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MISTERWEBY


de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas...
   
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  Publié: 5 oct 2004 à 10:01
Modifié:  22 sept 2011 à 09:16 par Ashimati
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FIGURES DE STYLE ET NOTIONS CONNEXES

Acrostiche
masc. Du grec akrostikhis, de akros, extrême, et stikhos, vers. Poème ou strophe où les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un nom (auteur, dédicataire) ou un mot-clef. (n.b. : dédicataire : personne à qui on adresse une dédicace).

Afféterie
Petites manières étudiées, recherchées. Voir Maniérisme.

Affiction
Fait de pouvoir ajouter des particules à un mot pour l'enrichir.

Algarade
Sortie, insulte brusque et violente contre quelqu'un (voir Colifichet).

Allégorie
Figure du discours qui consiste en une série de métaphores ou en une seule métaphore prolongée. Ainsi, dans une de ses odes, Horace peint, sous l'emblème d'un vaisseau livré aux vents et aux flots, la République prête à sombrer dans les horreurs de la guerre civile. Ou encore, la parabole évangélique du bon berger : "Je suis le bon Pasteur, et mes brebis me connaissent [etc.]" La parabole et la fable ne sont que des espèces d'allégories.

Allitération
Répétition des mêmes sonorités à l'initiale de plusieurs syllabes ou mots. "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?" Voir Onomatopée.

Amphibologie
Ambiguïté, double sens que présente une phrase : "Je porte des bonbons à mes enfants qui sont dans la poche de mon vêtement."

Amphigouri
Discours ou écrit burlesque, confus et obscur, dans lequel les phrases sont ar- rangées de manière à a ne présenter que des idées sans suite. Discours, écrit dont idées, contre l'intention de l'auteur, sont incohérentes et inintelligibles. Voir Amphibologie et brachylogie.

Anachronisme
Faute contre la chronologie, erreur dans la date des événements. Erreur consistant à attribuer les moeurs d'une certaine époque à une autre époque, à laquelle elles ne conviennent pas. Moeurs aujourd'hui péri- mées : le duel est un anachronisme (voir métachronisme, prochronisme)

Anacoluthe
Figure de style désignant une construction qui, au lieu d'être suivie, est interrompue et brusquement modifiée dans la même phrase : "Vous, ministre de paix... Le sang, à votre gré, coule trop lentement?" (Racine). " Et pleurés du vieillard, il grava sur leur marbre [...]" (Lafontaine)

Anadiplose
Figure de rhétorique qui consiste à commencer une phrase par le mot qui termine la première. (du grec ana, en retour, et diploô, je double).

Anagogie
Élevation de l'âme, extase. D'où : interprétation mystique des textes sacrés (Voir herméneutique).

Anaphore
Féminin. Répétition du ou des mêmes mots au commencement de plusieurs phrases ou des divers membres d'une période. Ex. : les imprécations de Camille dans Horace de Corneille : "Rome, l'unique objet de mon ressentiment [...] Rome [...]Rome[...]"

Anaphorisme
Abus de l'anaphore

Anastrophe
Fém. Sorte d'inversion ou de renversement de la construction ordinaire des mots : Me voici (voici moi), Sa vie durant (durant sa vie). Voir hyperbate.

Antiphrase
Figure par laquelle on emploie un mot, une locution, une phrase dans un sens contraire à sa véritable signification, soit par moquerie, soit par euphémisme. Par ex. : Les Euménides (signifie Les bienveillantes), nom donné aux Furies. Voir Euphémisme.

Antithèse
Elle est moins une figure de rhétorique qu'une manière vive d'exprimer la pensée; ni les mots, ni les constructions n'y sont en effet détournés de leur usage. Par ex. : Borné dans sa nature, infini dans ses voeux, l'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux (Lamartine).

Antonomase
Figure de rhétorique qui consiste, soit à mettre un nom commun ou une périphrase à la place d'un nom propre, soit à substituer un nom propre à un nom commun ou à une périphrase : Le Père de la tragédie française, pour désigner Corneille. C'est un Néron, pour signifier qu'on parle d'un tyran cruel. Voir Périphrase.

Antonymie
Opposition de noms ou de mots ayant un sens contraire.

Aphérèse
Retranchement d'une syllabe au commencement ou à la fin d'un mot. Par exemple, Las pour Hélas, lors pour alors. On rencontre aussi l'aphérèse dans les noms propres : Toine pour Antoine ("Il s'appelle Jean, mais on l'appelle "Ti-Jean" parce que c'est plus court." ...!)

Aphorisme
Règle, observation générale énoncée en peu de mots, sous forme de sentence. D'où : maxime, proverbe en peu de mots : "Qui terre a guerre a." Voir apophtegme, truisme.

Apologue
Petit récit allégorique qui prétend moraliser ou instruire. La fable et la parabole évangélique en sont des exemples assez connus.

Apophonie
Modification de la voyelle d'une racine pour marquer une nuance de la pensée, particulièrement pour le changement dans le radical du verbe, à certains temps. Par exemple, : en latin, facio = je fais; feci = j'ai fait. L'apophonie est donc très fréquente dans les langues flexionnelles.

Apophtegme
Maxime notable, mémorable, de quelque personnage célèbre. Les apophtegmes des sept Sages de la Grèce. Il ne parle que par apophtegmes, i.e., il affecte de s'exprimer sentencieusement (voir aphorisme et truisme).

Aporie
Difficulté logique, alternative embarrassante et parfois sans issue (voir dubitation).

Apostrophe
Figure de rhétorique qui consiste à interrompre subitement la suite nécessaire de ses pensées pour s'adresser directement et nommément, soit à une personne présente ou absente, morte ou vivante, soit à l'Être suprême ou aux dieux, soit encore aux choses inanimées qu'on peut personnifier. "O cendres d'un époux! O Troyens! O mon père! O mon fils!" (Tiré de Andromaque de Racine).

