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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Une Histoire Simple - Chapitre 5 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 26 févr 2009 à 17:29
Modifié:  10 déc 2009 à 13:57 par Mencita Monoï Angel
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Une Histoire Simple


Chapitre 5



Que cela fusse fondé ou non, Ada trouvait en Antoine, un ami. Débarquée de nulle part, il lui semblait être la seule personne sur laquelle elle pouvait compter. Il fallait bien entendu, tout d'abord, gagner la confiance de l'enfant. Certes, le fait qu'il sache qu'elle n'était pas Ada n'allait pas dans ce sens, mais il n'était pas apparu plus effrayé que cela après en avoir eu confirmation. Son comportement s'était même modifié et Ada avait senti, à tort ou à raison, l'avenir le dirait, qu'il avait apprécié le fait qu'elle ne triche pas. Ce changement avait d'ailleurs soulevé un certain nombre de questions à propos de l'handicap présumé de l'enfant. Il lui semblait qu'Antoine souffrait plutôt de troubles psychologiques assez profonds plus que d'un réel handicap. C'était une intuition et rien ne lui permettait d'étayer sa thèse en bonne et due forme, mais elle pensait fermement qu'elle ne se trompait pas.

A quelques rues du centre, Ada trouva un petit établissement de restauration rapide. Elle vérifia avant d'entrer qu'elle avait de l'espèce ou un autre moyen de paiement. Par bonheur, c'était le cas. Elle était heureuse d'avoir quelques minutes de repos. Depuis le matin, elle n'avait fait que penser à « survivre ». Elle sentait une certaine fatigue nerveuse s'emparer de son cerveau. Le côté positif de la chose, car Ada ne pouvait s'empêcher de positiver tout, était qu'elle s'apercevait que, malgré ses habitudes et tout ce qui faisait partie de sa routine, elle avait réussi à s'adapter à un environnement totalement différent. Elle en ressentait même un certaine excitation.

Lorsque les plats arrivèrent, Ada se jeta dessus comme si elle n'avait pas mangé depuis une semaine. Au bout d'un moment, elle s'aperçut qu'Antoine la regardait en souriant. Lorsqu'elle releva la tête, il fit mine de fixer ses chaussures. Ada avala le morceau qu'elle avait dans la bouche et dit en souriant.

« Toi non plus, tu n'es pas Antoine. »

Elle avait prononcé ses paroles en rigolant. Mais, en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce n'était peut-être si ridicule que cela. A un niveau ou à un autre, Antoine lui cachait quelque chose et jouait de son handicap. Même s'il faisait semblant de n'avoir pas saisi l'affirmation, Ada vit en observant le déplacement agité de ses yeux que son affirmation avait touché un point sensible.

« Malheureusement, moi, je n'ai pas de preuve pour te le prouver... » continua-t-elle.

« Je sais. »

Ada grimaça. Elle avait horreur de se voir retourner ce genre de réponse. C'était... Elle secoua la tête se remettre les idées en place. Elle savait que le mouvement n'avait aucun effet réel sur ses connexions cérébrales, mais elle ne pouvait s'empêcher d'illustrer physiquement ce qui pouvait transiter dans sa tête. C'était une sorte de code de communication pour celui qui le remarquerait.

Ada laissa le silence durer quelques minutes. Elle allait ouvrir la bouche pour reprendre son propos où elle l'avait arrêté lorsqu'Antoine se mit à parler. « Je sais beaucoup de choses mais je n'ai pas envie de les partager. Je ne pense pas que les gens en vaillent la peine. Ils se complaisent dans l'ignorance, ils sont heureux de leurs contradictions et n'ont pas envie, ne serait-ce que savoir ce que cela pourrait s'ils faisaient ou avaient fait autrement.

Antoine regardait Ada avec intensité et, elle dut se concentrer pour soutenir le poids de ces yeux incroyablement fixés sur elle, comme si l'enfant pénétrait aux confins de son esprit. Elle eut la sensation qu'il lisait ses pensées. Mais, pour dissimuler cette impression, elle préféra poser la principale question qui la titillait.

« Tu pourrais me dire ce que tu sais, exactement? »

« Oui. Mais pourquoi te le dirais-je à toi? »

« Disons ... Si j'ai fait partie des gens qui se complaisent dans l'ignorance, qui sont heureux de leurs contradictions et n'ont pas envie de savoir ce qu'il aurait pu advenir de leurs destins si... J'ai changé récemment de camp et, pour te dire la vérité, pas plus tard que ce matin. »

Antoine prit un air sceptique mais semblait attendre la suite de son explication. Allait-elle lui confier ce qu'était sa situation et dévoiler par la même occasion, une histoire complètement abracadabrante.

