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LPDP :: Contes fantastiques :: Le robot qui me protège me protège-t-il vraiment ? Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Modifié:  17 oct 2015 à 11:30 par Bestiole
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Le robot qui me protège me protège-t-il vraiment ?

Le psychiatre esquissa un sourire de compréhension et l’enfant qui se tenait en face de lui baissa les yeux, apparemment inquiet du tourment qu’il avait suscité chez ses parents et au sein de l’institution scolaire.

« Tu sais, Magellan, ça arrive à tout le monde de se poser des questions étranges…

- …

- Seulement, il est rare de les formuler, qui plus est en les écrivant sur du papier… comme… comme les primitifs… »

C’était sa mère qui avait trouvé le morceau de papier en venant poser des affaires dans sa chambre, alors qu’il était à l’école, c’est-à-dire assis dans la même pièce mais sous hypnose et en visio-cours avec l’un des meilleurs établissements du monde. Depuis deux mois et l’entrée au collège, ses parents se saignaient pour pouvoir lui payer des leçons capables de le faire évoluer vers les classes sociales supérieures, avec un poste de niveau gamma, ou peut-être delta… Comme l’option soutien psychiatrique était offerte pour le premier trimestre, les parents de Magellan n’avaient pas hésité à l’activer et le Psycho Erevan Blazoff s’était rapidement connecté à leur domicile pour s’enquérir de la situation. Son esprit empathique et professionnel semblait avoir envahi le volume de l’appartement.

« Rassure-toi, Magellan, tu as un excellent parcours jusqu’à aujourd’hui et, comme tes parents ont choisi la garantie gold, cet incident ne sera pas divulgué et figurera seulement dans ton dossier…

- …

- Tu n’as donc pas de souci à te faire pour ton année scolaire ! »

L’hologramme du Psycho grésilla un instant puis répandit une aura bleu-des-mers-du-sud qui enveloppa chaleureusement le jeune garçon. Bien que ne laissant jamais rien paraître en respectant une attitude toute professionnelle, il était toujours inquiet à l’idée de voir un enfant partir à la dérive comme c’était parfois le cas dans ces familles des classes moyennes pour lesquelles la réussite scolaire était un enjeu majeur. Ceux-ci avaient sûrement pris un crédit pour payer l’année scolaire et les frasques de leur fils les plongeraient pour des années dans un désarroi profond. Heureusement, il subsistait des outils de remédiation à un coût non prohibitif. En tout cas, il avait une éthique et se promettait de faire son possible pour ramener le petit dans le droit chemin.

« Dis-moi Magellan, comment s’appelle ton robot ?

- …

- Tu sais, il veille sur toi depuis ta naissance et c’est un investissement important pour tes parents… Le monde est dangereux et un robot de protection est indispensable, il est ton meilleur ami et le sera toute ta vie… Enfin si tu peux payer ton abonnement, bien sûr… »

Pas de réponse à la troisième tentative de prise de contact et après trois minutes quarante de soin, Blazoff commençait à être inquiet. Les Magellan étaient souvent des enfants un peu trop rêveurs que leur soif de découverte n’empêchait pas de tergiverser parfois et de s’abîmer dans la contemplation. Ce pouvait être un fort mauvais penchant qui aboutissait parfois à des comportements asociaux qu’il convenait de traiter sans lésiner. La conversation était bien sûr enregistrée et il se dit qu’il devait la jouer serrée pour que cet holo ne joue pas en défaveur de l’enfant. Une réponse rapide allait bientôt s’imposer, sans quoi Magellan allait être affublé d’une annotation négative… Blazoff s’en voulait d’avoir ce genre de faiblesses. Après tout, l’institution scolaire était là pour hiérarchiser les enfants selon leur potentiel et la capacité à servir la société était un élément important de l’estimation de ce potentiel, c’était un choix assumé par la Démocratie… Mais il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir une forme de tendresse pour ces enfants… pas comme les autres… pour ces fabricants de mondes imaginaires… Peut-être lui-même avait-il eu ces tendances à l’âge de Magellan ? Peut-être s’en était-il fallu de peu pour qu’il parte lui aussi à la dérive ?

