Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 33
Invisible : 0
Total : 34
· Magnouac
13017 membres inscrits

Montréal: 19 oct 07:36:35
Paris: 19 oct 13:36:35
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Journal :: D'aimer et des défauts Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Lachésis (Moirae)


"Dis maman, si je pleure puis que je ris, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
83 poèmes Liste
193 commentaires
Membre depuis
28 mai 2010
Dernière connexion
2 octobre
  Publié: 13 nov 2017 à 09:20 Citer     Aller en bas de page

Je ne viens pas souvent ici.

Des quelques uns qui m'ont lu, ils s'en sont certainement rendu compte, je suis un grand romantique, bien benêt et naïf comme il faut.

J'aime à dire que j'aime "parfaitement". En fait, j'aime entièrement. Quand j'aime, j'aime jusqu'au défauts. Je ne parle pas d'accepter les défauts. Je parle bien de les aimer.

Mais comment donc ? Quelle est cette sorcellerie ?


Commençons par le commencement. Ou presque, je ne vais pas refaire ni l’histoire de l’univers ni celle de l’humanité jusqu’à en arriver à mon point. Je ne vais même pas partir de ma naissance. Bon fait il ne s’agit pas vraiment du commencement. Commençons donc par un point pas du tout arbitraire que je choisis consciemment ! (mais ça fait moins glamour dit comme ça) Bref, je ne suis né que pour aimer. Je l'ai déjà probablement dit dans quelques textes précédents. Et je le redirai sûrement. Je suis capable d'un amour qui n'existe, de ma maigre expérience, que bien trop peu. Voire même pas du tout en dehors de moi. Il est d'ailleurs si pur, si innocent, si authentique, si plein, que les gens autour de moi, même ceux qui me connaissent pourtant si bien (voire plutôt surtout ceux-ci) ne parviennent pas à l'appréhender, et m'insultent même parfois. Ils (ou en l’occurrence elles, il ne s’agit que de gent féminine, ma mère et mes sœurs quoi) me disent que j'exagère, que je suis aveugle, stupide, borné, un "gamin", à côté de la plaque et j'en passe. Elles me disent, et c'est le pire, que je dois changer. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais les mots les plus justes qui me viennent à l’esprit sont pur et candide (non correcteur orthographique, ici pur ne prend pas de « s »). L’amour pour moi (et pas selon moi – qui impliquerait si je disais selon qu’il s’agit d’une règle que je voudrais imposer à tout le monde et que ma manière d’aimer est la meilleure, et ce n’est PAS le message que je veux passer) doit toujours être entier et véritable. Quand j’aime une personne je l’aime tout entière et sans concession. J’aime jusqu'à ses défauts.

On en vient à la notion de défaut. Pour moi « défaut » n’a pas exactement le même sens que l’on entendrait tous les jours. J’ai une approche en fait assez mécanique de ce terme. Si un objet présente un défaut, c’est que quelque chose est abîmé, ou pas à sa place voire carrément quelque chose qui nuit à son intégrité, à sa fonction. Qui l'empêche de marcher normalement. En rapportant cela au vivant et plus particulièrement à l’Homme, pour moi un défaut n’est pas une lacune, un manque, un travers, une faille etc. Du moins pas nécessairement. Par exemple être sanguin et s’énerver facilement pour moi ne constitue pas un défaut – ou pas directement. Arriver toujours en retard aux rendez-vous non plus. Être gourmand, avare, lubrique, tout ça pour moi ce ne sont pas des défauts. Et je n’ai aucun mal à aimer tous ces traits (je reviens sur les défauts dans un instant). Et je le dis, aimer ces traits. Pas simplement les accepter. Tout ce qui transparaît de nous, ces « défauts » (qui n’en sont donc pas à mon sens) aussi bien que nos qualités et tout ce qui n’est ni l’un ni l’autre, ce n’est jamais que la réalité de notre être, de notre personnalité, de notre caractère, dans ce qu’ils ont de plus authentique, qui ressort par nos mots, nos gestes, nos pensées. Et c’est exactement ça que l’on est censé aimer non ? La « personne » de quelqu’un. Et non pas ce qui lui sert de coquille qu’est le corps, qui est le médium qui permet d’attacher une image à nos sentiments – et qui permet et ce n’est pas négligeable d’exprimer ces sentiments plus physiquement (en fait le corps est un peu à une personne ce qu’un mot est à une idée. Une ancre dans la réalité qui permet de profiter pleinement de son essence, et je ne parle pas cette fois des contacts physiques. Le corps est nécessaire pour aimer, même sans proximité desdits corps – pour autant, ce n’est pas le corps que l’on aime directement ou en tout cas que l’on est censé aimer. Le corps seraient le mot, et les expériences, l'histoire, les sentiments etc, la définition, l'idée, l'essence). Et donc c’est exactement ceci que j’aime entièrement et sans concession : la personne. J’aime une personne pour qui elle est. Et ces « défauts » au même titre que le reste, ne sont que le « corps », les « mots » de sa personne. Chaque « travers » est le découlement de sa personnalité, que j’aime. Donc j’aime ces « travers » de la même manière. Parce qu’ils rendent compte de qui elle est, dans son imperfection. Ils la constituent. Comment pourrais-je ne pas aimer naturellement et sincèrement ce qui constitue la personne que j’aime ? Ce sont des reflets exactement de la même manière que le reste de la « personne » de celui/celle que j’aime, les reflets de sa manière de penser, de sa manière d'être. Parfois même du même exact trait que l’une de ses qualités Et c’est sans me forcer, c’est complètement naturel.

