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glycine

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12 juillet
  Publié: 23 août 2018 à 14:25
Modifié:  17 sept 2018 à 17:32 par glycine
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MES RÉVOLTES


J'aurais voulu parler du monde
Des catastrophes, de la famine
Des gens exclus de la ronde
Des épidémies qui exterminent


À plusieurs millions d’euros
Est grandement estimée
La valeur d’un tableau
Quand le peintre est renommé

Plusieurs milliers d’euros
Pour une bouteille de vin
Alors que dans leur ghetto
Les gens meurent de faim

J’aurais voulu parler des guerres
Et de leurs innocentes victimes
Des bombes et des armes de l’enfer
Qui les populations déciment


Le ciel pleure des bombes
Sur toute la ville
Et c’est l’hécatombe
Militaires et civils
En pleurs erre un gamin
Sans mère ni père
Encore un orphelin
De cette atroce guerre

J’aurais voulu parler de la misère
Celle qui est notre proche voisine
Des sans abris dans leur galère
Du froid de la faim qui les minent


Le chômage, un divorce prononcé
Ne pouvant plus payer
Obligé de quitter son logement
Il se retrouve dans la rue errant
Lui qui avait une belle vie
Une famille et une maison
Il est devenu un sans abri
Dans une précaire situation

J’aurais voulu parler de la pauvreté
De ceux qui se battent pour subsister
Et qui difficilement la tête baissée
Vont dans des associations pour manger


Soudain je l’ai vue
Âgée d’environ trente ans
Elle est apparue
Un manteau sur les pieds tombant
Elle devait être belle
Sous ses cheveux mal coiffés
Elle s’est penchée sur une poubelle
Pour retirer un bout de sandwich jeté

La tête baissée
Il franchit la porte
Il ne peut chasser
Ce sentiment de honte
Réclamer à manger
Pour sa famille et lui
Se sentir assisté
C’est ce qui l’humilie

J’aurais voulu parler du chômage
Des personnes qui espèrent une chance
Des débutants qui malgré leur jeune âge
Attendent une petite confiance


Il a perdu son emploi
Et n’a plus de salaire
Lui qui riait autrefois
De son poste étant fier
Il cherche du travail
Mais passé cinquante ans
Ce sont les funérailles
Il se sent jeune pourtant

J’aurais voulu parler de la maladie
Du handicap de la vieillesse
De la solitude de l’ennui
De la souffrance, de la tristesse


Les bruits résonnent
Il déraisonne
Il a peur du vide
De sa chambre livide
L’angoisse monte
Il se démonte
Sa tête explose
La folie s’impose

Seule elle erre
Au hasard
Dans les couloirs
De sa mémoire
Elle se perd
Elle s’égare
Dans son histoire
Il n’y a plus d’espoir

Il connaît l’enfer
Dans un fauteuil glacé
Une prison de fer
Tous ses rêves effondrés
Il hurle sa colère
Dans des larmes amères
Et pour s’en sortir
Il doit dans sa tête guérir

Elle est triste et vieille aujourd’hui
Assise dans son fauteuil
Elle a perdu son mari
Son âme n’est plus que deuil
Seule dans son appartement
Elle n’a pas de visite
Elle attend le facteur impatiemment
Pour un café elle l’invite
Le téléviseur pour compagnon
Est allumé toute la journée
Il parle elle lui répond
Jusqu’au moment de se coucher

J’aurais voulu parler de la maltraitance
Envers les enfants et les femmes
De la délinquance, de la violence
D’une société de peur et de larmes


Il caresse ses cheveux
Elle tremble de peur
Elle lit dans ses yeux
Son envie de bonheur
Il lui dit « je t’aime ma fille »
« Il faut que tu sois gentille »
Silencieuse elle subit l’horreur
De ce géniteur violeur

Elle l’aimait tant
L’a épousé par amour
Ils ont eu des enfants
Et brusquement un jour
Il a levé la main sur elle
La giflant sans raison
Depuis la peur s’empare d’elle
Quand il rentre à la maison

J’ai peur ! Le monde est fou !
J’ai peur ! Où allons-nous ?
Toute cette violence
Perpétrée à outrance
J’ai peur de sortir de chez moi
Dans la rue de faire un pas
Vivre dans ce monde de loups
Car l’homme est devenu fou

J’aurais voulu parler du racisme
De la bêtise de la méchanceté
De la moquerie de l’égoïsme
De la jalousie de la lâcheté


J’aurais voulu parler de la dépression
Ce mal-être qui ronge l’âme et le corps
De l’errance, de la désolation
Du suicide et de la mort


Une petite dose
Pour se faire planer
Rêver la vie en rose
Aimer qui on est
Puis le manque augmente
La consommation s’impose
La liesse n’est qu’apparente
Attention l’overdose

