Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 46
Invisible : 0
Total : 48
· QUOIQOUIJE · Mawringhe
13074 membres inscrits

Montréal: 23 mai 15:21:53
Paris: 23 mai 21:21:53
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Contes fantastiques :: Les Oublies (c&c) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
samamuse

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
237 poèmes Liste
8057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
23 mai
  Publié: 10 déc 2014 à 05:33
Modifié:  10 déc 2014 à 12:37 par Catwoman
Citer     Aller en bas de page

Bonjour !
Nous sommes là
.

Qui êtes vous ?
Une décharge ?
Une poubelle qui s’est déversée ?
Une poubelle que personne ne veut ramasser ?

NON !
Nous sommes les restes, d’un repas portatif, de fast-food.
Notre usage est terminé,
Hélas.
Nous ne sommes pas en mesure d’aller tous seuls au recyclage.


Ah bon ?
Mais ses sacs en papier prévus pour un recyclage,
qui vous contenaient tous ?
Sont là ouverts et vides.
Ces boîtes en carton ou en polystyrène,
Elles baillent comme des coquillages morts et vides ?
Ces serviettes en papier, froissées, salies, ayant servies ?
Ces sachets de sauces éventrés, essaimés ?
Ces gobelets de boisson en carton avec leur paille…
Qui roulent par terre, poussés par le vent ?

Dans l’état où vous êtes,
Vous ne nous donnez pas envie d’acheter
Les mêmes produits en neuf.
Votre état actuel laisse sûrement indifférents ceux qui vous ont vendus.

OUI, peut-être.
Mais qu’est-ce que nous pouvons faire, nous ?
Surtout maintenant,
Que nous n’appartenons plus à personne.
Et que l’on nous a rapidement abandonné.


OUI ! Je vois.
Je peux passer quelques minutes avec vous ?
Je vais vous ramasser tout en vous parlant,
Pour faire ce que ceux qui vous ont laissé là,
Auraient dû faire,
Et pour que vous puissiez finir dignement, votre fin de vie en déchets,
Dans la pureté d’un crématorium,
Ou dans une réhabilitation,
Pour faire de vous des produits sains, neufs ou nouveaux.

MERCI !
Vous êtes le premier à vous arrêter,
Et à prendre soins de nous.
Vous êtes pour nous un bon SAMARITAIN.


De mon temps…
Vous n’auriez pas existé dans cette déchéance.
Les utilisateurs avaient le respect de ceux qui leur étaient utiles.
Vous n’auriez pas fini vos vies, dans une telle fin de voyage,
Alors qu’une belle fin de vie a été envisagée par vos concepteurs.
Vous seriez resté noble jusqu’au bout.

Avant d’être conçus, jusqu’à ce que vous n’existiez plus.
De par votre utilité, les usagers vous reconnaissaient,
Un droit au non-abandon, transmis par les anciens et l’école.
Pourquoi la société vous réduit-elle à être des chômeurs ?
A devenir des parias par démission de pédagogie ?
Par refus d’assumer ou de faire assumer les devoirs et les obligations ?
Dans un lieu conçu pour une telle consommation,
Où de tels produits auraient été consommés,
La pédagogie de ces délivrant,
Vous permettrait-elle de laisser vos déchets comme ça en vrac ?
Sans respecter un minimum de propreté ?
Serait-ce le fait d’oublier les autres,
Qui pousse certains à une telle négligence ?

De mon temps…
La plupart des conditionnements étaient consignés.
Tous les emballages ayant fini leur contrat initial,
Étaient accompagnés dans une vie de recyclage écologique,
Pour très souvent renaître sous de nouveaux contrats,
Jusqu’à ce que nous les respections par une mort bien méritée,
Pour leur permettre de laisser dignement leur place à des plus jeunes.
Nous respections et faisions respecter la nature,
En Suisse les pouvoirs publics sévissaient,
La population était d’accord, et soutenait ce principe.


Mais aujourd’hui…

Aujourd’hui,
Je vais vous raconter une histoire.

Nous sommes en été,
Un week-end beau et ensoleillé.
Des citadins qui ont la chance,
De pouvoir passer cette période de temps,
A des occupations qui ne dépendent que d’eux,
Ont décidé de s’offrir une virée à la campagne.

En voiture,
La famille complète,
S’arrête sur le bord de la route,
Près d’une grande prairie, bordée d’arbres, où paissent des vaches.

Ils ouvrent la barrière.
S’ingèrent dans cet espace vert,
Posent leurs couvertures sur le sol, à l’abri d’une futaie.

