis bien placé pour comprendre. Non, je ne juge pas. Je comprends.

Seulement ce que je comprends aussi, c'est que de ce fait, il faudra aller contre ça pour changer les choses. Pour les changer vraiment. Aller contre l'inertie de l’écrasante majorité des gens qui ne consentira a bouger que lorsque l'avalanche sera sur eux et qu'il faudra choisir entre l'accompagner ou se faire broyer par elle. Et déclencher cette avalanche, jamais personne n'y arrivera seul. Il faudra une union. Il faudra que ceux qui aujourd'hui luttent chacun de leurs côtés trouvent un terrain d'entente. Un point de ralliement. Un objectif commun.

J'ai peur. J'ai peur que ce terrain d'entente se trouve dans la violence. Que l'union ne soit qu'une temporaire manifestation de rage commune qui ne fera jamais qu'amplifier la fracture par la suite, car s’entachant de honte. J'ai peur qu'une fois retombée, son souffle nous laisse plus vulnérable que jamais dans ces conditions-là. J'ai peur que nous nous parvenions jamais à nous unir que dans la dissension.

Je suis un enfant de la Démocratie. Un vrai. Je crois fondamentalement aux mots Liberté, équité et fraternité. J'ai besoin d'humanité. J'ai construit ma pensée sur le plus absolu des humanisme. Je suis poète depuis si longtemps que je ne sais même plus ce que c'est que de ne pas être poète, et le poète est le plus libre des hommes. Et je ne renoncerais à cette liberté pour rien au monde. Mais le poète aussi celui qui peut poser un vrai regard lucide sur le monde sans se compromettre lui-même. Nous sommes juges de l'humanité dans nos vers parce que dans nos vers nous nous en extrayons et que le jugement porté vaut tout aussi bien pour nous. Ni compromission, ni concession. C'est ça, la Poésie.

Je suis un enfant de la Démocratie mais je ne vois pas de Démocratie autour de moi. Je vois un système de caste volant un nom ne lui appartenant pas. Je vois des pantins se démenant pour nous voler notre droit à décider de notre destin pour s'assurer qu'il reste entre les mains d'une poignée d'avides s'en servant comme d'une incitation à la corruption. Je vois un idéal qui n'existe plus depuis longtemps. Je vois la mort d'un rêve, faute d'avoir su l'entretenir, mais pas la mort brutale et sanglante d'un condamné sur l’échafaud, non. La mort d'un feu de cheminée tard dans la nuit, quand tout le monde dort et s'en moque, bien au chaud dans ses couvertures.

La démocratie n'est plus. Et ce qui la remplace n'en est qu'une bien pâle parodie dont nous pouvons voir les limites aujourd'hui. Deux candidats que personne ne veut s'affrontent pour le poste suprême parce que personne n'a su rassembler autour de lui suffisamment de voix. En quoi est-ce de la démocratie ?

J'exerce mon droit à la démocratie en ne votant pas. J'exerce mon droit à ne pas vouloir de ce système en imaginant un monde différent. J'exerce mon droit à l'exprimer en écrivant ici ce qui n'est pour l'instant qu'une introduction mais se veut malgré tout a peu près indépendante.

Je ne veux plus de ce système d'où personne ne sort gagnant sinon la poignée ultra minoritaire en écrivant les règles. Je ne veux plus de ce système dérégularisé faute d'une autorité assez forte et assez légitime pour imposer le respect d'une constitution pensée par et pour le peuple. Je ne veux plus de ce système où aucun garant de la continuité n'existe. Où tous les cinq ans "on efface tout et on recommence".

Je ne veux plus qu’on ose prendre le mot démocratie en otage en essayant de m’imposer la croyance que le système corrompu dans lequel je vis est une démocratie. Ce système n'est pas une démocratie.

Donc, je n'irais pas voter.

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