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Max-Louis

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  Publié: 9 août 2015 à 16:05
Modifié:  9 août 2015 à 16:07 par Max-Louis
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Il était une fois à la cour des grands, peuplé de petits gens, une femme nommée Beatrix. Elle était belle comme un grain de maïs, d'allure croquante, vue au microscope et il aurait suffit de l’émoustillée pour véritablement l'entamer dans sa chair la plus délicate. Cependant, elle était timide à toutes les avances au contraire d'une mante religieuse. Aucun homme n'avait eu ce pourvoir de la séduire par des artifices bien connus de la gent masculine et aucune femme n'avaient eu assez de phéromones pour se faire désirer. Bref, le bide complet.

Alors, la question qui tournait comme le lait au brassage de la cuillère en bois, dans les couloirs clairs-obscurs du château de Choykokaï : « Aimait-elle, les poires ou la crème chantilly ? ». A ce langage de la question, la parabole était de mise. Point de verve cavalière ou paysanne, voire de caqueteur de foire.

Un jour, un rosicrucien de passage sur son baudet phosphorescent, déposa sa personne à l'accueil de la herse et s'annonça. Il fut reçu par des hourras et des roses piquées en croix. Sa venue était, l'on s'en doute, la bienvenue. Et la belle n'était pas insensible à l'aura mystérieuse et galopante qui entourait ce personnage. Celui-ci, d'ailleurs ne resta pas insensible à la beauté magistrale de la belle. Nous n'oserions pas affirmer qu'il eut à cet instant un coup de foudre, mais un fort courant était palpable dans l'air tiède et savonneux autour de ces êtres hors du commun.

Mais, il y avait un intrigant dans ce début d'extrême complicité du regard : le baudet. Ce baudet n'était autre qu'un moine défroqué qui avait osé pénétrer sans limite dans la luxure et découvert par le noble rosicrucien au creux d'un fossé bordé de coquelicots où ce jour là il forniquait une diablesse aux cheveux d'or. De cet acte à l'insolence rédhibitoire et indécent en ce lieu, le rosicrucien le blâma vertement et d'une formulation audacieuse lui dit : « Tu fourrages odieusement, alors tu seras à l'instant ma monture pour peine ». Aussitôt prononcée, aussitôt le moine devenu baudet était monté.

Le moine baudet en avait gardé une rancune sans mesure, on s'en doute. Il complotait chaque jour un mauvais tour à son destrier. Mais de résultat, que nenni. Donc, en ce jour, le moine baudet fit travailler tous les plans tordus qu'aient conçus l'univers pour déshonorer le rosicrucien. Finalement il en choisissa un, si bien formé, si bien crapuleux, qu'il en frétilla de la queue.

Bref, pendant ce temps, la belle et le rosicrucien magnétisés par les circonvolutions amoureuses prenaient part au festif préparé à la hâte. Ils tenaient des regards intenses au repas, des frôlements subtils à la danse, des désirs charnels aux desserts, et aucun mot n'avait fait office d'entremetteur.

Les langues se déliaient et dans le bon sens. Enfin, se disaient les petits gens à la cour des grands, la belle a été pêchée par le filet de l'amour par un homme de bien. Et ce soulagement du commun des mortels, fit de cette fête, en l'honneur de cet invité surprise, une atmosphère soyeuse, et un bonheur qui rendit les cœurs dans une allégresse presque divine.

Entre temps, le baudet mettait son plan au point entre le son et l'orge en détaillant à ses proches voisines et voisins, leur rôle. Un plan machiavélique qui imposait le respect. Le monde animal était au garde à vous devant le baudet plus rayonnant que jamais. Il était au firmament de son pseudo pouvoir, éclairant de toute sa splendeur l'étable.

Et au même instant les deux andouilles de tourtereaux habillés du lumineux regard amoureux, main dans la main, s'inclinaient en révérence de rigueur, comme s'ils voulaient remercier cette foule entremetteuse de leur bonheur naissant. En effet, l'heure sonnait l'office des matines. Mais, au lieu de prendre la voie pavée de l'église gothique, ils décidèrent de tourner en direction de l'étable. Le romantisme n'avait point de code et le désir commandait, d'un commun accord, la paille au matelas d'oie.

La Lune dans sa pleine mesure guidait les brûlants amants et de torche résineuse flambante, le besoin de cette compagnie n'avait pas lieu d'être. L'étable était silencieuse et ses odeurs singulières entre bouses, fientes, et foin, orge, luzerne, donnaient un charme tout particulier à ce décor. Ils basculèrent sur les premières pailles craquantes, bras dans bras, et le froissement de leur ébat faisait grogner l'animalerie, non point de leur corps, mais de la volaille, des bovidés, des suidés, des équidés et autres insectes locataires.

Le baudet apparu. Chef d'orchestre de sa vengeance. Il interpella d'un seul haro son assemblée. Les cochons se positionnèrent autour des amants, les vaches meuglèrent un quantique, les chevaux dansèrent une quadrille, les poules, les jards en arrière garde, agents de sécurité au cas où les amoureux sortiraient du cercle.

Les deux tourtereaux surpris par cette cacophonie et étonnés de cette chorégraphie vraiment inattendue était dans une perplexité toute absolue. Était-ce une farce ? Une fête de bienvenue ? Le baudet se présenta, l'air inquisiteur et obligea le silence. Il ordonna aux sept pies de déshabiller intégralement les belligérants. En un tour de bec cela fut fait.

Le rosicrucien fit appel à la raison du baudet. Celui-ci lui décréta qu'il n'y avait point d'entente possible et qu'il réclamait sa nature d'homme sinon, il ne sortiraient pas tous deux vivants de cette étable. La menace n'était pas en l'air et résonnait durement aux oreilles des tourtereaux.

Bipèdes plumées et autres quadrupèdes avaient des postures menaçantes. Le rosicrucien se résigna devant le nombre et d'une formule magique retransforma le baudet en bellâtre … nu comme un ver, mais dont le membre n'était pas inconséquent, ce qu'il approuva.

La belle en sa beauté radieuse, audacieuse, savoureuse, sulfureuse, onduleuse et pour finir frondeuse, n'était point insensible et d'une parole sensuelle, allumeuse, coquette, elle ensorcela le bellâtre pour l'accompagner à poursuivre des ébats qu'il avait interrompu.

Le rosicrucien fut chassé loin de la cour des grands et mourut peu de temps après dans les marécages. Et cette cour étant comme toutes les autres faites d'artifices et de parades, ne chercha pas à comprendre, le pourquoi, du comment, du retournement de situation de la belle. Et nos deux amoureux vécurent heureux de coïts et de débauche.



Morale : y a pas de morale !

©Max-Louis MARCETTEAU

  Je vis, tu vis, c'est étrange ! Ce que j'écris est fiction … dans un réel déformé.
Max-Louis

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  Publié: 11 août 2015 à 13:16 Citer     Aller en bas de page

Bon jour Hubix-Jeee,

Diantre, bel hommage pour cet humble texte. Au départ, je ne voulais pas faire trop long mais je me suis laissé embarquer par les personnages.

Pour ce qui est des commentaires, je ne m'inquiète pas outre mesure. L'effet de lecture est présent. Après, commenter, c'est une autre histoire

Bien à toi.
Max-Louis

  Je vis, tu vis, c'est étrange ! Ce que j'écris est fiction … dans un réel déformé.
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