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À corps perdu

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Écrivain ou poète préféré : Il était traducteur, poète et parlait cinq langues : mon père que j'aimais tant, disparu.




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VENEZ ME VISITER ! ALLEZ ! J'AI HÂTE DE VOUS CONNAÎTRE ET DE LIRE VOS POÈMES !
Ici, tel le quidam dans la foule, je veux me fondre dans les mots...Dans cette foule aux allures parfois excentriques, tantôt décadentes, tantôt raisonnables...Épaules dénudées, sentiments mis à nu ou nonnes explicitement vêtues, je vous lirai ! Faites-moi rire, faites-moi vibrer (surtout), faites-moi pleurer, MAIS SOYEZ VOUS-MÊMES!



Dernière entrée au journal

Publiée : 9 juillet 2010 à 05:48
Titre : Ma femme - 31 commentaires sur cette entrée

Détenteur de copyright inscrit 00048777


Mon père avait écrit ce poème à sa femme (ma mère) il y a plusieurs années.
Bien que les deux soient disparus, ce texte révèle tout l’amour qui les unissait.
En publiant son poème, je veux lui rendre hommage.




Ma femme


C’est un jour du mois d’août que je l’ai rencontrée
Sous un tendre feuillage arrosé de soleil
Où flottait dans la brise un bonheur sans pareil
Et surtout rayonnait son image adorée.

Les fleurs bleues de sa robe agitées par le vent
Répandaient en mon âme un parfum de folie
Et ses yeux qui semblaient m’inviter à l’orgie
Faisaient déjà de moi le plus fidèle amant.

Ce fut le coup de foudre en plein ciel de romance,
Un orage d’amour et de tendre émotion
Qui dura jusqu’au soir étoilé de passion,
De rêves merveilleux et de plaisir immense.

Tous les châteaux d’Espagne auraient pu s’écrouler
Que je n’aurais pas même entendu leur complainte,
Alors que je buvais à la coupe d’absinthe
Où l’on n’aperçoit plus les heures s’écouler.

Lorsque je la quittai, ce premier soir de fête,
Au milieu de la nuit constellée de bonheur
Le monde avait changé de forme et de couleur
Et mille pigeons bleus roucoulaient dans ma tête.

On aurait dit que l’or et tous les diamants
De l’univers entier rutilaient dans mon âme
Et que mon cœur brûlait d’une onctueuse flamme
Où rayonnait l’amour de ses dix-huit printemps.

Elle n’eut point chagrin de mes vingt-neuf automnes
Et s’enticha de moi comme d’un grand soleil
Qui faisait poindre en elle un merveilleux réveil
Et jetait de l’espoir sur les jours monotones.



Entre deux clairs de lune et trois airs de tango
Parsemés de baisers, de rire et de caresses
Nos cœurs s’étaient grisés d’éternelles promesses
Et vibraient tous les deux comme un alter ego.

Et depuis le grand jour des mariages bénis,
Des joyeux anneaux d’or qui scintillent de joie,
Nos deux cœurs ne sont plus qu’un brasier qui flamboie
Dans l’âtre de nos corps passionnément unis.

L’aquilon des années qui file à tire d’aile
Enneige les cheveux de café mûr et d’or
Mais notre humble foyer brave le vent du nord
Et semble auréolé de jeunesse éternelle.

Et c’est bien grâce à toi, perle aux mille reflets
Grâce à ton bel amour, adorable gitane
Au regard enjôleur, si mon cœur de tzigane
Est embrasé du feu qui ne s’éteint jamais.

Malgré tes cinquante ans, la rouille des années
Qui ronge nos espoirs et fait mourir la fleur
N’a jamais ralenti les élans de ton cœur,
Altéré ta gaieté ni flétri tes idées.

Ton courage étonnant m’empêche de vieillir
Et m’aide abondamment à sauter les rapides
Où parfois les plus forts et les plus intrépides
N’osent plus continuer ou manquent de périr.

Dans notre nid choyé comme celui des reines
Où brillent constamment l’ordre et la propreté
Je retrouve la paix et la tranquillité
Qui reposent des cris des loups et des hyènes.

Après les randonnées et voyages lointains
Que le destin m’impose, il fait si bon, chérie,
De revoir mes bouquins, ma table bien garnie
Et surtout le regard de tes beaux yeux câlins.