« Disons aussi ... Que dans ma situation actuelle, ce que tu sais pourrait peut-être
m'aider... »

Il y eut un silence pesant. Le serveur du restaurant apporta l'addition. Ada s'empressa de payer et proposa:

« Si nous allions faire un tour ? J'ai vu un petit parc pas loin ... »


*


« Ne me prends pas pour une folle après que je t'aurais raconté mon histoire, tu promets ? »

« En principe, enfin ... D'habitude, c'est moi que l'on prend pour le fou ... »

« Il y a un début à tout! »

Pourquoi faisait-elle cela ? La vérité était qu'elle ne savait pas. Elle avait l'intuition que c'était la meilleure option possible. Pour une personne raisonnée, faire confiance à un enfant d'à peine cinq ans que l'on connait depuis une poignée d'heures semblerait totalement aberrant, mais pour Ada, à cet instant précis, cette scène était tout à fait logique dans le déroulement de son film. Elle s'attacha donc à conter pour Antoine, son récit avec moult détails et retours en arrière pour lui faire comprendre les relations qui liaient les différents acteurs. Elle observait la moindre réaction de l'enfant: s'il fronçait un sourcil, elle précisait les points qu'elle pensait être les plus sombres. Lorsqu'elle eut fini, elle se sentit épuisée et surtout, angoissée par ce qu'Antoine pouvait penser d'elle après tout cela.

La réponse se fit attendre, du moins du point de vue d'Ada. Mais, ce fut surtout sa nature qui la désarma le plus.

« Qu'en penses-tu? »

Ada était abasourdie.

« Tu poses la question à qui ? A moi ? A toi-même ?... »

« A toi. »

Antoine avait répondu du tac au tac, sans l'ombre d'une hésitation, mais il reprit rapidement ensuite:

« La question est: crois-tu vraiment que le baiser soit la cause? Plus précisément, le baiser est-il une cause ou une conséquence ? »

« Je ne te suis pas ... Je ne vois pas du tout où tu veux en venir. »

L'enfant resta silencieux et regarda ailleurs comme s'il avait tout dit. Il retournait à son mutisme. Ada se sentait totalement décontenancée. Qu'avait-elle dit? Avait-elle vraiment affirmé que le baiser lui semblait le point de départ à tout ce qui avait suivi ? C'était limpide.

Comment aurait-elle pu penser autrement? De ce souvenir trafiqué, son univers en avait été bouleversé. Si le baiser n'était pas le point bascule, quel était-il ? En y réfléchissant, le point de vue d'Antoine ne lui parut pas si erroné que cela. Sa mission n'était-elle pas de retrouver ce qui, avant l'épisode charnière qu'elle avait revécu en imagination, avait fait différer la première version de sa vie vers la seconde ? Ce n'était pas si bête que cela le paraissait au premier abord ...

« Tu as peut-être raison. » dit Ada.

Antoine sourit mais l'instant d'après, revint à une moue plus dure.

« Et toi, tu me promets que tu ne diras rien ? » dit-il.

« A propos de quoi ? »

« A propos de ce que tu sais sur moi, maintenant. »

« Je te le promets mais je ne t'approuve pas. »

« Tu n'es pas mon amie alors ? »

« Pas du tout. Justement, c'est parce que je te dis vraiment ce que je pense, que je suis ton amie. Quelqu'un qui falsifie ou transforme sa pensée pour te la faire entendre, a plus de chances d'être un ennemi que quelqu'un qui ne t'épargne pas au nom d'une sacro-sainte amitié, non? »

Antoine resta silencieux une minute. Le pauvre gamin ne devait pas avoir compris la moitié de sa dernière phrase, pensa Ada. Elle aurait dû prendre un exemple, au risque d'égratigner la susceptibilité de l'enfant.

« Mais, si mes amis se comportent comme mes ennemis, et mes ennemis comme mes amis ... Je ne pourrais plus les reconnaître. »

« C'est plus compliqué que cela, mais l'important, c'est le sentiment que tu as envers quelqu'un au plus profond de toi. Peu importe ce qu'il a pu faire ou dire. Ce que tu dois juger c'est la personne, pas son passé. »

« Tout le monde ne fait pas comme cela ... »

« Non. Même ceux qui disent qu'il faudrait faire comme cela ... »




(à suivre)


Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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  Publié: 27 févr 2009 à 06:13 Citer     Aller en bas de page

Je n'ai pas lu les autres chapitres, mais es-tu sûr qu'Antoine a 5 ans? Sérieux? T'as vu comment il parle? Comment il raisonne?

Yves.

 
Tilou8897

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  Publié: 27 févr 2009 à 16:26 Citer     Aller en bas de page


C'est exact... Mais sans avoir lu le début... et surtout la suite.. Je peux difficilement te dire le pourquoi

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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