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Lord_Lestat


The Lord Of Darkness
   
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  Publié: 26 juin 2002 à 19:50
Modifié:  15 févr 2009 à 15:21 par Tilou8897
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Prologue


Bonjour, je me nomme Carl Troy et je vis à Londres dans une belle petite maison sur Prescot Street, cette maison est d’architecture ancienne et nous y vivons assez bien. Quand je dis nous, je veux parler de moi et de ma femme Sarah Troy, c’est vraiment une personne extraordinaire et une femme d’une rare beauté. Elle est presque aussi grande que moi, elle a de longs cheveux brun foncé et des yeux verts d’une beauté presque hypnotisante. Elle est ma femme depuis deux ans exactement et je me souviens encore très bien de la première fois où je l’ai rencontrée. C’était il y a trois ans dans un de mes clubs de nuit préférés The Aquarium/Temple sur Old Street, je suis tombé littéralement en amour avec cette femme dès l’instant où mes yeux ont croisé son superbe regard. Ensuite nous nous sommes mariés un an plus tard et nous avons acheté cette magnifique demeure. Heureusement que nous venons juste de nous dénicher un bon emploi pour payer toutes ces dépenses, Sarah vient juste de terminer son bac en enseignement et de se trouver un job dans une école près de chez nous, tandis que moi je suis archéologue et je viens de me faire engager à travailler sur un site qui est situé sur Gresham Street. Ma mère, Johannie Troy, reste à peine à quelques rues d’ici avec mon père Marc Troy… Je devrais dire restait, car mon père est décédé il y a de ça deux ans d’une vilaine crise cardiaque… Heureusement que ma mère se porte bien, à cinquante-cinq ans elle est encore très en forme, mais tout comme moi a encore de la difficulté à assumer la mort de mon père. Par contre, ma femme a encore moins de chance que moi, car elle est orpheline et a vécu chez des certains Henderson. Maintenant elle est libérée de sa famille d’accueil, qu’elle n’aimait pas vraiment soit dit en passant, et fait des recherches pour retrouver ses parents s’ils sont encore en vie. J’espère qu’elle réussira au moins à trouver le nom de ses parents, je ferai de mon possible pour l’aider. Que suis-je maladroit ! Je vous parle comme ça depuis quelques instants et vous ne savez même pas à quoi je ressemble, ni à quoi je veux en venir. Et bien, j’ai vingt-trois ans, de grands yeux bruns, des cheveux blonds coupés court et je mesure presque 6 pieds. Je ne suis pas monsieur muscle, mais je suis assez costaud, cependant je ne suis pas gros, juste un peu carré. J’écris ce qu’on pourrait appeler un journal intime, qui ne sera plus intime car je veux partager ma vie avec tous ceux qui s’intéressent à savoir ce qui va advenir de moi. Moi-même, je ne le sais guère, mais si jamais il m’arrive quelque chose d’exceptionnel peut-être que l’histoire de ma vie deviendra une biographie populaire, qui sait ? Je vous laisse en juger par vous-même !


Première partie

Chapitre 1
Songes indésirables



Lundi, premier Janvier 2001,
Voici la première entrée que je fais dans mon journal intime. Aujourd’hui au travail, moi et mes collèges de travail avons découvert une mosaïque romaine ! C’est une grande découverte, car c’est pas à tous les jours qu’on trouve ce genre de trésor. Elle mesure environ 1,5 mètres carrés et je sens que je vais recevoir une bonne augmentation de salaire, car c’est moi qui l’ai découverte en premier ! Lorsque je suis rentré chez moi, je me suis empressé d’annoncer cette bonne nouvelle à ma femme. Elle en était très contente, elle sautait littéralement de joie ! Alors, pour fêter cette bonne nouvelle, je l’ai invitée à aller souper au restaurant et ce fût une excellente soirée. Lorsque nous sommes revenus, en marchant dans les sombres rues, main dans la main, j’ai eu une drôle d’impression de déjà-vu en passant devant la tour de Londres. Bien sûr, au début ça m’a paru normal, car je vis dans cette fabuleuse ville depuis ma tendre enfance. Par contre, l’impression que je ressentais avait quelque chose de plus puissant, je sentais presque une présence, je dirais plus comme un appel des temps anciens. Une chance que cet étrange sentiment n’a pas duré plus longtemps, car je commençais à en avoir des frissons. J’en ai pas parler à Sarah, car je ne voulais pas qu’elle me prenne pour un fou. Peut-être qu’en écrivant ceci je réussirai à me convaincre que c’était juste un sentiment de nostalgie des bons moments de mon enfance. C’est étrange, mais plus j’y pense et moins je crois que c’est de la nostalgie… Alors que cela pourrait-il bien être ? Peut-être que vous, qui lirez ce journal intime, pourriez m’éclairer à ce sujet. En tout cas, ça sera tout pour aujourd’hui, ma femme m’appelle et j’ai extrêmement envie de la rejoindre dans le lit ! Peut-être que ce moment de bonheur avec ma femme Sarah réussira à me faire oublier cette impression bizarre et qu’après une bonne nuit de sommeil tout ira beaucoup mieux. C’est ce que j’espère, alors Bonne Nuit !

