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LPDP :: Le coin de la technique : Astuces poétiques :: Règles néo-classiques/romantique Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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chimay Cet utilisateur est un membre privilège



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  Publié: 31 mai 2006 à 08:13
Modifié:  22 sept 2011 à 09:07 par Ashimati
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Proposition de règles de prosodie les plus simples et efficaces possible.

La plupart des syllabes se prononcent.

Exceptions :

1. Les "e" :
° constituant la dernière lettre d'un vers (sereine)
° placés à la dernière syllabe d'un vers et uniquement suivis de
consonnes muettes (matines)
sont muets et n'interviennent donc pas dans le décompte.
Exceptions :
Les "e" des mots monosyllabiques (je, ne, que, ...) sont, au
choix de l'auteur :
° sonores et comptent (je/jeux)
° muettes et ne comptent pas (si je/vestige)


2. Les "e" suivis d'une voyelle sont élidés et n'interviennent pas dans le décompte.


3. Les associations de voyelles :
° demi-voyelle i, o, u, ou + voyelle
° voyelle + e
comptent pour une ou deux syllabes au choix de l'auteur.
Précision :
Les associations de voyelles formant des sons vocaliques :
° au, eu, ou
° ai, ei, uei (accueil)
comptent bien entendu pour une seule syllabe.

  La musique danse, la poésie chante
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21 novembre
  Publié: 1er juin 2006 à 04:16 Citer     Aller en bas de page

effectivement c'est tordu ... mais c'est clair et précis

amitiés harmoniques,
chimay

  La musique danse, la poésie chante
Amandarine


De l'aube claire jusqu'à la fin du jour...
   
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  Publié: 1er juin 2006 à 05:17 Citer     Aller en bas de page

Merci pour ces explications Hypérion. C'est vrai que c'est tordu !

Il y a encore quelque chose qui me chiffonne malgré tout.
Entre la fin du Moyen-Âge et le début de l'Âge baroque de Malherbe, en l'espace d'un siècle, la règle a évolué. 4 siècles après Malherbe cette règle n'a pas changé. (Enfin, officiellement apparement...)
Aujourd'hui instinctivement on ne compte plus ces « e » puisque dans la langue parlée on ne les entend plus. (Sauf peut-être dans le sud de la France ). Depuis le XVII ème siècle plus personne ne s'est penché sur cette règle ? Pas de nouveaux traités créés ? Pas étonnant alors que le classique tombe de plus en plus en désuétude... Faudrait sûrement un bon coup de dépoussiérage sur ces règles moyenâgeuses améliorées ! Et peut-être que les allergiques du classique pointeraient le bout de leur nez...
Bon tout ça pour dire que la « création d'un système le plus simple possible et adapté au langage d'aujourd'hui » c'est une bonne idée ! J'ai pas mal de réclamations à faire...

Amitiés chiffonnées
(ou siphonnées)

 
Amandarine


De l'aube claire jusqu'à la fin du jour...
   
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  Publié: 1er juin 2006 à 05:42 Citer     Aller en bas de page

Lors point de poésie sans casser quelques "e"

 
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21 novembre
  Publié: 1er juin 2006 à 07:12 Citer     Aller en bas de page

hé oui quelque part le lecteur doit être un interprète à part entière de la poésie ... il doit "sentir" l'intonation, le rythme, ... ce qui n'est pas toujours évident ...

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Amandarine


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15 novembre
  Publié: 13 juin 2006 à 08:50
Modifié:  13 juin 2006 à 10:26 par Amandarine
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Il y a 3 règles qu'il faudrait remettre au goût du jour, je crois :

* Cette histoire de « e » déjà. On en a parlé ci-dessus...
De nos jours on ne l'entend plus dans le langage parlé alors pourquoi continuer à le compter ?

* Quant à l'alternance des rimes féminines et masculines, quelqu'un pourrait-il m'expliquer le but de cette règle ? On ne pourrait donc théoriquement pas faire rimer obscur avec cure... Snif pour la rime riche ! Plus sérieusement, dommage pour la musicalité en général...

