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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec les valets. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 5 juin 2009 à 18:56
Modifié:  8 juin 2009 à 15:18 par Huslium
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Il y avait ce soleil si fort que j'avais l'impression que l'encre de mes tattoos bouillait dans ma peau. Nous étions étendus comme des enfants sur l'herbe verte au cœur des plaines d'Abraham à regarder les nuages et se dire n'importe quoi qui n'avait aucune importance. L'importance était que j'étais là, tout près d'elle allongé sur le sol. Que je pouvais sentir son parfum à des kilomètres et la reconnaître au milieu de la foule en plein centre-ville si nous aurions joué à ''où est Marie''. J'ai toujours été bien trop peureux à l'idée de l'embrasser ou la prendre dans mes bras. Elle me semblait si fragile, si précieuse que j'avais peur de la faire fuir ou encore même de l'abîmer à la coller contre ma peau souillée, contre mon corps indigne à une femme aussi pure. Je me contentais seulement de l'écouter rire et déblatérer sur des sujets inintéressants mais tout semblait si beau dès qu'elle ouvrait la bouche. J'aurais pu mourir cette journée là couché contre elle à l'écouter et j'aurais été l'homme le plus satisfait du monde. Mais je ne suis pas mort cette journée-là. J'ai vécu par contre, plus que jamais. Lorsque l'on trouve une raison de se lever tous les matins avec la ferme conviction qu'aujourd'hui on lui dira ce qui nous effraie tant à l'idée de dormir loin d'elle. Se lever et croire à la minime chance de la croiser au dépanneur du coin ou de recevoir un appel d'elle, moi, son ami si fiable, son psychologue, son bouche-trou.

J'aurais voulu lui faire l'amour en public, là devant tout le monde. Déboutonner sa chemise et relever sa jupe, l'embrasser comme les hommes galants embrasse les grandes dames. J'aurais tant aimé l'entendre jouir sous mes claquements de hanches entre ses cuisses. Voir ces seins se battant pour ne pas sortir de son soutien-gorge. Avoir cette impression d'être heureux, d'être seul au monde mais être si bien du moment qu'elle est là. J'aurais tant voulu qu'elle me regarde directement dans les yeux au moment où elle aurait son orgasme, au moment où ses orteils se seraient plissés de désir, où elle aurait été satisfaite de moi. J'aurais désiré à mon tour avoir chaud sous le soleil, le dos en sueur et sentir ses ongles s'enfoncer en moi comme mon sexe entre ses jambes. Sentir l'humidité entre nous, constater qu'elle mouille beaucoup, me convaincre qu'elle y prend vraiment plaisir. J'aurais tant aimé prendre dans mes mains ses cheveux, sans trop tirer. Sans trop être brutal, sans trop être qu'un ''bon baiseur'' parce qu'elle aurait mérité que je lui fasse l'amour comme je ne l'ai jamais fait. Qu'elle se couche à moitié nue tout juste après que je sois venu en elle, dans son corps, dans son être et la regarder déposer délicatement sa tête sur mon torse, qu'elle me raconte combien elle est amoureuse de moi, combien il est dur de vivre en mon absence. J'aurais tant voulu la toucher là où ça fais mal, en plein cœur, voir ses yeux briller de savoir que je suis là maintenant, si près d'elle. Que je serai l'homme que je ne suis pas, que je serai celui qu'elle voudra que je sois. J'aurais voulu beaucoup trop de choses pour un court instant de bonheur, d'exister enfin pour quelqu'un, de vivre tout simplement. Puisqu'on a tous besoin d'elle, tous besoin d'elle et qu'elle n'a malheureusement pas réellement besoin de nous.

Mais vouloir et avoir ne s'accorde pas toujours bien ensemble. C'était un semblant de la belle et la bête, je n'étais qu'un homme, qu'une bête ni plus ni moins. Je n'étais que cet être tout près sans jamais avoir un véritable contact avec sa peau. Parce que je désirais la respecter, parce qu'elle était une reine et moi un valet et les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec les valets. Nous finissons bien loin, éloignés des souvenirs des gens, enfouis bien cachés parmi la poussière. Elle est partie tout juste après le coucher du soleil. Tout était digne d'un roman à l'eau de rose et dieu sait que je déteste ce genre d'histoire. Je lui ai dit au-revoir de loin, chuchoté un tremblant ''je t'aime Marie'' assez bas qu'il était impossible qu'elle m'entende. Je ne l'ai jamais embrassée ni même réellement toucher. Je ne lui ai jamais révélé ce pourquoi je me lève tous les matins, ce pourquoi j'existe depuis si peu de temps, enfin... Parce qu'elle est bien trop pure pour que j'ose poser mes mains saignantes et tremblantes sur sa peau blanchâtre.

Nous n'aurons jamais de belle histoire d'amour avec elles parce que les fins heureuses c'est pour les hommes heureux et nous ne sommes pas ces hommes. Nous sommes des valets, de pauvres et malheureux valets. Nous sommes ce poète solitaire, cet artiste nomade et bien qu'elle soit si près de nous, nous ne marcherons jamais main dans la main parce que leurs cœurs sont trop intacts pour nos mains tâchées d'encre ayant connu et dévoilé autant de rage et de mal de vivre que même la plus pure des Marie ne serait assouvir complètement les hommes que nous sommes.

Mais nous avons tous besoin d'elle quand même, d'une manière ou d'une autre afin de nous rappeler que nous, tristes valets, sommes toujours vivants en ce bas-monde, à moitié morts mais, toujours vivants.