Mardi deux Janvier 2001,
Aujourd’hui, je peux vous assurer que ce fût loin d’être une journée reposante au travail, car le patron nous a obligés a nous acheter, avec l’augmentation de salaire, un ordinateur portatif. Moi qui aime tellement les ordinateurs, que j’en étais très heureux ! Je voulais être ironique, à vrai dire, je déteste les ordinateurs, car je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne. Lorsque j’étais plus jeune, j’aurais aimé avoir un ordinateur, mais mes parents n’avaient malheureusement pas les moyens de m’en offrir un. Alors, je m’en suis servi seulement un peu à l’école, donc je suis loin d’être un crack en informatique. En plus de devoir aller m’acheter un portable, mon patron m’a inscrit à un cours d’informatique. Grosse journée, car en plus nous avons rien trouvé aujourd’hui sur le site et dans une demi-heure je dois aller à un maudit cour d’informatique. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour gagner notre vie. Autre chose que je voulais écrire, j’ai fais un songe étrange, très étrange. J’étais seul, marchant dans la rue déserte, cependant je n’avais pas la même apparence que je vous ai décrite au début, mais j’avais la certitude que c’était quand même moi. Je m’aperçus alors que la nuit pleurait, sans doute à cause de ses innombrables plaies. C’était comme si je pouvais ressentir tous les meurtres qui avaient étés commis et aussi l’immense tristesse qu’elle pouvait avoir. C’est à ce moment que je compris pourquoi elle pleurait. Je marchais vers un endroit précis, mon corps savait où il allait, mais moi je l’ignorais. Il y avait un vent juste assez frais et doux qui poussait délicatement les larmes de la nuit contre mon visage. J’en remerciais les dieux pour ce bien-être absolu et juste à ce moment j’aperçus la tour de Londres. Je me suis ensuite réveillé en sursaut, car ça me rappelait énormément l’étrange sensation que j’avais ressentie hier soir en voyant la tour de Londres. Qu’a-t-elle de spécial cette satanée tour, pourquoi me donne-t-elle des frissons lorsque je la vois. Pourquoi cette sensation de la présence de quelqu’un d’autre ? Où est cette personne, qui est-elle ? Elle est dans la tour ? Quand trouverais-je les réponses à ces multiples questions, peut-être jamais. À moins qu’un des lecteurs de ce journal les trouve avant que j’y parvienne moi-même. Peut-être aussi que j’ai trop d’imagination ? À la prochaine cher journal, je dois aller à mon cours.

Mercredi trois Janvier 2001,
Je viens juste d’arriver de magasiner un superbe portable et j’ai presque l’air d’un gentil homme d’affaire. Pour être franc, ça m’écœure en maudit de devoir utiliser un ordinateur. En arrivant ce matin, mon patron m’a donné une journée de congé juste pour que je puisse aller m’acheter ce petit bijou qui coûte les yeux de la tête. Si vous voulez mon avis, j’aurais préféré passer toute la journée sur le site de fouille, car je suis sûr que j’aurais facilement trouvé quelque chose d’une plus grande valeur que ce maudit tas de ferraille ! C’est vrai, ça m’a pris toute la journée pour trouver cette merde(pardonnez-moi l’expression), j’ai du faire cinquante magasins ! J’exagère un peu, mais en réalité j’ai fait au moins une bonne dizaine de magasins d’informatique. Vous devez trouver que je suis bizarre de détester à ce point les ordinateurs. Ce n’est pas que je déteste ces outils de travail, mais plutôt que je déteste mon patron et que je suis en beau maudit après lui(pour ne pas dire autre chose…). Bon, ça fait du bien de vider ces frustrations après avoir passé une journée de cul comme celle-là, ça soulage, vous devriez essayer. Par contre, il y a autre chose que mon travail qui m’empêche d’être parfaitement heureux. J’ai encore fait ce satané songe, le même que je vous ai raconté hier, mais il ne s’est pas terminé de la même façon… C’était bien plus étrange. Je marchais sous les larmes de la nuit toujours vers une direction inconnue, mais cette fois-ci j’avais une petite idée de l’endroit où je me dirigeais. La tour de Londres, j’avais l’impression de me diriger vers cette tour, pourquoi ? Je ne pourrais vous le dire, car je ne le sais point. Ce que je sais c’est que j’observais le ciel dégagé et les nombreuses étoiles qui éclairaient cette nuit noire. Lorsque soudain, quelque chose de très étrange me frappa, il y avait quelque chose qui clochait dans ce ciel noir. Il y avait deux
lunes ! À ce moment je me suis réveillé en sursaut et j’étais couvert de sueur. Ma femme, m’avait demandé si tout allait bien et je l’ai rassurée en lui disant que ce n’était qu’un mauvais rêve. Quoique j’ai peut-être réussi à la convaincre, moi je suis loin d’en être convaincu. Tellement de questions me rongent. Suis-je en train de devenir fou ? Que peut bien signifier d’avoir vu deux lunes ? Cette tour, alors, c’est quoi le lien ? Je vais essayer de trouver des réponses, peut-être en aurais-je qui me viendront de mes songes. Peut-être aussi que j’accorde trop d’attention à ces rêves ? Je vais aller essayer de me changer un peu les idées avant d’aller me coucher. Bonne nuit à tous mes chers lecteurs !

Jeudi le quatre Janvier 2001,
Hier soir, j’étais tellement préoccupé par ces foutus rêves étranges que j’en ai oublié d’aller à mon cher cours d’informatique. Ce matin, mon patron chéri m’a un peu engueulé à ce sujet, par chance il y avait une séance d’entraînement pour nous montrer comme entrer les données dans nos cher petits bijoux. C’est très simple, on a juste à inscrire ce qu’on trouve dans notre ordinateur au lieu de l’écrire à la main comme j’aimais tellement mieux le faire. Bon, je sais, c’est pas si pire que ça et je suis sûr que la semaine prochaine je serai très heureux de travailler avec cet outil. Ma journée c’est quand même bien passé et en plus ce soir je n’ai pas oublié d’aller à mon cours d’informatique. À ma grande surprise j’ai adoré ce cours, car il nous a expliqué le fonctionnement d’Internet(je savais à peu près comment ça fonctionnait, mais j’en ai tellement appris) et comment on pouvait faire pour avoir une adresse électronique. Il paraît selon notre professeur qu’à l’aide d’un téléphone cellulaire, comme celui que ma chérie s’est acheté récemment pour nous deux., il est possible d’avoir accès à Internet. La semaine prochaine, je vais amener son téléphone au travail, je vais aller me chercher une adresse électronique et je vais même utiliser mon ordinateur pour continuer mon journal intime. Au prix que ça coûte, il faut bien que je l’utilise à fond et j’avoue que ça sera très pratique pour écrire ce qui m’arrive dans la journée. Ensuite, j’aurais juste à aller m’acheter une imprimante et je pourrai avoir mon texte bien écrit sur papier, car j’avoue qu’un ordinateur ça écrit beaucoup mieux que je parviens à le faire. Finalement, je ne suis plus fâché du tout, je suis même heureux que ça ai tourné comme ça. Une chance que j’étais très occupé aujourd’hui, au moins ça m’a empêché de trop penser à mes maudits rêves étranges. En parlant de ces songes, j’en ai fait un autre la nuit dernière et il était encore plus clair et durait plus longtemps. Encore une fois le scénario était le même, je marchais seul dans la rue, sous cette apparence différente que celle dont je suis habitué à voir à chaque jour devant le miroir, et je me dirigeais vers la tour de Londres. Les deux lunes et les milliers d’étoiles éclairaient le ciel noir, quand soudain j’entendis une voix qui disait ceci : « Zenihos… Zenihos… rejoins-moi ! ». Cette voix me semblait provenir de la tour vers laquelle je me dirigeais et lorsque je fus près de l’entrée, j’aperçus l’horloge de la tour tourner à une vitesse folle. C’est à ce moment que je me suis réveillé. Je vais arrêter d’écrire bientôt pour ce soir, car ma chérie trouve que je passe trop de temps à écrire et que je ne m’occupe pas assez d’elle. Enfin, demain c’est Vendredi, ça veut dire que la fin de semaine s’en vient à grand pas. C’était le temps, car je commençais à être fatigué et surtout j’ai le goût de passer une belle fin de semaine à gâter mon amour. Après tout, ces rêves sont peut-être du à un manque de sommeil. Toutefois, ils m’intriguent quand même et ça me fait un peu peur. Qui est ce Zenihos ? Qui est-ce qui crie ce nom bâtard ? Qui se cache dans cette tour ? Suis-je en train de devenir fou ou est-ce seulement une peur qui remonte de mon enfance ? Sur ce, bonne nuit et faites de beaux rêves !

