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LPDP :: Poèmes collectifs :: On n’sait jamais (avec Caelie) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 26 sept 2014 à 14:47
Modifié:  26 sept 2014 à 15:55 par Tilou8897
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On n'sait jamais


Odeurs boisées. Les mains jointes. Il y a un ruisseau, perdu, dans la vallée. Et nous buvons. Nous buvons à en perdre la tête.

Il y a ces moments inachevés qui virevoltent parmi les feuilles d’automne avec une couleur de terre.

Nous bernons le soleil et ses nuages comme si demain n’existait pas, et je n’ai qu’un léger pull sur les épaules. Mais maillé par tes soins, il m’enveloppe à merveille.

Odeurs boisées, sous tes cheveux, sous tes paumes pressées contre mes joues.


Il y a la lune. Il y a les pavés. Des fleurs, n’en reste qu’une,
celle qui s’est accrochée. Celle à l’odeur des rancunes,
celle qu’on voudrait incendier.
Elle est la dernière trace d’une guerre où nous n’avons jamais mis les pieds. On le sait. Ce n’est pas cela qui nous fera reculer.

J’ai le regard d’hier qui s’empêtre dans le fouillis de mes demains.
A deux doigts de ton être, et à te prendre à deux mains.

J’ai des lettres à l’aurore que je n’ai pas envoyées. Je ne veux pas faire l’effort car je veux encore croire, ne serait-ce un instant, qu’à une encablure de ton port, j’ai le droit d’oublier.

D’oublier le reste du monde, d’être juste là, avec toi et la rivière à nos côtés.



Nous rentrons bientôt. La maison n’est pas loin. Nous avons notre chambre au premier. Un écrin de poussière est posé sur la table de chevet.

Il y a des photos. De belles photos. De vieilles photos.

J’aurais voulu oublier le reste du monde beaucoup plus tôt. Faut-il croiser ses doigts de pied pour espérer un peu plus qu’une simple pluie d’étoiles un soir d’été ?

J’ai peur d’oublier, sais-tu, que l’aurore est jolie quand elle disparaît doucement. Et je ne veux pas disparaître.

Encadre-moi. Peins-moi ton ciel sur les hanches, que je te porte quelque part.


A naître de l’esquive, un jour nous serons rois. Rois de cette autre rive où il était une fois… Un conte où les lascives écrivent même leur loi, qu’elles portent dans des missives, à l’autre bout d’un toi que je cherche dans l’ombre derrière moi.
Nous serons heureux. Incapables de savoir pourquoi ni comment, mais nous le serons.

Le jour ou la nuit, séparés ou bien ensemble, nous ne serons jamais bien loin l’un de l’autre.

Il y a des gens qui raconteront que ce qu’on aura vécu n’était qu’une amourette parce qu’ils comptent les heures comme des minutes et les mois comme les heures. Ils croient que le temps est un fil qui avance à une allure constante quoiqu’on fasse, quoiqu’on vive et quoiqu’on pense. Alors que rien ne lasse et que le tout ressasse le flanc de la rivière, la branche du buisson et le soleil d’été sur ta robe bonbon. Même l’odeur rappellera la sueur qui le long de ton cou, perle avant son rendez-vous, la fragrance des fleurs renversées sur le sol au milieu de nos bouts, dans les vagues des draps.



Fermer les yeux. Je ne veux que fermer les yeux et sentir tes mains dans ce cou si anxieux.

Je me tairai, bien sûr, malgré tous ces mots qui frapperont ma langue dans l’espoir de s’envoler vers ton regard.

Je me tairai, car mes pupilles voudront te dire bien plus encore.
Que l’instant soit rompu par des paroles de trop, celles de tous ces gens qui ne nous connaissent pas, peu m’importe, c’est à tes mains que ma mémoire écrit de vraies pétales. Elles vivent l’histoire comme nous la contions. Prends mon bras. Ils nous restent un peu de temps avant, tu sais …

Les cerisiers seront bientôt en fleurs.


Je me tais. Je nous laisse un silence, un soupir, une respiration.
Tu me tournes le dos et je sens bien ton regard qui voit plus loin que l’aplat impeccable du mur qu’il contemple.
Je devine ce sourire qui s’étale sur tes lèvres, la fossette resquilleuse se moquant de mes mains baladeuses qui traînent à la lagune désœuvrée.

