Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 270
Invisible : 0
Total : 271
· Jacques-Marie JAHEL
13279 membres inscrits

Montréal: 23 oct 05:24:07
Paris: 23 oct 11:24:07
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Nouvelles littéraires :: chronique d'un chagrin annoncé Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Avertissement

Ce texte peut ne pas convenir à certains lecteurs.



Page : [1] :: Répondre
cha
Impossible d'afficher l'image
au marché des illusions, le marchand de sable vend du rêve a la pression.... (babylon circus)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
15 poèmes Liste
93 commentaires
Membre depuis
19 octobre 2005
Dernière connexion
28 novembre 2019
  Publié: 11 nov 2010 à 07:01
Modifié:  12 nov 2010 à 15:47 par Tilou8897
Citer     Aller en bas de page

CHRONIQUE D’UN CHAGRIN ANNONCE : Premier jet




Ils avaient pris l’habitude de vivre tout le temps nus… Eté comme hiver… ils passaient des heures entières lovés l’un contre l’autre en se caressant le corps… avec toujours un peu de musique… parfois un bouquin pour deux, souvent leurs yeux pour seul paysage… c’était venu comme ça cette manie de vivre à poil… à force de rentrer toujours comme des sauvages, avec cette envie qui leur compressait l’âme… ils ont commencé par s’endormir à moitié vêtus…mais en plein sommeil, ils s’arrachaient à nouveau le moindre petit bout de tissu…ils se cherchaient dans la nuit, fallait qu’ils se frôlent, qu’ils se touchent, qu’ils se sentent, qu’ils se respirent, qu’ils se fondent, qu’ils s’éblouissent en dedans… qu’ils se possèdent…c’était devenu instinctif … chaque fois qu’ils rentraient… ils allumaient le chauffage… il fermaient un tout petit le store pour que le soleil les éclabousse pas, et ils se dessapaient… ils se glissaient sous les draps… et ils se cherchaient encore… ils ne faisaient pas toujours l’amour, mais fallait qu’ils se touchent, que leurs corps soient en contact permanent, ils l’expliquaient pas ils en avaient juste besoin… autant l’un que l’autre…
Cette envie qui leur compressait l’âme… ça les a jamais quittés…


Y a quelque chose de terrible dans le manque… un genre de vertige… comme un trou noir dans l’estomac que rien ne peut soulager… une plaie ouverte, comme si on avait le cœur à vif… c’est plus terrible que le manque de l’absence… c’est le manque de soi-même.. Un truc qu’on vous enlève… on ne savait même pas qu’il été la… on s’en est rendu compte par hasard… quand il est parti… un matin y a eu ce trou noir au fond du ventre et ça faisait mal, comme si ça aspirait par l’intérieur le moindre souffle de vie qui voulait s’échapper …
Y a quelque chose de vicieux dans le manque… il réveille les souvenirs et remplit la tête d’image… il nous nargue en repassant le film de ce qu’on a perdu en route… ça bourdonne près de l’oreille, un chuchotement imperceptible : « regarde comme c’était bien… tu sens comme ça fait mal ? Ça ma grande… tu ne l’auras plus jamais… »


La première fois qu’elle l’a vu il l’avait fascinée… Un look old school genre je viens du Bronx mais j’ai de la thune, je suis pas très grand et pas épais, alors j’me sape en veste a paillette pour faire genre j’assume la différence…
Ca l’avait fait doucement sourire et son regard a aimanté l’image… elle a entendu sa voix avant de voir ses yeux cachés sous des énormes lunettes de soleil, dans le même style que la veste boule à facette.
Y avait un truc fragile dans le son qui sortait, comme un tout petit fil qui s’accordait pas, qui vibrait pas comme il fallait… ça rendait le discours sensuel.
C’était pas du tout son genre… elle lui a dit bien plus tard… qu’elle se serait même pas retournée si elle l’avait croisé dans la rue…
Mais il y a eu ces yeux… il les a plantés droit dans les siens quand il a dit bonjour, ça l’a bouleversé ce regard là… comme s’il avait remué un truc à l’intérieur… ça lui a fouillé les émotions qui savaient plus où se cacher… c’était des yeux en amendes avec des cils interminables… tellement qu’on aurait eu envie qu’il nous caresse partout rien qu’en clignant des yeux… encore et encore…







