Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 3
Invités : 520
Invisible : 0
Total : 523
· Flora Lynn · Poetico · Jabbar30
13141 membres inscrits

Montréal: 28 mars 14:57:18
Paris: 28 mars 19:57:18
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Journal :: Quand Hubix Jeee rencontre Sally Beee. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
93 poèmes Liste
6564 commentaires
Membre depuis
25 décembre 2010
Dernière connexion
27 mars
  Publié: 2 sept 2013 à 16:28 Citer     Aller en bas de page

Dans ma maisonnée quimpéroise, qu'un père oisif n'aurait pas pu se payer, sur mon lit-pouf, devant la photo d'une molaire que j'avais perdu à dix ans, en croquant hardiment un galet d'Étretat, trop tard pour m'en apercevoir, je me souviens...

C'était à l'époque crétacé où je potassais mon anglais avec un onglet, un oncle camarguais et un ongle incarné par mégarde, par un gars dément du Mans, dûment payé après 22 Heures gazéifiées et, méthodiquement, je niquais l'incisive institutrice triste et "paranoyée" dans le lac des soupirs figés, une nuit "zézayante" où j'essayais vainement de fermer ma braguette pour cause de quarantaine de carambars piqués à l'épicerie ritale de la rue des Dadaïstes, dans un dédale de hurlements adultes, cris et plaintes, au comptoir, devant trois demis à moitié vides, un flipper "gameoveré", un ronfleur de Honfleur, rond de la veille de la Trinité moins vingts % de cendres et un pourboire déjà bu, entre nous...

Je subodorais une odeur de soufre soufflant sur les visages déconfis des villageois sans joie, dans un virage en colimaçon où je m'assieds souvent, suivant des yeux le vent envieux qui enveloppait de tendresse les vieux aux sourires édentés, aux rides "azuréennes" où leur jeunesse fut d'insouciance, de fête et de soleil, attendant, les bras croisés dans les poches pleines de sucreries qui me coulaient sur les genoux, poux, cailloux, mais hibou, le café et foutu il sera quand on le saura...

"Vaurien, garnement, voleur de caramel mou!", qu'entendais-je ainsi, penaud, peinard, au hasard de ce jour déplorable où les érables minables se dénudent en silence entre le va-et-vient des soldats en perm, bourrés d'informels rêves d'évasion vers un atoll pacifique où l'oisiveté est reine et les rois fainéants...

Néanmoins, je me tenais à carreau, sur la margelle d'un puits sans fond, où la neige de l'hiver précédent ruisselait en poudre dans un abîme sans écho, en mâchouillant mon remord à la menthe, pour mon haleine future, que je voulais saine et limpide comme un mensonge d'enfant imaginatif, hâté d'en finir avec cette culpabilité bidon habilité à devenir oubliable...

Je décidais d'user d'intelligence sélective pour contrecarrer les plans, talons d'Achille des chiropracteurs, détecteurs de vérités détournées, rudimentaires amorphes fomenteurs, spécialistes es calculs mentaux laids et persiflages flagrants en filigrane, graves vociférateurs facteurs fédérateurs, "rateurs" de fêtes, frêles éléments de l'incommensurable bêtise humaine, attisée par la haine de la laine fraîche des pêcheurs de vendredi d'édits dédicacés par le F.C.Nantes, qui ont cette pénible habitude de vouloir toujours croire qu'ils détiennent le pouvoir de tout savoir et d'avoir raison...

J'entrepris de me rendre à la soirée déguisée de la M.J.C. de mon quartier...

Je m'étais habillé en Adam, avec ce froid sec qui me donnait la chair de poulpe et, quand j'entrais, décidé, dans la salle de danse dense, deux gars décalaminés aux forceps me regardèrent comme Lagardère regardait, jadis, son épée hors de son fourreau...

Ils me sourirent "jaunâtrement" et j'aperçus alors, assise en quinconce sur un coussin germain, ma petite copine Sally Beee, qui tricotait un bonnet pour Anne, sa cousine albigeoise...

Je la dévorais des yeux, sans modération et ma feuille de vigne s'en ressentait...

Elle ne m'avait pas vu arriver, comme d'ailleurs elle ne voyait jamais personne, lorsque ses petits doigts agiles s'agitaient en cadence autour des aiguilles...

Je me demande si Adam portait une montre ?

Je lui dit "bonsoir!" en braille pour qu'elle m'entende correctement, mais son regard était aveuglé par la mécanique répétitive et hâtive de son travail manuel...

Je suis donc allé à la buvette open et j'ai commandé un verre de punch coco pour la première fois...

J'ai ensuite vomi dans les urinoirs pour la première fois...

Et puis, en fait, Sally Beee, c'est pas vraiment ma copine, mais c'est un peu comme si ça l'était, quoi!

D'ailleurs, ça l'a été, après que je l'ai embrassée pour la première fois, que je lui ai peloté les fesses, pour la première fois et que j'ai reçu, par chronopost, une baffe dédicacée à cinq doigts sur la joue, pour la première et dernière fois...

Elle et moi, on n'est pas resté longtemps...

Surtout moi...

Après, c'est une autre histoire...

Disons que, en résumé, c'est au moment où, nous promenant, main dans la main, le long des quais déserts, de cette nuit inouïe que même un inuit ne pourrait oublier, qu'elle s'est arrêtée et, me fixant de ses yeux bleus que je ne pouvais distinguer dans ce noir obscurcissant ma vue déjà affaiblie, elle me dit, d'un ton naturel:"...Tu sais, Hubix Jeee, moi aussi j'adôôôôôre Pierre Desproges!"...

Là, j'ai craqué...

Hubix...

 
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
704 poèmes Liste
15010 commentaires
Membre depuis
6 décembre 2009
Dernière connexion
28 mars
  Publié: 2 sept 2013 à 17:22 Citer     Aller en bas de page

Hubix Jeee...

avant tout merci pour alimenter bien , nourrir copieusement mon français.
Au fait apprendre le français ce fut la motivation initiale qui m'a fait débarquer à lpdville...
mais mas passion du français à part , je dois souligner que tu es un travailleur infatigable des significations possibles et...impossibles des mots de ta langue.
Tu es un vrai contorsionniste , un marathonien (?) de l'écriture qui a une créativité inépuisable et la dose juste d'humeur ...



gala

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
93 poèmes Liste
6564 commentaires
Membre depuis
25 décembre 2010
Dernière connexion
27 mars
  Publié: 20 sept 2013 à 14:47 Citer     Aller en bas de page

Merci lilia et Odin, d'être restés quelques instants devant cette prose d'un souvenir lointain à renouveler...

C'est vrai que les idées foisonnent parfois et s'en vont conter quelques extravagances littéralement libérées par des neurones affectives...

J'essaie d'utiliser un vocabulaire qui tranche avec le sérieux de la grande littérature, vu que ce que je fais est petit, mais sincère...

Desproges reste à mes yeux et mes oreilles LA référence, dans l'humour, second degré, absurde et dérapage linguistique contrôlé...

J'ai toujours été sur le même longueur d'onde, décalée, que lui...

amicalement vôtre...

Hubix.

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 723
Réponses: 2

Page : [1]

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 1024/13141

8.6%
 
 88 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.6%
 
 78 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

4.9%
 
 50 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.9%
 
 163 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.8%
 
 18 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.6%
 
 109 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.2%
 
 197 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

31.3%
 
 321 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0188] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.