Vendredi le cinq Janvier 2001,
Aujourd’hui, je serai bref dans mon journal, car il ne me reste pas grand temps avant que je parte pour travailler. À vrai dire, il est pas mal de bonne heure pour aller travailler tout de suite, mais c’est parce que j’ai une petite commission à aller faire. Depuis que nous nous connaissons, moi et ma femme, nous partageons un rêve en commun. Nous rêvons d’avoir un lit à baldaquin avec de beaux draps bleus. C’est exactement ce que je m’en vais acheter à mon amour et aussi pour moi-même, ça faisait tellement longtemps qu’on en rêvait. J’ai envie de lui faire la surprise, alors je ne lui en ai pas parlé. Je parts de bonne heure, je vais l’acheter immédiatement et le faire livrer lorsqu’elle sera partie pour aller travailler. C’est pour ça que je dois me dépêcher et aussi parce que je veux aller acheter quelque chose de bon pour souper et aussi quelques chandelles pour mettre de l’ambiance. La plupart du temps, Sarah est folle de ces petits repas en amoureux et moi aussi j’adore ça. En fin de semaine, je ne touche plus à mon journal intime et je m’occupe de ma chérie du mieux que je peux. Je vais essayer d’oublier ces rêves stupides et de passer une excellente fin de semaine avec mon amour. J’espère que de passer la nuit avec ma chérie dans notre nouveaux lit à baldaquin me fera oublier tous mes soucis. En tout cas, si je n’oublie pas mes soucis, je sais que ce sera au moins extrêmement agréable. Je vais tout raconter ma fin de semaine, dans les moindres détails, Lundi prochain. Maintenant, je dois vraiment y aller, alors à la prochaine chers lecteurs !