Depuis trente ans déjà, tes lèvres sont les mêmes
Ou plutôt leur velours est de plus en plus doux
Car à les déguster en frôlant tes genoux
Me fait vite oublier les plus graves problèmes.

Les écrans d’Hollywood ont vu bien des madones
Aux seins voluptueux et charmes séduisants
Mais leur étoile aurait pâli dans les couchants
Enflammés qu’aujourd’hui même encore tu me donnes.

Tes cheveux de soie brune où je plonge les mains
Respirent un parfum de passion langoureuse
Et ta chair de satin follement amoureuse
Est tramée de soleil et tissée de carmins.

Ta langue est un rayon de miel d’Anatolie
Et ta bouche un cratère où mijote l’amour
Mais ta chaleur intime est comme un joyeux four
Où la miche de pain devient plaisir et vie.

Les mots n’ont plus de sens pour décrire les jeux
De la passion brûlante où frémissent deux âmes
Et le spasme des chairs qui s’arrosent de flammes,
Au rythme des accords les plus mélodieux.

Le Vésuve et l’Etna bouillonnants de folie
Donneraient une image assez près du réel
Des corps en éruption jusqu’au septième ciel
Éclatant de jouissance et créateur de vie.

J’ai connu tout cela, cher trésor, dans tes bras
Qui se crispaient sur moi dans une folle étreinte
Et j’ai bu le nectar de ton ardente plainte
Qui m’entraînait le cœur jusqu’au seuil du trépas.

Depuis le premier soir où mon désir en larmes
A pénétré dans ton sanctuaire d’amour,
J’ai fait de ton jardin cent mille fois le tour
Et ne me lasse pas d’en savourer les charmes.

Les nombreux courts-circuits de notre bimoteur
N’ont pas encore mis ma batterie à terre
Et je m’envolerais aux confins de la terre
Avec le bon vouloir de l’Esprit créateur.

Tes épaules, ton cou, tes hanches savoureuses
Et tes jambes qu’il fait si bon de regarder
Sont une invitation constante à s’embarquer
Sur le petit bateau des folies amoureuses.

À part quelques cheveux grisonnant de labeur,
Tu n’as pas trop changé durant le beau voyage
Et d’après les couleurs du plus heureux présage
Tu resteras encore longtemps près de mon cœur.

Puissé-je atteindre un jour au port de la vieillesse
Avec les chers enfants dont tu m’as gratifié,
Me réchauffer encore longtemps près du brasier
De ton cœur enflammé d’amour et de tendresse !

Et puisse le destin m’épargner le malheur
De voir un jour tes yeux sans lumière et sans vie
Ni ton visage empreint d’une mélancolie
Saturée de regrets et d’extrême douleur !

Même au salon des pleurs tu seras toujours belle
Et de ton front chéri mille rayons d’espoir,
Comme autant d’oiseaux bleus voletant dans le soir
Inonderont nos cœurs de splendeur éternelle.

Tes lèvres laisseront déborder en flots d’or
Les paroles de miel et d’infinie tendresse
Qui nous comblent toujours de bonheur et d’ivresse
Et donnent à l’ardeur un si puissant essor.

Je n’ose abandonner mon âme à la pensée
Que nous nous quitterons peut-être pour toujours
Et que nos corps brûlants d’ineffables amours
Ne deviendront que cendre et morbide fumée.

L’on a beau surveiller les feux rouges et verts
Le destin nous attend quelque part sur la route
Et la mort a toujours gagné la grande joute,
Aux applaudissements des cercueils et des vers.

Mais il brille en nos cœurs des lueurs d’espérance
Et derrière le mur des lointains horizons
Notre amour entrevoit de verdoyants gazons
Sur lesquels on s’enivre, on s’amuse et l’on danse.

On cherche à reculer l’heure du grand départ
Et on veut toujours garder les êtres qu’on adore
Mais le soleil s’évade et la mer s’évapore
Et la joie se déchire en lambeaux de cafard.

Il faut donc, après tout, se résigner d’avance
Aux cruautés du sort qui n’épargne ni roi
Ni riche et se soumettre à l’implacable loi
Qui pèse les humains sans changer la balance.