La lame entre ses mains
Ressemble à un miroir
Elle trace un chemin
Sur sa peau ivoire
Et regarde fascinée
Le sang rouge couler
Demain elle va recommencer
Se scarifier pour s’exprimer

Voulant ressembler
Aux mannequins élancés
Un jour elle a décidé
De ne plus manger
La nourriture la dégoûte
À force de s’en priver
En pleine déroute
Elle met sa vie en danger

Maladie compulsive
Elle veut toujours manger
Et se montre agressive
Ses envies à combler
Puis pour ne pas grossir
Et continuer à avaler
Elle se fait vomir
Et y perd la santé

Un jour il a décidé de partir
Pour ce mystérieux voyage
Dont on ne peut revenir
En laissant pour héritage
Une douloureuse sensation
De vide et de désespoir
Et de multiples questions
Sur ce tragique départ

Aujourd’hui j’ai essayé de dire
Les révoltes que j'ai en moi
Mais demain j'écrirai avec plaisir
L'Amour avec un grand A


***

Insupportable

Je ne supporte plus
Que des hommes et des femmes
Survivent dans la rue
Où la faim les affame

Que le grand froid les gerce
Dans leur âme et leur chair
Au lieu d'un feu qui berce
De sa belle lumière

Je ne supporte plus
Qu'enfants, adolescents
Connaissent aussi la rue
Livrés à leurs tourments

Couverture en carton
Pour certains la voiture
Ils n'ont pour horizon
Qu'un douloureux futur

Qu'importe les raisons
De toutes ces galères
Il faut pour solution
Abolir la misère

Il est triste qu'en France
Il y ait des sans abri
C'est une incohérence
Dans un riche pays

Pendant que certains rient
Dans des palais dorés
D'autres quittent la vie
Sans cri et ignorés

 
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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22 juillet
  Publié: 23 août 2018 à 21:18 Citer     Aller en bas de page



J' aurais voulu, moi aussi.

Merci pour ce rappel et bienvenue.
Amicalement

Galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
glycine

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12 juillet
  Publié: 24 août 2018 à 02:22 Citer     Aller en bas de page

Merci Galatea...
de t'être arrêtée sur cet écrit qui me tient à cœur...
Belle journée... Amicalement

 
Maschoune

Modératrice


Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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22 juillet
  Publié: 24 août 2018 à 03:10 Citer     Aller en bas de page

Merci pour ce cri du cœur que nous sommes nombreux à partager

Le monde traîne des casseroles depuis toujours ... et aujourd'hui les médias sont forts pour mettre le doigt dessus ...

  ISABELLE
glycine

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12 juillet
  Publié: 24 août 2018 à 03:29
Modifié:  24 août 2018 à 05:30 par glycine
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Merci Isabelle...
Oui, c'est insupportable de voir la misère, la précarité, la violence, les guerres...
Merci pour ton passage... Belle journée à toi

 
samamuse

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22 juillet
  Publié: 25 août 2018 à 08:43 Citer     Aller en bas de page

bons jours et bien venue dans notre famille virtuelle des LPDP, ton texte est sensibilisateur, tout au moins, il essai de nous dire, ça, c'est peut-être pour les autres, mais un jour tu peux devenir un de ces autres. "qu'est ce que je peux faire ?" comme dans le film "quemada", que nous ne pouvons trouver qu'en britannique, les bien pensants français l'on fait disparaître.
ces désespérés ont besoin de chaleurs humaines, d'énergie sur le moment, de reconnaissances avec si possible une main tendue, de regards et de conversations sincères et faites de disponibilité, pas un euro qui est insuffisant, mais d'un café avec un croissant, ou d'un repas pour être entendu, ou s'apercevoir d'avoir de nouveau un paraître, ou de lui ou elle une présence qui reviendra.
je vais en faire des textes, dans un domaine que j'ai appelé "les vivres ensembles" dans une des rubriques qui soit adaptée. et qui en décembre seront surement disponibles en MP.
puis-je espérer une réponse ?

 
glycine

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12 juillet
  Publié: 25 août 2018 à 10:06
Modifié:  25 août 2018 à 13:39 par glycine
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Bonjour samamuse...
Bien sûr que tu peux espérer une réponse... sourire... Tout d'abord merci de me souhaiter la bienvenue...

Je suis d'accord avec toi : importance de la chaleur humaine, regard, main tendue, partage, écoute, dialogue, disponibilité...
mais pas sur le fait qu'un euro soit insuffisant... Chacun fait ce qu'il veut et ce qu'il peut...
Ce texte n'est pas une leçon de morale... c'est juste un constat de ce qui m'est insupportable...

Pourquoi des textes disponibles en MP,.. pourquoi pas sur le site dans la rubrique "Textes d'opinion"...
Notre plume est notre voix... et nos textes postés sont nos cris

 
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