Chapitre 2
Ce mystérieux inconnu

Lundi huit Janvier 2001,
Je tiens à tout prix à vous raconter ma superbe, voir même splendide fin de semaine que j’ai passée avec mon amour Sarah. Ça c’est le genre de fin de semaine qui te remet en forme et de bonne humeur ! Je sais que je n’ai pas dormi beaucoup, ma femme non plus d’ailleurs, mais ça faisait longtemps que je m’étais senti aussi bien. En plus de ça, je n’ai même plus fait ces maudits rêves et ça m’a fait le plus grand bien ! Ma journée au travail aujourd’hui c’est très bien déroulée et sans accrochage ! Sans plus tarder, voici comment se sont passés mes deux fabuleux jours de congés. Dès mon arrivé du travail, Vendredi, j’ai tout de suite préparé le souper et j’ai mis la table. J’ai mis une belle grande nappe sur la table, j’ai placé nos assiettes de façon à ce qu’on soupe face à face et j’ai rajouté un bouquet de fleurs au centre de la table avec quelques chandelles pour donner une belle ambiance. J’ai ensuite été fermer les lumières pour faire en sorte qu’on ne soit qu’éclairés que par la lueur des chandelles. Ce n’est pas tout, je me suis aussi habillé chic, j’ai mis mon beau complet noir avec ma belle chemise rouge de la même couleur que le vin que j’ai acheté pour le souper. Je l’ai ensuite accueillie en embrassant tendrement ses douces lèvres et en lui chuchotant à l’oreille que j’avais une belle surprise pour elle. Je lui ai ensuite fait signe de me suivre à la cuisine, elle a été agréablement surprise de voir ce que je lui avais préparé. Pour me remercier, elle m’embrassa et me chuchota à l’oreille qu’elle aussi avait quelque chose de spécial pour moi, mais que je devrais patienter jusqu’après le souper pour savoir de quoi il s’agit. Alors, j’ai tiré sa chaise et je me suis ensuite assis pour souper en tête-à-tête avec l’amour de ma vie. Vers la fin du repas, elle m’a dit ceci : « J’ai une nouvelle à t’annoncer et en même temps c’est une question. Je veux avoir des enfants, voudrais-tu en avoir avec moi ? » Avec la tête je lui ai fait un signe d’affirmation et je n’ai pu m’empêcher de sourire à son irrésistible proposition, moi qui en rêvait depuis longtemps. Elle se leva alors, me tendit la main et m’entraîna vers la salle de bain. Rendus à l’intérieur, elle s’empressa de nous y embarrer, m’accota au mur et commença à m’embrasser passionnément. Alors, je fis glisser mes mains sur ses hanches, ensuite sur ses fesses et j’engouffra ma langue à l’intérieur de sa bouche pour aller à la rencontre de sa langue. Délicatement, je commençais à déboutonner les boutons de sa chemise en même temps qu’elle détachait ceux de mon complet. Ensuite, elle a fait glisser sa chemise à terre et moi, le veston de mon complet. Elle était vraiment irrésistible, comme toujours, avec son soutien-gorge rouge qui laissait entrevoir les atouts que seules les femmes possèdent. Elle s’approcha de moi et commença à détacher les boutons de ma chemise. J’enlevai ensuite ma chemise qui lui permit d’apercevoir mon torse nu. Pendant que je la tenais entre mes bras, tout en la couvrant de baisers, je commençais à m’attaquer à détacher son pantalon. Elle fit glisser son pantalon à terre pour dévoiler ses superbes jambes, toutes douces. Elle se mit à genoux devant moi, détacha, m’enleva mon pantalon et le lança à l’autre bout de la pièce. Seules nos sous-vêtements empêchaient nos corps de fusionner. J’approchais délicatement d’elle et, de la même façon, je détachais sa brassière, lui enleva, la fit tourner dans les airs avant de l’envoyer rejoindre ma chemise. Je suis resté quelques instants abasourdis devant ses magnifiques seins avant de commencer à les caresser de mes mains, de les embrasser tendrement et de les lécher délicatement. Je continuais de l’embrasser tout en descendant jusqu’à temps que j’atteigne sa petite culotte que j’enlevais avec mes dents. Elle m’aida à me dévêtir complètement et nous embarquâmes dans la douche sous l’eau chaude qui caressait agréablement nos corps nus. Collés l’un contre l’autre, nous nous embrassâmes et nous fîmes glisser nos mains sur nos corps mouillés. Lorsque je fus fin près à l’honorer, elle s’agrippa à moi en enlaçant ses bras autour de mon cou, m’entoura le corps de ses jambes douces, fit glisser sa main plus bas sur mon corps et guida mon sexe de façon à ce que je puisse me prolonger en elle. Nous fîmes l’amour sous l’eau chaude de la douche, que d’extase ! Ensuite, nous nous sommes lavés en nous passant le savon partout sur nos corps. Je l’ai massé partout ; dans son dos, sur ses bras, sur ses jambes, sur son ventre et sans oublier ses magnifiques seins. Nous sommes ensuite sortis de la douche et nous nous sommes séchés. Par contre, nous étions encore nus lorsque je lui ai chuchoté à l’oreille que j’avais une autre surprise pour elle. Je l’ai prise dans mes bras pour l’amener dans notre chambre à coucher et lui montrer la belle surprise. Elle avait les yeux grands ouverts quand elle a vu le beau grand lit à baldaquin et elle m’a dit : « Hum, merci mon amour ! À présent, il ne reste plus qu’à tester s’il est résistant. » Sur ce, elle me poussa sur le lit, j’étais étendu sur le dos, elle se glissa d’une façon très sensuelle sur moi et nous fîmes l’amour passionnément ! Encore une fois, ce fut extrêmement agréable ! Ensuite, nous nous sommes couchés et nous avons dormi nus collés l’un contre l’autre dans notre magnifique lit ! En bref, une des plus belles fins de semaine que j’ai passée durant toute ma vie ! J’ai gâté ma femme en lui apportant son petit déjeuné au lit, deux belles rôties coupées en forme de cœur. Nous avons travaillé toute la fin de semaine pour avoir des enfants. Je sais que je ne devrais pas appeler ça du travail, car si ça c’est du travail alors je peux vous dire j’aimerais vraiment ça travailler ! Finalement, tout s’est bien passé et j’espère que bientôt j’apprendrais que ma femme est enceinte. Souhaitez-moi bonne chance ! Bonne nuit chers lecteurs !

Mardi neuf Janvier 2001,
Aujourd’hui il m’est arrivé quelque chose de vraiment étrange, peut-être juste une coïncidence, mais même à ça, l’événement reste tout de même mystérieux. Ce rêve m’est encore apparut plus clair et avec un autre détail supplémentaire. Tous les mêmes éléments étaient là et il y avait quelqu’un d’autre, une silhouette au loin. Au fur et à mesure que je m’approchais de ce spectre, car il avait une allure fantomatique, je commençais à reconnaître petit à petit ses traits de caractère. Je me disais : « Je le connais celui-là ! Mais c’est … Impossible ! » Ce que j’aperçut me donna la chair de poule, je venais juste de voir le fantôme de mon père. C’est à ce moment que je me suis réveillé, trempé de sueur. Là où ça se complique c’est qu’à peine deux minutes après ce satané rêve, vers minuit, le téléphone sonna. Je répondis nerveusement et tout ce que j’entendis c’est une voix de femme qui sanglotait. Quelques instants plus tard, je reconnus finalement la voix de ma mère qui me dit : « Carl… Carl… Peut-être me trouveras-tu folle, mais je viens juste d’apercevoir ton père marcher dans la maison et ensuite disparaître… » Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter et que j’arrivais immédiatement. J’ai réconforté ma mère pendant une bonne partie de la nuit et je lui ai même fait part de mon rêve. Je crois que c’est plus qu’une simple coïncidence, mais quelle en est la signification ? Est-ce mon père qui m’envoie ces rêves étranges ? En tout cas, ça m’a beaucoup préoccupé aujourd’hui au travail, mais j’ai quand même eu le temps d’aller me chercher une adresse électronique. J’espère que je passerai une nuit moins mouvementée que celle d’hier. À demain !

Mercredi dix Janvier 2001,
Je suis au boulot et je vous écris à partir de mon ordinateur, car je ne peux me contenir jusqu’à soir. Je crois que je suis en train de devenir paranoïaque avec ces rêves étranges, car j’ai encore refait le même rêve. Il y avait toujours la nuit qui sanglotait, les deux lunes qui éclairaient le ciel, la voie qui provenait de la tour de Londres et l’horloge qui tournait à une vitesse folle. En plus de ça, il y eut quelque chose qui s’est rajouté, j’ai entendu ce que la voie disait : « rejoins-moi Zenihos, je ne veux que ton bien… » Je ne sais pourquoi, mais je me sentais concerné par ce qu’il disait et à ce moment il m’apparut une vision. Celle d’une épée d’un bleu limpide plantée profondément dans un monticule rocheux. Cette vision semblait provenir de la fameuse tour en question et au moment où j’allais y pénétrer tout s’effaça et je m’éveillais en sursaut. Bizarre, tellement bizarre, que je vais devenir complètement fou si ces rêves ne se terminent pas ou si je ne parviens pas à en trouver la signification. Trop de questions se bousculent à l’intérieur de ma tête, saurais-je y répondre ? Qu’est-ce que cette épée vient faire là dedans ? Pourquoi quelqu’un semble-t-il m’appeler sous un autre nom ? Est-ce vraiment à moi qu’il parle ? C’est qui ce personnage mystérieux qui vient hanter mes rêves et que veut-il de moi ? Il faut que je me calme un peu, que je me change les idées, je vais aller voir si j’ai eu du courrier électronique. À plus tard !