Archaïsme
Tournures de phrase ou des expressions vieillies, employées soit par affectation, soit pour obtenir certains effets de style. Ex. : Moult (un grand nombre, derechef (de nouveau), incontinent (tout de suite). L'emploi des archaïsmes peut provoquer de la confusion. Par ex., libertin signifiait sceptique au XVIIe siècle. Il ne faut employer que rarement ces formes mortes de langage. La fable et l'épigramme tolèrent l'archaïsme plus que tout autre genre littéraire. On peut l'employer lorsque la langue moderne n'a pas d'équivalent.

Assonance
En ancien français, l'assonance caractérise les premiers poèmes. Presque toutes les chansons de geste sont écrites en vers décasyllabiques as- sonancés. L'assonance est constituée par la seule répétition, dans le dernier mot de chaque vers du couplet ou laisse [laisse : couplet de chanson de geste], du son de la dernière voyelle accentuée, quelques soient les conséquences qui l'entourent. Ainsi, terre, cervelle, prophète, ouverte sont assonancés.

Asyndète (ou asyndéton)
Suppression des conjonctions de coordination d'une phrase, qui a pour objet de donner au discours plus de rapidité et d'énergie. Par ex. : la fameuse phrase de César : "Veni, vidi, vici." Les rhéteurs appelaient asunartètes les propositions qui se suivent ainsi, sans emploi de la conjonction de coordination.

Barbarisme
Façon barbare de parler ou d'écrire. Le barbarisme consiste dans l'emploi : 1. d'un mot inventé, étranger à la langue (ex. : élogier pour louer), 2. d'un mot déformé ou estropié (ex. : colidor pour corridor, amnistie pour armistice, un siau d'eau pour un seau d'eau), 3. d'un mot ou tour détourné de son sens normal (ex. : recouvrir la vue pour recouvrer la vue, un enfant fiscal pour un enfant filial). Voir solécisme.

Brachylogie
Vice d'une élocution trop concise qui produit l'obscurité. D'où : élocution par sentences ou maximes. Voir amphigouri.

Calembour
Jeu de mots fondé sur une similitude de sons mais avec une différence de sens. Ex. : Jean Béliveau demeure à Montréal... J'embellis vos demeures à Montréal.

Catachrèse
Figure de rhétorique par laquelle on étend la signification d'un mot pour exprimer une idée qui manque de terme propre; on crée ainsi des assemblages de mots qui, pris dans leur sens propre, sont disparates. Par exemple, l'usage ordinaire est de clouer des fers sous les pieds des chevaux, ce qui s'appelle ferrer un cheval. Si, au lieu de fer, on se sert d'argent, on dira, par catachrèse, que les chevaux sont ferrés d'argent. On dit aller à cheval sur un âne, sur un bâton. Une feuille d'or, une feuille de papier, une plume d'acier, les bras d'un fauteuil.

Chiasme
Figure de style disposant en sens inverse les mots de deux groupes qui s'opposent : il est riche en qualités, en défauts très pauvre.

Comparaison
Procédé par lequel on met en parallèle deux termes au moyen d'un terme comparatif: Il est bavard comme une pie.

Contrepèterie
Interversion de lettres dans deux mots qui se suivent ou sont très voisin, et dont le résultat est comique : un sac à linge... un lac à singe. Trompez, sonnettes! pour Sonnez, trompettes!

Coquille
Faute résultant, dans la composition typographique, d'une lettre ou d'un signe retourné, transposé ou mis à la place d'un autre. Ex. : les mots sont les singes (signes) de nos idées.

Cuir
Vice de langage qui consiste à prononcer à la fin d'un mot un t lorsqu'il y a un s, et réciproquement, ou à employer à tort l'une de ces deux lettres pour lier deux mots ensemble. On distingue quelquefois le cuir et le velours. Il va-t-a Saint-Jovite est un cuir; Il va-z-a Saint-Jovite est un velours. Voir pataquès, velours.

Diérèse
Le fait pour deux voyelles contigu&eulm;s de se prononcer séparément. Le contraire de la synérèse (voir ce mot). Par exemple, en poésie, pour des con- sidérations prosodiques, fouet sera prononcé en deux syllabes : fou-et.

Dubitation
Figure de pensée qui sert à exprimer l'incertitude de l'orateur sur la façon dont il doit interpréter quelque chose. Le but visé par l'emploi de cette figure consiste à mieux toucher l'auditeur ou le lecteur. Cicéron rapporte que les ennemis mêmes de Caius Gracchus, ne purent s'empêcher de pleurer quand ils l'entendirent s'écrier : "Misérable| Où irais-je ? Quel asile me reste-t-il ? Il est inondé du sang de mon frère. Ma maison ? J'y verrais ma malheureuse mère fondre en larmes et mourir de douleur." Voir Aporie et épanorthose.

Ellipse
Figure de mots très usitée. Elle consiste à supprimer un ou plusieurs mots qui seraient nécessaires pour la régularité parfaite de la construction grammaticale. L'ellipse a pour objet d'abréger le discours et d'en augmenter la force sans nuire à la clarté. Son emploi est soumis à une règle absolue : c'est que les mots retranchés se présentent naturellement à l'esprit, et qu'on puisse les suppléer sans altérer la construction de la phrase. Les bons écrivains sont pleins de ces ellipses régulières. Ainsi, La Rochefoucauld a écrit : "Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent." L'ellipse donne un tour si vif à l'expression, qu'on l'admet même quand elle est le moins susceptible d'analyse, pourvu qu'on rende le discours plus rapide sans le faire devenir obscur. Tel est le cas de l'ellipse si connue de Racine : "Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?"