* Ensuite les rimes riches et suffisantes ne sont pas plus « nobles » à mon avis, que d'autres moins parfaites mais tout aussi musicales et surtout autrement surprenantes ! Il y a énormément de possibilités avec des jeux d'assonances, des variations, etc. Ce serait vraiment trop bête de s'en priver !

Ce sont pour moi les 3 règles les plus paralysantes.

* Hiatus ?

* Enjambement ?

Bon David je mets le lien vers ta « Prosodie assouplie » car elle est très intéressante :
http://www.lapassiondespoemes.com/?action=viewpost&ID=5&cat=22

 
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  Publié: 14 juin 2006 à 07:42
Modifié:  14 juin 2006 à 08:03 par chimay
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C'est ton avis que je ne partage pas. Pour trois raisons :

1. Les grecs produisaient des vers blancs (sans rime), dont seuls la régularité rythmique, le sens et l'emphase permettait de discerner la fin des vers. Les assonances étaient par contre probablement plus fréquentes à l'intérieur du vers pour pallier à la déficience de la rime.

2. Je serais assez d'accord cependant pour préférer des sonorités plus riches (ce qui n'implique pas forcément une rime ...) en fin de vers longs de 9 à 12 pieds, voire plus.

Pour les vers courts, c'est différent !

La meilleure preuve, c'est qu'un alexandrin est formellement constitué de deux hexasyllabes mis bout à bout, avec une contrainte supplémentaire permettant d'assurer la régularité de la césure. Or, tu n'as pas de rime à la césure !!!! Ce sont la régularité rythmique et le sens qui te permettent de la cerner.

3. Tu classes toutes les assonances à la poubelle sans même faire la distinction entre celles qui sont plus ou moins colorées.

* cèdre/scène est une mauvaise assonance : le "é" n'est pas tout à fait identique dans les deux mots, et les consonnes suivantes sont différentes

* épouse/rouge est une bonne assonance que l'on pourrait sans problème placer en fin de vers : le "ou" est une vocalique traînante qui masque la différence des consonnes lorsqu'on l'accentue au point d'orgue

* cendre/ventre est presque une rime et peut remplir également la même fonction : la vocalique est identique, se laisse aller à traînailler sans problème, le "t" est proche phonétiquement du "d", le "r" est identique

* laine / savonne / veine / ballonne sont aussi riches que des rimes riches, car les groupes d'appui sont juste intervertis.

Voilà pour la précision.

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  Publié: 17 juin 2006 à 08:45
Modifié:  17 juin 2006 à 08:49 par chimay
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I. Les grecs avaient effectivement une rythmique plus évoluée que la nôtre, il suffit de voir cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vers_%28po%C3%A9sie%29#M.C3.A8tre_rythmique pour réaliser la complexité de leur système. Ceci étant dit, le français n'en est pas dénué, mais sur un autre point de vue, tu peux avoir des variantes en blocs de 2, 3, 4 pieds. Un exemple avec 33222 :

S'il fallait | qu'à ce jour | l'oiseau | soit pris | au jeu

un bon moyen de créer des ralentis ou des accélérations

II. Pour l'alexandrin, pourquoi pas ? je suis juste en train de redire que 12=6+6, rien d'autre ! Bien sur, il y a des différences, comme la pause moins longue à la césure qu'à la fin, la contrainte de liaison, les nuances artistiques. Mais formellement tu peux dire que le résultat est identique.

C'est d'ailleurs ce qui m'a permis de découvrir une nouvelle forme, en supposant que tous les hémistiches premiers rimaient entre-eux, avec un jeu de rime indépendant du jeu final, puis en décomposant le tout en huitains d'hexas.

III. Pourtant, je crois me souvenir que le vers français est une synthèse du vers classique et du vers des bardes et troubadours qui pratiquaient couramment l'assonance. Que la rime soit arrivée après, c'est un progrès certes, mais la reléguer pour autant de façon définitive au lieu de l'intégrer à sa palette d'outils, je pense que c'est une erreur.

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Fontclaire


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  Publié: 26 déc 2006 à 05:57 Citer     Aller en bas de page

A tous ceux qui s'intéressent de près aux questions de rimes et de prosodie, je conseille un merveilleux ouvrage gratuit et en téléchargement intitulé"Traité de prosodie à l'usage des classiques et des dissidents" par M. Gilles Sorgel, une véritable bible pour tous les poètes.

