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Adamantine
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Publiée : 6 avril à 02:37
Titre : Papa avait raison - 12 commentaires sur cette entrée

Ce matin je viens de comprendre une phrase que mon père m’avait dite jadis, alors que je n’étais qu’une enfant trop jeune pour comprendre : « Donne ce que tu as de meilleur ou de plus cher, ce qui va te manquer, ce qui te semble indispensable et tu seras heureuse ».
Cette phrase m’avait rendue furieuse, aussi furieuse qu’on peut l’être quand on a 5 ou 6 ans et que les spasmes de sanglots qui nous traversent nous semblent éternels. Il est temps que j’explique les raisons de cette tristesse d’alors.

Lorsque j’étais petite, à 5 ou 6 ans peut-être, nous avons fêté Noël à l’antillaise. De la famille proche de Martinique était venue en métropole et c’était la première fois que nous étions tous réunis ; étant les seuls installés en région parisienne à avoir quitté notre HLM pour un pavillon du Val d’Oise, nous avons accueilli tout le monde. Plus de 20 personnes à la maison (qui était devenue un joyeux camping). Pour les enfants que nous étions mon frère et moi, seuls enfants de la famille pour le moment, c’était une immense aventure.

Après la messe de minuit (qui avait vraiment lieu à minuit), nous avons découvert que le Père-Noël était passé et avait apporté une montagne de cadeaux (20 adultes, ça fait beaucoup de paquets). C’est avec une joie immense et sous les sourires des adultes que nous les avons ouverts. Parmi tous, il y avait pour moi un petit vélo rose magnifique avec des petites roues sur les côtés. Quelle joie ! J’étais heureuse et fière, d’une part parce qu’il était rose et surtout, parce qu’il n’était qu’à moi. En effet, comme j’étais la deuxième, j’héritais des affaires de mon frère : ses sous pulls en nylon aux couleurs improbables, ses cagoules qui grattaient et aussi son vieux vélo rouge.
Je suis allée me coucher en me promettant d’essayer le vélo dès le lendemain.

Lorsque je me suis réveillée, assez tard, je suis descendue rapidement et ce fut pour moi une déconvenue immense : Presque tous les cadeaux avaient disparu ; y compris mon beau vélo rose. J’ai cherché partout jusqu’à ce que maman, alertée par mes cris, arrive et m’explique.
Mon père, qui était assistant social, avait depuis peu, pris la direction d’un centre d’aide à l’enfance en danger. Il s’occupait de pré-délinquants (comme on disait à l’époque) et d’enfants démunis. Horrifié par l’amas de paquets que nous avions reçu, il s’était réveillé tôt ce 25 décembre, avait pris la majorité des cadeaux (y compris mon beau vélo rose), et avait tout distribué aux enfants dont il s’occupait.

J’ai pleuré longtemps tellement ça me semblait injuste. Mon père est rentré et m’a alors dit cette phrase : « Donne ce que tu as de meilleur ou de plus cher, ce qui va te manquer, ce qui te semble indispensable et tu seras heureuse ». Balivernes !

Cette phrase, je l’ai expérimentée cette nuit. Par deux fois.

J’ai été il y a un peu plus d’un an, comme beaucoup, dans de grandes difficultés financières. Tout était de mon fait puisqu’étant dépensière et n’aimant ni le concept de l’argent, ni faire mes comptes, je me suis mise dans une situation très compliquée. Il s’est avéré qu’à cette époque deux de mes amies (qui ne se connaissent pas), se sont lancées dans des activités nouvelles. Pour faire simple il s’agissait d’art thérapie pour l’une (type livres de coloriages pour adultes chevronnées) et de tableaux pour l’autre. Des créations de qualité dans lesquelles elles avaient investi chacune énormément d’elles.

J’ai donc acheté chez l’une et chez l’autre, plusieurs de leurs créations, d’une part parce que j’aimais beaucoup leur production mais aussi parce que j’étais persuadée que ces commandes leur apporteraient un petit peu plus de joie et d’espoir en l’avenir. Bon, je dois avouer que mon banquier n’a pas beaucoup aimé. J’ai vendu deux instruments de musique, une flûte traversière et une clarinette (personne ne joue d’instruments à vents à la maison) et les choses se sont finalement, stabilisées.

Cette nuit, vers 3 h du matin, à la fin de ma énième trop courte nuit, n’ayant pas un moral mirobolant, j’ai eu envie de changer mes habitudes ; pas de correction de copies ni de tour sur mon site de poésie préféré.
J’ai ouvert l’un des 8 livres d’art thérapie que j’ai acheté et j’ai colorié. Qui me connaît saura que je ne sais absolument rien faire de mes dix doigts mais je l’ai fait. Cela m’a pris un peu plus de 3 heures. Les couleurs ne sont pas harmonieuses mais le coloriage est soigné. Lorsque j’ai eu terminé je l’ai regardé et... j’ai été heureuse. J’ai reçu comme une bouffée de chaleur réconfortante.

En levant les yeux, devant moi sur l’étagère de mon bureau, j’ai regardé le petit tableau. Je me suis perdue en entrant à l’intérieur, en cliente imaginaire de la boutique qui y était représentée et j’ai reçu cette deuxième vague de bonheur salvatrice et vraie. Au dos de ce tableau il y avait quelques mots, écrits juste pour moi... pas grand chose et beaucoup à la fois. Un signe d'amitié ; et là, j’ai compris papa. J’avais offert à mes amies à un moment donné quelque chose de matériel dont j’aurais eu besoin à l’époque et aujourd’hui, à un moment où je me sentais très mal, j’avais été récompensée par le beau qu’elles m’avaient offert en retour.

J’ai donc pris mon crayon, sorti un cahier du tiroir, et me suis mise à écrire cette histoire. Je sens que ça va aller maintenant.

Le 6 avril 2017 à 7 h 54.

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