« Tu n’es pas très bavard mais, comme j’ai accès à ton dossier, je sais que Ninja – c’est bien le nom de ton robot ? – je sais que Ninja t’a potentiellement sauvé la vie à dix-sept reprises et tu n’as que neuf ans… Je te citerai simplement la fois, la plus marquante, quand tu avais quatre ans, où un cafard porteur de bactéries pathogènes résistantes a réussi à s’introduire dans ta cabine. Ninja l’a isolé en une fraction de seconde. Qu’est-ce qui te serait arrivé sans lui ? Peux-tu me le dire ?

- …

- Magellan ? Tu n’as rien à me dire ? »

Bien qu’arborant un sourire rassurant, Blazoff était de plus en plus inquiet et il s’en fallut de peu qu’il actionne le pilotage automatique de la séance, histoire de se détendre un peu… Il savait qu’il avait commis une erreur en obligeant le garçon à se positionner définitivement. Il risquait de perdre le contact et, qui plus est, de se voir reprocher son attitude par la supervision. C’était une erreur de débutant. Des détenteurs de la garantie gold méritaient un peu plus de subtilité dans le traitement de leur progéniture. Il se devait de redresser rapidement la situation.

« Voyons, prenons la chose différemment, imagine que l’on te retire ton robot de protection… As-tu seulement conscience du nombre de situations dangereuses auxquelles tu serais exposé ? Même dans le quartier où tu habites, au-delà des 3000 mètres d’altitude, il y a de nombreux soucis de sécurité, tu peux avoir un accident, ça arrive tous les ans, et seul un robot de protection peut te faire une transfusion sanguine en moins de trente secondes…

- …

- Et en cas de décapitation, c’est arrivé l’an dernier dans un collège… Un professeur devenu fou a décapité un de ses élèves en cours de biologie et le robot de protection est intervenu au péril de son intégrité et a réussi à sauvegarder les données mémorielles de son protégé qui a pu être recorporiser plus tard… Tu te souviens de cette histoire qui a émue la planète entière ? Depuis il n’y a plus de contact entre les professeurs et les élèves, ni entre élèves, d’ailleurs…

- … »

Blazoff n’en revenait pas de s’enferrer de la sorte. Il épongea de la main la sueur qui s’était accumulée sur son front. Ce petit merdeux allait lui valoir un rapport et une mise en congé d’une semaine pour fatigue professionnelle. A cinquante-deux ans, quelle honte… Au-delà de cinq minutes de soin, l’holo était automatiquement transmis au superviseur. Il avait merdé, il n’aurait pas dû essayer de sauver ce gamin visiblement atteint d’une pathologie sociale, ce raté qui était passé inexplicablement entre les mailles de la sélection scolaire… Mais comment ne l’avait-il pas diagnostiqué d’entrée de jeu ? Visiblement, il se ramollissait et s’était laissé berner par la réputation des tests d’entrée à l’école et par cette foutue garantie gold qui était censée s’adresser à des lignées de bon niveau…

« Bien, Magellan, je suis désolé pour toi et tes parents mais cette conversation, si je puis dire, dure depuis six minute trente et ça implique une surfacturation importante. Je vais donc y mettre un terme car j’ai d’autres jeunes patients plus coopératifs à aider… Je suis désolé. Je ferai un rapport. »

Le Psycho se calla en arrière dans son siège qui amortit insensiblement le mouvement. Dans le coin droit de ses lunettes, l’indication d’une communication immédiate avec la supervision palpitait. Il autorisa mentalement la connection et l’holo de Waldemar Johnson s’immisça dans sa cabine.

« Blazoff ? On peut dire que vous avez le nez fin… Comme vous avez pu le constater, vous avez eu affaire à un déviant… Un autre morceau de papier a été découvert dans les vestiaires d’un terrain de sport qu’il fréquente. Il y déclare que la Démocratie n’est plus une démocratie, vous vous rendez compte ? L’accès à tous les terrains de sport a été temporairement suspendu… Au moins, ça fera baisser les statistiques des entorses de la cheville… »

  LCM
Varh


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  Publié: 11 mars 2017 à 18:47 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir CM,

Ce conte plus science fiction que fantastique aurait mérité des commentaires... Beau cadeau pour un premier de l'an...
L'aseptisation et la crainte de la différence sont deux aspects de notre monde seulement les déviants à une société trop propre et cataloguée existeront toujours; souvent ils seront à la fois des visionnaires, vecteurs de prochaines révolutions mais aussi de fins analystes du présent; entre philosophes, poètes, anarchiques et libre-penseurs...
En souhaitant qu'ils existent à jamais...

Merci pour ce texte...

V

 
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