Emphase
Exagération soit dans le ton, soit dans les termes employés.

Énallage
Figure de construction qui consiste à employer un mode, un temps, un genre, pour un autre. Ainsi dit le renard, et tous d'applaudir.

Enjambement
Rejet au vers suivant d'un ou de plusieurs mots qui complètent le sens du premier. Voir rejet.

Épanorthose
Figure de style, aussi appelée correction, consistant à reprendre une expression comme pour la rectifier, mais en réalité pour insister et ajouter à l'idée ou au concept présentés. Voir Dubitation.

Épenthèse
Addition, insertion d'une lettre, ou même d'une syllabe, au milieu d'un mot. Par ex., l'épenthèse du b dans nombre (du latin numerum), du p dans pondre (du latin ponere).

Épiphonème
Exclamation sentencieuse par laquelle on termine un discours, un récit, un développement. On cite comme épiphénomène le célèbre "Tantae molis erat romanam condere gentem !" (Tant était grande la difficulté de fonder la race romaine, Virgile, Énéide, I)

Épiphrase
Figure de style par laquelle on ajoute à une phrase qui semblait finie, un ou plusieurs membres pour développer des idées accessoires.

Euphémisme
Figure de langage qui consiste à employer une expression favorable ou adoucie au lieu d'un terme fâcheux, brutal ou blessant. Ainsi, s'en aller ou partir, pour mourir. Les Euménides (les Bienveillantes) pour désigner les Furies. (voir antiphrase).

Euphuisme
Langage affecté à la mode en Angleterre sous le règne d'Élisabeth I. (voir gongorisme et préciosité).

Explétif
Se dit de certains mots qui entrent dans une phrase sans être nécessaires au sens, mais qui servent souvent à exprimer avec plus de vivacité le sentiment dont on est affecté. Par ex.: Prenez-moi ce flambeau. Je vous le traiterai comme il le mérite.

Exténuation
Une des formes de la litote. Voir litote.

Fatrasie
(13e s., de fatras) Poème du Moyen âge, d'un caractère incohérent ou absurde, formé de dictons, proverbes, etc., mis bout à bout et contenant des allusions satiriques.

Florilège
Recueil de pièces choisies. Proche de l'anthologie. (voir spicilège).

Galimatias
Discours embrouillé et confus, peu intelligible, à-peu-près synonyme de amphigouri.

Gongorisme
Possède la même sens que euphuisme et préciosité, mais se dit de l'Espagne et pour la société espagnole. De Gongora, poète espagnol (1561-1527).

Gradation
Figure de pensée et de style consistant en une succession de pensées ou d'expressions enchérissant les unes sur les autres. v.g. : va, cours, vole et me venge (Corneille). La gradation peut être ascendante ou descendante, selon qu'elle va du plus faible au plus fort, ou du plus fort au plus faible. Ex. : exemple de gradation d'abord descendante puis ascendante : : "Tu ne fais rien, tu ne trames rien, tu ne profettes rien que je n'apprenne, que je ne voie, que je ne pénètre." La gradation descendante est ordinairement une faiblesse de style þ et révèle une faiblesse de pensée þ quand elle n'est pas introduite par une négation. v.g. : il a du génie, du talent, de la facilité.

Haplologie
Simplification du langage. Par ex. : je ne lui ai pas fait dire, pour : je ne le lui ai pas fait dire.

Harmonie imitative
Choix de mots dont les sons imitent quelque chose de l'objet que ces mots représentent. Ex. : Le vent qui gémit, le roseau qui soupire. Voir onomatopée.

Hendiadys
Masc. Figure de grammaire consistant à exprimer une seule idée par deux noms; par exemple, à rendre par deux noms reliés par et une idée qu'exprimerait un seul nom accompagné d'un adjectif ou d'un complément déterminatif. Fréquent en latin : in solitudinem et silvas, dans le solitude et les forêts, pour dans la solitude des forêts.

Herméneutique
L'art d'interpréter les livres sacrés, et, en général, tous les anciens textes. Voir anagogie.

Hiatus
Rencontre de deux voyelles sonores qui sont placées, l'une à la fin d'un mot, et l'autre au commencement du mot suivant, lorsque la première ne s'élide pas. Ainsi, il y a hiatus dans cette phrase : il allait à Athènes, et il n'y en a pas dans ce vers où les deux voyelles sont séparées par un e muet qui s'élide : la mêlée, effroyable et vivante broussaille (Victor Hugo).

homeotéleute (ou homoïotéleute, ou encore homoïotéleuton)
du grec omoïotéleutos, qui se termine de la même façon. Similitude de désinence de deux ou plusiueurs membres de phrase consécutifs. Il s'agit donc d'une accumulation, à des fins stylistiques, de mots qui ont des finales de consonnance semblable. Par exemple, Flaubert : "M. Tuvache, le maire, et ses deux fils, gens cossus, bourrus et obtus." De omoïos, semblable, et téleutè, réalisation, achèvement, fin (de télein, accomplir, terminer, et de télos, achèvement)

Homographe
Se dit des mots qui s'écrivent de la même manière, mais dont le sens est différent. On dit aussi : homophonographe. Ex. : foudre (fém., éclair) et foudre (masc., tonneau d'une grande capacité. Voir homonyme et homophone.

Homonyme
Se dit de mots semblables à d'autres par le son, mais de nature, d'orthographe et de sens différents. Ver (de terre), vers (poésie), vert (couleur), verre (pour boire). Voir homographe et homophone.

Homophone
Se dit de mots qui se prononcent comme d'autres, bien que d'orthographe et de signification différentes : comte (titre), conte (récit) et compte (calcul) sont des homonymes homophones. Voir homographe et homonyme.

