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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Engrenages - Partie 2, Chapitre Six (3/3) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 11 nov 2007 à 17:56
Modifié:  21 juil 2010 à 14:28 par Lunastrelle
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Engrenages




Partie 2


Chapitre 6


[…]

Journal de Samuel, 11 octobre 1998


Je suis rentré directement après les cours. J'avais la tête lourde comme quand la migraine me guette. Je tiens cela de ma mère : un petit cadeau d'hérédité assez désagréable. Je me suis pris un comprimé d'aspirine en arrivant chez moi. J'avais une mine de déterré quand je me suis regardé dans le miroir de la salle d'eau, j'ai préféré éteindre la lumière et me lavé les mains dans le noir.

J'ai mangé léger, ce qui restait dans le frigo : en fait, pas grand chose. Je me suis pris une bonne bière et une fois n'est pas coutume, j'ai allumé la télévision. Malheureusement, les émissions n'étaient guère intéressantes et j'ai passé mon temps à zapper de chaîne en chaîne en désespoir de cause. La télé me navre plus qu'elle ne me divertit et je trouve qu'elle montre bien l'état du monde dans lequel nous vivons. Je regardais la pendule de temps à autre et malgré la fatigue que je pouvais ressentir - au niveau de ma nuque en particulier -, je voyais les heures défiler et pas le moindre soupçon de sommeil arriver.

Pris d'un agacement soudain, j'ai éteint le poste et je suis allé me chercher un bouquin dans ma bibliothèque. J'en ai pris un que j'avais déjà lu deux fois : une troisième ne me ferait pas de mal. L'insomnie est une maladie terrible qui coûte très cher en livres.


* * *


Il n'allait pas tarder à être deux heures. Au pied du canapé, commençaient de s'entasser une dizaine de cadavres de bières. Un prélude de flottement s'immisçait doucement dans ma tête et ma vision ressemblait à une sorte d'atmosphère comparable aux volutes translucides que l'on voit au dessus du feu.
On a frappé à la porte.

Je me suis levé et je suis allé en titubant à la porte. J'ai ouvert et j'ai vu Camille. Comme la première fois où elle était venue, elle baissait la tête et ne l'a relevée qu'un instant après que la porte ait été ouverte.

« Je te dérange ? T'es avec quelqu'un ? »

J'ai mis quelques secondes à comprendre la question. J'ai jeté un œil par dessus mon épaule comme pour m'assurer qu'il n'y avait personne ou s'il y avait quelqu'un chez moi que j'avais oublié.

« Non. Je ne dormais pas. »

Camille m'a regardé avec un sourcil relevé : elle ne m'avait pas posé la question de savoir si je dormais.

« Je peux entrer ? »

Je l'ai laissée passer. J'avais des frissons nerveux. C'est toujours comme cela quand elle est dans les parages. Je l'ai suivie en silence.

« Un verre ? »

« Un gin fizz, si tu as… »

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Elle a ignoré ma question. Elle a pris la télécommande de ma chaîne HI-FI et a mis un fond de musique. Son regard s'est posé sur le bouquin que j'avais laissé sur la table du salon. Elle a tendu la main pour mieux lire le titre en couverture.

« Nabokov, Ada ou l'ardeur… C'est bien ? »

Je lui ai tendu son verre et j'ai bu une gorgée du mien avant de lui répondre. Je n'avais aucune envie de parler de littérature à cette heure mais j'ai quand même réussi à rassembler deux ou trois mots pour faire une phrase convenable.

« C'est Ada qui me fascine… Sa manière de prendre les choses de manière détachée, sa cruauté de gamine naïve et savante sont vraiment intéressantes. »

Camille a arqué un sourcil et m'a regardé de biais en laissant échapper un « Ah! » qui voulait tout et rien dire. Je me suis assis dans le fauteuil en face d'elle. Elle a bu une gorgée de gin. Elle a soupiré.