Quand ma mère s’énerve par exemple, ou s’impatiente, ou ne répond pas au téléphone quand je l’appelle ou quoi que ce soit, ça ne m’énerve pas, ça ne m’embête pas, au contraire, à chaque fois je ne peux m’empêcher de retenir un sourire candide et authentique et j’ai alors simplement envie de la tenir dans mes bras et de lui dire que je l’aime, parce qu'ils me renvoient aux traits de sa personne qui font qu'elle se soit énervée, qu'elle se soit impatientée, qu'elle n'ai pas répondu au téléphone. Comment son histoire, ses expériences, sa personnalité l'ont amenée à réagir de cette manière, et c'est ça que je vois naturellement, sans me forcer et pas qu'elle se soit énervée ou tout le reste. Bien sûr j’aime autant ses qualités et tout ce qui la rend unique. Un autre exemple, la jalousie maladive dans un couple : je n’y vois pas quelqu’un qui étouffe l'autre. Je vois quelqu’un qui a souffert d’abandonnement, et qui a peur de sa réitération. Je vois quelqu’un qui a besoin d‘aide, de touchante, et qui embrasse ses sentiments mais parmi eux s’est glissé la peur. Alors je me dis que je dois être là pour elle, et la protéger, et faire attention à elle. Il y a mille « défauts » que je pourrais décortiquer, et montrer ce que moi je vois au-delà de ce qui serait "désagréable". Je vois toujours ce que ça révèle de la personne, et pas ce qui pourrait me peser. Et comme j’aime la personne justement, tout ce qui est une expression de qui elle est, « défauts » y compris, j’aime parce que je n'y vois pas un poids, un problème, j’y vois la personne que j’aime, dans la plus pure définition de qui elle et qui est ce que j’aime.

Du coup pour moi, toute personne que j’aime est parfaite. Aux défauts près. Mais elle est parfaite pour moi. D’ailleurs Paul Valéry disait que la perfection est le parfait mélange de tous les défauts Et la lumière blanche (« pure ») n’est-elle pas la somme de toutes les longueurs d’onde, de tous les spectres colorés (« impurs ») de la lumière ? Le blanc c’est la somme, du rouge, du vert, du gris et de tout le reste ! Mais donc je n’ai pas oublié, du coup, qu’est-ce qui constitue pour moi un défaut ? Rapidement, je dirais qu’il ne s’agit pas de ce qui porterait préjudice aux autres, comme arriver en retard à un rendez-vous avec un.e ami.e, mais ce qui est un détriment pour la personne en soi. Ce qui la fait souffrir elle et pas les autres, ce qui l’empêche d’accomplir ses rêves, de vivre tel qu’elle l’entend… Comme je disais pour les objets, en parallèle à ce qui fait que pour cet objet « quelque chose est abîmé, ou pas à sa place voire carrément quelque chose qui nuit à son intégrité, à sa fonction. Qui l'empêche de marcher normalement ». Et ces défauts me font souffrir lorsque je les vois, parce qu’ils « abîment » la personne, que je l’aime ou non d’ailleurs. Parce qu’ils sont un poids, une croix, un fardeau, pour Elle. C’est ça pour moi un défaut, pas quelque chose d’inhérent à toi-même, mais au contraire, quelque chose qui t’empêche d’être toi-même. Et je n’en veux à personne pour leurs défauts, au contraire, je compatis. Et quand je peux, je fais de mon mieux pour alléger leurs poids, voire les effacer si possible, les aider en tout cas. Le reste, les « travers », je les aime chez quelqu’un que j’aime, parce que je l’aime. Je n’aime pas quand quelqu’un arrive en retard haha Seulement chez quelqu’un que j’aime, c’est lié à tout le reste, à une histoire, à une personne. Une personne n’est pas une somme de qualités, de « défauts », de défauts, de traits divers et variés, mais un tout. Et c’est pour ça que j’aime toujours une personne dans son ensemble, AVEC les « défauts ». Enfin de toute manière, quand quelqu’un arrive en retard, je ne m’énerve jamais, en fait, à chaque fois je m’inquiète haha J’ai peur qu’il soit arrivé quelque chose et lorsque j’apprends qu’on m’a juste foutu un lapin j’en suis soulagé