Hypallage
Figure commune dans les langues anciennes par laquelle on attribue à un mot d'une phrase ce qui convient logiquement à un autre. Par exemple, Horace dit : "Tyrrhena regum progenies", descendant tyrrhénien des rois, pour descendant des rois tyrrhéniens. De même Virgile : Ibant obscuri... per umbram. Ils allaient obscurs à travers l'ombre, pour : ils allaient à travers l'ombre obscure. En français, l'hypallage se rencontre en poésie : Trahissant la vertu sur un papier coupable (Boileau) pour : trahissant la vertu coupable sur un papier. Ote-moi d'un doute, (Corneille) pour : ote un doute de moi, de mon esprit. En prose, dans le langage familier, on en trouve dans des locutions fautives. Faire entrer son chapeau dans sa tête, alors que c'est la tête qui entre dans le chapeau. De même : l'adieu blanc des mouchoirs, pour : l'adieu des mouchoirs blancs. Voir métonymie et synecdoque.

Hyperbate
(Fém.) Figure de grammaire qui consiste à intervenir, à renverser l'ordre logique des mots d'une phrase. Le long d'un clair ruisseau buvait une colombe. Pour : une colombe buvait le long d'un clair ruisseau. L'hyperbate est surtout propre aux langues anciennes., et elle servait quelquefois, semble-t-il, à exprimer la passion. En français, elle n'est fréquente qu'en poésie ou n'est employée en prose que pour rendre certains effets. Ex.: Restait cette redoutable infanterie d'Espagne (Bossuet). Voir inversion, hystérologie, hystéron-proteron. Voir aussi anastrophe.

hyperbole
Figure de style qui consiste à dépasser la réalité, à employer des expressions exagérées pour mieux frapper l'esprit. Elle est fréquente en poésie et en prose : un coeur de pierre, mourir de peur, c'est renversant, formidable.

Hypotypose
Figure de rhétorique qui peint les objets avec des images si vraies, et des couleurs si vives, qu'elle met en quelque sorte sous les yeux ce qu'elle veut représenter. Elle est souvent une personnification vivante d'une idée abstraire, ou d'un sentiment. Ex. : Victor Hugo, dans Les châtiments : "La déroute , géante à la face effarée... La déroute apparut au soldat qui s'émeut, Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut!"

Hystérologie
Figure qui consiste dans le renversement de l'ordre naturel des idées et des faits, peignant le désordre d'esprit de celui qui parle. Ce vers de Virgile : "Moriamur et in media arma ruamus." Mourons et précipitons-nous au milieu des armes. Voir : hyperbate, hystéron-protéron,inversion.

Hystéron-protéron
Transcription de deux mots grecs (husteron-proteron), qui signifient "le dernier [mis] le premier." Figure de rhétorique consistant à intervertir l'ordre logique ou naturel de deux termes. "Restait cette redoutable infanterie de l'armée d'Espagne (Bossuet). [même exemple que celui fourni à la définition d'hyperbate]. Voir hyperbate, hystérologie, inversion.

Inversion
Les grammairiens définissent généralement l'inversion : une construction où les mots ne sont pas placés dans l'ordre logique. Il faut entendre simplement par ordre logique l'ordre usuel de la construction française : sujet, verbe, attribut, complément de verbe þ celui, en somme, qui vient le plus naturellement à l'esprit. Obligatoire dans les langues qui n'ont plus de flexion, cette construction ne l'est nullement dans celles où la terminaison des cas marque la fonction du mot. L'inversion se définira plutôt comme une construction où les mots sont rangés dans un ordre différent de celui qui est le plus habituellement usité.
L'ordre des mots dans une langue est intimement lié au type de langue. Il y en a trois. Une langue peut être flectionnelle, agglutinante ou isolante. Essentiellement, les langues flectionnelles indiquent la fonction du mot par la variation (la "flexion") de la désinence. Le latin en est l'exemple le plus souvent cité. Les langues isolantes isolent, en l'explicitant, chaque fonction du langage. C'est un langage pour ainsi dire "atomique" où chaque mot, comme un atome, porte une signification précise. Ainsi, dans une phrase, un élément précise le genre, un autre identifie le nombre, etc. Entre ces deux types op- posés se situent les langues agglutinantes. Elles chargent certaines racines de plusieurs ajouts, normalement à la désinence, pour indiquer les divers paramètres (genre, nombre, nature du terme, etc.).
Cette inversion n'existe pas dans les langues où la grammaire ne prescrit aucun ordre, comme le latin et le grec. Ce sont des langues activement flectionnelles. Par contre, l'ordre des mots est essentiel dans une langue originellement flectionnelle, mais qui a perdu à peu près tout de sa flectionnalité. Le français et l'anglais en sont de bons exemples. En fait, même dans une langue qui a conservé une large part de sa flexionnalité, comme l'allemand, l'ordre des mots demeure précis : il ajoute une spécification, une précision à l'expression employée. L'inversion est donc possible comme élément de signification dans toutes les langues modernes de la famille flectionnelle précitée. C'est un élément de plus pour aider à la précision du sens de la phrase.
La liberté de construction constitue évidemment une richesse pour la langue qui en jouit, et une ressource précieuse pour l'art oratoire et poétique. Elle prête souvent à l'amphibologie, ce qui arrive en particulier toutes les fois que les désinences du sujet et du régime deviennent identiques. C'est ainsi que la phrase latine : Dico Alexandrum vicisse Darium veut dire aussi bien : je dis qu'Alexandre a vaincu Darius, et : je dis que Darius a vaincu Alexandre. Pour éviter la confusion, il faut tourner par le passif : dico Darium ab Alexandro victum esse. Je dis que Darius a été vaincu par Alexandre.
Symétriquement, la rigueur de l'ordre grammatical donne de la clarté et de la précision au langage, mais aussi de la sécheresse et de la monotonie; elle se prête mal aux élans de l'art oratoire et aux effets pittoresques et poétiques. De là la nécessité de l'inversion qui attire l'attention sur telle partie de la phrase. Par exemple : De cette nuit, Phénice, as-tu vu la splendeur ? (Racine). Rétablit-on l'ordre grammatical, la phrase devient sans énergie ni pittoresque.
Par contre, si l'inversion ainsi comprise constitue une nécessité de la langue poétique et devient la source de très beaux effets, il faut condamner celle qui n'a d'autre objet que de faciliter la facture des vers et ne se justifie par aucune considération esthétique. Théophile Gautier s'est agréablement moqué de ces tournures surannées en répondant à un auteur qui lui demandait son avis sur un ouvrage compliqué, plein d'inversions mal venues : "De ton chemin, mon ami, suis ton petit bonhomme." Voir hyperbate, hystérologie, hystéron-protéron. .

