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Morgane Lafée


Laissez tomber la tartine AVANT de la beurrer
   
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  Publié: 1er déc 2002 à 17:22
Modifié:  29 oct 2010 à 04:10 par Lunastrelle
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Avant de lire ce texte: Ce suite est la suite d'un texte que j'avais écrit précédemment sur ce site. Ce n'est pas obligé de lire la première partie pour comprendre celle-ci mais ça serait tout de même bien pour votre compréhension! ^^


Tobias était couché sur son lit, les mains derrière la tête et la mine songeuse. La question de la rébellion revenait constamment à son esprit. Il se demandait si tout cela avait véritablement un sens ou s’il se creusait les méninges pour rien.
Ils les dirigeaient peut-être, à partir d’en Bas, mais leurs décisions demeuraient justes. Il les aimait bien dans le fond; son oncle et son parrain en faisaient partie. Et il ne parlait pas de cet oncle qui avait fait de lui ce qu’il était aujourd’hui : un éminent scientifique.
Ce qui le dérangeait, par contre, étaient qu’Ils tiennent autant à gouverner sa vie; ils lui avaient acheté une demeure somptueuse à Westmount, lui avaient donné un emploi prestigieux à l’université McGill, avaient mis des domestiques- Cornélius et Magdalene- à charge.

« Une bien belle prison dorée, oui! Et cela sans une seule et unique échappatoire! »

Pourquoi le Ministère prenait-il autant soin de lui? Me demanderez-vous.
« Tu es la relève. » lui avait un jour déclaré Armando, son parrain. « Quand Il partira, c’est toi qui prendra sa place, qu’on le veuille ou non. C’est écrit dans les Récits, mon petit; tu es son unique descendance! »
Ces détails, la belle Morgane les ignorait. Il ne les lui avait jamais dit et n’y tenait pas tant que ça. Cela augmenterait la distance morale qui les séparait déjà. Quoique, de toute manière, elle finirait par l’apprendre, un jour ou l’autre.

« Comme les Mortels se trompent! » pensa-t-il. « Ils croient l’Enfer chaud, brûlant, sexuel. Ils sont à des lieux de la réalité. L’Enfer est froid, de glace. Les unions durent uniquement parce qu’elles sont de raison. Seul Armando semble vraiment apprécier sa conjointe; encore là, leur union, au Ministère, n’est guère réellement vue d’un bon œil. Malgré tout, j’aime Morgane. Je l’aime depuis hélas trop longtemps… »

Il se mit à feuilleter le livre d’astronomie qui reposait tranquillement sur sa table de chevet.

« Je réussirai, un jour, à ébranler le monde. À leur provoquer des réactions. Je le ferai avec mon vrai visage, pas celui de Tobias Samson sous lequel je me cache depuis trop de temps. De redeviendrai Memnoch, celui que je n’ai jamais cessé d’être. Je me montrerai tel que je suis et j’exigerai du Ministère qu’il me permette de choisir moi-même ma propre destinée. Et je sortirai de cette pension de famille dans laquelle je m’abrite pour fuir mes responsabilité. »

On cogna à sa porte. Il se leva à regret. Une jeune fille blonde, toute rosissante, se trouvait sur le seuil.
-
Bonjour Camille…
- Salut Tobias! Je me demandais si tu pourrais m’aider avec mon travail en calcul différentiel… T’es tellement bon là-dedans, toi…
- D’accord, Camille. Entre donc et prends place… Il lui indiqua vaguement de la main un sofa à l’aspect défraîchi. Je vais faire un brin de toilette. Je reviens dans quelques secondes…
- Parfait.

Il ferma la porte derrière elle. Camille était heureuse; depuis le temps qu’elle soupirait après son séduisant voisin, elle croyait qu’il l’avait enfin remarquée.
Devinant ses pensées, Tobias s’en moquait.

***

Rue Sainte-Catherine. Huit heures du soir. La veille de Noël.
Un vieil homme aux épaules voûtées entra dans un petit café désert à l’ambiance cependant chaleureuse. On entendait vaguement Alain Souchon chanter un refrain connu.

