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D a r l i n'


Le néant me semble à présent un peu moins triste.
   
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  Publié: 9 août 2009 à 14:47
Modifié:  10 août 2009 à 14:51 par Tilou8897
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Anéanti


Je n'aime pas dire qui je suis. Peut-être est-ce parce que je ne sais pas moi-même qui ce reflet dans le miroir représente. Qui sait réellement qui nous sommes ? Je me suis réveillée ce matin, dégoûtée par la senteur des rues. L'extérieur me semblait soudainement impur et inconfortable. Je marchais en direction de la bibliothèque où j'avais réservé le livre "Cookie" de Sophie Bouchard. Dès la première page, je me suis sentie comme elle, cette femme fuyant tout, afin d'oublier qui elle était sur la terre. En mer, elle est une autre personne.

J'aimerais être Cookie aujourd'hui, j'aimerais partir en mer et fuir le monde. Je ne suis pas faible. Ni forte. Je suis ce que je suis, un humain parmi tant d'autres, une fourmi dans un microscope. Un numéro parmi des milliards dans une base de données gouvernementale. Les gens me paraissent masqués, les femmes semblent soudainement toutes porter un poids lourd sur leurs fines épaules. Le mien est secret, personne ne peut savoir ni même deviner. Je suis une femme masquée, comme elles. Je porte un masque en permanence, je suis cette femme que l'on croit connaître. Je suis celle que tu retrouves dans ton lit un matin, barbouillée par la vielle. Je suis cette femme que tu regardes par dessus les livres à la bibliothèque. Je suis celle qu'on accoste pour demander l'heure à l'épicerie et je suis Nika, cette jeune femme à qui tu as payé un verre, il y a quelques mois, sans même que je te donne mon prénom.

Je ne saurais dire si c'est la peur en ce dimanche pluvieux qui me rend ainsi, ou l'angoisse de savoir si tu es près de chez moi, si tu es dans la ville, ou toujours à l'autre bout du monde. Chaque pas de plus que font mes pieds, je crois croiser ton regard dans la vitrine d'une galerie d'art. Au restaurant, je mange souvent seule. Je me prends un verre de vin et j'attends, fixant innocemment la porte d'entrée, attendant que tu apparaisses, mais en vain. Je reste seule à la table et je t'attends toujours. Comme lorsque j'étais petite et que j'attendais mon père, sur la galerie de la maison et qui n'est, finalement, jamais venu.

Je crains pour nous que ce soit vraiment la fin. Je crains même que je sois la dernière à ne pas m'en être rendue compte. Je suis toujours sur mes gardes, toujours prête à te voir repartir à ma porte, dans mon lit, sous ma douche ou au restaurant.

Ce soir, comme tous les soirs, je vais m'endormir dans mon lit beaucoup trop grand. Une tête d'oreiller entre les jambes et une entre mes mains. Je vais m'imaginer que tu es toujours là, étendu devant moi, à me parler d'enfants et caresser mon ventre. Je vais pleurer un peu, pas trop. Je vais regretter d'avoir coucher avec lui, ce soir de pleine lune. Je vais mourir de regret de ne pas t'avoir tout dit quand tu étais là. Au lieu de simplement t'avouer que mes jambes on été écartées pour un autre homme que toi, j'aurais dû te dire, mon amour, que cet homme n'était pas un homme. Que ce monstre m'avait droguée et violée. J'aurais dû te dire que je me suis réveillée que le lendemain, dans une chambre de motel vide où les draps blancs du lit étaient un peu sales.

Je vais chuchoter des ''Je t'aime'' et crier que je m'ennuie de toi dans le noir, avant que la fatigue ne m'emporte et peut-être que demain, je te verrai à l'entrée du restaurant, au dépanneur ou peut-être même devant ma porte. Je vais caresser mon ventre aussi, et te dire que je suis enceinte déjà de 3 mois d'un petit garçon qui ne connaîtra jamais son père et que celui-ci ne saura jamais la vérité.

C'est triste de vivre, aujourd'hui. Peut-être que demain...




D a r l i n'
9 Août 09
Texte Fictif.

 
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 10 août 2009 à 14:57 Citer     Aller en bas de page


Je dois dire que le récit est limpide... Il remue quelque chose...

Je ne suis pas certain d'avoir pu saisir la référence à Sophie Bouchard car, je n'ai pu lire qu'un résumé trop bref pour pouvoir établir le lien.

C'est bien écrit. Et très réaliste dans le ton de la narratrice.

Merci

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
D a r l i n'


Le néant me semble à présent un peu moins triste.
   
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  Publié: 11 août 2009 à 14:10 Citer     Aller en bas de page

Merci Tiloup. La référence à Sophie Bouchard n'est qu'un petit passage... merci d'avoir passé !


Contente aussi Victoria de te revoir à nouveau sous mes écrits.

D a r l i n'

 
Blanck

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24 septembre 2009
  Publié: 17 sept 2009 à 04:51 Citer     Aller en bas de page

Très beau !

 
D a r l i n'


Le néant me semble à présent un peu moins triste.
   
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7 novembre 2015
  Publié: 13 nov 2009 à 17:43 Citer     Aller en bas de page

Merci

 
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