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L'ire du dragon vert, ivre de flammes et de rage...
   
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  Publié: 22 jan 2003 à 22:38
Modifié:  13 août 2010 à 11:35 par Lunastrelle
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La crosse nacrée du revolver frémit nerveusement dans sa main gauche alors que l'odeur de la forêt s'insinuait lentement en lui, ainsi qu'une odeur âpre de fumée légère qui semblait jaillir en même temps de l'orifice du canon. Il fallait ouvrir les yeux, c'est sûr, l'arme était encore chaude... Il sombra dans l'inconscience.

Lorsqu'il reprit connaissance, une migraine terrible lui lancinait la tête et la peur de découvrir où il était et de ce qui s'était passé continuait à le faire faire se débattre dans les ténèbres qui l'environnaient. Il avait toujours les yeux clos et la migraine continuait de l'assaillir. Sous lui, le tapis de feuilles humides lui rappelèrent l'automne et le froid léger le ramena à la réalité en le faisant frissonner. Qu'était-il arrivé ? Que faisait-il couché sur le sol meuble d'une forêt, une arme à la main ? Le revolver dans sa paume était maintenant froid.
Les questions continuaient à se bousculer dans sa tête :
Avait-il tiré ? Sur qui ou sur quoi ? S'était-il défendu de quelque chose ?

Il ne se rappelait de rien ! L'image du canon du revolver encore fumant avant qu'il perde connaissance lui revint à la mémoire quelques fugaces instants. Oui, il avait sans doute tiré, mais sur quoi ou sur qui ? S'il s'était défendu, son adversaire pouvait être encore à proximité. Il n'avait plus le choix, il dut faire un effort titanesque afin d'ouvrir les yeux alors qu'en même temps sa main se refermait sur le manche du revolver, le doigt sur la gâchette, paré à toute éventualité et qu'il se redressait, malgré la douleur aux côtes et celle qui irradiait son cerveau, dans un mouvement de recul afin de se retrouver, assis, adosser à un arbre, le bras levé, prêt à tirer. Mais, il ne vit rien, aucune menace ne sembla fondre sur lui, mais il put commencer à distinguer un peu mieux devant lui alors que le léger voile du brouillard qui accompagnait sa vision s'estompait rapidement. À travers les branches, il vit le ciel bleu pâle et froid, le soleil timide d'un automne précoce... Agissant par instinct, il se leva (mais mécaniquement sans y penser, il dut changer le revolver de main), l'arme au poing, toujours adossé contre le tronc de l'arbre, à l'affût d'une menace potentielle. Il jeta derrière son épaule gauche un regard circulaire, mais ne vit rien... Aucun danger de ce côté semblait-il.
Il fit un pas devant lui et pivota du côté droit, le bras droit levé, le revolver toujours brandit et n'aperçut que la forêt qui l'entourait. Il baissa son arme, perdu mais rasséréné.

La douleur à la tête lui revint et il passa la main sur le côté gauche de sa tête. Du sang épais se retrouva sur sa paume... Il saignait, mais cela ne semblait pas trop grave. Du reste, tout en s'examinant rapidement, il ne semblait pas blessé nullement ailleurs. C'est alors qu'il vit le corps... étendu sur le sol, à environ dix pas de lui, dissimulé en partie par les fougères. Il eut un mouvement de recul et ramena le revolver devant lui, mais l'homme vêtu d'un chemise à carreaux orange et d'un pantalon kaki semblait inerte.
Il rabaissa à nouveau son arme, mais gardant toujours celle-ci à la main, il s'approcha précautionneusement de l'individu. Non, manifestement, ce dernier avait cessé de respirer. Il mit son revolver dans sa ceinture et s'empressa, tout en s'agenouillant, de prendre le pouls sur le cou de l'homme comme simple formalité. Non, c'était inutile d'espérer, il était bel et bien mort. Mais, ce qui intriguait notre inconnu de la forêt (car inconnu de lui-même, pour l'instant, il l'était!), c'était le trou près du coeur de l'individu qui gisait devant lui. Il n'y avait pas d'erreur, un trou de balle cerclait la veste à carreaux de l'homme en question. La blessure mortelle provenait-elle de l'arme qu'il avait en main ? C'était difficile à dire, car il ne se rappelait pas de grand chose présentement, sauf du canon fumant, qu'il avait vu l'espace d'un instant avant de s'évanouir. Les questions revinrent en rafales :
Avait-il tué ? En état de légitime défense ? Ou était-il un meurtrier ? Et d'abord où était-il avant tout ? Qui même était-il ? Il n'arrivait pas à se souvenir...

