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LPDP :: Textes d'opinion :: La tristitude du vendeur de crêpes Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 21 févr 2017 à 10:47 Citer     Aller en bas de page

La gueulante de l’Abbé Pierre pour les sans-abri avait secoué les feuilles de choux des politiciens de l’époque.

Vite fait, mal fait – Des barres d’immeubles verticales, horizontales avaient poussées comme des champignons en périphérie des villes banlieusardes de Paris.

Les trente glorieuses battaient leur plein. Lili arrivaient de Somalie pour vider les poubelles à Paris, le fin fond du Maghreb expédiait ses populations non pas en France mais au pays Peugeot… Parallèlement des milliers de provinciaux quittaient la tomme de chèvre pour bouffer du poulet aux hormones dans une HLM. L’industrie avait besoin de bras. Les autochtones devenaient les chefaillons des émigrés tout semblait merveilleux. Du boulot, un peu de sous, une inflation qui donnait l’illusion que devenir riche était facile… Bref le bonheur parfait !

Très vite les chefaillons quittèrent Les HLM, pour investir dans de petites maisons en bordure des barres d’immeubles. La nature ayant horreur du vide, les appartements vacants furent vite remplis par d’autres émigrés venant de partout. C’était toujours le bonheur parfait !! Le rêve d’être propriétaire de son logement se réalisait pour le citoyen lambda. Chacun à sa place les émigrés dans les HLM, les autochtones tondant le gazon de leur patio….

Devant l’accroissement exponentiel des émigrés, les communes essayaient d’introduire de petites animations culturelles pour rapprocher les communautés. C’est au cours d’une de ces manifestations que je fus atteint de «Tristitude ».

Pour tout dire cette tristitude m’envahit autant que l’enthousiasme qui m’avait stimulé pour réaliser notre participation à une petite fête de quartier.
Avec un petit collectif d’amis, nous avions décidé d’animer une petite crêperie, un stand de crêpes. Quoi de mieux pour rapprocher les cœurs que la bouffe…

Une semaine de boulot après la journée pour réaliser le stand, la préparation de la pâte à crêpes pour que tout soit fin prêt le jour J !
Et le jour J vint. Calé entre les portugais et leurs sardines grillées, les turcs avec leur kebab, les marocains avec leurs cornes de gazelles… Nous n’étions pas peu fier avec notre tas de crêpes à déguster, nos pots de confitures faîtes maison, les bombes de chantilly, et cerise sur le la crêpe … Notre musique, du pur folklore breton !

L’œil brillant d’empathie, le sourire racoleur… Nous nous mîmes à attendre le bon vouloir du chaland.

Je m’agaçais à regarder ma montre tous les 5 minutes, l’heure tournait, nos voisins portugais avec leurs sardines grillées faisaient un carton comme les turcs d’ailleurs. Sur le pas du stand je scrutais la petite zone pavillonnaire. Même par simple courtoisie, aucun de ces faux riches à l’horizon. Tous dédaignaient la promiscuité cosmopolite…

Bref, 18h sonna, et nous n’avions vendu aucune crêpe, le zéro absolu. La décrépitude nous submergea, le cœur gros, nous nous répartîmes le stock de crêpes… Une semaine de desserts nous n’avions pas tout perdu !

Peut-on tirer une leçon de cette erreur de marketing. Je crois. Les racines des peuples sont profondes et ce n’est facile pour personne d’affronter l’altérité de l’autre, de surcroît, je suis convaincu, que c’est le plus grand nombre qui gagnera la bataille culturelle, même si des ponts seront jetés entre les civilisations. La démographie n’est pas en faveur du vieux monde… Néanmoins, refusons la tristidude, gardons un œil lucide sur les questions d’aujourd’hui, et refusons la démagogie ambiante qui nous fait croire aux solutions miracles.

  YD
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  Publié: 21 févr 2017 à 17:16 Citer     Aller en bas de page

Le mi-rital pur sang que je suis comprend à la perfection tout ceci.

Dans mon enfance, pas d'arabes (si peu), et donc, les arabes c'étaient nous : ritals, portos, polacks et autres sobriquets xénophobes. J'ai souvent remarqué par la suite que ces derniers finalement assimilés sont plus xénophobes que bien des français de "souche". Ils attendent que les nouveaux migrants s'intègrent comme eux l'on fait.

Mais voilà... la finance et l'informatique ne demandent pas autant de bras, et c'est là que le bat blesse. Sans travail l'intégration est problématique. Sans travail la stigmatisation est plus facile. Sans travail... les possédants font ce qu'ils veulent.

Quant à la culture... elle est hélas le fruit de la religion. Difficile pour un occidental de s'extraire du contexte judéo-chrétien.
Et l'on verra bien qu'il est impossible de limiter le religieux à la sphère privée et que cette bombe finira bien par exploser.

Et on finira comme des crêpes. Chocolat ou flambée ?

  La vie commence à chaque instant.
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  Publié: 22 févr 2017 à 11:33 Citer     Aller en bas de page

in Poésie
Tu as parfaitement résumé ma pensée - merci -

Yvon

  YD
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  Publié: 26 févr 2017 à 15:34 Citer     Aller en bas de page

Salutations Y.D

Ça réveille des souvenirs de fest-noz
Et au-delà de nos ventes de crêpes
Ils étaient rares les étrangers à venir
En ce temps-là, les Bretons étaient plus nombreux

kenavo !


PA…

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 27 févr 2017 à 09:58 Citer     Aller en bas de page

Pa

Chez les bretons peut-être, les grands courants migratoires ont commencé après la guerre de 14/18 - ces cons de politiciens ont envoyé à la mort toute une génération il fallait bien combler les vides - portugais, espagnols, italiens, polonais... sont venus...

Yvon

  YD
josette


la vie est une belle rose qui s'épanouit lentement
   
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13 octobre
  Publié: 2 mars 2017 à 12:17 Citer     Aller en bas de page

ton texte est splendide, très actuel, et totalement réaliste, YVON.
actuellement, l'intégration reste un sujet très important, pour faire évoluer le choc des différentes cultures! dur, dur..

merci, YVON, pour ce magnifique et talentueux partage,

délicieuse soirée,

sincères amitiés,

Josette

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


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14 octobre
  Publié: 4 mars 2017 à 08:56 Citer     Aller en bas de page

Josette

Merci, j'apprécie toujours ton passage sur mes lignes

Yvon

  YD
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