Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 0
Invités : 26
Invisible : 0
Total : 26
13020 membres inscrits

Montréal: 21 oct 06:37:52
Paris: 21 oct 12:37:52
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Le coin de la technique : Astuces poétiques :: Sur l'art poétique de Verlaine Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
254 poèmes Liste
5025 commentaires
Membre depuis
12 août 2002
Dernière connexion
9 octobre
  Publié: 23 jan 2006 à 09:36
Modifié:  22 sept 2011 à 09:25 par Ashimati
Citer     Aller en bas de page

Depuis longtemps cette question me rongeait : comment le roi de la chanson grise, le prince de la poésie mélodieuse en était-il arrivé à mépriser les ailes sur lesquelles il a si brillamment voltigé. Ces vers semblent a priori sans appel :

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?


Paradoxal : on n'écrit pas un art poétique incrusté de rimes tout en accusant la pauvrette. D'autant plus que, dans le même poème, la première strophe nous donne un tout autre son de cloche :

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.


Passons sur l'impair, et retenons-en l'essentiel, à savoir la musique. Ces deux strophes se révélent des plus contradictoires. Mais où veut-il en venir ? La réponse pourrait très bien se glisser dans la rime justement, celle qui ajuste fou à sou. Il faut savoir qu'à l'époque ce genre de rime pauvre (c'est en fait une simple assonance) était des plus déconseillée. Tout juste tolérée, et encore. Le bijou d'un sou serait alors le caractère excessivement rigide de la prosodie de l'époque, gourmande en rimes riches. Il ne nous parle donc pas de l'abolir mais de la laisser gambader dans un style beaucoup plus souple, délayé dans le flou artistique, la musique avant la règle, l'esprit avant la lettre. Ce n'est qu'une hypothèse bien sûr, mais qui s'ajuste parfaitement.

  La musique danse, la poésie chante
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

Administratrice


Je suis une partie de nous unique et multiple à la fois (chimay)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
299 poèmes Liste
17351 commentaires
Membre depuis
25 juin 2004
Dernière connexion
17 octobre
  Publié: 28 jan 2006 à 09:18 Citer     Aller en bas de page

Eheh et oui ça se tient

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
254 poèmes Liste
5025 commentaires
Membre depuis
12 août 2002
Dernière connexion
9 octobre
  Publié: 31 mars 2006 à 10:56 Citer     Aller en bas de page

merci les amis, je ne suis donc pas si fou que ça, ma théorie vaut au
moins quelques sous

Hyperion, oui bien joué, la lime m'avait moins frappé je dois dire
mais c'est vrai qu'elle serait triviale ne serait-ce la façon dont
Verlaine l'amène

et amitiés,
chimay

  La musique danse, la poésie chante
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
254 poèmes Liste
5025 commentaires
Membre depuis
12 août 2002
Dernière connexion
9 octobre
  Publié: 16 sept 2008 à 14:52 Citer     Aller en bas de page

bonjour Fairy,

c'est effectivement ce qu'il y a de plus fascinant chez lui, particulièrement dans les poèmes saturniens, ce lyrisme onirique, cette litanie obsédante avec ses retours constants, donnant une impression de mouvement perpétuel

j'y ajoute l'impair alternance aussi, caché au sein des vers (4/5 pour l'impair en 9), l'impair qui appelle son complément, impair lui aussi, pour arriver à la parité

je ne pense pas non plus qu'il ait renié sa muse, mais certaines interprétations pensent que si, et je tenais à donner un point de vue différent

merci pour ta réponse très développée

amitiés,
chimay

  La musique danse, la poésie chante
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
254 poèmes Liste
5025 commentaires
Membre depuis
12 août 2002
Dernière connexion
9 octobre
  Publié: 22 sept 2008 à 09:29 Citer     Aller en bas de page

il nous dit en clair que tout est possible ...

  La musique danse, la poésie chante
Didier Meral

Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
8 poèmes Liste
61 commentaires
Membre depuis
14 octobre 2004
Dernière connexion
29 mai 2012
  Publié: 13 avr 2009 à 03:09 Citer     Aller en bas de page

Karma,

Verlaine trouvait effectivement pesantes les règles de prosodie édictées par Malherbe et Boileau.