Isocolon
Du grec : iso, égal, et kôlon, membre. Période dont les membres sont égaux.

Litote
Figure de rhétorique qui consiste à dire moins pour faire entendre plus. Par exemple, dans Le Cid, lorsque Chimène dit à Rodrigue : "Va, je ne te hais point.", elle veut lui faire entendre qu'elle continue à l'aimer; elle use alors de la litote. Quand la litote consiste à employer un terme adouci au lieu du terme plus fort qui conviendrait, elle prend le nom d'exténuation. Par exemple, lorsque l'on appelle simplement sévère celui qui est cruel, économe celui qui est avare. On distingue encore sous le nom signification ou d'emphase une figure qui laisse deviner plus que n'expriment les mots pris dans leur sens naturel : "Garde-toi, Saturnius, d'avoir trop de confiance dans cette multitude qui t'environne. Les Gracques sont morts et ne sont point vengés."

Logogriphe
Sorte d'énigme qui consiste en un mot dont les lettres, diversement combinées, forment d'autres mots qu'il faut deviner. Ainsi, avec le mot "orange", on peut former ange, ogre, onagre, orge, orage, organe, rage, rang, etc. Par extension, ce qui est exprimé en termes obscurs ou inintelligibles : "Ce sont des logogriphes que vous me donnez à déchiffrer."

Logomachie
Dispute de mots, résultant de ce que les deux adversaires prennent le même mot dans un sens différent ou envisageant le même objet sous des aspects différents. Par extension, dispute de mots en général.

Logorrhée
Flux de paroles inutiles. Au point de vue médical : besoin maladif de parler.

Maniérisme
Tendance au genre maniéré en art. Donc, qui montre de l'affectation, qui manque de naturel ou de simplicité. Voir
Affèterie

Métachronisme
Erreur de date qui consiste à assigner à un fait une époque postérieure à son époque véritable. Voir anachronisme, prochronisme.

Métaphore
Figure de rhétorique qui consiste à transporter un mot de l'objet qu'il désigne d'ordinaire à un autre objet ayant quelque analogie avec le premier. C'est par métaphore qu'un homme courageux s'appelle un lion. Métaphore disparate ou incohérente, celle dont les termes, pris dans leur sens propre, comme est la fameuse métaphore de Monsieur Prudhomme : le char de l'État navigue sur un volcan. Les traités classiques de rhétorique ou de poétique rangent la métaphore parmi les figures de mots et la distinguent de la comparaison proprement dite en ce que la métaphore n'exprime pas le terme indiquant qu'il y a comparaison.

Métathèse
Figure qui consiste à rappeler aux auditeurs des faits passés, à leur présenter des faits à venir, à prévoir d'avance les objections de l'adversaire ("L'on m'objectera que..."). Au sens grammatical, cela signifie : déplacement de voyelles, de consonnes ou de syllabes à l'intérieur d'un mot. Ainsi, l'ancien formage est devenu fromage.

Métonymie
Figure de mots qui consiste à désigner un objet au moyen d'un terme désignant un autre objet uni au premier par une relation logique, historique, ou simplement habituelle. Par exemple : je vais boire un verre (synonyme : hypallage, synecdoque).
La métonymie est un trope (voir trope) de même nature que l'antonomase et la synecdoque, mais d'une extension plus grande et d'un emploi plus fréquent. On dit qu'il y a métonymie quand on exprime 1. l'effet par la cause : une belle main, pour : une belle écriture; 2. la cause par l'effet : boire la mort, pour : boire le poison qui cause la mort; 3. la chose signifiée par le signe :
la robe, pour : la magistrature ; le concret pour l'abstrait : donner des gages à la réaction, pour : aux réactionnaires; 5. Le moral par le physique : avoir du coeur, être sans cervelle; 6. Le contenu par le contenant : une bonne bouteille, un plat délicat; 7. L'ouvrage par le nom de l'auteur, ou l'invention par le nom de l'inventeur : un Rapha&eulm;l; 8. La chose possédée par le nom du possesseur : cet homme a été incendié, pour : la maison de cet homme a été incendié; 9. Le produit commercial par son lieu d'origine : un panama, un verre de bourgogne, du bordeaux;
10. Une monnaie par le souverain ou le chef d'état qu'elle porte en effigie : un louis d'or, un napoléon.
La métonymie a un caractère plus populaire que la métaphore. Un écrivain peut créer des métaphores; il invente beaucoup plus rarement des métonymies. Citons cependant, comme exemple des métonymies littéraires, les noms de Céres, Bacchus, Vulcain, désignant respectement le pain, le vin et le feu.

