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Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
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  Publié: 11 févr à 08:42
Modifié:  21 févr à 15:03 par Hubix-Jeee
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Il y avait foule, au bain turc.
René Nufar suait comme un veau.
L'heure tournait depuis peu.
Même s'il était dans les temps, il était tard.
Des ventres rebondis se levaient.
Taux de cholestérol bien supérieur à la moyenne de la Mayenne, surcharge pondérale surélevée.
René se retrouvait seul au "Bazaar de Byzance", lieu public où se réunissaient, au quotidien, les obèses de la ville.
René, lui, pesait 45 kilos, de peau et de pensées...

Ce matin, il avait eu l'idée saugrenue d'emporter avec lui, un prospectus vantant les mérites des régimes libertaires.
Au bout d'une heure de sauna, une multitude de petits morceaux de papier s'était collée sur ses genoux, cuisses et mollets.
Ses mains étaient toutes tachées d'une encre bichrome.
Et les lettres "ANA", à l'envers, restaient incrustées sur sa fesse droite.
Malgré cela, il était très respecté.
Il avait une excellente réputation, celle d'un homme dont le métier, unique en son genre, méritait la considération de ses concitoyens.
Il était tueur de taons.
Un métier qui pouvait paraître facile, de prime abord...

Mais, attention ! ... Dans cette région, au climat chaud et humide, ces insectes pullulaient, tout au long de l'année, pour le malheur des habitants, de tout poil, aux physiques ingrats et gras.
René avait passé un concours, qu'il avait remporté, haut la main... Il était le meilleur... Personne ne l'avait contesté.
Les taons, cette année étaient vraiment particuliers, après une mutation génétique, ils étaient devenus bien plus dangereux que la génération précédente.
Certains individus, au gabarit impressionnant, piquaient, mordaient, crachaient, rotaient, pétaient et, nouveauté surprenante, parlaient...

René n'en avait cure.
Il disait même qu'il avait entendu, à la sortie du night-club "Le Bizarre de Bazance", un groupe de taons, qui, mécontent d'être obligé de quitter la salle de danse, avait répondu au portier, en ajoutant, à la fin de chaque phrase, comme Al Pacino dans "Scarface", des "f... !" arrogants...

René s'en souciait peu.
Du haut de son mètre 80, d'os fins, il réfléchissait, à l'ombre d'un réverbère, à quelques décamètres du magasin de farces et attrapes "Le Busard de Brice Hans".
Depuis qu'il était sorti du bain turc, il clignait des yeux, signe ostentatoire et significatif du fait de devoir éliminer le premier taon venu, dans les plus brefs délais...

Par chance, un étron, tout frais, venait d'être déposé délicatement par un corvidé soulagé et avait attiré un taon qui, n'avait rien d'autre à faire.
René le voyait tourner interminablement - il eut alors l'idée saugrenue (2ème) de crier : "Hep, vous là-bas, au nom de ma loi, je vous arrête ! ..."
Le taon, ne se laissant pas démonter, lui répondit : "Quoi ?... C'est à moi que tu parles ? ...
- Oui, vieux rascal... Tu peux faire ta prière... Ton heure dernière est arrivée...
- C'est à moi que tu parles ? ...
- Allez... Les pattes en arrière... En douceur... Pas de gestes brusques... Et tout ira bien...
- Non mais, c'est à moi que tu parles ? ...
- Bon sang, t'es sourd ou quoi ?... Tu veux m'énerver, bouffeur de merde ?...
- O.K. ça va, ça va..."

Et le taon dégaina, mais, son dard s'enraya, il balbutia quelques mots.
René n'eut aucun mal à l'ajuster dans son viseur et lui envoyer une bastos, qui lui éclata la tête en mille yeux et l'envoya paître en deux morceaux, vingt mètres plus loin, sur la vitrine de la pharmacie "Eau - Bas - Tard débit Zance".
La tête de l'insecte, avant l'éclat final, eut la force de dire "Aargh ! ... Je suis f...èchiiii ! ..."

René eut un rictus et alla constater l'ampleur des dégâts.
Sur la vitrine, maculée de sang, la partie arrière était encore collée.
Il ne trouva pas le reste, mais s'en contenta.
Il décida de rentrer chez lui et croisa, en cours de route, un soldat, en tenue de combat, qui l'accosta.

"Monsieur Nufar, je présume ?
- Lui-même, général ?
- Leman, général Leman. Je vous ai observé, tout à l'heure, à la longue vue, depuis mon bunker et, franchement, vous m'épatâtes.
- Quoi ?... Qu'insinuez-vous par là ?
- Non, je voulais dire que vous me plaisez en tant que soldat...
- Je ne le suis pas...
- Non, je voulais dire que, si l'armée possédait des tueurs de votre calibre, la guerre, à coup sûr, on la gagnerait...
- Moi, je me fous bien de la guerre, de l'armée, je rentre chez moi pour dormir, j'en ai besoin, c'est tout !
- M'enfin, monsieur Nufar, ne vous méprenez pas... Je vous admire et je vais bientôt disparaître parce que je n'existe que dans votre imagination...
- Ben alors, je ne vous retiens pas..."
"Fsssttt !", fit le général, transformé en nuage de fumée.

René reprit sa route, imperturbable et, au bout de cent mètres, il se sentit tout drôle.
Sa tête tournait, ses yeux se révulsaient, il s'arrêta et s'assit sur un banc.
Il se dit : "Bon sang, je me sens bizarre en ce moment... Qu'est-ce qui... fuck ! ... Peut bien m'arriver... fuck ! ... Pourquoi je dis ça... fuck !... Mon bras... fuck ! ... Il me fait mal... fuck ! ... Merde alors, c'est quoi, ce truc... fuck ! ... C'est pas vrai... fuck ! ... Le salaud... fuck ! ... Il a eu le temps de me... fuck ! ... Piquer, l'animal... fuck ! ... Mais comment a-t-il... fuck ! ... Fait ? ...

René Nufar tomba sur le sol, dans un ralenti très cinématographique et mourut dans les secondes qui suivirent.
Une nuée de taons sortie de nulle part vint fondre sur l'homme qui s'envola, quelques instants plus tard.

La nuit était claire, la lune pleine, certains astronomes amateurs ont découvert, depuis peu, une tache étrange, tout près de la mer de la tranquillité...

Étrange, n'est-ce pas ! ...

Hubix.

 
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Il suffit d'oser ! (photo d'un poème d'Apollinaire, Tout terriblement)
   
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18 mai
  Publié: 12 févr à 05:56
Modifié:  12 févr à 05:56 par In Poésie
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Ha ha ha !

Je vois que tu bosses fort tes textes.

Humour décalé, j'apprécie.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
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  Publié: Avant-hier à 05:12 Citer     Aller en bas de page

Eh oui, JB, cela reste un texte assez sympa à écrire...

Ça reste du fantastique plus ou moins social, mais aussi d'anticipation...

J'imagine qu'avant que les insectes se mettent à parler, on n'est pas prêts d'en arriver là, mais bon, on ne sait jamais avec les avancées technologiques...

Merci à toi d'être passé...

Amitiés...

Hubix.

 
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