Historiquement, la poésie assonancée, ne connaissant pas la rime, était chantée par les troubadours (trouvères) au moyen-âge : ceux-ci allaient de château en château, chanter donc leurs textes.
A noter que les assonances étaient marquées par des "coups de pied" sur le sol... nous est resté le mot pied qui, aujourd'hui, désigne un mètre, ou syllabe.

Non seulement ta théorie est acceptable, mais elle dénote un bon esprit d'observation, ainsi qu'une oreille intérieure "musicale".

Je suis de ceux qui pensent qu'il n'y a pas de contradiction entre les deux strophes que tu cites de l'Art Poétique : il fait allusion au côté "gonflant" (dirions-nous aujourd'hui !) de la consonne d'appui ; sa présence à la rime fait toute le différence entre une rime pauvre et une rime dite suffisante.

Une rime sou, fou n'est théoriquement pas acceptable selon les critères de l"époque de Verlaine, fou Corfou l'eût été... idem pour lime et rime.

Existe un poème totalement méconnu du grand Paul : Vers sans rimes

Vers sans rimes
Le bruit de ton aiguille et celui de ma plume
Sont le silence d'or dont on parla d'argent.
Ah ! cessons de nous plaindre, insensés que nous fûmes,
Et travaillons tranquillement au nez des gens !

Quant à souffrir, quant à mourir, c'est nos affaires
Ou plutôt celles des toc-tocs et des tic-tacs
De la pendule en garni dont la voix sévère
Voudrait persévérer à nous donner le trac

De mourir le premier ou le dernier. Qu'importe,
Si l'on doit, ô mon Dieu, se revoir à jamais ?
Qu'importe la pendule et notre vie, ô Mort ?
Ce n'est plus nous que l'ennui de tant vivre effraye !

Notre siècle a oublié à quel point Hugo et Verlaine ont bataillé pour débarasser la poésie de leur temps des archaïsmes des 17 et 18 èmes siècles...

Le rythme ternaire dans l'alexandrin de Hugo était particulièrement mal vu !
Que dire de ce qui s'est passé lors de la sortie des Djinns, dessinant déjà les futurs contours du vers libre ?

Avant Hugo, André Chenier (immense poète) avait popularisé l'iambe, si chère, plus tard, à notre Victor national : alternance d'alexandrins et d'octosyllabes...

Bien sur, il est des circonstances où l'obligation de la consonne d'appui est quasi impossible, essayons de trouver une rime au mot azur !

Les parnassiens dont Leconte de Lisle et Banville, qui ne pouvaient pas piffer les romantiques, se sont souvent servi des "carences" volontaires de Hugo et Verlaine pour insinuer que leur poésie n'était rien qu'une poésie de quat'sous... lire le traité de prosodie de Banville (dont il se sert pour régler ses comptes) est édifiant à ce sujet.

Sauf que le sieur Banville, que l'on accuserait de nos jours d'avoir un balai dans le euh... ainsi que d'intégrisme n'a pas laissé grand trace dans les mémoires.

Et le grand Charles, dans tout ça ? il soutenait ouvertement les deux autres !
Je pense à la sortie de la Légende des Siècles, qui a vu Hugo se faire éreinter, écharper par la critique : la première lettre de vives félicitations, contenant un message de quatre lignes, fut signée Charles Baudelaire !

 
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. (Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
254 poèmes Liste
5025 commentaires
Membre depuis
12 août 2002
Dernière connexion
9 octobre
  Publié: 14 avr 2009 à 12:07 Citer     Aller en bas de page

Didier,

Content de voir que tu partages mon avis, amusant de constater aussi que Baudelaire est parfois considéré (me trompé-je ?) comme un parnassien, alors qu'il a exploré des formes audacieuses, ce qui le rend plus proche de Verlaine que de Banville.

Pour Paul, je ne connaissais pas ce poème, l'humour est excellent. Ce que j'apprécie chez Valéry, outre la sonorité, c'est aussi cette façon de mettre les figures de style au service de la mélodie, avec une densité incroyable.

cordialement,

chimay / Karma

  La musique danse, la poésie chante
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 4534
Réponses: 6

Page : [1]

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 958/13015

8.6%
 
 82 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.7%
 
 74 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

5.1%
 
 49 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.8%
 
 151 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.8%
 
 17 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.9%
 
 104 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.3%
 
 185 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

30.9%
 
 296 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0400] secondes.
 © 2000 - 2018 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.