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Au Nom de la Rose


Une fleur de sang, pour tous les maux de la Terre
   
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  Publié: 13 juil 2008 à 07:05
Modifié:  11 févr 2009 à 00:17 par Au Nom de la Rose
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Je marche dans la ville.

Il n’est pas tard, il est juste passé l’heure du souper.

Le soleil baisse tranquillement sur l’horizon, comme à son habitude. Et moi je cherche l’amour dans les rues et les ruelles.

Mais comme toujours, je ne le trouve pas.

Je suis curieux. J’espionne dans les maisons.

Je vois bien qu’il y a des lueurs sur la rue, j’entends les demeures heureuses d’abriter de la vie.

Dans un coin tranquille, juste pour voir, j’approche un peu. Tranquillement, me dis-je, pour ne pas faire peur à quiconque. Si on me remarque, on me dira de foutre le camp ! Que je ne suis pas le bienvenu… Que je suis laid, mauvais, dégoûtant. J’ai peur, j’ai peur qu’on me parle. On me demanderait bien trop de tout ça.

Cette maison ci est éteinte et sans lumière. Des draps blancs recouvrent les quelques meubles et sur le plancher s’amoncelle la poussière.

Alors, je la quitte et, enjambant une flaque d’eau sur la chaussée, mes yeux gris renvoient un reflet pareil à ce que je viens de voir. Il n’y a personne chez moi, non plus. Je ne suis personne.

Et dans la rue, c’est vide. Je suis là aussi, je suis partout.

Je pourrais courir, hurler ! LAISSEZ-MOI ENTRER !

J’ai des choses à dire, je voudrais tant parler. J’ai un cœur aussi pour aimer. Même s’il n’est pas habitué, que mon amour est pourrit parce que dans mon cœur, c’est rouillé.

Il faut que j’approche d’une autre maison, une maison qui a de la lumière. Si c’est comme le soleil, elle réchauffera ma peau avec sa lueur et, s’il y a des gens, peut-être que je verrai de l’amour.

Je veux apprendre, encore un peu. Après, si ça ne fait pas trop mal, j’essaierai à nouveau dans un jour ou deux.

À quelques pas de la fenêtre, je monte un peu mes yeux juste pour voir un tout petit peu.

Oui, il y a quelqu’un. Je le distingue mal, à cause de mes yeux plein d’eau. C’est flou et je commence à rétrécir de l’intérieur. C’est si beau que c’est sûrement interdit.

La silhouette colorée de l’étrange personne bouge et elle disparaît, puis elle revient et une autre silhouette plus mince vient à sa rencontre.

Je ne vois rien de ce qu’ils font, ils sont juste collés, serrés. Comme mes mains quand j’ai froid.

Est-ce qu’on peut avoir froid dans une maison ? Si l’amour réchauffe, on n’a peut-être plus jamais froid. Je ne crois pas que les deux silhouettes s’aiment. Mais je ne comprends pas ce qu’elles font.

Perdu dans mes pensées, je reste là encore quelque temps mais il n’y a rien de nouveau.

Les deux personnes se quittent et s’affairent. Il y a des éclats de voix, de la musique et d’autres bruits étranges.

Pfft, je vais aller apprendre à aimer ailleurs.

Une autre maison plus loin est éteinte, mais elle fait beaucoup de bruit. Ce sont des gens qui sont entrain de dormir, je crois.

De l’extérieur, je ne vois rien.

Pas de silhouette, pas de couleur, rien n’est là.

Un long râle grave s’échappe soudainement de la fenêtre à côté de moi et me fige entièrement. Mes orteils crispés me font mal, je commence à trembler.

Je me retrouve couvert de chair de poule, alors je cours, j’ai peur et je recommence à pleurer parce que j’ai voulu espionner l’amour.

Ça semblait amusant, ces gens tous avec un autre dans les maisons.

Parce que c’est mieux encore que d’avoir des amis.

Alors, personne ne veut sortir, on ne vient pas me voir. Parce qu’on me dit toujours qu’il fait froid dehors, où je suis. C’est vide quand il fait trop froid.

Alors je n’ai rien à faire ici ! Cette ville ne me donne rien, si je ne peux pas y apprendre à aimer.

Je cours toujours, ne voyant rien du tout, c’est plus facile de fuir, je n’ai rien à examiner. Je n’ai pas à deviner les choses, rien à comprendre de plus que ce que je connais.

Je suis mieux sur la route, même seul.

Je vais voyager jusqu’à un autre endroit et peut-être que les gens feront l’amour dans la rue. Alors je pourrai aller les voir et leur demander de m’aider. Je pourrai leur dire que je veux juste apprendre.

Puis, là bas, il y aura certainement une personne juste pour moi. Je sais qu’il y en a une quelque part, sinon c’est trop injuste.

Alors, elle m’aimera et ce sera facile de l’aimer ensuite, puisqu’elle m’aura déjà donné son amour.

Ce sera à mon tour d’avoir une maison, pour avoir chaud et pour créer des lueurs par mes fenêtres.

Et moi… moi, je sortirai dehors quand il fera froid, pour voir s’il y a quelqu’un qui voudra plein d’amour. Je lui montrerai comment en fabriquer.

-De si tristes yeux-

  La culture et la science ne nous aident pas à aimer.
opium
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  Publié: 13 juil 2008 à 17:00 Citer     Aller en bas de page

C'était une touchante nouvelle.