C'est alors qu'il sut... Il était perdu dans une forêt inconnue, sans aucune idée de l'endroit où il était, sans se souvenir ni même de son nom et où il habitait... Amnésie totale diraient les médecins, avec un cadavre sur les bras. La peur, subite, le saisit à la gorge et il s'enfuit à travers les broussailles, courant à en perdre haleine...

C'est après plusieurs minutes qu'il s'arrêta enfin pour réfléchir et essayer de retrouver son calme et de penser comme il se devait. Essoufflé, haletant, il s'appuya à un arbuste et se trouva idiot. Avant toute chose, il fallait prévenir la police... Non, ou pourrait l'accuser de meurtre, mais était-ce bien lui qui avait tiré sur l'homme à la veste à carreaux ? Il semblait bien que oui, mais, «damned», que ce trou noir lui servant de mémoire était terriblement angoissant. Pourtant, il se devait avant tout de se souvenir de son nom et de qui il était, bon dieu ! Il pensa seulement alors à fouiller dans ses poches à la recherche d'un éventuel portefeuille, mais il n'avait rien sur lui, aucun papier, aucune note, même pas un paquet d'allumettes... une chose utile en forêt, pourtant. Il regarda la façon dont il était habillé à la recherche d'un repaire, d'un souvenir, mais pantalon noir et veste de cuir à col de fourrure en mouton, chandail à col roulé noir, ne lui remémoraient aucun détails. Ni même le cadavre à la veste à carreaux ne lui rappelait rien. C'était stupide de s'être sauvé, il aurait dû rester près du corps de ce dernier et fouiller ses poches avant de courir pour aller où ? Il resta quelques moments, indécis. Il fallait retourner examiner le cadavre afin de retrouver quelques indices qui lui permettrait peut-être de retrouver une partie de cette mémoire qui lui faisait cruellement défaut.

Il se remit en route vers l'endroit d'où il venait alors que le soleil commençait à descendre à l'horizon. Au moins, il avait maintenant une idée de l'heure et d'après ses estimations, on devait être en début ou milieu d'octobre. Comment se faisait-il qu'il n'avait aucun bracelet-montre ou papiers d'identité sur lui, d'ailleurs ? Ce dernier détail l'effarouchait, car, voyons, on ne se promène pas en pleine forêt aussi loin, sans rien sur soi, non ? Tout en se posant ces questions, il écartait les fougères en direction de l'endroit où il avait repris connaissance, du moins, le semblait-il, car il avait peine à se souvenir de son parcours depuis son départ précipité. Un bruit, une branche qui craque, le fit se retourner en dégainant son arme, mais rien ne bougea dans l'air ambiant... Il se rassura, une bête au loin probablement et continua son chemin en gardant le revolver au poing.

À mesure qu'il revenait sur ses pas, notre homme vêtu de noir, n'était pas sûr de par où il était passé, car c'était très difficile de retrouver son chemin en pleine forêt et de plus examinait soudainement de près le revolver qu'il avait en main... Noir, à crosse nacrée, il ne lui rappelait non plus absolument rien, mais il songeait que c'était également imbécile de sa part de garder une telle arme sur lui si c'était bien la balle de ce revolver qui avait percé le corps de l'homme à la veste de carreaux orange. D'ailleurs, il n'avait même pas pris la peine de vérifier encore si le revolver contenait des balles. Il s'arrêta, un moment, et après quelques hésitations, il trouva comment retirer le chargeur et le fit jouer. Ce dernier était vide ! Il brandissait un revolver vide depuis le début !
Dégoûté, plein de dépit, il eut envie de jeter le revolver, au loin, mais il s'arrêta au bout de son geste, car notre homme à la veste de cuir songea soudain qu'il s'agissait peut-être de l'arme du crime et qu'il devait avoir ses empreintes à lui dessus. Ce n'était pas une bonne idée de jeter l'arme et ultérieurement, si la police le trouvait, on pourrait facilement associer le revolver, lui, et le cadavre... À moins qu'il n'avait rien à se reprocher, mais, dans le doute, il fallait gagner du temps et parer au plus pressé, on aviserait après. Avant toute chose, garder un revolver vide n'était pas utile, non plus. Que faire ? le jeter était dangereux, le garder aussi.

Il eut une idée... Le mieux était pour l'instant de le cacher (dans un endroit sûr et en essuyant ses empreintes bien avant au cas où), mais introuvable et connu seulement de lui. Le cas échéant, il pourrait le retrouver quand tout serait plus clair dans son esprit. La cachette ne devait être pas être trop loin de la place où il avait trouvé le corps, mais à une assez bonne distance également. La pénombre grandissait et il devait faire vite s'il voulait retrouver l'endroit où il avait repris conscience avant que la nuit ne fut tombée. Il s'en voulait d'ailleurs de s'être enfui aussi précipitamment de l'endroit où reposait le corps. Il eut beau chercher; il ne se souvenait plus exactement par où il était passé. Il n'arrivait pas à reconnaître le chemin parcouru en sens inverse. Bientôt, il fit trop sombre et la noirceur ténébreuse de la forêt s'installa. Il dut abandonner, mais malgré la sourde angoisse qui l'étreignait, il se dit que demain matin, au début du jour, il serait plus facile de retrouver l'endroit en question. Pour l'instant, il ne fallait surtout pas céder à la panique, mais essayer de trouver un endroit pour passer la nuit...