Quand j’ai ouvert mon seul et unique nouveau message, je suis resté paralysé de terreur. Voici ce qu’il y avait d’écrit : « Bien le bonjour Carl, tu devrais écouter ce que tes rêves te disent ! Souvient toi, Zénihos ! Je ne te veux aucun mal, mais seulement ton bien ainsi que le mien ! CrazySoul. » Je suis encore sous le choque, qui a bien pu m’écrire ce message ? Je n’ai parlé à personne de ce nom, alors impossible que ce soit une vilaine plaisanterie de mes amis. C’est justement ce qui me fait peur, qui est ce fameux CrazySoul ? Comment peut-il savoir à propos de mes rêves ? Cet inconnu me donne la chair de poule, il en sait trop et je dois tirer cette affaire au clair avant de devenir complètement fou. Pourquoi m’appelle-t-il de cette façon ? Y a-t-il un lien entre ce nom et moi, est-ce lui qui m’envoie ces rêves ? Si non, comment fait-il pour savoir à quoi je rêve ? Est-ce quelqu’un qui peut lire dans les pensés ? La plus angoissante des questions que je me pose, que me veut-il ? Je sens que je ne serais pas capable de bien dormir ce soir, car, j’ignore de quelle façon il s’y est pris, mais il a réussi à me trouver. Je suis extrêmement horrifié, mais en même temps je ressens une sorte de curiosité. Je veux savoir qui il est, ce qu’il me veut et même le rencontrer si je peux rassembler assez de courage pour le faire. Si je me fie à mes rêves, il se trouve dans la tour de Londres, mais comment puis-je en être sûr ? Le mieux que je puisse faire présentement c’est d’attendre pour voir ce qui va arriver dans mon rêve et voir si ce n’est pas mon imagination qui me joue des tours. Quoique cette dernière est peu probable, car je n’ai pas halluciné ce message, il est juste sous mes yeux horrifiés. Je vais réfléchir là dessus pour savoir ce que je devrais faire et, comme on dit, rien de mieux qu’une bonne nuit de sommeil pour avoir les idées plus claires. Cependant il faudrait que je réussisse à dormir, ce qui risque d’être extrêmement difficile. En tout cas, je vais garder ça pour moi, car si j’en parle aux personnes de mon entourage, ils vont croire que je délire, ce qui est peut-être le cas après tout… En tout cas, je vous souhaite de passer une meilleure nuit que moi, car celle qui s’en vient ne s’annonce pas de tout repos…

Jeudi onze Janvier 2001,
Là, vraiment, ça dépasse les bornes. Toutes mes idées commencent à être envahies par ce mystérieux inconnu, je suis en train de devenir complètement paranoïaque. J’ai encore reçu un message de ce CrazySoul, celui-là m’a encore plus déboussolé. Je tremble encore de terreur à cause de ce que ce que j’ai lu, voici ce qu’il y avait d’écrit à mon intention. « Bonjours Carl, je veux juste te dire que ton imagination ne te joue pas des tours et puis essaie de te souvenir Zénihos. Vient me rejoindre, je suis comme tu le savais déjà dans la tour de Londres, laisse ton instinct te guider. À très bientôt j’espère. CrazySoul. » Je me suis dis que s’était parfaitement impossible que ce soit des blagues ou mon imagination. Peut importe ce que c’est vraiment, comment fait-il pour en savoir autant sur moi ? Encore plus étrange, il a répondu à des questions que je me suis posés intérieurement. À savoir ? Est-ce que ma curiosité va surpasser ma peur ? Devrais-je aller à sa rencontre ou ne pas y aller ? Surtout quand devrais-je y aller ? Il n’est sans doute pas là vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En tout cas, une chose est sûr c’est que je vais y réfléchir beaucoup, car je veux résoudre ce mystère pour libérer mon esprit. Je dois maintenant, retourner à la maison, car ma femme va s’inquiéter si je ne rentre pas vite chez moi.

Lorsque je suis entré chez moi, deux choses m’ont vraiment contrarié. Premièrement, Sarah n’était pas encore rentrée, chose anormal, car elle finit toujours de travailler avant moi. Affolé, je me suis promené partout dans la maison dans l’espoir de trouver quelque chose justifiant l’absence de ma femme. D’habitude elle me laisse toujours un petit mot pour me dire où elle va et là j’en ai trouvé aucun. La seule autre chose qui attira mon attention fut le message laissé sur le répondeur. J’était certain qu’il allait expliquer le retard de ma femme, mais lorsque j’ai appuyé sur le bouton pour entendre le message, une vois semblant sortir tout droit d’outre tombe se mis à parler. « Alors Carl, nerveux ? Je n’ai eu d’autre choix que de kidnapper ta femme pour attirer ton attention, car je n’étais pas certain que tu allais venir. Nous t’attendons tous impatiemment à l’intérieur de la tour de Londres, je suis sûr que tu nous trouveras. C’est de la part de CrazySoul, mais si tu veux tu… » À ce moment, la rage qui bouillait à l’intérieur de moi m’a forcé à complètement détruire le répondeur d’un violent coup de poing. Je n’en pouvais vraiment plus, alors j’ai amener une enregistreuse, question de pouvoir vous raconter tout ce qui va se passer et se dire dans cette tour sans oublier un mot, et j’ai pris mon manteau pour sortir à l’extérieur en claquant la porte derrière moi.

