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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Engrenages - Partie 1, Chapitre Deux (2/3) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 19 août 2007 à 14:13
Modifié:  19 août 2007 à 17:37 par (...)
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Engrenages




Partie 1


Chapitre 2


[...]

Nous sommes arrivés en bas de l'immeuble à dix-neuf heures. Camille n'habite pas le quartier le plus mal famé. Bien au contraire, c'est certainement l'un des plus privilégiés. En tant que simple lycéenne, elle n'est pas maltraitée.

Sibylle a sonné à l'interphone. Elle a hurlé son nom comme si elle avait peur que l'on ne l'entende pas.

"Montez, dernier étage, vous montez jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de marches. Mon nom est marqué sur la sonnette."

La porte d'entrée du hall a vibré et j'ai tiré. Nous sommes montés. Il était étonnant qu'il n'y ait pas d'ascenseur dans ce genre de résidence.

"Entrez, vous avez trouvé facilement ?" nous a demandé Camille en ouvrant sa porte.

J'ai hoché la tête en guise de réponse. Après les embrassades conventionnelles, Camille nous a proposé de faire le tour de son appartement. Ce n'était pas franchement nécessaire car d'un coup d'oeil à l'entrée, on pouvait apprécier toutes les pièces. Cependant, l'intention était polie, civilisée : il aurait été mal venu de refuser.

Ce que j'ai remarqué en premier, c'est qu'il y avait d'autres personnes dans le salon. Mais contrairement à ce que j'aurais fait personnellement, Camille a préféré nous faire visiter son logement avant de nous présenter à ses hôtes. J'aurais été vexé à la place de ceux-ci d'être relégués au deuxième plan par rapport à l'appartement. Ce dernier n'a rien de particulier. Il est même assez sobre. Il n'y a pas de chambre, Camille dort sur un lit deux places dans le salon.
Il y avait deux personnes invitées en même temps que nous : un gars, une fille. Au départ, je croyais qu'ils étaient ensemble, mais au fur et à mesure de l'avancée de la soirée, je me suis aperçu que je m'étais trompé. La fille que Camille a appelé très souvent Lo, se prénomme Laurie. Elle a un visage étrange, presque animal qui arrive cependant à être banal au premier abord. Elle a quelques mèches de cheveux rebelles qui lui tombent devant les yeux. Sa voix est plutôt grave, cela surprend, et ne laisse rien transparaître des sentiments qu'elle peut éprouver. C'est comme son regard noir absent, quand elle vous regarde, elle en est presque provocante. Le type, lui, est plutôt grand et bien bâti. Les cheveux courts, les yeux marrons, brillants, il a le plus beau des sourires niais lorsqu'il me serre la main.

"Asseyez-vous dans un coin du canapé. Cela va aller ? Ou je ramène une chaise ?"

Bien qu'assez mal à l'aise avec la présence de Camille, j'ai tout de même réussi à passer une bonne soirée. La discussion était intéressante et ne se cantonnait pas aux dialogues débiles que l'on entend parfois entre jeunes. Pour ma part, je n'ai pas beaucoup parlé. J'ai plutôt écouté, observé. Cependant je n'ai pas voulu m'attarder, c'est pourquoi, Sibylle et moi sommes partis sur les coups de dix heures.


* * *


Journal de Laurie, non daté


Contrairement à ce que je pensais suite à la première entrevue avec Samuel et Sibylle, Camille les a réinvités plusieurs fois. L'insistance qu'elle y mettait me paraissaît étrange, voire masochiste, vu le comportement plutôt distant de Samuel. Finalement, cette méthode Coué a fini par porter ses fruits car une certaine osmose s'est installée entre nous cinq.

J'ai très vite sympathisé avec Sibylle. J'ai entretenu avec elle une relation que je qualifierais de privilégiée. Certes, s'il est vrai que Sibylle nouait facilement des liens avec n'importe qui, pour autant fallait-il savoir qu'elle les dénouait rapidement lorsque la personne ne valait rien.