L'ouvrage se trouve sur le site: www.sorgel.com/pages/ouvrages.htm

  fontclaire
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  Publié: 26 déc 2006 à 13:36 Citer     Aller en bas de page

merci pour le lien, ca m'a l'air très bien vais étudier ca

  La musique danse, la poésie chante
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  Publié: 5 jan 2007 à 17:13 Citer     Aller en bas de page

"C'est d'ailleurs ce qui m'a permis de découvrir une nouvelle forme, en supposant que tous les hémistiches premiers rimaient entre-eux, avec un jeu de rime indépendant du jeu final, puis en décomposant le tout en huitains d'hexas."

Hep c'est moi ça nan ?

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
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  Publié: 14 jan 2007 à 10:43 Citer     Aller en bas de page

oui c'est grâce à toi Vinie, vous fûtes la clef du progrès grande prêtresse

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  Publié: 27 juin 2007 à 03:29 Citer     Aller en bas de page

Pour ceux que ça pourrait intéresser, je me permets de signaler la sortie d'un petit ouvrage consacré à ces problèmes de "poésie néo-classique". Je crois que c'est un des rares ou peut-être le seul sur le sujet. Ce petit livre de M. Chris Bernard s'intitule: Le Proclassique, défense et illustration du style néo-classique en poésie.
Personnellement je l'ai trouvé passionnant.
Il est en vente à l'adresse suivante:

Editions Poésie Vivante
Le Théron, chemin du Jas
84100 Puymeras
(au prix de 7 euros.)

  fontclaire
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  Publié: 11 juil 2007 à 02:07 Citer     Aller en bas de page

Moi, je ne prononce pas un "e" avant une virgule.

Ai-je raison ? Il me semble que c'est la même logique que pour une fin de ver, il y a une pause à l'oral.

 
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  Publié: 13 juil 2007 à 11:55 Citer     Aller en bas de page

Thomas, et bien non, la ponctuation ne change jamais le comptage des pieds, c'est vrai que c'est une idée répandue l"histoire de la virgule mais en pur classique, elle n'est pas valable

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
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  Publié: 14 juil 2007 à 04:31 Citer     Aller en bas de page

Ok, alors on va dire que je fais pas du classique

 
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  Publié: 20 nov 2007 à 09:55 Citer     Aller en bas de page

merci pour la référence Fontclaire, si je tombe dessus je le feuillette

-----------------

Tinpar, en théorie classique pure, pas de césure à l'intérieur d'un mot

maintenant, si tu en profites pour faire un jeu de mots, comme pour les rimes coupées (Gainsbourg en a fait quelques-unes) et que tu le signales par un tiret ou autre pour guider le lecteur, ca peut être sympa

dans ce cas, la première partie du mot a un sens en lui-même, ptit exemple :

Démangé par l'épi-
Gramme il reprit sa plume


version en alexandrin et coupe au milieu du mot :

Démangé par l'épi - gramme il reprit sa plume

jamais de règles absolues

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  Publié: 8 nov 2008 à 14:49 Citer     Aller en bas de page

en fait tu pratiques mètres et rimes flous, tu fais avant tout ce qui te plaît bien entendu

le tout est de guider le lecteur sur le rythme que tu as choisi, bien noter les syllabes que tu ne prononces pas par exemple

raaa l'alternance des rimes M/F ... personnellement je les trouves inutiles, à moins de souhaiter un tel effet dans une chanson mais bof ; à la limite vocalique / consonantique si on y tient

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Didier Meral

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  Publié: 13 avr 2009 à 04:20 Citer     Aller en bas de page

Lol,

J'ai eu hier soir, une sorte d'échange sec, pour ne pas dire grinçant avec un président d'asso de poésie, correcteur dans des concours de poésie classique.

Et de lire, sur son site qu'il m'invita à découvrir (hiatus!), un traité de prosodie de son cru qui commence presque par "L'alexandrin est un vers composé de 12 pieds".

1ère erreur : il n'y a pas de pieds en poésie française, mais des mètres ou syllabes ; la langue française n'est ni le grec ni le latin ; je l'ai renvoyé vers Me Aquien, professeur à la Sorbonne...