Y a quelque chose de terrible dans les regards… on y découvre des promesses qui bouleversent en une seconde… une fois qu’on y plonge on en sort plus… ça fait comme un circuit fermé, un genre de truc électrique qui s'alimente des yeux de l’un, des yeux de l’autre…
Quand on a goûté ce regard là… on sait d’avance qu’on s’aimera trop pour ne pas se faire mal…




Au début c’était sexuel, une passion physique… une envie irrépressible… insoutenable. Ca
les prenaient du sommet du crane jusque dans les orteils, ça passait dans toutes les veines… ça leur filait des décharges au cœur et des sursauts au fond du ventre…rien qu’en se regardant ils faisaient l’amour… ils s’unissaient à distance… se calant sur la respiration de l’autre… ils faisaient frissonner leur corps entier… ils leurs est arrivé de jouir comme ça… y avait une force dans leur façon de faire l’amour… un truc pire que fusionnel… fallait qu’ils s’absorbent, que le corps de l’un soit le corps de l’autre… ils se dépossédaient d’eux même pour se créer ensemble… et le désir qui sortait par tous les pores… ça leurs agrandissait les yeux… ça leur ouvrait le corps… ça devenait un besoin de le sentir au fond… fallait qu’il s’installe partout dans un va et vient qui chatouillait tout l’intérieur de son sexe… et chaque fois qu’il sortait elle le voulait plus fort encore, qu’il vienne se blottir au plus profond… … que ça lui avale son sexe à lui… sa bouche glissait sur son visage, et quand elle mêlait ses lèvres aux siennes elle sentait l’humidité de sa langue… ça lui faisait monter l’excitation comme pas permis et ça devenait plus humide encore, entre ses jambes… ça pouvait durer des heures comme ça… à garder le désir en suspension… l’orgasme… il les prenait souvent par surprise… mais toujours en même temps… et là… c’était pire qu’un tremblement de terre… ça leur coupait la respiration tant ils suffoquaient de plaisir… ça faisaient un véritable feu d’artifice qui les faisaient trembler… y avait un truc de douloureusement agréable dans leur façon de jouir…
Ils restaient silencieux et haletant… les pupilles interrogatives… elle venait toujours coller son dos contre son ventre après… elle calait ses fesses tout contre son pubis et elle se serrait, elle se serrait… si fort que souvent il s’est dit qu’elle essayait de disparaitre quand elle faisait ça…
Alors elle lui prenait la main et elle la plaquait contre son ventre à elle, comme si elle avait voulu qu’il la retienne, que cette main l’empêche de tomber, de courir, de fuir…
Elle ressemblait à une enfant apeurée… fatiguée de plaisir. Quand sa respiration devenait plus douce, quand tout son corps était apaisé elle se retournait et venait sentir son cou, se shooter à son odeur, elle voulait que toute l’essence de son corps vienne l’habiter…


Y a quelque chose de terrible dans le sexe…ce moment étrange où on dépasse une frontière invisible, où on perd la maitrise des choses… plus rien n’est rationnel, comme si le monde été en lévitation…
Quand on se met à flotter de cette manière avec quelqu’un, quand les corps trouvent leur place exact l’un dans l’autre, telles deux pièces d’un puzzle aimantées qui se sont trouvées et qui se mettent à fusionner, quand la passion se matérialise avec une telle force, et à l’insu de nous-mêmes, quelle que soit la résistance qu’on y oppose… ces deux corps là s’étaient reconnus entre mille et se foutaient de savoir si on voulait les laisser se parler… ils le faisaient de plein droits, sans demander la permission à nos pauvre petite têtes dépassées…ils avaient besoins de ne faire qu’un.. Quand une chose pareille arrive alors il est trop tard… la marche arrière devient impossible, et le monde deviendra différent… par ce que nous savons, qu’un tel moment existe…