Foule sentimentale
Avec soif d’idéal
Attirés par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales

L’homme se rendit au comptoir, sourit à la caissière.

- Oh! Bonsoir à vous, Monsieur Masson! Jolie température, n’est-ce pas?
- Une belle température pour une veille de Noël, il est vrai. Noël est depuis toujours ma fête préférée… Il sourit de plus belle et pointa le ventre rond de la femme. À ce que je vois, le bébé grossit à vue d’œil!
- Oui. Elle caressa tendrement son ventre. S’il n’y a pas d’imprévus, ça devrait être pour le 30 janvier…
- Bien. Je sais maintenant à qui donner mes plus gros pourboires!

Il prit place à une table retirée, sortit un libre de la poche de son par-dessus sombre. L’Avare était inscrit sur la couverture.
À la table voisine, deux hommes d’âge moyen discutaient avec animation. Le journal de la journée était grand ouvert devant eux. Monsieur Masson essaya de ne point porter attention à leurs propos. En vain.

- Je n’en reviens pas, Claude! Est-ce que t’as lu ce que ces écoeurants ont fait à cet enfant de quatre ans? Ils l’ont battu à mort, bon sang! À mort!
- Le monde est plein de cinglés. On en est maintenant sûrs.
- Certain! Pis encore, ces connards disent que c’était pour punir le gosse d’avoir fait un mauvais coup! Tout cela la veille de Noël!
- Est-ce que tu y penses, Michel, à ces prêtres qui abusent des enfants de cœur? À ces chanteurs rock qui violent nos filles? Est-ce que tu y penses?
- Encore des choses qui se sont produites aujourd’hui, je suppose?
- Qu’est-ce que t’en penses!
- Les écœurants! Y a aussi un chauffard ivre qui a fauché un adolescent qui traversait tranquillement la rue. Quand je pense qu’il aurait pu s’agir de mon fils Sébastien! Le conducteur était embarqué sur le trottoir, bordel!
- Injuste!

Monsieur Masson faillit s’étouffer.
De pareilles nouvelles, si crûment apprises, commençaient drôlement à gâcher sa conception d’un joyeux Noël. Il en avait la nausée.
Il savait pourtant que le taux de criminalité était élevé. Il savait toutes les boucheries inimaginables qui pouvaient se produire en bas monde. Depuis le temps qu’il vivait…
Mais la veille de Noël… Impensable!

« Pourquoi personne n’agit pour empêcher ces trouble-fête de nuire à notre vie? Il ne faut surtout pas compter sur la police… Ici, au Québec, un pédophile s’en tire avec 2 ou 3 ans d’emprisonnement… maximum! Et cela, s’il les fait au complet! Pourquoi la justice n’est-elle pas plus sévère? »

Soudain, il sourit.
La voilà, l’idée géniale.
Il se leva, paya l’addition, remis un gros pourboire tel que promis à la caissière.
Il poussa la porte du café. Une bourrasque glaciale le salua au passage.
Malgré tout, le sourire demeurait.
Provoquer des réactions.
Faire justice.
Rendre la majorité satisfaite.
Le Tobias Samson en lui bondit de joie.
Finalement, à bien y penser, ce Noël-ci s’avérait très prometteur…

« Cher Ministère, attache bien ta tuque avec de la broche car ça va barder! »
Et Monsieur Masson, ou Tobias, ou Memnoch, disparu dans les ténèbres, avalé par la tempête de neige.



  Morgane Lafée, juste pour vous
Magik_Rune


Il est toujours possible d'espérer, et c'est justement cela qui est désespérant.
   
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11 avril 2013
  Publié: 1er déc 2002 à 18:37 Citer     Aller en bas de page

C'est toujours un plaisir de lire des histoires de... cet "univers" ( disons cela comme ça )

On veut encore des "sans titre" ! lol

Guillaume

  À force de brûler de désir, l'être se carbonise, et les cendres viennent assécher les larmes...
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15 septembre 2019
  Publié: 3 jan 2008 à 11:12 Citer     Aller en bas de page

Moi aussi, j'en redemande des "sans titre", ou du moins la suite!


Ca devient encore plus intéressant...


Amitiés


Justine

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
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