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Elodie Daraut


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  Publié: 5 mai 2014 à 10:38
Modifié:  6 mai 2014 à 09:36 par Elodie Daraut
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Cher Journal,

Il y a une horreur ronde, un triste désaccord qui plane sur la photo d’un rire figé. Une seconde immortelle mais creuse, évidée de ce qui fait l’essentiel de ce film, de ce montage que nous accordons à la vie. Un reporter quelconque d’un passé lointain, un écho perdu, un demi ton employé à cette maintenance des choses aura coupé là la bobine. -- Là --. L’aura posé sous verre dans une exposition blafarde "called everything is evanescence" sur ce quelqu’un qui n’existe plus. La vague ressemblance que l’on peut lui prêter aujourd’hui, à ce cliché n’est plus aussi évidente qu’avant. L’essentiel n’est plus. La connivence avec ses traits quelconques ont disparu. C’est un vieux film d’une seule pose mais dont nous connaissons tragiquement la fin en oubliant tacitement le début. Comme si nous prenions sans arrêt ce cliché par le mauvais bout. Ce filigrane osseux des corps repues d'attrition, béat cloaque qui trouve quelques travestissement dans l'impudeur du geste, dans la pose, dans ce théâtre humain. Sourire à l'usage des nuls.

C'est un emploi comme un autre, ressasser le vide. Mettre des iris sur des points d'encre, des torsions de souffles aux écrans froids, faire tout un dictionnaire pictural à destination des photophores éteints maintenus en état d'illueur permanente.

Cette Cène qui n’a de religieux que pour nous. Dont nous sommes le peintre, le spoilé mécène et quelque part ce diable qu’il faudrait combattre mais certainement pas de cette façon. Ni le bonheur asservir. Cet homme qui veut être l'image d'un Dieu qui ne se représente pas. Aie la laideur des choses qui sont suspendues dans le vide.

Tu tenais une pomme et tu la mangeais. Prodigieux cliché.

La vitre éloigne les gants blancs tout autant que nos mains. Il n’y a pas d’autres spectateurs. Trempé dans quelques lumières sale dont notre vie photosensible noircit les traits. Comme ces fruits ouverts qui s'oxydent. Ne s’arrête pas et noircira encore bien après notre mort les tremors impassibles. Un sporadique aspect de poussière, ta moue qui dit aussi bien je vais vous tuer qu’ « allons enfant nous promener au bord du lac». Etrangère au milieu d’autres. Trône fidèle à cette instant, à une place qu'elle n’a désormais plus, au milieu de ces compagnons d’armes emportées par leurs fratries, leur guerre de peu, leur rien qui cherchent toujours à se commuer en rire, en quelque chose d’autre avec ton toi du moment. A lui prouver peut-être que dans cette guerre d’égo le miroir n’est pas le seul à tricher si le reflet est faux. A lui trouver des excuses, à faire des promesses au néant.

Une cigarette dans les mains, une robe au vent. Vivisection parfaite, euthanasie de la chair qui parle pour ne laisser qu’une coque vide, un trilobite du précambrien sur son lit de quartz et sa sauce de glaise. Vin noir. Suggestion du chef. Semble heureuse. Paradoxe.

De ce nous-même qui devrait exister au-dessus dans une belle asymptote – mais pas cette arythmie. Au lieu de cela, la figure géométrique impavide des joies calcaires nous sommes seulement ni là ni ailleurs, nulle part, dans cette exposition de nous qui parlerait d’un autre (et même pas d’un proche) – cette toile impavide de l’instant torturé, à rédiger les raison d’un succès d’estime, à résumer cette foule cahotante des prénoms anciens aux morts prématurés des foules qui ne viendront pas, qui ont la grâce de s'en foutre (de notre rien falot et du reste). Était-elle à ton propre mariage cette femme qui te ressemble à peine ?
Quelle solitude nous étreint, à cette jonction du peu et du plein. De ce qui parle et de ce qui ne parle pas. Non je pourrai prétendre que non. Nous nous inventons de faux souvenirs. 40%. Nous nous donnons de faux prénoms. Du moins on nous les donne.

Tristesse aurait convenu.

Pourquoi ses long cheveux et cet air certain. Cette perfection du moment qui l’instant d’après semble si disharmonieux, tragique. Disparaît. Plongé dans l'abîme. Lourd nous revenons mais chaque fois nos peu se brisent à cette harmonie disharmonieuse. Ce territoire des fossiles que chaque fois notre simple présence érode.

Ce midi je lis :
Des chercheurs ont montré que prendre une photo fait perdre le souvenir de l’instant. Et je me dis que c’est peut-être mieux. D’avoir pris celle-là justement. Cet instant qui devait signifier beaucoup à son (h)auteur. Sans y penser peut-être perdre l'essentiel dans un déclic et attendre que la fin nous partage. Eluder les bons souvenirs pour faire de la place au mauvais, beaucoup de place.

L'haust rouge dévoile à nouveau l'imperfection stupide de ce stupide été. D'avant en arrière, à remuer jusqu'à ce que l'eau et la terre se change en nous.

Palle. Pour seule consolation devant l'éternel, c'est que si tout change (et tu as irrémédiablement changé), tu fumes toujours la même marque de cigarette au bout de ton sourire consumé. Une lubie de gosse, un hochet que pas un vieux ne saura prêté à tes seize ans plutôt qu'à tes quarante neuf. Pourtant voilà ce qu'il t'en reste. Tu n'es plus à la page que d'un vieux musée qui ne témoigne qu'à mes yeux. Une photo et à chaque fois que tu manges une pomme tu t'en éloignes un peu plus. A chaque fois que tu fumes tu fais semblant de t'y raccrocher.

Mais ça fait cinquante ans que ça ne fait plus rire personne. Que ce jeu t'éloigne sans te rapailler. Que les gants blancs de l'employé ne donne plus de son temps aux Arts mineur de nos vies inachevées. La photo, ta pomme, la fumée, les gestes, ta pomme, ta peau, la fumée, les gestes. Il faudrait faire de l'archéologie de ces volutes. L'équation de ces tourbillons. La destinée des ouragans. Tout est là. Immobile. Le sens de tout ça. La thèse des secondes. Quelle était la suivante déjà ?

ça n'intéresse plus personne, l'instant. Un détail de l'Histoire. Hurle. Peu importe aujourd'hui. Juste après tu te levais ou peut-être bien que non.

Compote de pommes sur lit de cendre et son accompagnement de heurts tragiques et de nuits rouges. C'est le nom qu'on aurait du donner à cette photo. Au lieu de cela, à l'époque on l'appelait : "Pique-nique Norvège - fouilles archéo. potes - mai 2001". C'était déjà oublié.

Le passé ne montre qu'une direction, c'est l'avenir qui témoigne et fait tourner la boussole.

Toi, tu as tourné. Le lait aussi. Et je l'ai jetée.

L'ouïe
L'odorat
La vue
Le touché
Le goût

et ce sixième sens imbécile qu'est le souvenir.

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  Publié: 5 mai 2014 à 17:28 Citer     Aller en bas de page

T'es le meilleur.

 
Elodie Daraut


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27 mai
  Publié: 6 mai 2014 à 06:01
Modifié:  6 mai 2014 à 07:13 par Elodie Daraut
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non

mais c'est sympa.

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