Cette fille avait un charme fou. Elle pouvait entraîner le plus grincheux ou le plus suicidaire à danser le twist sur les Champs-Elysées, au milieu des voitures et des passants. Cette capacité venait de son optimisme permanent et de sa gentillesse. A ce que je savais, Sibylle était issue d'une importante famille dont j'ignorais à l'époque ce que cachait le mot importante, et j'ai mis sur ce compte-là la raison de l'inépuisable gaieté de cette fille. Pas de souci matériel, pas de souci dans la vie, tel était mon raisonnement mais je crois, aujourd'hui, que c'était un effort de sa part et la preuve du respect qu'elle portait à autrui.

Sibylle était une pipelette véritablement infernale. C'était parfois un peu fatiguant, cependant, sa conversation restait agréable sans prétention de vous faire planer dans les hautes sphères, simple. Il était étonnant que cette fille se soit éprise d'un mec dans le genre de Samuel et encore plus étonnant la réciproque. Sibylle avait le visage d'un ange. Tout ce qu'elle faisait était empreint d'une certaine légèreté séraphique. C'était peut-être cela qui faisait que Samuel la supportait. Comment voulez-vous haïr une personne qui par ses défauts, vous égaye votre vie ? C'est tout simplement impossible.

Avec Sam, les choses étaient totalement différentes. Il avait une manière de procéder pour faire que vous sentiez qu'il n'était votre égal mais que vous étiez bien à sa merci. Ce n'était pas méchant mais c'était sa façon d'être. Je dis cela mais le fait est que les rapports entre lui et moi ont constamment évolués. Bien qu'il y ait eu une relative progression, celle-ci n'a pas suivi une ligne droite.


* * *


Journal de Samuel, 5 avril 1997


Depuis qu'elle a rencontré cette fille, Camille, Sibylle ne tient plus en place et elle insiste pour que l'on organise un week-end avec elle et ses amis, Laurie et Alexandre. Je n'y tiens pas vraiment mais je crois que je vais finir par céder. En fait, cela ne peut pas me faire de mal.

Reste que quelque chose me retient. Je n'arrive pas à savoir quoi, ni qui. Certes, je n'aime pas vraiment la compagnie de Camille mais je ne la déteste pas car elle est intelligente : elle a l'esprit vif et le verbe direct. Ses réparties sont toujours à prendre au second, voire au troisième degré, mais elle laisse un fond de vérité qui fait réfléchir si l'on y prête attention. En réalité, je crois que j'apprécie sa présence même si elle me gêne.

Laurie me laisse un peu indifférent. Elle ne parle pas beaucoup, elle écoute surtout. Elle me fait penser à un chat mouillé. Elle a un regard similaire. On a toujours l'impression qu'elle est là par accident et qu'elle ne comprend pas tout ce qui se passe. Je crois que c'est un genre qu'elle se donne et qu'elle joue son rôle à merveille.

Alexandre, lui, j'ai du mal à le supporter. C'est l'archétype même de la brute épaisse par excellence : j'exagère bien sûr. Il n'est pas si idiot que cela, mais je n'arrive pas à l'encadrer et il me faut dépenser beaucoup d'énergie pour arriver à le supporter. C'est comme cela, il faut faire avec… En plus, Sibylle a l'air de l'apprécier (ce qui ne m'étonne qu'à moitié), alors…


* * *


Journal de Laurie, non daté


La première fois que j'ai accompagné Sibylle à la laverie, je ne l'ai pas fait exprès. C'est d'ailleurs bête ce que je dis, faire exprès de rencontrer quelqu'un pour aller à la laverie automatique demande un côté masochiste que je n'ai pas, mais il faut toujours que je m'excuse des choses qui m'arrivent comme cela. C'est idiot, je vous le concède.

Donc la première fois, cela s'est fait totalement à l'improviste car, en fait, j'étais passée voir Sibylle et Sam pour discuter, prendre un café et accessoirement, essayer de tuer une heure d'un samedi où je m'ennuyais à mourir chez moi. Il se trouvait que Sam était parti je ne sais où et que Sibylle, la tête dans le bac à linge, triait blanc, couleur dans deux sacs respectivement blanc et multicolore.

