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  Publié: 23 nov 2002 à 17:22
Modifié:  7 juin 2009 à 13:45 par Bestiole
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Après-midi d'été (1)


I

Sous ce soleil ardent qui darde et plombe
Rétrécissant, seul, vainement les ombres
En ce long midi d'été qui me comble

Sous la futaie des grands arbres retombe
Venant des majestueuses pénombres
L'ondée sur le frais lac où fraient les ombles

Mollement assise sur l'herbe longue
Appuyée contre l'écorce d'un saule,
Pleurant à verse sur tes frêles épaules

L'averse, sous cette voilure oblongue
Perce donc les rameaux du jeune tremble
Où je m'abstiens de cette pluie qui gronde

Vêtue d'une robe sublime et ample,
Sous les frondaisons, que je contemple
Nos regards se sont découverts ensemble

Car de mon abri feuillu, gironde,
Tu souris à l'envol de la colombe
S'enfuyant au ciel qui nous surplombe

À l'éclaircie qui suit et nous inonde
De ses rayons radieux qui abondent
Entre les ramures et les branches tendres

Et je vois le modeste temple vide
Posé sur la surface striée de rides
Aux aspects dépolis et translucides

Ah! Comment ne pas seulement prétendre
À ta bouche, à tes lèvres qui me tentent
Ce chaste et pur baiser qui s'impatiente ?


II


Devant ce palais de chaux et de craie
Dressé sur son île, au milieu des bosquets
En ce grand parc délaissé ce dimanche

Où pour la première fois, osais-je ?
Te tenir par ta main petite et blanche
Délaissant les venteux couverts, qu'en sais-je ?

Je m'étais approché de ton vieil arbre
Et élancés, tous les deux, nous nous sommes
Vers le noble sanctuaire de marbre

Encouragés par la brise dans l'ambre
De tes cheveux où, nul, pas même un homme
En cet après-midi, début septembre

N'a touché ce front sain de bronze sec
Comme ces statues anciennes, vestales
Ou nymphes semblables de ces temps grecs

Sur lequel j'ai déposé, adorable
Un ardent baiser purement avide
Sur ce pont des délices de santal

Traversant les sentes et ses lents dédales
Au-dessus de l'onde, cristal liquide
Menant au parvis, pierre mémorable

De l'édifice venant de ces âges
Qu'on dit archaïques et ô combien sages!
Les marches nous montrèrent, favorables

Le chemin sous le fronton vénérable
Où, cette fois, dans ton désir de femme
Tu voulusses que nous nous embrassâmes

III

Allons, viens ma superbe, viens ma mie
Dévalons ces jardins et ces collines
Plantés de fontaines et de verts cyprès

Dans l'après-midi où tu m'as souri
J'ai bien vu nos destinées opalines
Se croiser sous ces grands arbres si près

Allez, viens ma douce, viens ma belle
Suivons ce sentier, cette vieille allée
Bordés de jasmin, de riches azalées

Dans ces chemins creux et dans ces vallées
Où les faits d'armes oubliés comme tels,
De ces guerriers morts qui s'en sont allés

Car nous suivrons pas à pas les méandres
Et la piste sinuant sous les cendres
D'or et d'argent de ces cavaliers Thraces

Où cuivre et airain ont croisé le fer
Et la lance sous la lueur des astres
Qu'ont chanté, aèdes, de toute race

Et les poètes sur terre et sur mer
Autant les exploits que les désastres
De par leurs muses, déesses inspirées

Et toi, mon aimée, comme ces sylphides,
Cariatides nues que l'on voit, mirées
Le long des temples de marbre morose

Dans ce lac d'idées où ma verte prose
Me plonge, insaisissables néréides,
Émergent ces questions que je me pose :

Seras-tu ma nymphe d'or, vespérale,
Ou cette déesse blonde, banale
Ou peut-être cette muse vénale ?

Qui maintiendra ma plume, viscérale,
Lors de ces longues soirées hivernales
Quand grisonneront sûrement mes tempes

Où j'écrirai à ton unique adresse
Ces vers tremblants, ces mots de maladresses
Sur le papier, à la veillée des lampes ?


-Lograth/Thorgal


(1) Paru sur l'ancien site sous le nom de Thorgal.

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
Solys

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  Publié: 24 nov 2002 à 01:55 Citer     Aller en bas de page

Texte plein d'image précise et enchanteresse.
A regretter que tout tes vers se terminent de la même facon ce qui donne un effet platonique mais qui n'est pas pour me déplaire, au contraire!
Le 2e texte est cet éternel sujet de l'amour idéal.
Bravo l'ami tes idées sont peu communes.
Amitiés poétiques.

 
Lograth
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23 mai 2011
  Publié: 24 nov 2002 à 06:22
Modifié:  Il y a 0 minute par Lograth
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Salut Solys...

Je connais la règle "rime masculine vs rime féminine", mais je voulais essayer justement autre chose, voir si ça peut quand même être intéressant juste de par les idées comme tu dis... (Et dès fois, les règles sont là pour être contournées, non?). Merci de ton commentaire bien apprécié...

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
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