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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 26 mars 2015 à 17:39
Modifié:  26 mars 2015 à 18:17 par RiagalenArtem
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Près d'une porte-fenêtre à claire-voie, deux silhouettes se cherchent et ne se trouvent pas.
La pierre de leur corps se fend sous la cognée d'un coeur battant serti dans un bloc de marbre.

Caprice d'un artiste médiocre qui a figé leurs traits gracieux en emmurant leurs veines, leur jeunesse, le grain de leur peau, leurs gestes, dans une posture grotesque.

L'une tend ses paumes ouvertes, l'autre reçoit l'offrande : une brassée de fleurs funèbres...pour quelle tombe ?

Les portes sont fermées à double tour, la poussière couvre leurs têtes altières, alors qu'à quelques pas de là, les passants rieurs se promènent dans le parc, écho de bavardages...


Tout ce qui leur est refusé, tout ce qu'on leur a volé !

La révolte déforme les visages des statues sur leur piédestal, dans leurs pupilles agrandies dansent des lueurs cramoisies.


Coup de tonnerre, coup de colère, leurs socles se lézardent dans un éclair de jade.

Sous leurs cils pointe une goutte sanglante, macule leurs joues cireuses. Est-ce vraiment de l'eau de pluie ou bien une illusion de vie ?


Redescendre sur terre, prendre chair à nouveau, se faire la belle, sortir du piège. Incantations et sortilèges ? Les demoiselles se rebellent.


Le rouge monte à leurs pommettes, la sueur ruisselle sur leurs visages.
Elles s'animent, elles complotent, s'emparent du maillet et du ciseau. Emergent de la gangue minérale, brisent leurs chaînes avec leurs os, arrachent la liberté de leurs canines aiguisées.


Souveraines, elles marchent vers la délivrance sous l'oeil médusé du sculpteur réveillé par deux claques sonores.
Foulé par les pieds nus, le crâne fendu, coulé dans le plâtre-chacun son tour-, ses hurlements sont muets.
Enterré sous le plancher, personne ne verra le chef d'oeuvre que les statues ont façonné.


Vengées, elles s'en vont sans bruit, traversent la paroi du mur, franchissent d'un bond les buissons, s'évadent dans la grande allée, poussent la grille sans effort, direction le bourg le plus proche...

Elles ont une faim d'ogre ce soir !

"Sang ! Sang ! Sang !"...hululent les hiboux,
"les louves sont de retour !"



Les jours suivants, on signala dans les journaux un flux de morts inexpliquées, non loin des carrières de Carrare où les deux femmes se baignent sous l'oeil complice d'un astre noir, leurs bouches maculées d'un vin sombre puisé aux veines de leurs proies.


Riagal -Le 26/03/2015-

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Sybilla

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21 avril
  Publié: 26 mars 2015 à 19:55 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir RiagalenArtem,

Un très beau texte où plane le mystère de ces personnages et de belles images !
Merci de ce partage !


Amitiés de James et moi

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Catwoman

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« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
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28 mai
  Publié: 27 mars 2015 à 11:00 Citer     Aller en bas de page

Hello Borther,

Un texte pas drôle mais qui m'a bien faite sourire.
Pourquoi, je ne saurais vraiment le déterminer, peut-être car les statues font un pied-de-nez facétieux à cet artiste à la main lourde. Les coups du burin sont parfois malheureux.
J'y ai vu ton côté facétieux de capucin. Hihihi. Au-delà des apparences gravées dans le marbre, d'une grimace figée, la vie émerge par l'entre_baillement d'un éclair de jade (tu te doutes que j'ai apprécié l'image - le symbolisme).Transcender la chair pour retrouver un chemin, une voie (heu, tu as tout compris, là ?).
Comme tu vois, je me suis fait un p'tit film imagé).

Tiens Gainsbourg passe sur France Inter en parlant de Klein d'œil.

Bisous, Mon Joulik,
Your Sister

 
RiagalenArtem


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25 mai
  Publié: 28 mars 2015 à 04:34
Modifié:  28 mars 2015 à 04:41 par RiagalenArtem
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Sybilla...: Thks pour t'être arrêtée sur ce petit conte en "réduction" (je poste rarement dans cette catégorie, j'ai voulu m'amuser un peu ^^).
Si tu as eu ta petite dose de mystère, tant mieux...:-)
Amitiés à toi et James...