« Pourquoi te mets-tu aussi loin ? Je n'ai pas envie de parler fort ce soir… »

Je l'ai regardée dans les yeux. Je ne l'avais pas remarqué du premier coup mais elle était saoule. Je n'ai pas bougé. J'ai attendu dix minutes avant reprendre la parole.

« Tu n'es pas venue à deux heures du mat' pour parler de littérature ?… »

Elle a laissé tomber sa tête contre le coussin du divan et elle a regardé dans le vide.

« Je ne suis pas venue pour parler… Je suis comme les papillons de nuit : j'ai vu de la lumière alors je suis rentrée… »

J'ai laissé échapper un sourire. Ce genre de réponse était de la même facture que celles dont j'étais capable et que j'avais l'habitude d'employer. Camille le savait. Elle l'utilisait contre moi avec une facilité déconcertante. D'une certaine manière, elle essayait de me démontrer sa supériorité. C'est assez bête à dire mais chaque parole échangée avec cette fille m'apparaît comme un défi à relever et des fois, quand je n'ai pas les idées en place, j'ai la sensation de me laisser grignoter sans pouvoir me défendre. Heureusement pour elle, j'ai la peau épaisse et difficile à percer et je peux me permettre de subir des attaques sans me défendre.

J'ai regardé la pendule égrener les secondes puis les minutes les unes après les autres : trois heures. Je me suis levé pour me resservir un verre et par le geste, j'ai proposé à Camille d'en reprendre un autre. Réponse négative.

Lorsque je me suis assis de nouveau, je me suis mis à côté de Camille.

« Déjà ?… » m'a-t-elle dit dans un chuchotement sans me regarder.

Elle n'avait pas déposé les armes, même si cette remarque n'était qu'une boutade. Elle s'est approchée et j'ai senti son haleine alcoolisée et sucrée sur ma joue. J'ai eu envie de lui lancer une phrase du genre : « Tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied ce soir » dans une version moins soft mais j'ai préféré garder le silence car, à vrai dire, je désirais autant qu'elle, ces rares moments de tendresse que nous nous accordions.


* * *


Journal de Camille, 2 janvier 1999


Il est venu chez moi hier au soir. Il pleuvait et il était trempé. On aurait dit qu'il avait passé la journée sous la pluie. Lorsque j'ai entendu sa voix dans l'interphone, j'ai hésité à lui ouvrir. Il n'y avait pas de raison particulière pour que je le fasse et bien au contraire. Depuis quelques semaines, il m'inflige une torture morale atroce. Je ne sais pas s'il n'accepte pas le fait que Sibylle soit morte ou s'il m'en veut de ne pas lui céder. Il ne me dit rien, il répond à mes questions par des phrases qui veulent tout dire et son contraire. Je sais qu'il n'est pas bête et qu'il le fait exprès mais ce que je ne sais pas c'est jusqu'où il sera capable de pousser son cinéma. Il brouille les cartes, il vous confie dans une confidence la raison pour laquelle il agit ainsi et cela discrédite du coup la déduction que vous veniez de faire à son sujet et la piste sur laquelle il vous avait mis avec des petites allusions placées çà et là. Il est épuisant. Il ne se fatigue pas dans ses contradictions et on dirait presque à la limite, qu'il n'en devient que plus fort peu à peu.


* * *


Journal de Laurie, 3 mai 1999


La mort de Sibylle était un accident. Quoique nous puissions dire avoir fait, ou n'avoir pas fait, elle était un accident. Je n'ai pas l'habitude de reparler de cet épisode mais ce soir, il le faut. Je dis "accident«parce que je le crois et que je ne veux pas entendre que nous avons quelque chose à nous reprocher. Je suis certainement injuste avec Sibylle mais c'est elle qui est allée se jeter dans le ravin. Il n'y avait personne pour tenir le volant à sa place.