Néologisme
Mot nouveau ou acception nouvelle d'un mot existant déjà dans la langue.
On emploie également la réticence pour faire comprendre une chose mieux que si on la disait expressément, l'imagination allant toujours plus loin que la parole. Telle est la réticence d'Agrippine dans Britannicus de Racine : "J'appelai de l'exil, je tirai de l'armée // Et se même Sénèque et ce même Burrhus // Qui depuis... Rome alors estimait leurs vertus." (Acte IV, sc.2)

Onomatopée
Formation de mots par harmonie imitative : l'onomatopée est la création d'un mot reproduisant dans ses éléments sonores le bruit auquel il s'applique. Par extension, mot formé par harmonie imitative. En tant que figure de style, elle est la figure par laquelle on cherche à suggérer l'image auditive d'un objet au moyen d'un concours particulier de sons verbaux. On dit plus souvent, cependant, harmonie imitative (voir ce mot). Voir aussi allitération.

Oxymore
Association de deux termes de sens contraires dans le même groupe de mots qui produit une réalité inattendue, différente existante, qui attire l'attention et frappe la sensibilité.
Par exemple, Du Bellay, dans le poème "Maintenant je pardonne", emploie deux oxuymores: douce fureur, plaisant labeur. Ou encore, cet énoncé : "Un jeune vieillard, assis debout sur un rocher de bois, regardait la nature les deux yeux fermés bien durs et regardait deux chats morts qui se battaient.

Palinodie
Rétractation de ce que l'on a dit ou fait auparavant; changement d'opinion. Chanter la palinodie : louer ce qu'on avait dénigré, se rétracter.

Parabole
Allégorie servant de voile à une vérité, à une opinion. Parler par parabole. Plus précisément, la parabole est une allégorie qui suggère par analogie une conclusion morale ou une règle de conduite dans un cas donné. On appelle corps de la parabole le récit imagé, tandis que la leçon ou le sens mystique qu'il comporte en est l'âme. Ex.: parabole du bon Samaritain, de la brebis perdue, de l'enfant prodigue.

Paradigme
Exemple modèle de déclinaison ou de conjugaison donné dans une grammaire.

Paradoxe
Opinion contraire à l'opinion commune. Chose qui est contre l'opinion commune. En philosophie, ce terme signifie : contradiction à laquelle aboutit, dans certains cas, le raisonnement abstrait. Par ex.: les paradoxes de Zénon d'Élée (entre autres : une flèche ne peut jamais se rendre au but, car il lui faudrait d'abord parcourir la moitié de la distance, puis la moitié de cette moitié, et ainsi de suite, ad infinitum. Donc, les segments sont infinis en nombre, et la distance est alors infranchissable).

Paragoge
(Fém. du grec : paragôgê, addition). Dans l'antiquité grecque, mouvement d'une armée rangée en colonnes pour se disposer en ligne de bataille. En termes grammaticaux, dans l'ancienne terminologie, c'était l'addition d'un phonème à l'intérieur ou à la fin d'un mot, comme s dans jusques à quand, ou comme la syllabe que dans avecque.

Parataxe
Manière de construire les phrases qui consiste à n'employer que des propositions principales. (syn. : coordination).

Parodie
Travestissement burlesque d'un ouvrage de littérature sérieux. Par extension, toute imitation burlesque, ironique.

Paronomase
Figure de rhétorique qui consiste à rapprocher des mots dont le son est à peu près semblable, mais dont le sens est différent. Qui vivra verra. Qui se ressemble s'assemble.

Paronyme
On dit que deux mots sont paronymes 1. quand ils ont une racine commune, tels abstraire et distraire; 2. quand, sans avoir la même étymologie, ils ont une prononciation assez voisine pour qu'on soit exposé à les confondre. Ex. : matin et mâtin. Dans ce second sens, les paronymes peuvent être prochains, comme pomme et paume, tacher et tâcher, ou éloignés, comme consumer et consommer, infester et infecter.

Pastiche
(1677, peinture; ital. pasticcio, pâté, lat. pop. pasticium. Voir pastis, pâtissier. Oeuvre littéraire ou artistique dans laquelle l'auteur a imité la manière, le style d'un maître, soit pour s'approprier des qualités empruntées (plagiat), soit par exercice de style dans une intention parodique (imitation, copie). Imitation ou évocation du style, de la manière d'un écrivain, d'un artiste ou d'une école.

Pataquès
Faute de langage qui consiste à substituer, dans la prononciation, un t à un s, ou vice-versa, ou à faire confusion de deux lettres quelconques. On dit : faire un pataquès. L'origine de ce terme viendrait de l'anecdote suivante ; dans une soirée, un monsieur ramasse un éventail égaré : "Est-ce à vous, Madame ?" þ "Non, Monsieur, il n'est point-z-à moi." il demande à une autre dame si c'est le sien : "Il n'est pas-t-à moi non plus." Le monsieur conclut : "Il n'est point-z-à vous, il n'est point-t-à vous; ma foi, je ne sais pas-t-à qu'est-ce !" Voir cuir, velours.

Périphrase
Circonlocution dont on se sert pour exprimer ce qu'on ne veut pas dire en termes propres. Ex. : la messagère du printemps, pour l'hirondelle; l'astre de la nuit, pour la lune. Voir antonomase.