Chapitre 3
Un entretien révélateur

Cher lecteur,
Je ne sais plus quelle date nous sommes, car j’ai perdu un peu la notion du temps après ce qui m’est arrivé. Une chose est sûr, j’ai vécu une expérience hors du commun et je ne peux dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose… Une chose est certaine, je ne verrai plus jamais la vie comme je la voyais auparavant. Vous devez être tout perdu et sans doute que vous me pensez complètement fou à lier. Laisser moi une chance de tout vous expliquer comment cela s’est produit, car il me reste encore des preuves, entre autre la cassette de mon enregistreuse. Je vais écrire mot pour mot tout ce qu’il y a d’enregistré sur cette cassette et en plus je vais vous décrire tout ce qui ce passe. Ce que je fais ici, je le fais pour le bien de mon âme, dans l’espoir que quelqu’un puisse me croire ou, au moins, me comprendre. Sans plus vous laisser languir, voici ce qui m’est arriver.

Je venais juste de quitter la maison, encore sous le choc de l’étrange message du répondeur et furieux contre CrazySoul. Heureusement que j’avais mis mon manteau, car la nuit s’était mise à pleurer et j’avais vraiment un drôle de pressentiment, quelque chose d’encore plus profond que la peur… J’avais l’impression que la réalité se confondait à mes terribles rêves… Je ne voulais même pas lever la tête de peur d’apercevoir deux lunes. Je me dirigeais vers la tour de Londres, comme guider par une force maléfique et, comme dans mes songes indésirables, j’avançais avec la certitude de savoir exactement où je me dirigeais, pourtant je n’en savais rien. J’étais vraiment en train de délirer, alors j’ai osé regarder le ciel obscur pour m’apercevoir qu’il n’y avait qu’une seule lune. Cette observation me rassura beaucoup et me permit de me concentrer plus sur ce que j’avais à faire : retrouver ma femme et découvrir qui est ce CrazySoul.
- J’approche maintenant de la tour de Londres, sans vraiment savoir par où entrer. Je sens comme une présence, mais pourtant je ne vois personne. Ça devient de plus en plus fort, comme une grande pression dans mon corps… Ahhh ! … Je ne contrôle plus mes mouvements ! Une présence semble me posséder, car je me dirige vers une fenêtre que je défonce avant d’entrer à l’intérieur. Je marche dans de sombres couloirs toujours guidé par cette présence qui semble vraiment m’avoir possédé. L’endroit où je me dirige est un cul de sac, mais mes jambes me font tout de même avancer dans cette direction. Je suis maintenant très près du mur et ma main semble chercher quelque chose au mur, un bouton ! C’est un passage secret, avec un déclic le mur glisse latéralement pour me dévoiler une immense pièce circulaire construite en briques anciennes. Au milieu de la pièce il y a une petite table en bois sur laquelle une chandelle solitaire se consume. Il y a deux chaises autour de cette table et sur l’une d’elle un homme y est calmement assis. Par contre, il y a quelque chose qui cloche dans son allure, il a vraiment l’air… D’un fantôme ! ?
Soudain, il releva la tête et à ce moment même je m’aperçus que mes membres m’obéissaient à nouveau et qu’il reprit une apparence qui me sembla plus opaque.
- Bien le Bonsoir, Zénihos !
- …