Tu ne me demandes pas si je suis bien. Tu le sais. A la manière dont mes doigts te frôlent et provoquent cette chair de poule qui te fait frissonner. Je te connais par cœur même sur ces terres que je n’ai jamais explorées. Je me perdrai sûrement en chemin mais je saurai encore où il me faut aller.

Tu es mon parchemin et ma langue étrangère. Mon voyage au lointain.
Donne-moi ton plan de vol, le nom de tes escales que je puisse tracer cette ligne improbable le long de tes contrées avant que notre petite mort nous dise que l’aube s’est levée.




Caelie & Tilou

avril-mai 2012

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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20 septembre
  Publié: 26 sept 2014 à 15:05
Modifié:  26 sept 2014 à 16:29 par Galatea belga
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Un collectif idéal ou presque...

A' relire on devine forcement le deux voix.
C'est une rencontre et deux visions, deux sensibilités quoique , dans ces cas, avec le désir commun de se retrouver, des faciliter une fusion nécessaire, inévitable , objectif à la fois possible mais pas du tout gagné...




galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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12 septembre
  Publié: 26 sept 2014 à 16:03
Modifié:  26 sept 2014 à 16:12 par Tilou8897
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@galatea :

Ou presque...^^

Si tu savais le temps que ça nous a pris...^^ deux longs mois...^^ Et pourtant, c'était pas la première fois qu'on écrivait ensemble. Je crois même pouvoir dire qu'on se connaît plutôt bien...

"le désir commun de se retrouver"... Y a un peu de ça dans le fil du texte... et même au moment de l'écriture... Je suis pas très objectif forcément mais oui...

Merci du compliment en tout cas...


@Lys :

(désolé, le premier coup, les commentaires se sont croisés)

"Cachés derrière ces vers, on a l'impression d'être indiscret."

J'aime beaucoup le fait que tu aies eu cette impression... Parce que... J'sais pas... c'est juste tout à fait, ça... En fait, je comprends parfaitement la sensation...

En tout cas... Merci pour tout ce que tu dis... (sais pas quoi dire... moi après ça^^)




Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Tilou8897

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  Publié: 27 sept 2014 à 03:45 Citer     Aller en bas de page

Merci...

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 27 sept 2014 à 12:26 Citer     Aller en bas de page

De rien... Merci et merci pour elle en attendant qu'elle repasse par ici...

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
James


La vie est la cruauté de la mort (James)
   
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13 mai
  Publié: 27 sept 2014 à 21:23 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir

Un texte emprunt de belles images ! Très bel écrit

Mes amitiés

James

  Membre de la Société des poètes Français.
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 28 sept 2014 à 13:49 Citer     Aller en bas de page

Merci encore. De la part de Caelie et de moi.

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Rosi

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21 juin
  Publié: 3 oct 2014 à 17:29 Citer     Aller en bas de page

Très jolie lecture!! Un grand bravo, pour ces notes de douceurs

  L'écriture est le chemin, vers l'espoir et la sagesse
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 4 oct 2014 à 12:59 Citer     Aller en bas de page

Merci Rosi.


@Caelie : Oui... C'est vrai qu'il était compliqué à écrire celui même si au résultat (avec un peu de recul), ça ne sent pas vraiment. Je dirai même qu'au contraire, cette "complexité" a apporté la graine de cohésion au texte... En tout cas, il a laissé des traces et des belles, ce texte.

Et de rien pour le repost... Il me manquait ce texte car, au delà du "travail" et surtout des "tractations" en coulisse qu'il a demandé... C'est de mon point de vue, un des duos préférés

Prête à recommencer, M'zelle ? Moi ça me va... Surtout qu'on a des trucs en jachère...^^

Bisous

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
so sweet

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20 juin
  Publié: 17 oct 2014 à 19:21
Modifié:  17 oct 2014 à 19:23 par so sweet
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Quelle belle histoire que ces 2 amants, il y a des passages superbes, votre poème est une belle réussite.
Allez je relève ce passage d'une belle originalité:

"c’est à tes mains que ma mémoire écrit de vraies pétales"

 
Tilou8897

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12 septembre
  Publié: 18 oct 2014 à 03:28 Citer     Aller en bas de page

Merci So...

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