Périssologie
Voir pléonasme

Pléonasme
répétition, dans la même expression, de mots ayant le même sens. Comme : je l'ai vu de mes yeux. Il y a lieu de distinguer le pléonasme inconscient et le pléonasme employé comme procédé de style. Le premier, dit aussi périssologie, est souvent une faute de langage résultant de l'ignorance ou de l'irréflexion du sujet parlant (ex. : hémorragie de sang). Mais il arrive parfois que l'usage sanctionne les pléonasmes involontaires, lorsque la valeur étymologique des termes cesse d'être comprise. L'expression économique contient deux fois l'idée de maison (grec : oikos, latin domus). Les mots d'origine arabe alcali, almanach, etc., commencent par l'article al. Il y a donc pléonasme quand on dit l'alcali, l'almanach. De même le mot aujourd'hui a pour étymologie l'expression latine populaire ad illum diem de hodie où se trouve par conséquent deux fois l'idée de jour (diem et hodie) et d'actualité (illum et ho). Voir aussi redondance.
Le pléonasme employé comme procédé littéraire se rencontre non seulement dans les ouvrages écrits, mais aussi dans la conversation. Dans l'un et l'autre cas, il est destiné à donner à l'expression de l'énergie, de la netteté : voir de ses yeux, entendre de ses oreilles. Racine écrit : "Et que me fait, à moi, cette Troie où je cours ?". De même, Molière : "Je l'ai vu, dis-je, de mes yeux vu, ce qu'on appelle vu."

Prétérition (ou prétermission)
Figure par laquelle on déclare ne pas vouloir parler d'une chose, mais dont on parle néanmoins par ce moyen indirect. Bossuet, dans l'oraison funèbre de la duchesse d'Orléans : "Je pourrais vous faire remarquer qu'elle connaissait si bien la beauté des ouvrages de l'esprit... Mais pourquoi s'étendre ?" Ou encore : Je ne vous parlerai pas de... Je passerai sous silence...

Prochronisme
Erreur de chronologie qui consiste à placer un fait dans un temps antérieur à celui où il est réellement arrivé. Voir anachronisme, métachronisme.

Prolepse (ou anticipation)
Figure de pensée ou de construction qui consiste à exprimer une idée plus tôt qu'on ne l'attendait, soit pour la faire saillir, soit pour réfuter un adversaire. On distingue la prolepse grammaticale de la prolepse employée comme figure de pensée. Ainsi, il y a prolepse grammaticale dans des tournures grammaticales telles que majores augebantur copiae, où l'attribut majores, placé en tête, a le sens de toute une proposition : afin de les rendre plus fortes, on augmentait les troupes. Un tel attribut est dit proleptique. L'effet de la prolepse grammaticale est d'attirer l'attention sur le mot ainsi construit. En rhétorique, la prolepse est la réfutation anticipée d'une objection possible. Il y a une prolepse dans le vers bien connu de Boileau : "Il a tort, dira l'un, pourquoi faut-il qu'il nomme?" (Satire IX). Voir subjection.

Redondance
superfluité de mots, de paroles. Elle implique la répétition de certains termes, à tout le moins de synonymes qui n'ajoutent rien à la pensée déjà exprimée. Voir superfétation et pléonasme.

Rejet
Action de rejeter au commencement du vers suivant un ou plusieurs mots nécessaires au sens (par extension, mot ainsi rejeté). Le terme enjambement est à peu près synonyme. Voir ce mot.

Réticence
Figure de rhétorique par laquelle celui qui parle s'arrête avant d'avoir achevé l'expression de sa pensée, tout en laissant clairement entendre ce qu'il ne dit pas. La réticence exprime ce qu'il y a de tumultueux, de désordonné dans la colère, l'indignation, la menace. "Je devrais, sur l'autel où ta main sacrifie // Te... Mais du prix qu'on m'offre il faut me contenter." (Athalie de Racine).

Rodomontade
Fanfaronnade de rodomont (rodomont : fanfaron, bravache, vantard).

Sigmatisme
Emploi fréquent de la lettre s ou des autres sifflantes. D'où aussi : répétition vicieuse de sifflantes, comme dans ce vers de Boursault : "Ciel! Si ceci se sait, soins sont sans succès."

Stichomythie
Affrontement vers à vers de deux personnages tragiques. Dans l'Avare, pièce comique en prose, il ne peut y avoir au sens propre de stichomythie, mais les brèves répliques d'Harpagon et d'Élise (I,4) ou d'Harpagon avec Cléante (II,2) s'apparentent à la technique de la stichomythie.

Solécisme
Du grec Soloi, nom des habitants d'une colonie achéo-rhodienne, établie en Cilicie, qui auraient gravement altéré la langue de ses fondateurs. On a d'abord appelé solécisme toute façon incorrecte de s'exprimer, et ce sens général du mot n'a pas complètement disparu. Mais on entend plus ordinairement par solécisme une faute contre la syntaxe, par opposition au barbarisme (voir ce mot), faute contre la phonétique, la morphologie ou la sémantique.
Spicilège (latin, spicilegium, glanage, de spicum, épi, et legere, recueillir) Titre donné à certains recueils d'actes, de documents, de notes, d'essais, etc.

Subjection
Figure par laquelle l'orateur, interrogeant l'adversaire, suppose sa réponse et la réfute à l'avance. Voir prolepse.

Superfétation
Redondance, inutilité. La redondance se définit comme la superfluité de mots, de paroles. Elle implique la répétition de certains termes, à tout le moins de synonymes qui n'ajoutent rien à la pensée déjà exprimée.

Syllepse
Figure de rhétorique dans laquelle les mots s'accordent, non plus d'après la grammaire, mais d'après l'idée présente à l'esprit de l'écrivain. On distingue la syllepse de nombre : "Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour Juge, // Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, // Comme eux vous fûtes pauvre et comme eux orphelin." Il y a aussi la syllepse de genre : "Les personnes d'esprit ont en eux les semences de tous les sentiments." Par extension, figure dans laquelle le même mot est pris à la fois au propre et au figuré.

Syllexie
Collection, famille de mots qui se rapportent à la même idée ou à la même racine.