* * *


Sam était ivre mort ce soir quand je suis passée par hasard au pub. Il jouait au tarot avec une bande d'inconnus et il commençait à délirer dans des monologues incompréhensibles pour qui ne le fréquente pas depuis longtemps. Camille l'avait laissé là après qu'il ait piqué une crise de nerfs parce qu'elle n'avait pas la tête à la fête et ne voulait pas l'accompagner en boîte. De plus, d'après ce que j'ai pu déchiffrer dans les paroles décousues de Sam, elle était accompagnée d'un nouvel étalon qui ne supportait l'humeur de Samuel et son verbe acerbe.

J'en veux à Camille de l'avoir abandonné car c'était le meilleur moyen qu'il fasse une connerie monumentale. Sam sait ce qu'il fait et c'est bien là le hic de l'histoire.


* * *


Journal de Samuel, 19 juillet 1999


Elle m'a appelé dimanche sans raison apparente. Elle n'avait rien de particulier à me dire sinon prendre des nouvelles. J'ai beaucoup parlé de tout et de rien, surtout de rien. Je suis allé chez elle aujourd'hui, vers neuf heures. Elle était sous la douche, alors je l'ai attendue assis dans le canapé. Elle sortit de la salle de bain avec sa serviette nouée sur sa poitrine. Ses cheveux d'une couleur indéterminée ce matin, étaient encore tout hérissés et lui donnait un air d'elfe. L'odeur de son savon est parvenue à moi comme un vent de fraîcheur. Ses pieds nus laissaient de légères ombres humides sur le linoléum : elle laissait des traces comme le Petit Poucet. Elle m'a posé un léger baiser sur les lèvres et m'a demandé pourquoi j'étais là. Je ne lui ai pas répondu et je lui ai demandé pourquoi elle m'avait téléphoné hier.

« Pour rien, comme ça… »

Elle m'a proposé un verre.

« Un bailey's avec de la glace et deux aspirines. »

« Il y a toujours de la glace dans le bailey's. »

« Peut-être… Mais il n'y a jamais d'aspirine. »
Elle m'a lancé un sourire de condescendance et est allée au bar.

« Tu comptais faire quelque chose ? »

« Rien de spécial… Je suis venu comme cela… »

Camille m'a tendu mon verre avec les deux aspirines.

« Je vais chercher la glace. »

Aussi incongru que cela puisse paraître, Milly rangeait toujours quelques médicaments dans son bar. C'était, à vrai dire, une habitude empirique, loin d'être idiote.

« Sais-tu ce qu'il joue au ciné ? » m'a-t-elle demandé en revenant de sa cuisine avec un sac de glaçons.

« C'est gelé. »

« Je ne sais pas. Je suis passée devant mais je n'ai pas regardé. »

« Tant pis. »

« Je vais aller chercher le journal en bas au coin de la rue. Cela y est sûrement. »

Je suis sorti. J'ai entendu Camille essayer de protester pour la forme mais j'ai fermé la porte. Je ne sais pas ce qu'elle a pu faire entre mon départ et mon retour mais, lorsque je suis revenu à ma place dans le canapé, elle n'avait eu le temps que d'enfiler ses sous-vêtements.

« Qu'est-ce que tu as fait pendant que j'étais parti ? »

« Pourquoi tu me demandes cela ? Je ne te plais pas comme cela ? »

« Certes… » ai-je dit pour toute réponse.

Je savais que ce mot l'énervait car elle ne savait jamais s'il signifiait un oui ou un non. J'ai ouvert le journal et j'ai cherché les séances de ciné.

« La plupart du temps, elles sont indiquées en page centrale. » m'a soufflé Camille pendant qu'elle enfilait un tee-shirt.

Je ne suis pas doué avec un journal entre les mains. J'ai la vague impression que j'aurais exactement les mêmes difficultés à lire un magazine imprimé sur du papier toilette. Enfin, quand j'ai réussi à froisser correctement les feuilles pour atteindre la page centrale, je suis tombé directement sur l'information cherchée.

« Ça y est, je les ai. »

Camille m'a écouté d'une oreille, occupée qu'elle était à chercher ses cigarettes.

