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LPDP :: Poèmes par thèmes : Concours Eté 2008 - Improvisation texte sur début imposé "La vieille batisse.." :: Le cri du silence (hors concours). Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Mister O.

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  Publié: 26 juil 2008 à 10:49 Citer     Aller en bas de page

Le cri du silence.



"La vieille bâtisse découpait l'horizon quand le crépuscule pointait... Laissée à l'abandon peut-être et surtout au fracas incessant des vagues qui grignotaient les contrebas de la falaise. D'aucuns disaient, qu'à la tombée de la nuit, l'on entendait des cris ou bien toutes sortes de musique inquiétante... Mais tous étaient bien ignorants... Moi, je savais..."

Oui, je savais. Je savais le bruit de l'écume sur le sable doré, je connaissais les embruns portés par les souffles maritimes, je savais tout cela. Mais cette musique inquiétante, celle que l'on entendait parfois à la tombée de la nuit, c'était tout autre chose. Une chose bien étrange que personne ne voulait entendre, ou plutôt, que personne ne savait écouter. Je ne sais si c'était par peur ou par ignorance qu'ils se refusaient à écouter ces sons singuliers, mais moi, je les entendais.

Avant d'aller me coucher, j'ouvrais toujours la fenêtre pour laisser entrer les vents portés par la mer, je sentais leur odeur et je m'endormais, bercé par cet air bleuté. Et pourtant, avant de m'assoupir, j'entendais souvent ce son étrange qui s'élevait au-delà de la falaise, ce son indescriptible, un chant peut-être.

Ainsi, un soir, je me décidai à aller voir ce qui se passait le long de cette plage si paisible et si mystérieuse en même temps. En marchant le long du grand rouleau ocré, mes pas s'incrustant chaque fois dans le sable doux et humide, j'aperçus une lueur étrange. Un rai lumineux se reflétait sur les parois de la caverne dissimulée juste en-dessous de la falaise. De longs traits multicolores parfumaient la grotte d'un air harmonieux et enchanteur : on aurait cru entendre une chanson.

Je m'avançai alors, me rapprochant ainsi de plus en plus de ce coquillage de pierre aux reflets irisés. Le cœur lourd d'impatience, les yeux remplis d'étoiles, j'écoutais attentivement cette merveilleuse chanson qui faisait naître en moi un sentiment de bonheur soudain. Je m'approchai de la caverne, presque aussi inquiet qu'impatient, et décidai de me lancer franchement à la découverte de cette musique mystique.

A mon entrée, j'assistai à un bal de couleurs aussi impressionnant que mystérieux : tous les contrastes étaient représentés dans cette valse colorée et je me surpris à danser sous les rayons irisés. Puis, reprenant mes esprits, je décidai de m'engouffrer dans cette grotte avec l'envie de découvrir ce qui se cachait derrière ce décor exotique et plutôt étrange.

Après quelques minutes de marche sur la fine couche de sable qui serpentait la caverne, je me retrouvai tout à coup en plein noir. Je ne voyais plus rien, mes yeux n'avaient devant eux qu'un Néant effrayant qui me tendit sa main pour me mener plus profondément dans les affres de ce sombre complexe souterrain. Je me laissai guider par mon nocturne hôte et attendit, le corps frigorifié, la fin de ma destination.

Nous rencontrâmes des marches de pierre, je pense, et je sentis que nous nous dirigions vers la surface car le sable n'était plus qu'un bruit infime sous mes pas, et que la dureté de la roche les ralentissait. Notre parcours fut difficile, le sol qui nous portait devenait de plus en plus abrupt et j'eus la sensation que nous étions bientôt arrivés à l'endroit qui nous attendait.

Je ne savais pas comment réagir face à cette situation : les ténèbres m'encerclaient, la peur avait pris possession de mon corps, la musique étrange continuait de s'élever au-dessus de ma tête et cette main... cette main qui me guidait ne m'inspirait pas confiance. Pourtant, je n'avais pas le choix, il me fallait m'agripper à ce fil d'Ariane pour espérer pouvoir sortir de ce labyrinthe obscur. Quand le son et les cris se firent entendre distinctement à mon oreille, je compris que nous étions arrivés.

Quelques dizaines de pas plus tard, je découvris un lieu sombre, uniquement éclairé par de faibles bougies parfumées. On pouvait sentir l'odeur des embruns d'ici, et apercevoir les méandres vaporeux qu'abandonnaient les cierges qui se consumaient. A mon arrivée, les doigts qui m'avaient mené jusqu'ici relâchèrent leur emprise et m'incitèrent à les suivre jusqu'au centre de la pièce.

L'aveuglement dont j'avais été victime pendant le long trajet obscur s'évanouit soudainement et laissa place à un corps aux allures fantomatiques. Une lumière envahit alors la salle dans laquelle je me trouvais et révéla à mes yeux une centaine de personnages possédant les mêmes traits que le fantôme qui m'avait guidé. Ils m'observèrent longuement, me dévisagèrent méchamment et la peur qui s'était emparée de mon corps se transforma en terreur. Celle-ci s'intensifia quand j'aperçus de nombreux cadavres humains autour de moi, certains révélant des visages horrifiés, d'autres dévoilant des corps aux membres déchiquetés et arrachés.

