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À ma femme et, puisqu'elle est toutes les femmes, à toutes les femmes pour elle encore
   

pluriels

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Type de compte : Régulier
Membre depuis : 27 juillet 2006
Dernière connexion : il y a 2 ans

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Informations générales

Nom : Massé Jean-Claude
Date de naissance : 27 décembre 1941
Sexe : Masculin
Lieu : Bannalec (Finistère) (France)



Autres informations

Film préféré : Autant en emporte le vent (pour sa puissance)
Style musical préféré : le Monde entier
Écrivain ou poète préféré : Saint-John Perse, Mallarmé, Baudelaire + Christian Bachelin, Jean Chatard, Davertige, Jean-Paul Guib




Passe-temps

Ecriture, jeux PC & consoles, cinéma, lecture, science-fiction, mots croisés, bricolage, tennis de table, courir, etc...



Autre

...un poème "social" et visionnaire (que j'aurai bien voulu écrire):

La Grande Plainte



Nous avons travaillé sous l'ombre des usines,
la force de nos corps coula dans nos sueurs,
nos rêves ont gémi dans le chant des machines,
nos dos se sont courbés sous le faix des labeurs,

nous avons aiguisé des faulx, tordu des barres
et fait jaillir la forme à grands coups de marteaux;
de grandes roues de fer ont mangé nos cerveaux,
et notre coeur a trépassé devant les flammes;

nous avons entre les murs blancs des ateliers,
fait frissonner le bois en copeaux de lumière,
cloué des lits pour le sommeil des nouveaux-nés
et le repos des os mortels dans la poussière;

nous sommes descendus sous la terre profonde
chercher le minerai mystérieux et pur,
et nous avons bâti des ponts, des tour, des murs,
des temples, des vaisseaux et des arcs de triomphe;

et nous avons aussi promené notre effort
sur les sombres sillons, parmi les champs immenses,
nous avons labouré devant les granges d'or,
rêvé, les nuits d'hiver, aux lenteurs des semences,

scruté les matins gris au fond des cieux voilés
le voyage inconnu que font les pluies nouvelles,
nous avons fait monter de la terre éternelle
le blé divin, le pain dont vit l'humanité...

- Du pain! nous avons faim! les pauvres gens se plaignent
et leur cri fait du bruit comme une mer, le soir.
Ces enfants du malheur s'appellent et s'étreignent,
voyez, voyez, là-bas, marcher leur troupeau noir.

Nous sommes les vaincus, les souffrants qui gémissent;
un souffle fraternel a joint nos humbles cœurs.
La misère a joué dans un grand clairon triste...
Nous marchons après elle à de nouveaux labeurs.

O cité, c'est vers toi que sont crispés nos poings;
tes rues s'ouvrent le soir comme de noires bouches,
tes lumières au loin semblent des yeux sanglants,
tes églises tendent au ciel des bras qui souffrent.

Rends-nous la chair dont sont pétris les monuments;
tes murs sont faits avec nos rêves et nos râles;
C'est notre vie, à nous, qui bouge dans tes flancs,
et notre sang suinte au front des cathédrales...

Nous n'avons plus la foi qui fait se résigner;
le chant de Dieu ne courbe plus les foules vastes,
et les cloches fondues par des mains d'ouvriers
ne nous berceront plus d'un grand rêve néfaste.

Nous ne demandons pas, prêtres, un espoir vain;
le bonheur de demain, nous le jetons au vent,
mais nous voulons le pain du siècle, le bon pain
que notre lent effort a fait jaillir des champs.

Nous voulons notre place au banquet de la terre,
pouvoir jouir un peu de la clarté du jour,
dormir, boire, rêver, chanter avec nos frères,
notre part de soleil et notre part d'amour.

Nous avons attendu dans des années sans nombre
sous le joug de douleur ne sachant pas penser.
Le souffle des idées a dispersé les ombres...
L'étoile de justice a lui pour les bergers...

Nous marchons; l'air est tiède et lourd et plein d'éclair
et de beaux anges noirs flottent au ciel tragique.
Nos outils font du bruit; les astres qui passaient
sont venus se poser au front des républiques.

Voici des pauvres gens l'innombrable cohorte
levant ses mille bras pour d'étranges travaux.
Nos fiancées; là-bas, se mettent sur les portes,
les foulards rouges à leurs doigts sont des drapeaux.

Voici les douloureux et les justes barbares...
des incendies vont s'allumer dans les faubourgs,
l'on verra s'écrouler les temples, les théâtres,
des rêveurs chanteront d'amour aux carrefours,

et le sang des humains salira les pavés,
des vieillards porteront les lys de l'espérance
et les mourants auront une étrange beauté,
et quand la ville enfin ne sera plus que cendres,

que les maisons seront tombées une par une,
le silence viendra parmi les ruines grises,
les vents futurs feront tressaillir sous la lune
des fantômes de ponts et des spectres d'églises...

Et nous sur qui les morts lourdement pèseront,
nous les sacrifiés pour les fins de la vie,
nous rêverons assis dans les champs inféconds
près des marais cachant les cités englouties.

Et plus tard un jeune arbre, un matin de printemps,
fera monter parmi les pierres sa ramure,
et les mères verront dans les yeux des enfants
poindre, poindre les tours de la ville future.

Maurice MAGRE
"La Chanson des Hommes" ( Fasquelle, 1898 )



Dernière entrée au journal

Publiée : 16 avril 2008 à 04:10
Titre : Césaire - 2 commentaires sur cette entrée

LA FEMME ET LA FLAMME


Un morceau de lumière qui descend la source d'un regard
l'ombre jumelle du cil et de l'arc-en-ciel sur le visage
et alentour
qui va angélique
et amble
Femme le temps qu'il fait
le temps qu'il fait peu m'importe
ma vie est toujours en avance d'un ouragan
tu es le matin qui fond sur le fanal une pierre de nuit entre les dents.
Tu es le passage aussi d'oiseaux marins
Toi qui es le vent à travers les ipoméas salés de la connaissance d'un autre monde s'insinuant
Femme
tu es un dragon dont la belle couleur s'éparpille et s'assombrit jusqu'à former l'inévitable teneur des choses
j'ai coutume des feux de brousse
j'ai coutume des rats de brousse, de la cendre et des ibis
Mordorés de la flamme
Femme liant de misaine beau revenant
casque d'algues d'eucalyptus
l'aube n'est-ce pas
et au facile des lisses
nageur très savoureux


(Cahiers d'un retour au pays natal,
Editions présence Africaine, Paris, 1939

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