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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Une dent contre lui Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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aristide

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  Publié: 18 mai 2007 à 08:31 Citer     Aller en bas de page

UNE DENT CONTRE LUI

Jean Pierre va atteindre le Pont de Cheviré. Il aime bien ce moment, quand la route s’élève, on a l’impression d’un avion qui décolle. D’un seul coup on domine la Loire, toutes les installations portuaires dans cette lumière du matin, incomparable. Ensuite, il laissera le périphérique pour prendre à droite la route de Pornic. Il s’est libéré la matinée pour conduire sa fille Ariane à Bouaye. Elle a rendez-vous avec des copines pour aller passer le week-end à Pornic. Bouaye n’est pas très loin de Nantes et il lui avait proposé de l’emmener. A vingt ans, elle est autonome mais il se trouve qu’elle est actuellement sans voiture. La sienne a définitivement rendu l’âme et elle n’a toujours pas choisi son nouveau véhicule. Son père lui a mille fois proposé de lui acheter une voiture neuve, mais elle ne veut pas. Elle est fière de gagner sa vie et veut se débrouiller. Jean-Pierre aimerait bien qu’elle choisisse une bonne occasion de manière à moins galérer qu’avec cette épave qu’elle s’était achetée.
- Quand tu auras choisi, tu me diras, on ira la voir ensemble.
- Oui d’accord papa, j’ai téléphoné hier à un vendeur, on a rendez-vous mardi.
Après cette mauvaise expérience, Ariane s’était laissée convaincre que la présence de son père lui éviterait bien des déboires. C’était une avancée dans l’achat d’une voiture neuve. Jean-Pierre avait peaufiné sa stratégie de dénigrement pour que, de guerre lasse, Ariane se laisse offrir la voiture neuve qu’il comptait lui acheter.
- Comment tu vas faire au retour ? demanda Jean-Pierre
- Marine me ramènera, elle doit revenir à Nantes, t’inquiète pas, Papa.
Jean Pierre regarde le paysage à la dérobée. La circulation est toujours intense sur le pont. Il a toujours rêvé de s’arrêter au pied et de monter à pied pour admirer tout à loisir la vue magnifique qu’on découvre de là haut. Mais il sait bien qu’il ne le fera jamais.
Aussitôt après le pont, c’est la direction de Pornic. Il faut se rabattre assez tôt pour ne pas louper la bretelle. Jean-Pierre est obligé de patienter derrière une semi-remorque de transport de bois. Il n’aime pas cette situation de sandwich entre deux camions, surtout que les distances de sécurité ne sont jamais respectées. Il ne préfère pas penser à ce qui arriverait en cas de carambolage.
Le camion prend aussi la direction de Pornic. Ce n’est pas grave, pense Jean-Pierre, la route est encore un moment à quatre voix, il pourra doubler sans problème. Le camion accélère et roule maintenant à plus de cent kilomètres à l’heure. La limitation est de 110 sur cet axe. Jean-Pierre déboîte mais n’a pas envie de faire une pointe de vitesse sachant le secteur très contrôlé. De plus il a perdu plusieurs fois des points pour vitesse excessive, il ne veut pas de prendre des risques. La matinée est belle, pour une fois il n’est pas pressé, et puis ce n’est pas si courant qu’il conduit sa fille quelque part, il a envie de profiter de ces moments.
- Pourquoi tu restes au niveau du camion, ? demande Ariane, tu vas bien plus vite d’habitude
- Tu sais bien que j’ai perdu des points, pour une fois qu’on n'est pas pressé !
- Oui mais quand même on est sur la file de gauche depuis un moment, si tu ne dépasses pas un peu la limitation, on va faire le trajet à côté du camion.
- Il n’a qu’à pas rouler aussi vite, on n’a pas idée !
Les deux véhicules sont de front depuis un moment sans que la situation n’ait l’air de stresser Jean-Pierre. Mais tout à coup, celui ci regarde avec inquiétude le rétroviseur.
- Qu’est ce qu’il veut celui là avec ses appels de phare ?
- Je te l’ai bien dit, que tu mettais trop de temps à doubler, tu gênes !
Quoi, je gêne moi, mais c’est un monde, je roule à la vitesse autorisée, s’il n’est pas content, il n’a qu’à attendre !
Mais l’automobiliste n’a pas l’air de vouloir attendre, voilà qu’il actionne son klaxon maintenant, en continu et qu’il colle de plus en plus à la voiture de Jean-Pierre.
Il m’énerve celui-là si c’est comme ça il devra attendre un peu plus, je vais rester au même niveau que le camion.
Ariane s’est retournée pour voir l’automobiliste. Elle commence à avoir peur. Le gars est fou de rage, il est maintenant à quelques centimètres de leur voiture, il fait des gestes du bras, il semble crier. A ses côtés, un vieil homme semble sans réaction. Pourtant, lui aussi doit subir la colère de son chauffeur. Ariane dit :
- Mais laisse-le passer maintenant, ça suffit, j’ai peur.
- Ok, t’en fais pas.
Jean-Pierre freine pour se mettre derrière le camion et laisser passer le conducteur énervé. Mais celui-ci interprète la manœuvre comme une nouvelle provocation. Au lieu de doubler, il ralentit lui aussi et reste derrière.
- Mais il est pas bien, il ne double pas, qu’est ce qu’il veut ? Tu sais toi ?
- Mais non, il n’a pas l’air de se calmer, au contraire !
Un choc ! Puis un autre choc ! L’automobiliste les a percutés !
Ariane crie :
- Fais quelque chose, c’est pas possible, il est fou, il va nous tuer !
- T’as raison, ça suffit.
Jean-Pierre accélère, double le camion, il roule maintenant à 140 ! Mais la voiture derrière lui ne lâche pas ! 150-160 Il continue à coller.
Ariane n’en peut plus :
C’est un cauchemar, c’est pas possible !
Jean-Pierre se laisse coller par l’automobiliste. Quand il arrive au niveau d’une bretelle il continue tout droit, et au dernier moment il oblique brusquement sur la droite. L’automobiliste derrière lui qui n’a pas anticipé la manœuvre est piégé et doit continuer. Jean-Pierre et Ariane, voit freiner la voiture bleue. S’arrêter, puis repartir.
Jean-Pierre ralentit sur la bretelle et s’arrête un peu plus loin. Ariane se jette à son cou, en pleurs !
- C’est fini, t’inquiète pas. Bon on va repartir, il vaut mieux qu’on soit loin, on ne sait jamais.
Ca fait maintenant cinq minutes qu’ils roulent sur cette nationale. La tension est retombée un peu, Ariane essaye de se calmer. La voiture est brusquement rattrapée par un 4x4 noir qui roule à vive allure. Jean-Pierre jette un regard inquiet dans le rétroviseur.
- Mais c’est qui celui-là ?
Ariane se retourne
- C’est pas vrai, ça va pas recommencer ? Qui c’est ce mec, il conduit avec son portable !
Le même manège se reproduit, le 4x4 emboutit l’arrière de Jean-Pierre qui, paniqué accélère de plus belle pour essayer de semer le nouvel agresseur.
En croisant une route secondaire, Jean-Pierre reconnaît la voiture bleue qui déboîte. Ils sont deux maintenant à le poursuivre.
- Le salaud, il a dû téléphoner à un copain.
Jean-Pierre arrive à Bouaye. Il arrête sa voiture brusquement et se précipite, avec Ariane dans le syndicat d’initiative.
- Protégez-nous, crie-t-il en arrivant, des fous nous poursuivent.
Il n’a pas fini de le dire que les deux agresseurs entrent dans l’agence. Les employés terrorisés se sauvent, les deux hommes les laissent s’enfuir. Ils s’en prennent à Jean-Pierre. Il reçoit des coups de poings, des coups des pieds. Il se réfugie dans un coin de la pièce, mais l’un des hommes arrache une imprimante et la projette violemment sur le dos de sa victime. Puis les deux hommes décident qu’ils en ont assez, et ils s’en vont tranquillement. On entend une sirène des policiers, que les employés avaient dû avertir.