L'Euthanasiste

 
Après tout tout le monde s'en fout.
chatnoirmeshommages

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15 décembre 2017
  Publié: 5 juin 2009 à 20:06 Citer     Aller en bas de page

Juste pour le titre... pour commencer

  barbant et embourbé
D a r l i n'


Le néant me semble à présent un peu moins triste.
   
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7 novembre 2015
  Publié: 5 juin 2009 à 20:18 Citer     Aller en bas de page

J'aimerais bien être cette ''Marie''.
et me faire faire l'amour comme tu le décris. C'est beau.



Je t'aime foutu Euthanasiste.

 
Huslium

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30 octobre
  Publié: 8 juin 2009 à 15:20 Citer     Aller en bas de page

Oui. Un valet.

 
L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 16 juin 2009 à 20:07 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous d'avoir passé.

Merci à toi aussi Saucisse herta. Et je suis désolé que la fin ne tes pas plus, je donné un air sensuelle et amoureux pour terminer avec un fin direct et amer. Personnellement je l'aime ainsi. Merci beaucoup pour ton opinion, sa change du '' J'ai aimé ! ''. Quoi que c'est toujours aprécié quand même haha.


 
Après tout tout le monde s'en fout.
Nullepart (Ailleurs)


Tiens..une fleur...je vous l'offre! Tiens...un sourire...je vous l'offre aussi!
   
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7 novembre 2013
  Publié: 21 juin 2009 à 13:02 Citer     Aller en bas de page

J'allais dire j'ai aimé...
Pi j'ai voulu dire autres choses pour faire changement.
Mais j'ai pas trouvé.

Alors j'ai aimé. Tout simplement.

  Faut brosser ses dents!
Sans nom


Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs.[..] WS
   
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23 novembre 2012
  Publié: 28 juin 2009 à 17:24 Citer     Aller en bas de page

J'avoue.... Et bien au lieu de dire "J'ai aimé" je vais dire TOUT SIMPLEMENT GENIAL !! héhé !

Amitiés
Nina

  Un livre a toujours deux auteurs : celui qui l'écrit et celui qui le lit. Jacques Salomé.
arthur heltherene
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21 novembre 2015
  Publié: 3 août 2009 à 21:12 Citer     Aller en bas de page

"moitié mort, mais toujours vivant"...nos doigts un peu comme les orteils de "marie", tordus d'une jouissance espérée...
des lignes tendues, vol en putain de flèche, perçant la peau et le coeur... j'ai lové dans ce plaisir à la douceur malheur...

au plaisir de vous lire
arthur

  arthur h.
L'Euthanasiste


Les reines n'ont pas d'histoire d'amour avec nous, les valets.
   
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9 décembre 2009
  Publié: 9 août 2009 à 15:03 Citer     Aller en bas de page

Merci

 
Après tout tout le monde s'en fout.
Mystic4Ever


Le tant me manque et toi bien plus encore!
   
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21 avril
  Publié: 20 oct 2010 à 15:53 Citer     Aller en bas de page

helas c'est vrai!!!!!! mais pourquoi? ton texte est magnifique, si pudique, si sincere, merci pour cette emotion.....


Mystic

 
ossianno

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11 avril
  Publié: 23 mars 2011 à 22:10 Citer     Aller en bas de page

Mais Marie avait su
Connaissant la saveur
Qu'elle laisse comme un parfum de malheur
Et s'en attriste
Chapeau l'artiste
Car même si elle rejoint Joseph
-Parce que la reine préfère les chefs-
Avant d'accoucher de Jésus,
Marie s'est signée
Et se tut, ne pouvant s'indigner
Car Oui
C'est bien le Saint-Esprit
Qu'elle reconnu comme père légitime
Celui qui l'a connue de la manière la plus intime
Pas dans le corps mais dans l'âme
Là ou elle devient plus qu'une femme
Plus qu'une reine
Et en même temps aussi moins que rien
Sachant ce que les mots drainent
Plus que des paroles en l'air
Au prix de la peine se paie le Bien
Et son chemin s'éclaire

Bravo L'Euthanasiste
Et surtout merci

 
Sihläryn


"Mon cher Chair ! — Mon bon Bone !"
   
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21 novembre
  Publié: 7 mars 2013 à 18:46 Citer     Aller en bas de page

Les "rois" et les "reines" ont des histoires d'amour avec les valets...

Ma partie préférée reste celle de l'accouplement

  Arilyn Rhapsody, Zephirah...
Maiden


Des vagues océanes et du vague à l'âme.
   
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10 mars
  Publié: 10 mars à 09:49 Citer     Aller en bas de page

C'est le deuxième texte que je lis de toi, et je dois dire que de manière générale, un style aussi direct et cru ne me touche pas.
Mais il y a une telle justesse, une telle poésie dans tes propos... je me suis laissée emporter. Trop indépendante pour être possédée mais pas assez obsédante pour donner envie de l'être, j'aurais aimé me reconnaître en Marie.
Je trouve que les mouvements du texte sont extrêmement bien découpés, on suit complètement les changements d'état du protagoniste. Il est amoureux, presque jovial et frivole au début ; puis le désir s'empare de lui et il s'emballe, s'épuisant presque. Puis il se souvient qu'il ne l'aura pas, qu'il ne l'aura jamais... et la froide raison qui revient lui susurrer à l'oreille que de toute façon, ce n'est qu'un fantasme, et qu'il ne sera jamais heureux, même avec l'aide de cette femme idolâtrée.

Quelle claque, j'en avais besoin.

  Lost in Neverland
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