- Espèce de salaud ! Qui êtes-vous ? Pourquoi m’appelez-vous comme ça ? Où est ma femme !
- Du calme, mon cher Carl. Je suis CrazySoul et je vais tout expliquer.
- Je voulais dire votre vrai nom.
- En passant, ne vous en faites pas pour votre femme, car elle va très bien. Tu ne te souviens vraiment de rien ?
- Me souvenir de quoi ?
- De tes autres vies. De ton vrai nom, Zénihos ainsi que du mien.
- Quoi ? Comment, d’autres vies, vous délirez, vous êtes complètement fou à lier. Relâchez ma femme que je puisse partir de cet endroit sinistre.
- Je vous en prie, ne partez pas ! Calmez-vous ! La seule raison pour laquelle j’ai pris votre femme en otage, c’est parce que je voulais être sûr que vous alliez venir et rester jusqu’à la fin pour écouter tout ce que j’ai à vous raconter.
- Aller vous faire foutre ! J’en ai rien à faire de vos sornettes !
- Ce n’est pas des sornettes ! Avez-vous senti mon âme posséder votre corps pour vous guider jusqu’à moi ?
- Vous voulez me faire croire que c'était vous. Dans ce cas pourquoi ne l’avez vous pas fait quand j’étais chez moi au lieu de kidnapper ma femme !
- Je ne suis pas l’âme la plus puissante qui soit, j’ai mes propres limites !
- Quoi ? Vous dites être une âme.
- J’en suis une tout comme toi, excepté que moi je suis une âme errante et toi tu as trouvé un corps. Je suis quand même plus qu’une simple âme errante, je suis un messager et il faut que je t’aide pour pouvoir m’aider moi-même. Ne t’en fait pas, tu comprendras assez vite ce que je veux dire.
- J’en suis pas si sûr… Prouvez moi le.
- Tes rêves, crois-tu que c’était seulement une coïncidence ? Ne comprends-tu pas le lien qu’il y a entre ces rêves et tes autres vies ? Durant ta vie précédant celle-ci, tu me connaissais déjà et tu venais me rencontrer ici même.
- Vraiment ?
- Tu ne me crois toujours pas… Alors comment expliques-tu l’apparition du fantôme de ton père ?
- …
- Je t’en prie, assieds toi, car j’en ai long à te raconter et il faut que je commence au début de tout pour que tu puisses bien saisir.
- Oui… Je crois que c’est mieux ainsi.
- Alors, je débute. Qu’est-ce qu’une âme ? Toutes âmes qui vivent sur cette planète sont formées à partir d’une grosse boule d’énergie qui entoure la terre.
- Vous voulez dire qu’il y a une sphère d’énergie autour de la terre ? J’espère que vous ne parlez pas de la couche d’ozone.
- Ha ha ha. Bien sûr que non, celle dont je parle est invisible pour les êtres vivants. Laissez moi vous expliquer le principe en détail. Nous avons absolument aucune idée de la façon dont cette sphère s’est formée, mais nous savons comment elle fonctionne. Une partie de cette énergie se détache de la boule d’énergie pour former une âme qui pense et qui vie. Celle-ci se dirige vers la terre pour embarquer dans un corps nouvellement né, autant un animal qu’un être humain. Chaque âme, lorsqu’elle est formée reçoit un nom qu’elle gardera à jamais, il n’y a pas de petite voix qui te chuchote ton nom, tu le sais c’est tout. Comme toi, ton nom c’est Zénihos.
- Je vois, mais en quoi voulez-vous m’aider ?
- Patience ! J’y arrive. Une autre chose, concernant cette boule d’énergie, c’est qu’au-delà d’elle c’est le paradis, je crois que je peux m’exprimer ainsi. Par contre, si l’âme n’a pas accompli ce qu’elle avait à accomplir ou a vécu d’une mauvaise façon en étant méchante, elle n’y a pas accès. Moi, je n’y ai pas encore accès et c’est pour ça que j’ai besoin de ton aide.
- Pourquoi moi ? Qu’est-ce que je peux faire ? Comment faites-vous pour savoir qu’il y a un paradis de l’autre côté si vous n’y avez jamais mis les pieds ?
- Je peux tout expliquer, mais laisser moi le temps de le faire.
- Désolé de m’être emporté…
- Ce n’est rien. Je disais donc que pour les âmes qui y ont accès, lorsqu’elles traversent la couche d’énergie, chacune d'elle donne naissance à deux nouvelles âmes. Une fois qu’elles sont au paradis, elles peuvent retourner sur terre quand elles le veulent. Je sais qu’il y a un paradis, car une de ces âmes me l’a dévoilé et c’est elle qui m’a dit qu’il fallait que j’aide le plus d’âme possible à entrer au paradis et que comme ça je réussirais peut-être un jour à me faire pardonner les fautes que j’ai faites et avoir accès enfin au paradis.
- Je commence à comprendre, vous voulez m’aider à atteindre le paradis pour pouvoir y aller vous aussi. Qu’ai-je fait de si terrible pour que je ne puisse y avoir accès ?
- Voyez-vous, Zénihos, vous n’êtes pas jeune, jeune et moi non plus d’ailleurs. J’ai environ trois mille ans et vous avez environ deux mille ans. Ce que vous avez fait de mal s’est produit dans votre première vie, comme ça arrive à la majorité des âmes. Vous avez tuer votre femme et son âme est perdue, son âme erre partout dans le monde sans savoir où aller, ni quoi faire. Vous devez la retrouver et la guider vers le paradis, comme ça lorsque votre corps mourra, vous aller pouvoir la rejoindre au paradis.
- Pourquoi est-ce que je ne m’en souviens pas ?
- C’est très simple, lorsqu’une âme possède un corps, elle oublie vite son passé. Par contre lorsque l’âme est assez âgée, comme la tienne, il arrive que tu reçoives des parcelles de ton passé. Pour toi, elles se sont présentées sous forme de rêves.
- Vous voulez dire que c’est mon passé que je voyais en rêve et que c’est pour ça que je n’avais pas la même apparence qu’aujourd’hui ?
- Oui et non. C’est bel et bien ton passé que tu voyais, mais tu apercevais l’apparence qu’a ton âme. Chaque âme prend l’apparence du premier corps qu’elle possède, c’est à dire que tu t’es vu comme tu étais la première fois que tu as eu un corps. L’âme de ton père en était seulement à sa première vie, c’est pour ça que ta mère l’a reconnu.
- Ça commence à avoir du sens, mais pourquoi y avait-il deux lunes ?
- Ça s’explique par le fait que tu n’avais pas de corps et dans ce cas tu peux apercevoir tous les spectres, y compris celui de la lune.
- Oui, mais la lune ne vie pas et elle ne peut pas mourir.
- Je sais, mais ce qu’il faut que tu comprennes c’est que le monde dans lequel les âmes vivent est un monde parallèle à celui des vivants. On peut donc apercevoir la vrai lune et celle qui est dans notre monde, dans un sens, on peut dire que c’est un spectre tout comme moi.
- Je vois… Quelle était l’importance de la tour de Londres et de l’épée bleue que j’ai aussi vue pendant un de mes songes ?
- Ha, là tu touche un point très important. C’est simple, tu venais me rejoindre, car nous étions d’excellents amis. Pourquoi à la tour de Londres ? Parce qu’elle cache un trésor, une des cinq épées d’énergie. Les quatre autres sont dispersées à des places stratégiques ailleurs sur la terre. Elle est faite à partir de la boule d’énergie, comme toutes âmes qui vivent, et elle a une utilité très particulière.
- C’était justement à cette question que je réfléchissais, à quoi peut-elle bien servir ?
- Je te l’avais expliqué lorsque tu n’étais qu’une âme vagabonde, mais bien sûr, c’est parfaitement normal que tu ne t’en souviennes pas. Elle ne peut pas être utilisée par une âme errante, c’est pourquoi je t’ai proposé de te réincarner au plus vite. Ainsi, tu pourras te souvenir de tout en touchant à cette épée. C’est la seule façon que tu as de retrouver l’âme perdue de ton ancienne femme, celle que tu dois sauver pour te sauver toi-même. Tu pourras voir toutes les âmes errantes, comme si tu étais entre deux dimensions. Ça te paraîtra bizarre au début, mais ne t’en fais pas, car tu pourras continuer à vivre normalement sans que personne ne s’en aperçoive. Questions ?
- Je vais pouvoir continuer ma vie normalement… Vraiment ?
- Oui, faites moi confiance ! Suivez moi jusqu’à l’épée et lorsque vous l’aurez vue et touchée, vous comprendrez tout. Vous aller enfin voir la vérité, tout ce que je vous ai révélé ce soir est la pure vérité. Alors, suivez moi ! Faite le pour vous, pour moi et pour cette âme perdue !
- Et ma femme, alors ? Où est-elle ? Je veux la voir immédiatement !
- N’ayez crainte, elle va très bien et elle vous attendra à la sortie après votre expérience. Je vous en prie Zénihos, acceptez pour l’amour de Dieu !
- Quoi ? Il y a vraiment un Dieu ?
- Peut-être que si, peut-être que non… La réponse viendra sans doute un jour… Peut-être pas après tout… Allez, venez !
- … Oui…