Ensuite je lis un truc abstrus sur la diphthongue, prélude à son explication sur la diérèse et la synérèse...2ème erreur, là, je l'ai renvoyé au Littré.

Sorgel, cité plus haut, a bien résumé les règles de prosodie ancienne, ok.

N'est-il pas désopilant de savoir que Victor Hugo ne passerait pas, aujourd'hui, le premier tour des concours de poésie classique ?

Et le bon sens dans tout ça ?

Ces gens sont pour moi des intégristes, ni plus ni moi, qui nous chantent, à leur façon, la messe en latin.

Cherchons l'important : est-ce le message d'amour du Christ ou la langue pour le célébrer ?

N'est-ce point pareil pour la poésie ?

L'important est-il d'élider ABSOLUMENT sous peine d'élimination un mot finissant par deux voyelles (ex harmonie, bougie), dans le corps du vers ?

Pour en avoir fréquenté quelques uns, ces gardiens de la pensée et de l'écriture poétique corrects ne connaissent pas les allitérations, les assonances, les longues, brèves, harmoniques, alors même qu'elles sont les pierres angulaires de la poésie, du moyen-âge à aujourd'hui...

Je vous invite à lire le traité de prosodie de Quicherat, ainsi que le chapitre où il scribouille sur les allitérations, c'est à pleurer (1839, première édition).

Quant au Banville (Théodore de ...) : pas un mot sur les allitérations et assonances...par contre il en profite pour assassiner Verlaine et Hugo.

Autrefois, toutes les lettres ou quasi étaient prononcées, dont le "e" que nous disons aujourd'hui muet : sachant que la plupart des mots finissant par ce e muet sont sujets à l'apocope, je me demande bien à quoi cela sert d'élider impérativement les mots finissants par deux voyelles dont l'e muet...

Et la chute sonore ? qui en parle ?

L'élision du e muet à la césure de l'alexandrin est devenu une règle des classiques probablement plus pour éviter l'effet de chute sonore qu'autre chose : il faut un léger repos à la césure, sous peine de risquer de casser "brutalement" mais involontairement le rythme du vers.

Ceci dit, à l'époque où le vers libre a plus qu'acquis ses lettres de noblesse, à quoi cela rime-t-il (eh eh) de pinailler, chicaner sur des règles vieilles comme mes robes ?

Quelle est la "meilleure" musique ? celle des Stone ou celle de Mozart ?

Le plus important est-il le contenu ou le contenant ?

La réponse, c'est Alfred de Musset qui nous la donne :

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !

 
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  Publié: 14 avr 2009 à 11:41
Modifié:  14 avr 2009 à 11:42 par chimay
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bonjour Didier,

Le débat avec Romain (Hypérion) fut animé et passionnant, mais ce dernier ayant malheureusement supprimé son compte, la conversation a pris un tour exotique.

En ce qui concerne le pied, il a si je ne m'abuse été utilisé autrefois dans le sens de « syllabe sonore », ce qui n'a bien entendu rien à voir avec les petons antiques grecs ou latins, tu fais bien de le rappeler. Je viens de corriger le post, en fait la nomenclature moderne était déjà présente ici :

http://membres.lycos.fr/eclats2vers/rimaieur.php#metrique

mais je ne pense pas toujours à mettre à jour.

Que veux-tu dire pour Hugo, serait-ce à cause des césures romantiques ?

Il semblerait en effet que les théoriciens en oublient leur oreille, l'école classique s'opposant à l'école musicale. C'est bien dommage, car une théorie de qualité se doit de rendre compte de cet aspect primordial en poésie.

Merci pour ta contribution éclairée, je ne peux qu'y souscrire.

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Didier Meral

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  Publié: 14 avr 2009 à 13:44
Modifié:  14 avr 2009 à 13:45 par Didier Meral
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1ère chose : une référence (avant que je n'oublie !)

Dictionnaire de poétique de Madame Aquien (le livre de poche, 9€), professeur (e) à la Sorbonne ; à mon avis, un ouvrage indispensable, très bien écrit, documenté, et d'une richesse fabuleuse.

 
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