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L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 5 avr 2009 à 14:18
Modifié:  5 avr 2009 à 14:48 par OuLiPoMad
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Je rentre du boulot, 00h15. Toujours la même routine de merde, le même chemin six jours sur sept. Je rentre à pied, je n'ai pas l'argent pour une voiture, pour le gaz trop cher, pour l'entretien. Les billets de bus c'est toujours à bon prix après tout. Par contre, pour travailler je m'en tiens à mes pieds. J'ai un vide dans l'estomac, ça gronde j'ai l'impression d'entendre ma mère me crier dessus comme quand j'étais gosse. Ça pince et ça fait mal, j'ai faim, mais pas un rond. Il me reste peut-être un peu de bouffe dans le frigo, je m'en souviens plus.

Il me reste de l'herbe ça je sais.

En marchant je croise un paumé, il me guette mon argent, comme si j'en avais à lui donner. J'ai peine à me nourrir moi-même, mais il ne le sait pas. Je fouille quand même dans les poches vides de mon jean, j'ai à peu près cinquante cents et je les lui donne. Je me dis après que je suis un con, un dollar de plus et j'aurais pu m'acheter une soupe au marché du coin. Quel taré.

Montréal est vide ce soir, mercredi soir je ne dois pas être le seul fauché ici. Jour de paye demain, les bandits referont surface bientôt. Je croise rue st-Catherine, il me reste cinq minutes. Natasha est là, toujours fidèle à son petit bout de trottoir : c'est une pute et tout le monde le sait. Talons aiguilles et sa petite jupe qui laisse entrevoir le bas de ses fesses. Natasha a un joli cul, mais elle est jeune. J'ai parlé avec elle souvent, elle ne m'a jamais demandé quoi que ce soit. Elle m'a raconté souvent qu'elle avait des problèmes d'argent, pourtant une pute c'est bien payé.

Elle est défoncée et il y a trois mecs qui tournent autour. Elle est si bourrée qu'elle baise pratiquement avec l'un d'entre eux là devant tout Montréal qui dort et d'autres oiseaux de nuit comme moi. Ma mère continue de me gronder, je me sens comme un petit garçon en retard pour le couvre-feu. J'accélère le pas, je laisse Natasha à ces hommes. Après tout c'est son boulot, elle doit bien savoir ce qu'elle fait. Je déteste les histoires de pute, plus que tout. Pauvre fille, c'est à peine si elle a l'âge de baiser cette gamine, le monde tourne à l'envers, entre le sexe la drogue et l'argent. C'est l'histoire de l'humanité, même Kennedy n'a pas pu refuser Monroe et il a fini comme cible d'un carcano 6.5 en pleine tête.


Voilà je vois la porte, jouissance, j'ai faim. J'entre dans mon appartement faussement barré, ouais parce que j'ai perdu la clef et je n'ai pas eu le temps d'appeler le proprio. Quel bordel, ça sent le chien pourri. Mon regard s'arrête sur une paire de bottes à l'entrée. Non pas elle, pitié. Je me précipite dans ma chambre à coucher, sur mon matelas par terre elle est là, couchée à moitié nue. Elle dort comme un bébé, c'est Jade. Je ne voulais pas la revoir, Jade c'est la femme de votre vie qui vous a tué lorsqu'elle est partie et qui revient toujours afin de mieux vous achever. C'est la femme qui revient toujours à vous lorsqu'elle en a marre de la vie, qu'elle veut être bien. Jade est mon âme-soeur, mais se fait enculer tous les soirs pour moins de deux cent dollars. C'est la femme de ma vie, cette pute.

Je la laisse dormir, je n'ai plus faim.

Elle ouvre les yeux et me regarde, elle a un énorme bleu sur la lèvre, elle s'est encore fait battre. La rage me monte à la tête, je l'aime comme un fou et j'en ai marre de la voir partir et revenir toujours plus amochée. Je ne veux plus rien savoir d'elle, je voudrais qu'elle meure, je voudrais l'Euthanasier moi-même pour mettre fin à sa douleur. L'homme amoureux en moi en est incapable, je n'ai aucun contrôle. Cette pute ne m'appartient pas, nous sommes deux amoureux contre le monde entier, une histoire perdue d'avance.

Elle pleure, je l'embrasse. Je lui fais couler un bain chaud, elle plonge dedans à poil pendant que je suis là sur la bécoss à la regarder pleurer comme une gamine. Trop de souffrances pour un coeur aussi pur.

Je voudrais la tuer.

Je sors et je la laisse pleurer toute seul, ma mère me gronde et je ne l'écoute pas. Je me couche, elle vient me rejoindre. Je la serre dans mes bras et je lui dis que j'en ai marre de tout ça, des bagarres et d'elle.

12h00 pm : mon cadran sonne, elle est partie. Un vide absolu entre mes bras, son odeur me manque déjà.

Elle reviendra d'ici peu, histoire de me tirer une autre balle en plein cœur.





L'Euthanasiste
4 Avril 2009

 
Après tout tout le monde s'en fout.
D a r l i n'


Le néant me semble à présent un peu moins triste.
   
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7 novembre 2015
  Publié: 11 avr 2009 à 17:33 Citer     Aller en bas de page

 
L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 11 avr 2009 à 17:39 Citer     Aller en bas de page

Merci Pélagie Lacrotte





Et pour ce qui est de toi: je t'aime la pouff.

 
Après tout tout le monde s'en fout.
L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 4 juin 2009 à 00:47 Citer     Aller en bas de page

Merci Stephen

 
Après tout tout le monde s'en fout.
L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 16 juin 2009 à 20:09 Citer     Aller en bas de page

Et bien.. merci.




 
Après tout tout le monde s'en fout.
Chevalier Liqueur


Je ne suis pas là pour être aimé...
   
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18 novembre
  Publié: 14 juin 2010 à 18:27 Citer     Aller en bas de page

Putain c'est beau...
J'ai eu des hauts le coeur, me suis senti cet homme...


Votre condamné.

  N'attends pas que je sois tombé pour la France...
T'b
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16 décembre 2018
  Publié: 16 mars 2011 à 17:35 Citer     Aller en bas de page

Citation de Lilania
Je trouve dommage que des auteurs tels que vous...ne soient plus là...


Et bien on est deux !

 
Sihläryn


"Mon cher Chair ! — Mon bon Bone !"
   
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21 novembre
  Publié: 7 mars 2013 à 18:54 Citer     Aller en bas de page

Abusé, j'ai envie de pleurer... j'avais remarqué à ta façon d'écrire que tu était Québecois, et ça me fait penser (un peu) à du Patrick Sénécal...tranchant et vif, brutal et sans fards.

  Arilyn Rhapsody, Zephirah...
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