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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 12 nov 2008 à 17:28
Modifié:  12 nov 2008 à 18:09 par Lunastrelle
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Epilogue



Journal de l'inspecteur V., 9 octobre 2000


La nuit a été courte et agitée. Tout ce que m'avait raconté cette fille tournait en boucle dans ma tête. J'ai dû quitter le bureau vers neuf heures pour terminer mon papier chez moi. Ce qui me dérangeait le plus dans l'histoire était qu'elle ne se limitait pas aux faits de la veille mais qu'elle rassemblait plusieurs affaires classées en leurs temps. De plus, en vérité, il n'y avait pas d'affaire : tout n'était qu'une suite ordonnée d'évènements qui nous menait à ce résultat macabre.

J'étais dans un état second. Impossible de me défaire du récit de la fille. Les questions pleuvaient dans ma tête et je tournais en rond en vérité. Avec mon stylo, je me suis mis à dessiner des cercles concentriques : cela m'évoquait quelque chose sans que je puisse préciser quoi.
A minuit, quand je me suis décidé à aller me coucher, j'ai reçu un appel du poste : la fille s'était tranchée les veines avec un coupe-papier - sûrement celui que j'avais sur mon bureau et que je n'avais pas retrouvé par la suite -. Je me suis rhabillé à toute vitesse et j'ai foncé à l'hôpital où on l'avait envoyée. Quand je suis arrivé, un médecin m'a arrêté dans ma course : la fille venait de mourir. On l'avait découverte trop tard.


* * *


Journal de Laurie, non daté


Je sais que, quoiqu'on puisse dire, quoiqu'on puisse faire, le passé est passé et il faut l'accepter tel qu'il est. Ceci est un fait mais en aucun cas, il ne faut que le passé ne se réduise à une peau de chagrin dans laquelle on ne distingue plus que des bribes de vérités et autour de laquelle l'on invente des montagnes de mensonges. C'est pour cette raison que je retranscris mon histoire par écrit et par la même occasion celle des autres. Il arrive parfois que ce que l'on consigne dans son journal soit un peu éloigné de la réalité mais ce n'est pas sensé être un récit objectif non plus. A l'instant où j'écris ces mots, je sais que je n'ai plus rien ni à gâcher, ni à espérer. Si la vérité est faite sur ce concours de circonstances, cet engrenage qui m'a amenée là où je suis, dans cette cellule, je voudrais quand même que ce soit la vraie qui soit retenue.
Comme vous, lecteur de cette histoire, peut-être aurais-je été choquée, dégoûtée de connaître cette vérité. Les petits articles dans la rubrique Faits Divers vous auraient certainement suffis. Mais je suis certaine que vous auriez été à ma place ou plutôt, vous auriez été moi comme je suis née, vous seriez au même endroit que moi, à l'instant à écrire sous la lumière d'un bougie ces lignes. Vous vous poseriez les mêmes questions : où est la limite entre le bien et le mal ? Tout cela est-il le résultat de mon destin ou de ma volonté ?

Il y a peut-être un peu des deux.

J'aimais Samuel. J'aimais Camille. Alexandre et Sibylle aussi, bien sûr.

J'aimais Samuel. J'aimais Camille. Pourtant, je suis incapable d'en vouloir ni à l'un ni à l'autre comme si cela m'était égal en fin de compte. Je ne pose pas la question de savoir s'il est normal, lorsqu'on aime quelqu'un, de ne pas sentir l'envie de le posséder exclusivement. Certains vous disent - ignorants de votre expérience - que vous n'avez pas rencontré le grand amour. Mais, à l'intérieur de moi-même, je sais que je ne pourrai plus jamais aimer d'autres personnes, du moins avec la même force que Camille et Samuel. Déjà, que ce soit ces pauvres Sibylle et Alexandre, je sais que je les ai aimés mais pas de la même manière que les deux autres. Ce sera toujours moins bien, maintenant, d'une part, parce que la nostalgie ne fait qu'embellir le passé et d'autre part, parce que je n'ai tiré un trait avec celui-ci. Je ne sais pas ce que je cherche et je me cherche. Je vis encore avec des fantômes.

Tolstoï disait dans sa sonate (pardonnez-moi de vous ennuyer avec mes citations) : "Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie, c'est comme si vous prétendiez qu'une bougie continuera de brûler aussi longtemps que vous vivrez". Camille comme Samuel ont soufflé d'abord sur la bougie.














Pour la mémoire


Sibylle est morte, elle avait 17 ans.
Alexandre est mort, il avait 20 ans.
Samuel est mort, il avait 21 ans.
Camille est morte le jour de son anniversaire, elle avait 21 ans.
Laurie est morte, elle avait 19 ans.


Vernes, 7 octobre 2001

Lou









FIN









Tilou


  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Lunastrelle Cet utilisateur est un membre privilège



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19 août
  Publié: 12 nov 2008 à 18:12 Citer     Aller en bas de page

Ouf!


*Quelque part entre la conclusion de sa disserte et ton récit*


Ca fout les boules quand même ce genre de phénomène, parce qu'il se rapproche d'un état d'esprit que tout le monde peut avoir, si on a vécu des événements aux tenants et aboutissants similaires...


Même si c'est un récit fictif on se met plus qu'à la place des persos... On devient EUX...


Merci en tout cas, pour cette nouvelle à glacer le sang (faisait longtemps que j'avais pas lu d'intrigues policières moi, suis plutôt dans le fantastique et la science fiction en ce moment )


  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
Tilou8897

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  Publié: 18 déc 2008 à 14:29 Citer     Aller en bas de page


Que dire... M'zelle F*... De rien... Mais t'y es pour beaucoup que ça soit là...




Justine... Il me fait plaisir ce commentaire... Car il met en évidence un aspect que j'aime bien... Oui.. Ca peut arriver à tout le monde... Les limites sont parfois moins évidentes que l'on voudrait...

Si ça pouvait faire relativiser...

Si...

Merci.

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Lui
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2 avril
  Publié: 30 déc 2008 à 21:10 Citer     Aller en bas de page

J'ai suivi, discrètement dirons nous. Depuis longtemps en réalité. L'attente des dernières pages fut empreinte d'impatience et d'appréhension. Le dénouement a laissé une histoire marquante... Alors merci.

 
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 12 jan 2009 à 16:00 Citer     Aller en bas de page


Merci à toi... D'avoir lu... Il est vrai que la fin s'est faite attendre... Non pas parce qu'elle n'était pas écrite... Mais juste parce qu'elle n'était pas comme je le voulais... Cependant, il faut savoir s'arrêter un jour...


Merci vraiment

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Lunatic


Grandir, c'est regarder en face ses désillusions.
   
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23 avril 2015
  Publié: 13 févr 2009 à 17:00 Citer     Aller en bas de page

J'ai attendu de tout lire avant de laisser un commentaire.
Et... Je sais vraiment pas quoi dire.
Juste que... ça m'a marqué!
L'histoire est excellente, troublante et horrifiante dans la mesure ou ça peut arriver à tout le monde. Non? ...
De plus les personnages sont attachants et réaliste. Comme tout d'ailleurs!

Enfin bref... Waouh! Je reste bluffé.

 
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 14 févr 2009 à 14:23 Citer     Aller en bas de page


Merci... Ton point de vue rejoint celui d'Eriune...

Je suis content de voir que les personnages t'ont paru attachants et réalistes... C'est surtout le dernier point qui est compliqué à faire... Surtout lorsque le personnage est dans le sexe opposé...

En tout cas... Merci...

Amicalement

Tilou

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