Nous allons pique-niquer ici.

Sur l’espace envahi, couvert de cette citadine ré attribution,
Cette famille étale son intendance, faite de provisions dûment emballées.
Les ripailles sont finies.
Ecologiquement les restes sont dissimulés,
Entre les branches, à la base de la futaie.
Le camp est levé, tout est plié, et ramassé,
Entreposé dans la voiture.

En oubliant de fermer l’enclos.
Ces citadins retournent à leurs responsabilités.

Sur le chemin du retour,
Un paysan les croise, en leur disant bonjour.

Un geste…Ce que les citadins ont peut-être entrevu,
Mais vis-à-vis duquel ces citadins n’ont pas jugé utile de répondre.

Sur la route, le brave paysan retrouve ses vaches.
Qui ont quitté le pré qui n’était plus clos.

Il les rassemble, les réintroduit dans le pré.

C’est en passant devant la futaie,
Qu’il aperçoit ce que ces écologiques citadins ont oublié.

Il se souvient du numéro d’immatriculation de la voiture,
Récupère dans un grand sac les restes,
Part chez lui avec le sac et ferme l’enclos.

Le brave paysan et sa femme,
S’offrent une virée en milieu citadin.

Prétextant avoir laissé leurs clés dans leur appartement
Ils se font ouvrir par un serrurier.

Une fois dans les murs, le serrurier rétribué,
Nos braves paysans vident le contenu de leur sac dans l’appartement.
Se mettent à l’aise, se servent un apéritif, en attendant les propriétaires.

Les propriétaires arrivent…

C’est quoi ça ?
Mais c’est dégueulasse.
Nous allons vous poursuivre en justice.

Ne criez pas !
Vous êtes venus chez nous,
Tel jour,
Vous avez oublié tout ça.
Alors…
Gentiment nous vous les avons ramenés.

Croyez-vous que si les consommateurs,
De ces restes de ce portable de fast-food,
Du précédent texte…
Si de ces consommateurs,
Nous pouvions parvenir à connaître leur adresse…
Ou à défaut,
L’adresse du lieu où ces produits ont été vendus…

Ces consommateurs négligeants ?
Ces distributeurs faiseurs de confiance ?
Cette société fière du pollueur payeur ?
Ces pouvoirs publics laxistes ne se sentent pas concernés ?
Ses éducateurs pouvant être réquisitionnés pour corriger ces oublis ?
Ces citoyens non concernés à qui une certaine facture serait envoyée ?
Apprécieraient-ils un tel retour de ces nobles produits chez eux ?

Vous… vous ne les auriez pas oubliés ?
Ou sinon,
Vous ne les oublierez plus ?

Au nom de tous ces oubliés MERCI.

 
Sybilla

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
93 poèmes Liste
14757 commentaires
Membre depuis
28 août 2012
Dernière connexion
23 mai
  Publié: 10 déc 2014 à 08:28 Citer     Aller en bas de page



Bonjour samamuse,

Un partage que j'applaudis très fort !
Non seulement, il y a un gaspillage énorme dans le monde alors que certaines personnes meurent de faim, et de plus, les personnes laissent leurs déchets n'importe où que ce soit en ville ou à la campagne !!!
Si tous les citoyens du monde agissaient de telle sorte qu'aucun détritus de quelque sorte qu'il soit ne soit oublié ou laissé sur place, la terre, les villes et les campagnes seraient déjà bien plus propres !!!
Cependant, les industries polluent beaucoup aussi...
Bravo pour ce superbe partage !!!


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
samamuse

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
237 poèmes Liste
8057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
23 mai
  Publié: 10 déc 2014 à 09:30 Citer     Aller en bas de page

merci SYBILLA et ADAMEVE.

 
samamuse

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
237 poèmes Liste
8057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
23 mai
  Publié: 17 déc 2014 à 03:58 Citer     Aller en bas de page

merci LYA
et surtout un énorme merci à l'esprit de correction,
je ne sais pas pourquoi, je redécouvre mon texte,
avec un regard non de consommateur,
mais d'une ingérence qui me fait à nouveau réfléchir
milles merci.

 
samamuse

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
237 poèmes Liste
8057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
23 mai
  Publié: 15 avr 2017 à 04:18 Citer     Aller en bas de page

merci ODIN j'ai aimé ton commentaire.

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 1089
Réponses: 4
Réponses uniques: 2
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0296] secondes.
 © 2000 - 2019 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.