Symbole
Figure par laquelle on substitue au nom d'une chose le nom d'un signe que l'usage a choisi pour la désigner, ou que l'auteur lui-même a choisi à cet effet.

Syncope
Retranchement d'une lettre ou d'une syllabe dans le corps d'un mot. Il faut distinguer la syncope de la contraction, qui consiste dans la fusion de deux voyelles contigu&eulm;s (baailler devenu bâiller), et de l'absorption des voyelles brèves en présence des sonnantes. On doit réserver le nom de syncope à la chute pure et simple des voyelles brèves entre des consonnes explosives. Ainsi, la prononciation populaire du mot empaqueter en trois syllabes (em-paq-ter) est un fait de syncope. De même, médecin et empereur doivent se prononcer "médcin" et "empreur" En français, la syncope atteint presque exclusivement l'e muet.

Synecdoque
S'écrit aussi synecdoche. Figure de rhétorique dans laquelle on fait entendre le plus en disant le moins, et le moins en disant le plus. La synecdoque est une sorte de métonymie (voir ce mot). Elle remplace 1. l'espèce par le genre : le plus insolent des mortels (des hommes); 2. le genre par l'espèce : la saison des roses (des fleurs); 3. le singulier par le pluriel, ou inversement : l'ennemi (les ennemis) nous attaqua. On lit dans les prophètes (dans un des prophètes); 4. Une quantité indéterminée par une quantité déterminée. "Vingt sur le métier remettez votre ouvrage." (Boileau); 5. La partie par le tout : un bouclier fait de trois taureaux (trois peaux de taureau); 6. Le tout par la partie : il n'avait pas atteint le vingtième printemps; 7. Le nom d'une chose par celui de la matière dont elle est faite : prends ce fer (cette ép&ea-cute;e). Voir aussi hypallage.

Synérèse
Appelée aussi synecphorèse ou synizèse. Contraction par laquelle deux voyelles contigu&eulm;s, toutes deux d'ordinaire prononcées séparément, se fondent en une seule émission de voix (le contraire de la synérèse est la diérèse (voir ce mot). Fouet, bréviaire, bien sont des cas de synérèse si on prononce les voyelles contigu&eulm;s en une syllabe; le fait de les prononcer en deux syllabes constitue une diérèse.

Synèse
Assemblage régulier de mots.

Tmèse
Séparation de deux éléments qui constituent un mot par l'intercalation entre ces éléments d'un ou plusieurs autres mots. Lors même que cela serait vrai, pour : même lorsque cela serait vrai.

Trope
(Masc.) Figure par laquelle un mot ou une expression sont détournés de leur sens propre. Voir antonomase, catachrèse, métaphore, métonymie, synecdoque.

Truisme
Vérité banale, toute simple, niaise, sans portée. Voir aphorisme, apophtegme.

Velours
Vice de langage qui consiste à prononcer à la fin d'un mot un z lorsqu'il y a un s, et réciproquement, ou à employer à tort l'une de ces deux lettres pour lier deux mots ensemble. Il va-z-a Saint-Jovite est un velours. Voir Cuir et pataquès.

Zeugma
(grec, lien) Construction qui consiste à ne pas énoncer de nouveau, quand l'esprit peut les rétablir aisément un mot ou un groupe de mots déjà exprimés dans une proposition immédiatement voisine. Par exemple : "L'air était plein d'encens et les prés de verdure." (Hugo). Le zeugma se dit aussi du fait de rattacher grammaticalement deux ou plusieurs substantifs à un adjectif ou à un verbe qui, logiquement, ne se rapporte qu'à un seul des substantifs. Par exemple : les arbres et la neige nous apportent le gel.

  Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre [San Antonio]
Fleur noire


aucun poème ne trouve de fin, la mort elle-même n'en est pas une
   
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  Publié: 5 oct 2004 à 10:03 Citer     Aller en bas de page

On dirait une copie d'un de mes cours!!

En tout cas bonne idée de l'avoir publié!

Amitié

Fleur noire.

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15 novembre 2018
  Publié: 5 oct 2004 à 10:12 Citer     Aller en bas de page

c'est juste un recueil de définitions

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obab


Absente tout court...
   
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  Publié: 1er juin 2006 à 04:39 Citer     Aller en bas de page

et ben beau boulot

  c'était mieux un jour .....
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
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  Publié: 1er juin 2006 à 08:13 Citer     Aller en bas de page

oui bonne idée ... y a pas mal de belles chose là-dedans

  La musique danse, la poésie chante
MISTERWEBY


de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas...
   
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15 novembre 2018
  Publié: 1er juin 2006 à 14:52 Citer     Aller en bas de page

Trés sympa ton exemple zeugmatique !

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NBG


Un poème, c'est parfois déceler un autre horizon au pouvoir fondateur du mot.
   
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7 octobre 2010
  Publié: 27 déc 2006 à 03:43 Citer     Aller en bas de page

Il fallait que cela fût fait.

J'ai tout enregistré dans mes documents pour relire les définitions à tête reposée qui ne le sera plus quand j'aurai terminé...

Mais quel régal au pays de la connaissance!

NBG / bernard

  NBG/Bernard
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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19 mai
  Publié: 16 mars 2010 à 13:18 Citer     Aller en bas de page

L'homonyme regroupe les homographes et les homophones mais ce n'est pas réciproque...

Du moins.. c'est ce que je comprends... (je sais pas pourquoi... mais j'en veux pour confondre l'homonyme avec le synonyme.. alors que cela n'a rien à voir...)

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
LeChevalier

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27 août 2016
  Publié: 17 mars 2010 à 09:06 Citer     Aller en bas de page

Pour voir la différence, c'est peut-être bien de dire que certains homographes ne sont pas des homonymes: (nous) portions, (deux) portions, (mon) fils, fils (de laine).

 
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