« Tu ne les as pas vues ? Un paquet neuf en plus… »

Je lui ai dit de regarder dans son sac à main (ou plutôt son fourre-tout), une seconde fois – « J'ai déjà regardé ! » -.

« T'avais raison… » m'a-t-elle dit de son plus bel air angélique.

Elle a enfilé le jeans.

« On bouge ? »

Je l'ai regardée sans trop la voir et j'ai haussé les épaules.

« On va où ? »

Elle a mis ses chaussures.

« Je n'en sais strictement rien, mais je ne resterai pas une minute de plus à ne rien faire ici. »

Elle a défait son paquet de cigarettes, s'en est allumé une et nous sommes partis vers une destination indéterminée.


* * *


Nous avons marché un bon moment sans mot dire. Il commençait de faire chaud et la météo avait annoncé des records de saison au niveau de mercure dans la journée pour la région. Le ciel était bien dégagé et cela laissait toute liberté au soleil pour faire grimper les températures. Nous avons navigué de rues en boulevards dans le silence et j'en ai profité pour observer attentivement une nouvelle fois la démarche de Camille. Celle-ci était ferme et assurée mais elle gardait un côté fragile, peut-être dû à ses talons. Ils n'étaient ni hauts ni bas : moyens.

« On va aller sur les ruines du château. » a dit Camille pour sortir du silence.

« Pourquoi pas ? J'ai un faible pour ce coin. J'y vais assez souvent : il n'y a jamais personne et cela, c'est reposant. »

« Moi, ce n'est pas pour cela que j'y vais. C'est pour les lieux et ce qu'il s'en dégage. C'est impressionnant. Ce n'est que des ruines mais c'est étrange, je crois que je n'aurais pas la même sensation si le château était en entier. Tu comprends cela toi ? »

J'ai hoché la tête en continuant à fixer le sol.

« Oh que oui, je comprends… »

« Ah ?… »

Comment voulait-elle que je ne comprenne pas ? Certes, je ne l'aurais pas connue avant, je ne dis pas, mais là, elle le savait pertinemment. Soit elle me prenait pour un débutant, soit elle voulait m'emmener sur autre chose et dans ce cas, elle s'y prenait très mal car j'étais dans le brouillard complet. Mais elle a dû faire machine arrière. Elle s'est mise à parler de littérature et de films. Je n'ai pratiquement rien dit sauf oui ou non, lorsqu'il le fallait.

« Tu manges à la maison, ce midi ? »

« Non, j'ai des trucs frais à finir avant que cela se périme. »

« Tu vas au ciné ce soir ? »

« Certainement. »

Nous nous sommes quittés comme cela.


* * *


Et le soir est arrivé. J'ai mangé deux fois rien. Je suis allé très tôt attendre devant le cinéma avant que la séance commence. J'ai dû fumer deux ou trois clopes. Les caisses se sont ouvertes. Je me glissai dans la file d'attente entre deux couples d'adolescents peut-être adultes. Je manipulais nerveusement mon briquet dans mes doigts et je voyais bien que cela agaçait la fille de derrière accrochée au cou de son mec. J'ai jeté un œil sur la fin de la file d'attente et j'ai aperçu Camille, accompagnée de quelqu'un que je n'ai pas réussi à identifier du premier coup. En fin de compte, je ne connaissais celle-ci que de tête. Camille m'a vu mais elle a fait comme si ce n'était pas le cas. J'ai pris mon ticket et je suis allé directement m'installer dans la salle.

Camille et sa copine allaient voir le même film que moi : je les ai vues entrer dans la salle. Mais Camille n'est pas venue et s'est installée quatre rangées derrière.