A l’hôpital où Jean-Pierre et Ariane ont été emmenés, on diagnostique trois côtes cassées pour Jean-Pierre. Ariane a été épargnée mais elle est en état de choc, prostrée dans son silence.

Le procès a lieu. Les deux agresseurs sont défendus par un grand avocat. Le premier agresseur avait appelé son frère, chef d’entreprise, pour l’aider dans la poursuite. Malgré l’inculpation pour violences volontaires en réunion, les deux hommes, grâce à leur avocat, ne sont condamnés qu’à des peines légères. Jean-Pierre qui, sûr de sa bonne foi n’avait pas bien préparé sa défense, est quasiment apparu comme le responsable de ce qui était arrivé. Son avocat a été minable mais il n’a pas oublié de se faire régler des honoraires exorbitants. Comme en plus il a fallu qu’il règle les frais de procès, c’est quelqu’un d’écœuré par la justice qui est obligé de déménager et de s’installer loin de Nantes pour éviter de rencontrer ses bourreaux.

L’histoire pourrait s’arrêter là si la vie avait, parfois des hasards assez facétieux.

Jean-Pierre a désormais installé son cabinet de dentiste dans le centre de Lyon. Un jour, en regardant les rendez-vous de la semaine, il découvre quelqu’un qui porte le même nom que son agresseur. Il décide de se renseigner. Sous un prétexte quelconque, il fait appeler chez cet homme par sa secrétaire pour découvrir son adresse. Une planque devant la porte, lui apporte la confirmation de ce qu’il soupçonnait, c’est bien « son homme ». Quand il le voit apparaître, un léger sourire, comme un rictus, se dessine sur son visage.
- Mme Lecerf, dit-il à sa secrétaire, je voudrais que vous annuliez tous les rendez-vous de mercredi sauf un.
La secrétaire note les instructions sans faire le moindre commentaire. Jean-Pierre a trouvé la secrétaire idéale.
- Et puis ce jour-là je vous donne votre journée
- Vous êtes sûr ?
Ne vous inquiétez pas, un seul patient, je n’en aurai pas pour longtemps.

Le patient entre dans le cabinet, s’allonge sur le fauteuil. Jean-Pierre examine soigneusement sa fiche et demande la raison de la consultation. L’homme s’explique, ne reconnaissant pas le dentiste sous son masque. Jean-Pierre prépare une dose d’anesthésique à assommer un bœuf. Le patient ne se sentira rien quand le bon dentiste lui massacrera allègrement les deux mâchoires. Et quand il voudra aller porter plainte, aucun mot ne sortira de sa bouche sanguinolente.

 
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

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  Publié: 1er juin 2007 à 14:20 Citer     Aller en bas de page

Rythmé, j'aime bien

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
aristide

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  Publié: 25 févr 2009 à 12:28 Citer     Aller en bas de page

Merci pour ce commentaire, je ne l'avais pas vu.

 
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