Aimons-nous, ma chérie, aimons-nous ardemment
Puisque le temps s’envole à se rompre les ailes
Et que l’azur devient plus vague à nos prunelles
Et qu’on entend gémir les voiles dans le vent.

La vie nous apparaît comme un grand feu de paille
Où les quintaux d’espoir brûlent dans le foyer
Des siècles dévorants, sans même nous laisser
Quelques bribes d’amour perdues dans la grisaille.

En se frôlant encore à des membres glacés
Par l’aquilon du sort, on augmente sa peine
Alourdit sa misère et court la prétentaine,
Puisque nul ne revient des cèdres vernissés.

Mais ta chair à la mienne, ô Thérèse chérie
S’est ancrée fortement, comme un lierre au granit
D’un château séculaire où gazouille le nid
Du rossignol qui pleure au vent de la prairie.

Longtemps après l’écho des sanglots étouffés
De ta famille entière et de tous ceux qui t’aiment
J’entendrai l’opéra de tes aveux suprêmes
Et les chants passionnés que tu m’as fredonnés.

Ton exquise photo pour toujours imprimée
Dans le fond de mon cœur et gravée dans mes chairs
Défiera les assauts des orages pervers
Qui viendraient assaillir mon âme déprimée.

Je ne veux plus songer au cortège endeuillé
Qui te reconduirait au navrant cimetière
Où blanchissent les os de celle qui naguère
Fut ma seconde mère et qui m’a tant gâté.

Si tu meurs avant moi, chère et douce poupée
Qu’on enveloppera dans le satin moiré,
Je voudrais conserver de ton corps adoré
Du moins une bouclette artistement coupée.

J’irai précieusement chez les petites Sœurs
Dont les doigts ingénieux travaillent à merveille
Et l’on m’en tressera la plus belle corbeille
Entrelacée de l’écusson de nos cœurs.

Et ce porte-bonheur imprégné d’amour tendre
Me suivra chaque jour et partout sur la mer
Dont les vagues sans cœur et le ressac amer
N’auront plus désormais de plaisir à me vendre.

Et mille fois par jour, au milieu des tracas
Mon esprit voguera vers les joyeux rivages
Où nous avons connu tant de beaux voyages
Avant d’être engloutis par les flots du trépas.

Les fleurs qui chanteront aux accords de la brise
Et ton doux nom gravé sur une pierre en pleurs
Ne feront que limer l’acier de mes douleurs
Où la franche gaieté n’aura jamais d’emprise.

Quand le soleil d’été pleuvra de ses rayons
Sur tes restes flétris par l’outrage des Parques
Et ballotés au gré des éternelles barques,
Aie pitié de mon âme en pénibles haillons.

Le spectre de la mort aujourd’hui m’épouvante
En comprenant qu’il puisse un jour se redresser,
Sans personne avertir et sans gare crier,
Pour frapper une épouse aussi bonne et charmante.

Inconsolable fou qui parlera tout seul
En maudissant le sort et burinant sa haine,
À travers les années je traînerai ma chaîne
Et rêverai de sang, de guerre et de linceul.

Ô femme que j’adore, après trente ans d’orgie,
Comment ne pas rêver à ton dernier baiser,
Ne plus me souvenir de ton visage aimé
Transfiguré par les adieux de l’agonie !

Si l’herbe qui repousse au retour du printemps
Fait tressaillir nos cœurs d’amour et d’espérance
Il se peut qu’il existe au fond du ciel immense
Un éden habité par d’éternels amants.

Quelque part, mon amour, à l’autre bout du monde
Un oracle me dit que nous nous reverrons
Car autrement tous les châteaux que nous rêvons
S’enliseraient hélas dans une boue immonde !

Je viens donc te redire à bientôt, cher trésor,
Car de l’âtre des jours où ma vie se consume
Il ne s’exhale plus qu’une légère brume
Où braconnaient jadis des étincelles d’or.

De la nuit brune et triste où, chérie, tu reposes
Une voix douce et faible arrive jusqu’au jour
Encore ensoleillé de ton ardent amour
Et mon cœur lui répond en élégie de roses.

Tes mains ne touchent plus, tes yeux sont endormis
Pour ne plus me sourire, et cependant j’espère
Encore jouir avec toi des plaisirs de naguère,
Dans la valse éternelle étroitement unis !


Marcel Beaudoin

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