 
Au Nom de la Rose


Une fleur de sang, pour tous les maux de la Terre
   
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  Publié: 13 juil 2008 à 20:03 Citer     Aller en bas de page



Merci Opium.

L'amour aussi est une drogue.

Ton passage m'a fait plaisir.

-De si tristes yeux-

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  Publié: 17 juil 2008 à 10:04 Citer     Aller en bas de page

C'est écrit d'une manière simple et innocente et... c'est touchant, les mots atteignent leur cible (la sensibilité des lecteurs, ou la mienne en tout cas).

 
LV
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20 mars 2013
  Publié: 2 août 2008 à 13:29 Citer     Aller en bas de page

J'ai beaucoup aimé ton texte, vraiment touchant, sensible, naïf (mais ce n'est pas péjoratif).
Cet homme est perdu et à la recherche de quelque chose qu'il ne connaît pas (et en plus pas facile).
De très beaux mots.
C'est joliment fait, joliment dit.

A très bientôt,
LV

  LV
*Alexis*


parce que la fraternité est plus forte que les tremblements de terre...
   
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1er novembre 2013
  Publié: 16 août 2008 à 02:42 Citer     Aller en bas de page

C'est d'une sensibilité à fleur de peau.
Amicalement, Alexis.

  Si je connaissais l'Italie/Où Raphaël fit ses tableaux (Oswald Durand, poète du terroir haïtien))
Au Nom de la Rose


Une fleur de sang, pour tous les maux de la Terre
   
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30 avril 2016
  Publié: 16 août 2008 à 02:47 Citer     Aller en bas de page

Merci Anne ! Ton passage aussi m'émeut beaucoup.

Ceci est mon dernier écrit en date et je crois que ce sera le plus important pour un bon bout de temps.

Merci énormément à toi aussi Eliawe. Un tel commentaire est bien plus apprécié et savouré qu'un bisou(faut pas se tromper.. j'adoooooore les bisous)

Véro, je suis très heureux que tu ais ressenti l'émotion que j'ai désiré y mettre. Ton passage me fut très agréable.

Merci beaucoup LV ! C'est vrai qu'il est perdu. C'est un peu moi, cet homme, des fois.

Il faut faire face au destin Et lui faire confiance un brin. Merci à la folie pour ton commentaire très bienvenu !

-De si tristes yeux-

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*Alexis*


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1er novembre 2013
  Publié: 25 août 2008 à 14:22 Citer     Aller en bas de page

De ce poème monte un relent de solitude que j’ai souvent senti dans les rues de Port-au-Prince. On a ce drôle d’impression qui ne s’explique même pas, cette impression que le ciel baisse, alors qu’qu’on descend seul en soi avec les dernières rumeurs de la pluie.
Encore un autre texte qui vient me chercher.

Amicalement, Alexis.

  Si je connaissais l'Italie/Où Raphaël fit ses tableaux (Oswald Durand, poète du terroir haïtien))
-_-Tavari_Luhta-_-


Douleur, douleur à fleur de peau, Coloré mât de tous fléaux
   
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11 février 2016
  Publié: 26 août 2008 à 02:10 Citer     Aller en bas de page

Un texte fluide, mignon et poignant...
La solitude est palpable... Mais un petit remontant ne fait de mal à personne alors tiens!

Merci de cette agréable lecture!!

Bizou!!
-_-Tavari Luhta-_-

  -_-Tavari Luhta-_-
Au Nom de la Rose


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  Publié: 11 oct 2008 à 03:12 Citer     Aller en bas de page

Merci Alexis ! tu me fais bien plaisir.


Merci énormément à toi Tavari Luhta, ton commentaire me touche beaucoup

J'adoooore les câlins ! Tu as tapé dans le mile

Je suis content de ton passage, ca réchauffe.

David

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Kris Black

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29 août 2018
  Publié: 18 mars 2009 à 23:57 Citer     Aller en bas de page

Très touchant.

 
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30 avril 2016
  Publié: 26 mai 2009 à 01:41 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup Kris Black !

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30 avril 2016
  Publié: 28 mai 2009 à 02:20 Citer     Aller en bas de page

Je trouve ça très étrange, car je viens de me rendre compte que dans un retour de commentaire, j'ai oublié de remercier quelqu'un de très important qui m'a fait un bel honneur de venir me lire.

Stéroïde, je suis désolé d'avoir oublié de te répondre, je te remercie chaleureusement de ton passage et si tu savais combien de fois je suis allé sur ton profil pour lire ce que tu dis : "une puissance s'en dégage".

Merci de tout coeur de ton passage !

David

------------------------------------

Bonjour Sophie

Merci de ton passage. Tu m'excuseras, mais je suis bouche bée face à tes mots Et je ne sais qu'en dire, si ce n'est merci de me montrer un peu d'intérêt, ça fait si chaud au coeur

Merci !

David

  La culture et la science ne nous aident pas à aimer.
Aeshne

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10 avril
  Publié: 11 août 2009 à 16:41 Citer     Aller en bas de page

Aïe .. .Touchée.. .
Un peu de chaleur, si tu veux... 'te la donne...
Personne n'en veux, moi non plus.. .enfin, personne? .. NAn, mais pas les bonnes....

 
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