* * *


Journal de Samuel, 20 juillet 1999, 0h35


Crois-tu vraiment qu'un monde qui est capable de dire autant que ceux qui se ressemblent s'assemblent et que les opposés s'attirent sache où il va ? Crois-tu vraiment que ce monde existe, qu'il est fait pour moi ? Songes-tu que lorsque tu me parles, c'est moi qui t'écoute et qui te réponds ? Heureux sont ceux qui pensent, croient et songent, je ne suis pas de ceux-là. Je ne suis pas là pour cueillir mon bonheur et le cultiver au fond de mon jardin secret. Mon jardin secret est un sanctuaire, un cimetière où se battent les monstres les plus informes, les difformes. Demain, je vais te voir et tu vas me demander pourquoi. Je n'ai rien fait. Peut-être, vas-tu t'énerver et me dire que justement. Pourquoi je joue au con qui ne sait pas vivre tranquillement dans son coin, à foutre la paix à tout le monde. J'ai ma mission à remplir et il n'y a qu'elle qui compte, le reste n'est que sentiments qui pourriront un jour ou l'autre au fond d'un égout.

Je suis un ange.

Non, je n'ai pas d'ailes, je n'ai pas le physique de l'emploi, mais j'ai le cœur et le burin pour le détruire dans les cas extrêmes. Cette nuit, c'est le burin qui passe à l'œuvre et le cœur écrit ses dernières lignes avant de mourir une nouvelle fois. Demain, il n'y paraîtra rien, il aura ressuscité comme le phœnix prêt pour d'autres aventures, sans passé.

C'est vrai qu'il y a des résidus qui restent, qui n'arrivent pas à brûler correctement. L'autre jour, c'est une amie qui me reprochait de ne pas lâcher le passé, de ne vivre ni dans le présent, ni dans le futur. Je vis ailleurs et mon physique se charge de le camoufler. Je me construis un autre monde plus idéal pour moi et facilement modelable. J'y fais ce que je veux et peu importe que les autres pensent autrement, c'est moi qui dirige leurs vies.

Suis-je fou ? Dédoublement de personnalité ? Non, je ne connais pas de cas où les deux peuvent être dans la boîte en même temps. Le plus souvent, elles y sont alternativement mais pas simultanément. D'autre part, il n'y a pas la conscience, ni l'intention au dessus de tout cela. Non, je suis sain d'esprit. Mon corps n'a guère d'importance et c'est pour cela que je le malmène avec autant d'aisance. La douleur physique est une chose qui ne peut faire trembler que ceux dont l'esprit est faible. La mort, les chagrins aussi. La joie n'est pas bénéfique, elle laisse trop de portes ouvertes à qui voudrait entrer. La nuit avance et je ne dors pas. Mon corps va encore encaisser un coup qu'il ne voulait pas. Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Un psy avec lequel ma vieille m'avait pris rendez-vous, m'a dit un jour :

« Comment ne vous êtes vous pas flanqué une balle en pleine tête depuis le temps que vous trimbalez tout ce merdier sous votre casquette ? »

J'ai haussé les épaules et je lui ai dit :

« C'est vous que j'aurais tué, pas moi. »





Tilou

(à suivre)

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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7 avril
  Publié: 12 nov 2007 à 09:40 Citer     Aller en bas de page

J'ai toujours un arrière goût de désorientation...


Je suis complètement perdue, je nage dans une masse d'explications lol!


J'attends la suite

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
Tilou8897

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22 juillet
  Publié: 13 nov 2007 à 19:48 Citer     Aller en bas de page


Plus que trois... Plus que trois (chapitres)...

Te rassure.... normal de nager... voir sous-nager... là...



Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
strange


parce que quoi qu'il arrive j'aurais toujours des ennemies
   
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  Publié: 14 nov 2007 à 06:49 Citer     Aller en bas de page

Plus que trois chapitres?
Oh non... c'est bientôt fini alors?

Amicalement.
Strange.

  QUAND LE MYTHE DEVIENT REALITEE
Tilou8897

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22 juillet
  Publié: 15 nov 2007 à 13:26 Citer     Aller en bas de page

Plus que trois chapitres oui... Mais sont assez longs... et puis toute histoire a une fin...

Merci de tes passages et de ton intérêt...

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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