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LPDP :: Journal :: Un duffle-coat rouge Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

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  Publié: 30 jan à 16:43
Modifié:  30 jan à 16:50 par In Poésie
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Un duffle-coat rouge
 
Tu verras, m’avait-elle prévenu, je ne suis pas repoussante, je suis grande et pour que tu me retrouves mieux, je porterai un duffle-coat rouge. Nous nous étions rencontrés sur Internet. Je lui avais envoyé une photo de moi. Oh très décente ! Moi, je n’avais que la photo de mon imagination. Et sur cette photo, elle était brune aux yeux bleus. Bon, il faut dire que c’est un peu mon fantasme. Quoique les yeux verts c’est encore mieux.

Un beau jour, nous avons évoqué l’idée de nous rencontrer et avons parlé d’un rendez-vous… approximatif. Sans plus de précisions, j'étais néanmoins parti, au petit bonheur la chance. Enfin, pour être honnête, j'avais pris soin de me raser, après avoir passé trois jours seul dans ma tanière. Le look pas net pour un premier RDV, ce n’est pas cool.

Puis plus rien. En passant la frontière il y a une zone où les téléphones cafouillent et les essèmesses restent en rade et se perdent dans l'éther à l'aplomb du Rhin. Fort heureusement, elle avait eu la présence d'esprit de laisser un message sur le site de notre rencontre. Bon point pour elle, car elle seule savait à quel numéro me joindre ; par prudence certainement, elle n'avait pas souhaité me donner le sien.

Quand enfin les ondes ont retrouvé leur chemin, nous avons pu fixer un point de rencontre. Drôle de rendez-vous, il faut bien en convenir, sans heure et sans lieu.
Finalement, j'appris qu'elle se trouvait dans une librairie du centre, au rayon sales gosses. Ah ah ! Elle a de l'humour, pensé-je, in petto pour être précis. Et en effet, duffle-coat rouge aidant, je la trouvais au rayon susdit, grande et pas repoussante. Bon point pour la description ! Elle aurait pu ajouter : ses bottes marron, ses lunettes violettes, ses cheveux longs et châtains, ses yeux bleus... Bref, son sourire engageant m'avait bien assuré que j'avais affaire à la bonne personne ; à Aline, m'avait elle écrit. Elle avait fait chou blanc et pas trouvé de bouquin pour dompter un rebelle de 15 ans.

Nous sommes passés à la billetterie où je devais récupérer des billets achetés en ligne pour un spectacle de Blanche Gardin. Et dans mon enthousiasme j’évoque le premier sketch que j’ai entendu d’elle, franco de port. « […] Et soudainement, mais très très soudainement […] le garçon m’encule ! Je suis projeté en dehors du lit […] le corps entier a fait une sortie de lit. Entièrement. C’est même pas les muscles. Je suis partie comme une grenouille… » Bon, c’était trop tard. Et elle me regardait avec son regard clair, souriante, comme s’il ne s’était rien passé. J’ai trouvé mieux de ne pas poursuivre.

Nous sommes allés dans un café, où il y a de bons gâteaux et nous avons consommé et papoté longuement. De quoi avons-nous parlé ? De tout. De rien. De nous. Bon attention, j’ai tout enregistré mais je n’ai tout simplement pas envie de vous raconter sa vie, ni la mienne. Il y avait du bruit alentour et j’avais un peu de mal à comprendre sans lui faire hausser la voix, aussi je restais très attentif.

Elle a dû finalement partir. Je l’ai accompagnée jusqu’à sa voiture. Ça caillait dans les rues de Strasbourg ; du vent sur les plaques de neige sale, l’humidité de fin de journée qui s’élevait de l’Ill. En marchant nous nous racontions des histoires et nous découvrions cent point communs. J’étais si concentré sur ce qu’elle me disait que j’ai traversé le Quai des Pécheurs sans regarder et ai failli me faire heurter par une cycliste qui m’a dit des choses pas gentilles.

Je l’ai laissée à sa voiture (mon dieu je ne pourrai jamais y entrer) et suis parti au ciné, mais la séance de mon choix était trop avancée. Je suis rentré chez moi, plus tôt que prévu. C’est bien, j’aime l’imprévu. Au milieu des cartons, j’ai sorti mon duffle-coat demeuré bleu marine. Je voulais juste être sûr qu’il n’y avait pas eu transmutation. Sait-on jamais ce que la nature peut faire des points communs !?

Plus tard elle m’avait écrit pour me dire que ça ne l’avait pas mise mal à l’aise cette évocation du sketch de Blanche Gardin, que ça pouvait mettre d’autres personnes mal à l’aise, mais pas elle. Donc elle n’était déjà plus une autre personne. Elle était elle, et moi j’aime les gens qui sont eux.

Depuis on s’écrit. J’aime bien ce qu’elle me raconte. C’est doux comme elle.


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samamuse

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  Publié: 31 jan à 04:43 Citer     Aller en bas de page

oh que c'est chou de faire revivre une certaine forme d'analogie, avec d'autres personnages, et en d'autres lieux, et des messageries écrites qui ont ce pouvoir de se laisser relire.
l'histoire ne dit pas si un face à face avec des assiettes-couverts-verres, et des présences alimentaires qui vont disparaitre, fut l'occasion d'un suivante visite.
oui oui je sais, nous les adeptes de versifications, avons des disponibilités d'imaginaires.

 
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  Publié: 31 jan à 07:13 Citer     Aller en bas de page

@ samamuse

N'y vois aucune vérité dure comme fer. Cet épisode d'une rencontre (pas tout à fait comme je l'ai narrée) est comme le déclic du photographe. L'instant était beau. J'ai déclenché mon obturateur intérieur.

Et arrête donc de fantasmer à tout venant ! 😉

Bizzz, JB

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samamuse

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23 août
  Publié: 1er févr à 04:01 Citer     Aller en bas de page

égoïste, moi aussi j'ai un obturateur intérieur.

 
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  Publié: 1er févr à 09:09 Citer     Aller en bas de page

Chouette ! Fais-nous voir tes instantanés alors.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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  Publié: 1er févr à 17:10 Citer     Aller en bas de page

Troll

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
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  Publié: 1er févr à 20:52 Citer     Aller en bas de page

Troll ?
samamuse oui.

Bizzz, JB

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Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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22 août
  Publié: 2 févr à 05:53 Citer     Aller en bas de page


J'ai bien imaginé le duffle -coat rouge et bleu.
La vie est aussi avoir la chance d'en renconter.
Je ne porte plus un duffle-coat et, quand je passe par Strasbourg, je m'arrete à la Verte Colline :-)

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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23 août
  Publié: 3 févr à 15:52 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir JB
Contente de découvrir la grande dame au duffle-coat rouge ! Moi, si je m'habille en bleu, ce serait plutôt la stroumphette Ah !!! un point pour moi... yeux verts

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
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