"Tu m'accompagnes ? Je vais à la laverie automatique…"

"C'est loin ?" ai-je demandé d'un ton qui laissait deviner ma fainéantise matinale.

"A trois ou quatre pâtés de maisons, et puis je ne sais pas pourquoi je te pose la question, tu viens. C'est tout."

Je l'ai aidée à porter les sacs : elle, le blanc ; moi, le multicolore. Personnellement, j'aurais fait le contraire mais cela n'avait aucune espèce d'importance. J'ai fait cette remarque à Sibylle et elle m'a regardée avec les yeux les plus interrogateurs du monde.

"Laisse tomber, je délire ce matin…"

"Je vois cela."

Nous avons commencé de marcher en direction de cette laverie que j'avais beau chercher dans ma tête, je n'arrivais pas à la situer.

"Tu n'as pas de copain ?" m'a demandé Sibylle, comme cela de but en blanc.

"J'ai des amis…"

"Cela, je m'en doute, Lo. Cela te dérange que je t'appelle Lo ?"

"Non."

"Je te parle de petit ami."

"Non."

"Et pourquoi ?"

J'ai tourné la tête pour la regarder dans les yeux. Nous nous sommes même arrêtées. Je n'avais pas de petit copain, c'était la vérité, mais je ne m'étais jamais posée la question de savoir pourquoi.

"Tu crois qu'il peut y avoir une raison ?" lui ai-je demandé.

Sibylle a eu l'air gêné que je lui retourne la question.

"Non, enfin si… Il y a toujours une raison. C'est obligé, il me semble."

Je n'ai rien répondu. J'ai seulement réfléchi à cette question et malgré tout, je n'arrivais pas à voir de cause à mon état de célibataire. C'était comme cela, c'est tout. D'ailleurs, quand nous sommes arrivées à la laverie et nous avons discuté de tout autre chose.

Cette expédition dans cet endroit n'a pas été l'unique car j'aimais parler avec Sibylle et elle avait toujours quelque chose à me raconter. En cela, elle restait fidèle à sa légende et pour quelqu'un de morose dans mon genre, c'était bien mieux.


* * *



Tilou

(à suivre)

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Lunastrelle Cet utilisateur est un membre privilège



A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
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19 août
  Publié: 19 août 2007 à 14:42 Citer     Aller en bas de page

Toujours aussi envoûtant... Tu ne me perds pas avec ton histoire, je m'y accroche toujours...


Bises

Justine

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
aristide

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3 janvier 2018
  Publié: 22 août 2007 à 15:02 Citer     Aller en bas de page

Moi aussi je me régale toujours autant de cette histoire.
La suite, la suite !!!
Bises

 
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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12 septembre
  Publié: 24 oct 2007 à 18:19 Citer     Aller en bas de page


Euh, je passe dans le désordre mais à vrai dire... je ne sais plus bien qui est passé où...

(sauf luna....^^)

Merci en tout cas de suivre...

J'espère que la suite vous tiendra... Du moins... que la lecture ne vous paraîtra pas trop lourde....

Voilà...

Merci beaucoup...

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
strange


parce que quoi qu'il arrive j'aurais toujours des ennemies
   
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26 octobre 2008
  Publié: 31 oct 2007 à 03:51 Citer     Aller en bas de page

Je suis d'accord pour dire que ton texte est toujours accrocheur.

Amicalement.
Strange.

  QUAND LE MYTHE DEVIENT REALITEE
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 7 nov 2007 à 20:08 Citer     Aller en bas de page

@strange : heureux que cela t'accroche.... l'espère que ça va continuer...


@datura : euh.... à vrai dire, je n'ai pas de commentaire constructif pour répondre à ton commentaire... Il se suffit à lui-même et fait preuve d'une acuité rare (qui m'étonne peu)... non pas que je veuille malhonnêtement encenser la chose et le contraire non plus... Je n'en ai pas la prétention et m'en voudrais trop de l'avoir....
je m'arrête car ça sonne creux comme réponse.... merci simplement

Amicalement,

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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