En ce mois d'octobre (toujours selon ses estimations), le temps était frisquet durant le jour, mais vraiment très froid la nuit. Son manteau semblait assez chaud pour le garder plus ou moins à l'abri du froid la première nuit, mais si la situation dans laquelle il se trouvait se prolongeait durant quelques temps, il faudrait aviser, car il risquait de geler sans feu pour se réchauffer. Il s'en voulu encore de ne pas avoir sonder les poches de l'inconnu auparavant, peut-être y aurait-il trouvé des allumettes en plus des papiers qui auraient pu le renseigner éventuellement sur sa présente condition. Mais, ce qui était fait était fait. Il ne pouvait revenir en arrière... Sa première préoccupation se devait d'être de retrouver le corps demain matin, de cacher le revolver qu'il avait à la ceinture et, présentement, à ce moment-ci, de se trouver un endroit confortable pour dormir... Des branches d'arbres ou de pins pourraient le recouvrir et le tenir plus au chaud que son simple manteau. Dommage, qu'il n'eut pas de canif sur lui ou un couteau... Il refit l'inventaire, cette fois, détaillé de ses poches de pantalon et de son manteau. Mais, il ne trouva absolument rien ; son habillement restait aussi anonyme que lui.

L'accablement le prit au dépourvu et il sentit le désespoir l'envahir comme un raz-de-marée qui le submergea des pieds à la tête. Il se mit à trembler, de rage et de colère sourdes. Mais l'inactivité était stérile... Dans son état, il valait mieux faire quelque chose que de ne rien faire du tout, même si, pour l'instant, il avait l'impression de «naviguer» sur un terrain inconnu avec une mémoire défaillante. Même désemparé, il fallait continuer même si c'était par pur instinct pour le moment lui semblait-il.


À suivre ?

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
souffle


Un contenu, un contenant. Une enveloppe entre dehors et dedans.
   
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16 janvier 2010
  Publié: 23 jan 2003 à 01:49 Citer     Aller en bas de page

Oui oui oui !!!! A suivre

Ca m'intrigue

Bravo

Bonne journée,

Amicalement

Anne

  J'ai connu le bonheur, mais ce n'est pas ça qui m'a rendu le plus heureux. Jules Renard
Magik_Rune


Il est toujours possible d'espérer, et c'est justement cela qui est désespérant.
   
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11 avril 2013
  Publié: 23 jan 2003 à 08:33 Citer     Aller en bas de page

Bien sûr que oui, à suivre ! ( à moins que tu préfères que je te réponde "va savoir" ? )

Captivante cette histoire, franchement bravo !

Guillaume

  À force de brûler de désir, l'être se carbonise, et les cendres viennent assécher les larmes...
Marine

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23 mars 2015
  Publié: 23 jan 2003 à 14:12 Citer     Aller en bas de page

Moi, je me pose des questions!
Est-il vraiment gauché ?
Et cette blessures ? y a-t-il eu bagarre ?
Et se trouver comme cela au milieu de nul part, comment sont ils arrivés là ...
Une suite ? Ah..mais oui ! ne me laisse pas sur mes questions
Amitié et bises
Marie

 
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23 mai 2011
  Publié: 2 févr 2003 à 11:13 Citer     Aller en bas de page

Fidèles lecteurs/trices, excusez-moi d'avoir tardé à répondre à vos cos commentaires sur cette histoire, mais depuis quelques semaines, je me bats avec mon ordi à chaque fois que je vais sur internet, car il plante très souvent et c'est donc très dur d'écrire et de lire sur le site comme avant. Mais merci de votre patience et de vos commentaires et pour vous récompenser, voici la suite tant attendue que je vous sers tout de go! (Ne m'en veuillez pas toutefois!)

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
Loup8084


Le Papesite est de retour.. Merci Lalain ) http://papemich.free.fr/
   
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1er septembre 2017
  Publié: 2 juin 2003 à 03:08 Citer     Aller en bas de page

On m'a toujours dit:"il n'est jamais trop tard pour bien faire!" Alors me voilà mon cher Log ! Et je sens que je vais me plaire dans cette étrange histoire!


Loup

  http://papemich.free.fr/
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