Et puis avec le temps, elle s’est rendu compte qu’elle adorait être avec lui… ça lui plaisait qu’il soit là au réveil, de le retrouver le soir, de tomber sur sa brosse à dents et de voir deux serviettes pendues dans la salle de bain. Ca lui plaisait qu’il laisse un peu de linge chez elle, qu’il arrive avec du café quand y en avait plus, ça lui plaisait quand il lui demandait ce qu’elle voulait manger le soir, et si on essayait de faire du pain perdu tien… Elle aimait bien lui ouvrir les portes de son quotidien, elle aimait bien l’avoir pour elle toute seule.
Ils partaient en ballade souvent…. Juste tous les deux, ils n’avaient jamais de destinations précises, juste le besoin d’être ensemble. C’était devenu une habitude, ils prenaient la voiture, et ils roulaient des heures, ils regardaient le ciel par les vitres, se laissaient bercer par la musique, elle avait les pieds sur le tableau de bord et elle caressait sa nuque, ça réchauffait le rêve.
C’était nouveau pour elle d’aimer le silence à deux. Ils atterrissaient n’importe où, ils trouvaient ça toujours formidable, les endroits qu’ils visitaient. Elle adorait voir la mer, il lui faisait découvrir des coins insoupçonnables de beauté.
Ils étaient libres d’être ensemble. Elle ne voulait pas parler d’amour. Ils étaient libres d’être ensemble…
Elle prenait des photos sans cesse, d’elle, de lui, d’eux, de la couleur du ciel, d’une fleur qu’ils avaient trouvés jolie, d’un brin d’herbe qui poussait de travers, d’une rue au nom insolite, d’une terrasse de café, de leurs baisers… elle voulait figer leurs images… par ce que au fond de son ventre, elle sentait que quelque chose se tramait… que les choses enfouies ne sont pas mortes. Elle sentait que ces vieux démons, un jour ou l’autre viendraient briser la bulle.

Ils ont passé des mois comme ça… heureux… enfermés dans le bonheur qu’ils s’étaient construit, à se suffire d’eux-mêmes, ils demandaient rien à la vie… ils n’avaient pas besoin du monde, le monde c’était lui, c’était elle.
C’était les heures passées ensemble à se prélasser dans un bain, à regarder les simpson’s, à boire du chocolat chaud à la paille, le monde c’était son petit 26 mètres carrés où chacun avait trouvé sa place.
C’était son corps à lui qui chauffait les draps, et ses orteils qui jouaient avec ses pieds. C’était ses mains qui caressaient sa peau, c’était les séries télés qu’ils mataient à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Ce monde là était d’une parfaite imperfection. Il été idéalement dangereux… il promettait la perdition…




Et puis elle est partie… un matin… elle a ouvert les yeux, elle entendait bien ce qu’elle disait mais elle avait la sensation que ce n'était pas elle qui parlait… Vicieuse, elle lui a fait un câlin, elle est restée plus longtemps que d’habitude aux creux de ses bras… et lui il adorait quand elle venait le respirer… elle a soupiré, elle a penché un peu la tête pour pouvoir le voir… il pleuvait dans ses yeux… et la bombe est partie.
Sans explication, elle l’a congédié, hop, en deux phrases c’était terminée. Cruel, violent.
Il s’y attendait un peu… elle faisait partie de ses filles qu’on attrape pas… un animal sauvage qui est capable de tout envoyer en l’air quand elle sent que la cage la menace…
Il avait fait de son mieux pourtant, pour la laisser vivre… il avait tout accepté, tout enduré, il avait été cherché loin, très loin dans sa patience… il avait contenu son amour tant qu’il pouvait pour pas l’effrayer… il avait supporté ces absences, il avait passé des heures à la regarder dormir, à vouloir la sauver.
La vérité c’est qu’il été fou amoureux d’elle, depuis avant le premier jour, et ça lui faisait mal d’aimer à ce point.