Mais voilà. Après ce n’est qu’une facette de comment j’aime. Déjà c’était assez difficile à rendre compte avec des mots, et ce n’est pas tout. Et ça ne veut pas dire que j’accepte tout de la part de quelqu’un que j’aime. Presque au contraire en fait. Quelqu’un que je n’aime pas, je me fiche bien de comment cette personne peut vivre sa vie. J’en suis complètement indifférent, et souvent, même si ça peut m’affecter, me détrimenter. Mais quelqu’un que j’aime (cette fois dans un sens plus large d’aimer, sans un grand A) ce n’est pas le cas. Au contraire, je m’implique, et je dis quand je ne suis pas d’accord – calmement et sans aucune mauvaise intention ni arrière-pensées. Ce qui ne veut pas dire que j’ai raison à tous les coups, mais ça ouvre le dialogue, on balance nos idées (pas dans le sens de les balancer, mais dans le sens de les peser), nos points de vue, on comprend l’autre et on avance chacun. Je ne suis pas une chiffe molle qui accepte tout sans broncher parce que j’aime. Je suis une chiffe molle qui accepte tout sans broncher parce que je m’en fiche haha Mais quand j’aime (et j’aime avec un petit a par défaut) alors plus du tout. Surtout si je vois des défauts. Et sans guillemets, donc défaut à mon sens. Parce que les « travers » s’ils ne sont pas de façon inhérente des défauts, ils peuvent en être. Ce n’est simplement pas systématique. C’est comme, je n’aime pas l’amer. Est-ce que j’aime les hors-d’œuvre ? Oui, quand ils ne sont pas amer. Mais ce n’est pas parce que tu es un hors-d’œuvre que tu es amer. Mais tu peux être amer. Bah ce n’est pas parce que tu es un « défaut » que tu es un défaut. Mais tu peux être un défaut. Je dirais bien "génial maintenant j’ai faim", mais ce n’est pas le cas haha Dommage ça m’aurait amusé. D’ailleurs tout accepter parce que l’on aime, ce n’est pas de l’amour. C’est du manque de respect déjà. Ensuite c’est stupide et aveugle. Ça ne rend pas service, au contraire, ça détrimente, ça détruit, donc ce n’est pas de l’amour. J'ai ma personnalité et mes idées, et la volonté de pouvoir aider autant que possible, donc à ne pas tout accepter, surtout ce qui blesse (l'autre personne, pas moi).

Enfin bref, j’ai un amour absolu. Du coup mes sœurs me critiquent sur comment j’aime. Parce que c’est hors de leur domaine de compréhension. Et elles pensent que je ne pourrais jamais trouver quelqu’un qui correspondra à mes critères, elles ne comprennent pas que justement, c'est plus proche de l'absence de critères. Si j'aime, j'aime tout entier, sans discrimination.

Après ça ne veut pas dire que je peux aimer n'importe qui, pas du tout, j'aime les défauts et ce qui m'affecterait négativement de quelqu'un que j'aime, parce qu'ils sont le reflet de qui elle est. Mais en miroir je peux ne pas aimer les qualités de quelqu'un que je n'aime pas parce qu'elles sont le reflet qui elle est. Il ne faut pas prendre à l'envers

Ce n’est pas que j’accepte tout, c’est que je comprends et surtout que je vois au-delà.

Donc voilà, j'aime, purement et simplement, j'aime absolument.

  "Le petit chaperon rouge a été mon premier amour. Je crois que, si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur." Charles Dickens
samamuse

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
211 poèmes Liste
6924 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
19 octobre
  Publié: 21 nov 2017 à 03:39 Citer     Aller en bas de page

puis-je être un placebo ?

 
Lachésis (Moirae)


"Dis maman, si je pleure puis que je ris, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
83 poèmes Liste
193 commentaires
Membre depuis
28 mai 2010
Dernière connexion
2 octobre
  Publié: 21 nov 2017 à 17:37 Citer     Aller en bas de page

Il n'y a pas de placebo, seulement des personnes entières à apprendre à connaître, à découvrir si elles le veulent bien

  "Le petit chaperon rouge a été mon premier amour. Je crois que, si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur." Charles Dickens
Meruem
Impossible d'afficher l'image
Dans sa demeure de R'hyeh la ville morte,cthulu attend et r¨ºve.
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
3 poèmes Liste
109 commentaires
Membre depuis
21 août 2017
Dernière connexion
5 septembre
  Publié: 3 jan à 13:33 Citer     Aller en bas de page

Si t'était une fille,je crois que je vais tout mn possible pour que tu m'aimes.ça m'a vraiment touché surtout le passage sur les défauts.

  Koliki(l'indicible)roi des rois
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 346
Réponses: 3

Page : [1]

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 958/13015

8.6%
 
 82 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.7%
 
 74 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

5.1%
 
 49 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.8%
 
 151 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.8%
 
 17 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.9%
 
 104 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.3%
 
 185 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

30.9%
 
 296 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0299] secondes.
 © 2000 - 2018 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.