Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 41
Invisible : 0
Total : 42
· ode3117
13159 membres inscrits

Montréal: 26 mai 12:37:44
Paris: 26 mai 18:37:44
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Journal :: ákros ónoma Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Elodie Daraut


Rend toi fière
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
157 poèmes Liste
647 commentaires
Membre depuis
20 août 2011
Dernière connexion
25 mai
  Publié: 13 juil 2014 à 11:57
Modifié:  16 juil 2014 à 15:02 par Elodie Daraut
Citer     Aller en bas de page

L’œuvre est, avant l'auteur, un bien de l'humanité, un don égoïste dont l'histoire au lieu de gommer la litote humaine, la littéraire pandémie des signataires au traité de l'urgence morbide, finit par réduire le contenu à sa plus ridicule expression, l'être.

La Pensée, n'est-ce donc que cette chose triviale qui dégoutte par débordement d'adorateurs qui préfèrent lécher les bords du calice (jamais plein) plutôt que de le remplir à leur tour ?

Un livre ce n'est pas Monsieur Untel, Madame Unetelle, dans cette starification des entreprises perdues, des chaos mentaux. Non c'est une modalité de l'être qui n'a aucun nom, qui parle par multitude de la même chose. Qui n'est que la suite, l'empreinte d'un nouveau pas dans la tourbe des siècles, les intempéries du moment, où menaçant sans cesse de nous enfoncer, malgré nous, nous pouvons sous chaque pied placer ce modeste achoppement.

Que-suis-je humain dans la multiplicité de mes afflictions ? A quoi d'autre prétendre que le vide ? A quoi suis-je réduis, à quoi puis-je prétendre ?

Pourtant aucune réponse toute faite par d'aucun que par nous dans l’agrégation et par elle un début de raison.

Ce n'est pas s’enorgueillir que de dire que nous avons fait plus que lire Nietzsche ou d'autres. Nous les vivons. Ils n'ont fait que mettre des mots, guère plus. Ce n'est pas à eux que nous les devons.

Comme aucun ne nous devra rien à nous en retour, de nos descendants, si nous le faisons.

Nous sommes une œuvre incomplète, toujours, faite de faisceau de preuves, de doutes utiles et inutiles. C'est dans la marche d'un seul homme que nous nous trouvons. Bien plus grand que nous, bien aveugle de nos contingence et misérables aspirations.

Car à chaque pas qu'il fait il écrase et à chaque pas, c'est la chose humaine sous l'humanité qu'il faut faire naître à l'ensemble, ne pas voir s'effondrer sous le chaos des multitudes et la cacophonie des prétentions, ne pas voir s'écraser sous ses pas la noblesse d'esprit des entreprises perdues.

C'est pour que ce géant aveugle, puisse avancer, toucher au Beau malgré ses mains trop lâches, qu'année après année nous empilons nos ossements et nos maigres savoirs, entreprise vaine que tout porte à la déchéance, qui se fout bien qu'on lui donna-t-un nom pour peu qu'il ne soit entaché de son échec.

La pensée n'échoue pas dans l’œuvre, dans l'essai de la multitude. C'est l'individu qui tragiquement borne l'existence et c'est celui-là même que nous adorons et idolâtrons. Comment ainsi détruire la seule chose qui soit la vraie aspiration des penseurs, l'humanité plutôt que leur humanité, le tout plutôt que leur parti.

La Pensée est un Don (dans le sens de qui donne) et c'est un don de la donner. Car elle propose et provoque mille fractals de sens. C'est dans l'ordre étroit des chemins infinis des possibles et dans la petitesse des destins moins malheureux que d'autres que ce don peut-être salvateur, un temps, pour l'esprit critique, plutôt que la marque seul d'une pénultième guerre de religion qui le rongera jusqu'aux tréfonds. Car si la gloire flatte l'égo elle caresse mieux ce qu'elle domestique que ce qu'elle craint.

Ce que je crains désormais a plus de noms que de chemins, moins de sens que de propos et ce tout fait marcher ce géant si bien qu'on pourrait croire qu'il avance sans nous écraser sous ses pas. Mais il n'y a plus rien à l'intérieur et il n'a jamais, pourtant, était si pesant. Tout le traverse et nous le traversons.

Nous n'avons jamais été aussi peu humain, aussi hors de l'humanité qu'en abandonnant la Pensée, aussi peu du Tout qu'en essayant d'être vaguement nous-même et en échouant aux deux lamentablement.

Aussi, je regrette les morts de notre époque et des précédentes car ils n'auront eu pour beaucoup, aucune vie. Cadavre d'un monde fracturé ou la part utile n'est que la partie la moins grande de l'être qui veut et peut se donner tout entier pourvu qu'on lui donne une aspiration plus haute que lui-même. Je ne parle pas là du pseudo-prestige à laisser son nom dans la conséquence (ou l'inconséquence) de l'histoire mais laisser l'histoire dans la conséquence (ou l'inconséquence) de nos vies. Et pour cela il n'est nulle emblème, nul ton docte à suivre, nul nom à élever au rang de gloire, il n'est que la Pensée qui flotte au dessus de nous tous attendant qu'on la construise ou qu'on la tue, plutôt que la laisser mourir si sottement.

Avortons-la si c'est ici le futur que nous voulons et déshonorons-nous avec ceux qui prêchaient le pire mais espéraient secrètement le meilleur. Puisqu'après tout ils seront mort pour Rien (si facile réponse à Tout) et que leurs noms alors seront notre épitaphe ridicule aussi bien que le leur. Et il dira bien tout. Qu'était l'humanité, elle ne fut qu'un Nom.

De tous qu'un acronyme le plus profond et le plus en dehors. Voilà à quoi la pensée est réduite quand elle se grave.

Tout dira qu'elle se résumait à un seul. Un homme fou qui parlait pour le monde quand le monde n'écoutait déjà plus que lui. De quoi parlait-il ? Et bien nous ne savons pas, mais il eut le prestige d'être divertissant. Que ce fût un bon clown. Et que nous prions chaque jour nos enfants de nous divertir autant que lui. Et quand elle sera morte car la pensée peut mourir et qu'elle est presque déjà morte.

Ce manque nous étreindra jusqu'à la fin des temps.

  ⠨⠺⠓⠕ ⠙⠑⠑⠍
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 660
Réponses: 0

Page : [1]

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 1031/13159

8.7%
 
 90 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.6%
 
 78 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

4.8%
 
 50 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.8%
 
 163 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.7%
 
 18 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.7%
 
 110 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.1%
 
 197 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

31.5%
 
 325 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0165] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.