Alors il l’a laissée s’enfuir… à chaque fois qu’elle est revenue, il a supporté sa fuite. Et à chaque fois il perdait un bout de lui-même.
Il en crevait un peu plus tous les jours. Y a quelque chose de terrible dans le manque.
Elle se justifiait parfois…
« Je suis comme ça… je suis une handicapé de l’engagement, j’ai peur de l’amour…j’ai des carences affectives tu comprends. Je ne veux pas appartenir à quelqu’un… Y a pas de place pour toi dans me vie, je ne suis pas prête… j’ai mal… j’ai peur… je te reproche rien… c’est moi, juste moi… il faut que je panse mes plaies, je te rendrais pas heureux… je t’aime pas comme tu m’aimes… pia pia pia… »

Il avait encaissé son charabia verbal à chaque fois… il avait capitulé, il avait accepté de faire le naïf… il voulait croire à ce qu’elle lui disait… ça lui donnait comme un espoir… Il attendait son retour… mais il l’aimait tellement qu’il acceptait que sa vie soit ailleurs…
C’était plus fort que de l’abnégation ça en devenait du masochisme.


Y a quelque chose de terrible dans les coups de foudre amoureux… ça vous transcende… ça vous traverse de toute part… ça vous déchire le corps et le cœur… ça dévaste tout…. Et une fois que plus rien n’est en vie… l’amour viens prendre place tout doucement… il s’installe sur tout ce qui a été ruiné, il pose son odeur partout… il fait comme un tapis, une seconde peau qui vient combler tout l’intérieur du corps…
C’est ici qu’on est foutu… qu’on devient dépendant de l’autre… il devient notre bulle d’oxygène, notre moitié, il deviens notre droite ou notre gauche, il devient notre sourire du matin et du n’importe quand, juste quand on y pense, il devient celui à qui on pense quand on s’imagine ailleurs, il devient celui qui fait qu’on transforme le je en nous… et quand on se projette dans l’avenir, c’est comme une évidence, il est à coté de nous et il nous tiens la main devant la future grande maison qu’on achètera après un chien et un bébé… il deviens nous… quand il a mal on a mal, quand il est heureux, nous aussi… quand il est fou… on accepte, et on souffre tout doucement pour pas le perturber…
Y a quelque chose de romantique dans le coup de foudre amoureux… il vous laisse sur le bord de la route le plus souvent, mais on reste là, à attendre l’inespéré, à croire à l’impossible…
C’est rare les coups de foudre amoureux… ceux qui s’emmêlent dans la passion et dans l’amour… ils vous font vivre, quand ils ne vous laissent pas à moitié mort…





Elle est revenue un jour… Et elle lui a parlé d’amour… elle lui a sorti son numéro de celle qui avait trouvé la paix, qui savait ce qu’elle voulait.
Elle tenait l’avenir au bout de ses lèvres, elle lui disait de ne pas avoir peur, qu’elle partirait plus. Elle a dit qu’elle était fatiguée de courir…

Elle lui a dit je t’aime, droit dans les yeux. Ca l’a cloué au sol… c’était comme un ras de marée dedans.
Il a voulu y croire… Il l’attendait depuis tellement longtemps… il a voulu y croire…


Alors ils ont repris leurs vies à deux. Un rêve éveillé, y a des matins où il ne voulait même pas ouvrir les yeux, de peur que ça prenne fin.
Ils ont reforgés la bulle, ils se sont réinstallés à l’intérieur.
Ils étaient libres d’être ensemble. Elle lui parlait d’amour … Ils étaient libres d’être ensemble.
Ils faisaient des projets, ils parlaient de demain, de vacances, d’appartement plus grand. Elle faisait des listes de ce qu’ils voulaient faire. Les pays qu’ils visiteraient, les expos à venir, les films à regarder.
Ils se livraient un peu, petit bout de soi qu’on donne délicatement à l’autre au hasard de moment non choisis.
Ses craintes à lui se sont apaisées. Il découvrait dans ses yeux un truc authentique, comme de l’amour… ça le surprenait toujours, et il aimait bien se rappeler, elle m’aime donc aujourd’hui.
Ils sont partis en vacances, elle lui a donné un double, ils faisaient les courses le week-end, elle a offert des fleurs à ses parents. Ils se disaient je t’aime, tout le temps, avec les yeux, avec les mains, avec le corps, en chuchotant, en gémissant, en pleurant, dans un fou rire, dans la nuit, sous la pluie… et ils s’aimaient ces deux là. C’était lumineux le bonheur qu’il dégageait d’être ensemble.
Il y a des jours où ses vieux fantômes à elle, venait la hanter… et ces jours là elle l’aimait en criant, elle envoyait tout valser, elle lui jetait des horreurs à la figure, reprenait son double de clé, elle lui faisait un sac avec ses affaires, elle se mettait à pleurer, elle était parfois en colère, parfois complètement prostrée. Elle se perdait dans ces moment là, il attendait qu’elle termine de se débattre avec elle-même… et puis une fois qu’elle était vide, que son corps ne sursautait plus, il venait la serrer dans ses bras. Il l’enveloppait de tout son amour, il posait toute la douceur de son cœur contre son corps meurtri, il lui caressait la tête dans un murmure amoureux.
Entre deux sanglots, elle levait ses yeux trempés vers lui, elle disait : « je suis capricieuse. »


