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· joycebardawil
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LPDP :: Poèmes par thèmes : Concours Eté 2008 - Improvisation texte sur début imposé "La vieille batisse.." :: Souvenir d'une fête de Beltaine... Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Arynr'il Dae


Nous sommes des anges déchus qui nous acharnons à remonter vers notre céleste origine
   
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26 décembre 2008
  Publié: 23 août 2008 à 16:34
Modifié:  23 août 2008 à 21:38 par Nullepart (Ailleurs)
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La vieille bâtisse découpait l'horizon quand le crépuscule pointait... Laissée à l'abandon peut-être et, surtout, au fracas incessant des vagues qui grignotaient les contrebas de la falaise. D'aucuns disaient qu'à la tombée de la nuit, l'on entendait des cris ou bien toutes sortes de musiques inquiétantes... Mais tous étaient bien ignorants... Moi, je savais... Je savais que des fêtes endiablées envoyaient vers les étoiles les éclats de rires et de chants, je savais que cette terre inquiétante avait connu la joie et la liesse des grands jours.
Mais ils ont tous voulu oublier.

1er mai 1425.

J'avais tressé dans mes cheveux les fleurs des champs cueillies par ma petite soeur, encore pure et insouciante. Ce soir, c'était la fête de Beltaine célébrant le renouveau de la Terre, la victoire du soleil sur les ténèbres. Ma robe blanche tournoyait autour de mes jambes quand je virevoltais dans la cour, le chien jappant et sautant au rythme de ma danse effrénée. La grande cérémonie se déroulerait cette année devant la tourelle qui surplombait la falaise. La musique s'élèverait vers le ciel, envoyant ses notes enchantées vers Diane la déesse lunaire, l'hydromel coulerait à flots, et les fées seraient peut-être aussi de la partie.
Je levais le regard. Le soleil se couchait embrasant les nuages de feu. Un rire s 'échappa de ma gorge, il était temps.
Je m'élançais sur le chemin qui montait vers la colline en sifflotant les airs enchantés des fêtes celtiques. Les échos des festivités montaient déjà dans l'air. J'accélérais, pressée de retrouver mes amis et d'invoquer avec eux les faveurs des dieux. J'arrivais enfin devant le feu quand les femmes entamaient leur lente supplique, les bras tendus.
« Toi la Déesse souveraine de la Terre et des nuits enchantées, toi le Dieu, souverain du jour et des rivières, je m'incline devant votre union céleste. Vous enfanterez les fleurs et les fruits, les fées virevolteront au dessus de nos récoltes portées par la brise sacrée de vos souffles ! »
Je m'apprêtais à chanter moi aussi mon amour pour ces dieux d'un autre temps quand un fracas de sabots déchira leurs chants. Poussée par un instinct incroyable je me précipitai derrière un rocher, à la limite de m'écraser cinquante mètres plus bas au pied de la falaise.
Des soldats envahirent le site, empoignèrent les prêtresses et les traînèrent au sol. La foule s'éparpilla en hurlant, la terreur se devinait sous leur cris affolés.
Je ne comprenais pas.
Je n'avais que douze ans. Mais je vis l'insoutenable.
Un homme s'avança, sombre, rude comme une tempête, sec comme la foudre.
_Hérésie ! Tonna-t-il d'une voix brute.
Puis il se tourna vers les soldats.
_Purifiez les aux yeux du seigneur ! Brûlez ces sorcières ! lança-t-il les yeux emplis de folie.
Les soldats attachèrent les mains et les pieds de chaque femme. L'un deux planta un pieu dans le sol et amassa le bois que nous avions prévu pour les célébrations.
Une première femme fut liée au dessus du bûcher improvisé...
Bientôt les cris terribles d'agonie s'élevèrent vers la lune.


1er Mai 1500.

C'est ma dernière fête de Beltaine, je le sens dans mes os, je suis vieille maintenant. Je la fête seule sur la falaise qui a entendu les cris d'agonie de femmes innocentes.
Les esprits pleurent encore la détresse de ces jeunes filles en d'interminables plaintes et chants funèbres.
Je n'ai jamais oublié.
Je n'ai jamais voulu oublier...

  Chi va pianu va sanu e chi va sanu va luntanu.
Ashimati

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8 octobre
  Publié: 23 août 2008 à 17:32 Citer     Aller en bas de page

Un grand bravo pour ce texte qui m'a transporté dans un monde que j'adore.
Merci
Amitiés

 
Arynr'il Dae


Nous sommes des anges déchus qui nous acharnons à remonter vers notre céleste origine
   
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26 décembre 2008
  Publié: 24 août 2008 à 07:37 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup pour les encouragements. Eh oui, le monde des fées à ma préférence

  Chi va pianu va sanu e chi va sanu va luntanu.
chromatic


J'ai décidé d'écrire non pas pour décrire mais pour m'écrier
   
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5 septembre 2014
  Publié: 25 août 2008 à 04:14 Citer     Aller en bas de page

Un grand bravo Arynr'il Dae pour ce récit puissant où tu nous emmène là où tu veux en jouant une partition toujours juste.
J'ai beaucoup apprécié le style et le thème de cette histoire.
Et en plus, je partage la morale qu'il y a derrière qui veux qu'en guise de sorcières on tue des innocentes.
Ici le contraste vierges / sorcières sur lequel tu joue est tout simplement saisissant d'effroi.

J'aime beaucoup.

  Chromatic
James


La vie est la cruauté de la mort (James)
   
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6 octobre
  Publié: 25 août 2008 à 04:42 Citer     Aller en bas de page

très belle lecture j'adore ton texte
amitiés

james

  Membre de la Société des poètes Français.
LE PASSANT


La plume peut être l'arme de nos révolte comme son encre peut être l'arme de notre conscience THOMAS
   
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9 avril
  Publié: 25 août 2008 à 17:39 Citer     Aller en bas de page


J'ai été transporté dans ce monde de légende, qui m'a donné
le frisson, et que tu contes merveilleusement...

J'ai vraiment beaucoup aimé merci ...

Mes amitiés Yvon

 
Arynr'il Dae


Nous sommes des anges déchus qui nous acharnons à remonter vers notre céleste origine
   
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26 décembre 2008
  Publié: 26 août 2008 à 05:06 Citer     Aller en bas de page

Merci à tous, je suis vraiment touchée

Chromatic : c'est pour ça que la fantasy/fantastique est un genre qui me tient beaucoup à coeur, il y a souvent une cassure nette entre le bien et le mal, ce qui permet de jouer des contrastes...

  Chi va pianu va sanu e chi va sanu va luntanu.
Lunastrelle Cet utilisateur est un membre privilège



A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
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15 septembre
  Publié: 29 août 2008 à 07:46 Citer     Aller en bas de page

Glacée par ce récit, c'est vrai que c'est la première fois que ce thème des fées est abordé ici...


  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
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