Chapitre 4
Mémoire retrouvée


Chère lecteurs,
Au moment où je vous parle, mon aventure est déjà terminé et ça m’a transformé pour l’éternité. Bien sûr, je ne parle pas ici de changements physiques, car je n’ai point changé d’apparence, mais je ne vois plus les choses de la même façon. Il n’y a aucun mot pour décrire comment je me sens après tout ce que j’ai vécu. Je vais vous raconter tout ce qui m’est arrivé et peut-être que vous parviendrez à comprendre la vérité invisible qui nous entoure. Je crois qu’il est préférable que je commence par le moment où je suis entré dans cette immense pièce cachée. C’était une pièce faite en pierre, sans doute extrêmement ancienne et au centre il y avait l’épée que j’avais aperçue dans mes rêves. Elle était là, plantée dans la pierre éclairant la pièce de sa lumière bleue. Alors, je me suis approché et, comme si je savais déjà quoi faire, j’ai pris le manche à deux mains. À ce moment, toute l’énergie m’enveloppa et la lumière s’intensifia jusqu’à un certain point où elle s’éteignit. J’ai dû perdre connaissance pendant quelques minutes, car lorsque je me suis relevé l’épée brillait de nouveau et j’avais l’esprit très clair, je me souvenais de tout. Je veux dire, je savais qui j’étais vraiment, une âme qui n’en ait pas à sa première vie. Tout ça prenait maintenant tout son sens, car je voyais toute ma première vie humaine défiler devant mes yeux. Je me nommais Maximus et j’étais marié à Johanne. Nous vivions à Rome et j’étais parti à la guerre, car bien entendu j’étais un légionnaire expérimenté. Si vous saviez le nombres de personnes que j’ai tués… J’étais un vrai déchaîné, lorsque je me battais, je tranchais des bras, des têtes de plusieurs ennemis à la fois. Je disais donc, j’étais parti et ma femme restait à la maison pour s’occuper de nos deux jeunes enfants. Tout se passait bien durant notre périple, jusqu’au jour où nous nous sommes arrêtés dans une auberge pour nous reposer et fêter notre glorieuse victoire. C’est là que j’ai commis une erreur impardonnable, j’ai trompé Johanne avez une autre femme. J’avais bu plusieurs verres et même si elle était une prostituée je n’ai pu y résister, dons j’ai fait l’amour avec. Je me suis voulu par après, mais là où ça s’est vraiment gâté, c’est lorsque je suis retourné chez moi. J’étais heureux de revenir à la maison pour revoir ma femme, j’avais même réussi à me convaincre que ce que j’avais fait n’était pas si grave. Je me disais que j’avais envie de ma femme et que puisqu’elle n’était pas là j’en ai pris une autre. Je suis entré à grande vitesse chez moi et j’ai surpris ma femme en train de me tromper avec un autre homme. Sans prendre le temps de réfléchir, j'ai sorti mon épée et je les ai tués tous les deux. Je n’ai pu le cacher longtemps et quelques jours plus tard, des soldats venaient pour me tuer ainsi que le reste de ma famille. L’effet que procure la mort est indescriptible, douloureux, mais surtout libérateur. Au moment où tu t’élèves de ton corps mort, tu es quelque peu déboussolé et tu ne sais vraiment pas où aller. C’est un peu pour ça que j’ai erré pendant à peu près 1500 ans avant de comprendre comment je pouvais me réincarner. C’était simple, pourtant, mais il fallait le savoir. J’ai vécu quelques vies paisibles jusqu’au jour où j’ai rencontré Xavius, l’âme de la tour comme j’avais l’habitude de l’appeler. C’est lui qui m’a tout raconté, entre deux vies, que si je retrouvais Johanne je pourrais avoir accès au paradis. Il m’a dit que la seule façon d’y parvenir est d’avoir un corps et de toucher l’épée d’énergie, ce que je viens juste de faire. Après que j’eus fini de méditer à tout ça, nous avons eu une petite discussion.
- Alors, si je ne me trompe pas, je dois partir à le recherche de Johanne et lui annoncer qu’il y a un paradis qu’elle mérite et qu’elle doit y aller. Si j’y parviens, lorsque je mourrai dans ce corps, je pourrai moi aussi avoir accès au paradis. Cela aidera légèrement votre cause. Aussi, je suis le seul qui peut le faire et j’y parviendrai un jour même si cela me prend une éternité. Finalement, l’enfer c’est ici et nous sommes obligés d’y rester tant que nous n’avons pas accompli ce qui nous libère.
- Exact ! Je vois que la mémoire t’est revenue assez rapidement.
- Oui… J’ai du pain sur la planche, alors je dois y aller. Souhaitez moi bonne chance.
- Bonne chance Zénihos !


Épilogue ?


Voilà comment se termine mon histoire. Avec ma femme, j’ai voyagé dans d’innombrable pays à la rechercher de l’âme perdue de Johanne. Je n’ai jamais dévoilé à ma femme les vraies raisons de nos voyages, ni pourquoi il m’arrivait de fixer dans le vide ou bien pourquoi j’avais la chair de poule. Elle ne sait pas ce que je vois et vous pouvez me croire lorsque je dis que ce n’est pas toujours drôle de pouvoir voir les âmes errantes. Je n’ai vraiment plus rien à rajouter… Je n’ai pas retrouvé l’âme de Johanne… Sarah vient juste d’accoucher d’un petit garçon et je vais m’en occuper du mieux possible en espérant que je retrouve l’âme que je cherche… Nous sommes ensuite retournés chez nous, au moins j’avais le réconfort d’être dans ma ville natale. Je suis obligé de rester dans cette prison jusqu’à ce que je réussisse à faire ce que je dois faire… Je vais sans doute y parvenir un jour, dans cette vie ou dans une autre vie ou… Peut-être jamais après tout…
Zénihos
(Carl Troy)

  Lestat de Lioncourt
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  Publié: 19 déc 2002 à 06:30 Citer     Aller en bas de page

Pas mal!!J'aime bien l'atmosphére.Mais j'aurais une question à te poser,connais tu CLIVE BARKER?

 
Lord_Lestat


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  Publié: 27 jan 2003 à 18:15 Citer     Aller en bas de page

non, désolé, je ne connaîs pas ... En passant merci d'avoir pris le temps de lire ma nouvelle et aussi d'avoir écrit un commentaire Désolé si ça pris du temps avant que je te réponde, ça faisait longtemps que je n'étais pas allé sur le site

  Lestat de Lioncourt
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