Vénusia : Merci pour ton "comment"...le titre posait pb en effet. Ms si j'avais mis "la Révolte des femmes de marbres", ç'aurait été plus "aguicheur" certes ms on aurait tt de suite compris...ce qui tue un peu le suspense....(limité par un nombre de lignes que je me suis imposé exprès, les Nouvelles, et le reste, ce sont dans mon antre que je les tisse^^pour une autre destination).
Ici, il fallait faire "court"...tout en y mettant une touche de "poésie"....elles ne sont pas si méchantes, mes Statues. Ce sont des femmes libérées ^^....
Toutes mes amitiés :-)
K.
Riagal

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
RiagalenArtem


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25 mai
  Publié: 28 mars 2015 à 04:45 Citer     Aller en bas de page

Citation de Catwoman
Hello Borther,

Un texte pas drôle mais qui m'a bien faite sourire.
Pourquoi, je ne saurais vraiment le déterminer, peut-être car les statues font un pied-de-nez facétieux à cet artiste à la main lourde. Les coups du burin sont parfois malheureux.
J'y ai vu ton côté facétieux de capucin. Hihihi. Au-delà des apparences gravées dans le marbre, d'une grimace figée, la vie émerge par l'entre_baillement d'un éclair de jade (tu te doutes que j'ai apprécié l'image - le symbolisme).Transcender la chair pour retrouver un chemin, une voie (heu, tu as tout compris, là ?).
Comme tu vois, je me suis fait un p'tit film imagé).

Tiens Gainsbourg passe sur France Inter en parlant de Klein d'œil.

Bisous, Mon Joulik,
Your Sister


Faire sourire, c'était le but Sister....C'est "capucin", facéties et cie...;-) T'as tt compris !

Kisses&hugs
Your Brother

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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  Publié: 29 mars 2015 à 13:48 Citer     Aller en bas de page

J'ai aimé l'histoire, l'ambiance, la chute...tout quoi
Je regarde de temps en temps la statue qui est dans mon jardin, sait-on jamais, c'est un lion mais bon...

Merci pour ce partage.

Amitiés.Candide.

 
RiagalenArtem


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25 mai
  Publié: 29 mars 2015 à 18:34 Citer     Aller en bas de page

C'est moi qui te remercie pour avoir fait une "pause" sur ce "fantasque" qui ne se prend pas au sérieux et d'avoir joué le jeu.
N'aie pas peur, pour le lion, s'il n'est pas de pierre il restera de marbre devant ton regard...Candide ;-)...

Amitiés :-)
Riagal

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
actuaire
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Dessine tes douleurs dans le sable et grave tes joies dans le rocher... Lao Tseu
   
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29 mai 2019
  Publié: 30 mars 2015 à 04:18
Modifié:  30 mars 2015 à 04:21 par actuaire
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"Tout ce qui leur est refusé, tout ce qu'on leur a volé !
La révolte déforme les visages des statues sur leur piédestal, dans leurs pupilles agrandies dansent des lueurs cramoisies.
Coup de tonnerre, coup de colère, leurs socles se lézardent dans un éclair de jade.
Sous leurs cils pointe une goutte sanglante, macule leurs joues cireuses. Est-ce vraiment de l'eau de pluie ou bien une illusion de vie ?
Redescendre sur terre, prendre chair à nouveau, se faire la belle, sortir du piège. Incantations et sortilèges ? Les demoiselles se rebellent. "

J'espère du fond mon être et de tout qui m'est cher que ce ne soit pas un simple conte fantastique... que toutes ces êtres figés par l'immobilisme, après tant d'années de manipulation et d'endoctrination par d'obscures forces aliénantes puissent retrouver la liberté de la conscience éveillée.
Très beau texte Riagalem, à lire et relire et surtout à méditer. Vivre... vraiment vivre... Être... être SOI et pas un sosie des Autres.
Bien à Toi Poète!!!
actuaire

  « La véritable amitié commence quand les silences ne pèsent plus. » Romain Werlen.
RiagalenArtem


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25 mai
  Publié: 31 mars 2015 à 12:25 Citer     Aller en bas de page

Citation de actuaire
"
J'espère du fond mon être et de tout qui m'est cher que ce ne soit pas un simple conte fantastique... que toutes ces êtres figés par l'immobilisme, après tant d'années de manipulation et d'endoctrination par d'obscures forces aliénantes puissent retrouver la liberté de la conscience éveillée.
Très beau texte Riagalem, à lire et relire et surtout à méditer. Vivre... vraiment vivre... Être... être SOI et pas un sosie des Autres.
Bien à Toi Poète!!!
actuaire


Bonsoir Actuaire. Merci de ta venue et de ton commentaire qui donne en effet un autre éclairage sur ce petit conte "léger". Une fantaisie où il y a quelques symboliques. Dans la série fantastique on peut jouer de ttes ces nuances...la veine de la vie y est présente. Elle bat et se révolte contre l'immobilisme, l'enfermement et le "trop lisse", les étiquettes se décrochent au burin et l'identité se révèle...
Ttes mes amitiés.
Riagal

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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