C'est à ce moment là que mon hôte spectral me demanda de me placer dans un cercle tracé sur le sol de pierre et commença à chanter une musique étrange. Les autres fantômes qui se trouvaient là firent de même et se tinrent par la main, formant ainsi un cercle autour de moi.

Leurs notes s'élevaient jusqu'aux stalactites perchées au-dessus de ma tête et la musique qu'ils entonnaient se matérialisa en rayons lumineux et multicolores. Cette lumière irisée parcourut la pièce et courut se refléter sur les parois qui tapissaient la caverne, créant ainsi un long chemin multicolore jusqu'à l'entrée de la grotte.

Quand les fantômes s'arrêtèrent de chanter, le spectre qui m'avait invité ici se rapprocha de moi. Il versa dans mon oreille des paroles incompréhensibles, puis fit quelques pas en arrière et commença à prononcer une formule mystérieuse. Tout à coup, toute la lumière qui s'était répandue dans la caverne fut absorbée par le corps spectral du fantôme. A ce moment précis, la représentation fantomatique que j'avais devant les yeux se transforma en corps humain, abandonnant l'aura bleutée qui l'entourait et revêtant alors une chair humaine colorée.

Au bout de quelques minutes, le nouvel humain me regarda dans les yeux et je sentis tout à coup un froid horrible s'emparer de moi. Je laissai échapper un cri strident et glacial, témoin de la souffrance dont j'étais victime. Mon cri se mêla alors aux chants des spectres qui venaient de reprendre leur morbide musique, et aux couleurs que délivrait le corps désormais humain de mon hôte spectral.

Le hurlement fatal que j'avais poussé se déversa comme une longue cascade sonore jusqu'à l'entrée de la caverne. Le son se répandit alors sur les vagues et se laissa porter par les vents jusqu'à la vieille bâtisse qui découpait l'horizon quand le crépuscule pointait. Cependant, ma voix, laissée à l'abandon peut-être et surtout au fracas incessant des vagues qui grignotaient les contrebas de la falaise ne se fit pas entendre par les habitants du village.

En effet, d'aucuns disaient, qu'à la tombée de la nuit, l'on entendait des cris ou bien toutes sortes de musique inquiétante... Mais tous étaient bien ignorants... Moi, je savais...


Mister O.

  Mister O.
Tilou8897

Administrateur


La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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15 juillet
  Publié: 26 juil 2008 à 14:49 Citer     Aller en bas de page


Comment boucler la boucle d'un récit bien emmené... J'ai adoré la reprise à la fin de la phrase du début...

Pas grand chose à dire... Sauf que je me régale à lire les différentes divagations qu'inspirent quelques lignes... C'est très intéressant....


Merci Mr O


Amitiés

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
manganac

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16 août 2013
  Publié: 26 juil 2008 à 18:37
Modifié:  26 juil 2008 à 18:39 par manganac
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ENORME !!!!
J'ai pris un plaisir fou à lire ce texte et effectivement, le fait d'avoir réussi à reprendre le début du texte est une jolie prouesse...
Bon courage pour les prochains !!!

Mister O

(Pourquoi y a marqué "hors concours" ?)

 
Estérak


Qui ne chute jamais ne sait pas rebondir
   
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18 janvier 2018
  Publié: 29 juil 2008 à 14:42 Citer     Aller en bas de page

Difficile de placer un "com" inspiré à la suite de FT ... en tout cas , je trouve ce texte très inspiré , pour un "hors concours" . Toutes ces couleurs nous rendent les bouffées d'angoisse presque sympathiques. Très visuel : on se laisse bien "prendre" ... par l'histoire

  Estérak / La Vie n'est pas donnée ... il faut savoir la prendre
Lunastrelle Cet utilisateur est un membre privilège



A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
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7 avril
  Publié: 2 août 2008 à 14:14 Citer     Aller en bas de page

Un récit qui m'a portée de bout en bout, de la même manière que certains poèmes autrefois...


La mer est un symbole pour toi, en tout cas ma lecture a été appréciée!


  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
angetine au sol


J'ai juste rêver un jour que je pouvais rêver pour de vraie.
   
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4 août 2016
  Publié: 5 août 2008 à 06:08 Citer     Aller en bas de page

puissant, prenant, je suis sans mot et sans voix face ce texte!!

bravo

belle plume

amitié
angetine au sol

  Le parfum subsiste toujours au creux de la main qui offre la rose
fransua


Parce que les mots sont ma passion copyright00044468
   
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23 mars 2011
  Publié: 13 août 2008 à 10:08 Citer     Aller en bas de page

une belle intrigue, des images colorées comme je les aime et une note surréaliste pour couronner cette histoire de fantômes en chair et en os
j'aime beaucoup

  Les amis sont des anges silencieux qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne se rappellent pas comment voler !
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