Y a quelque chose de terrible dans l’erreur … C’est quand elle se répète, quand on repart tête baissée dans les mêmes travers.
Y a quelque chose de terrible dans l’erreur… c’est qu’elle a besoin du pardon…





Elle est repartie un matin… plus violente et cruelle que les autres fois. Y avait plus d’amour dans ses yeux, son regard été devenu froid, dur, rancunier, une détresse désespérée qui voilait le tout.
Il s’était essoufflé… il avait plus la force de la retenir, il avait plus la force d’aimer pour deux en l’attendant, il était épuisé de porter l’histoire, il l’aimait comme un dingue et il en devenait mort… Sa tête voulait plus faire le boulot et son cœur n’avait plus d’air.
Il la laissé partir, il la laisser partir pour de bon, pour de vrai. Il voulait même plus savoir si elle reviendrait, de toute façon, il ne serait plus là. Fallait qu’il vive maintenant, fallait qu’il se réveille, personne n’avait la carrure pour supporter un tel ascenseur émotionnel. Au début ça fait tourner la tête et ça fini par vous faire vomir, il voulait plus avoir le cœur à l’envers.
Avec un bout de cœur en moins il est reparti voir la vie.



Elle s’est battue longtemps avec elle-même… elle a essayé de s’accrocher à toutes les branches pour pas se noyer, elle est quand même tombée, elle a été obligé d’ouvrir les yeux pour se rendre compte, ça lui a fait tout drôle de voir ce que les choses étaient vraiment.
Elle avait sacrement mal pour le coup… elle s’était donc menti à ce point…
Elle s’effondra longtemps sur elle-même, elle était devenue un sanglot vivant, elle voulait disparaitre…
Ca lui a demandé un effort surhumain de se remettre droite, de tenir debout…

Avec un bout de cœur en moins, elle est repartie voir la vie, mais y a cette certitude lancinante, que son bonheur est au creux de son ventre à lui… et qu’il n’y aura jamais plus de corps, qui ira si bien au sien, jamais plus de cœur, qu’elle voudra aimer comme ça… c’est contre ce dos là qu’elle veut s’endormir, ses dans ses yeux à lui qu’elle veut se voir grandir…
C’est douloureux les regrets… c’est dans l’absence de ses bras qu’elle s’endort le cœur tordu…
Restent les images qu’elle a gardées… qu’elle se repasse en boucle.
Survivre.



Y a quelque chose de terrible dans l’amour… c’est l’amour.

  il n'est jamais trop tard pour être soi....
cha
Impossible d'afficher l'image
au marché des illusions, le marchand de sable vend du rêve a la pression.... (babylon circus)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
15 poèmes Liste
93 commentaires
Membre depuis
19 octobre 2005
Dernière connexion
28 novembre 2019
  Publié: 12 nov 2010 à 03:39 Citer     Aller en bas de page

merci pour ton passage...

  il n'est jamais trop tard pour être soi....
Tilou8897

Administrateur


La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
671 poèmes Liste
18623 commentaires
Membre depuis
12 décembre 2006
Dernière connexion
28 septembre
  Publié: 12 nov 2010 à 15:04 Citer     Aller en bas de page

Ca me rappelle des choses... Cette "violence"...

Ton texte est superbement bien tourné... Les descriptions sont parfois crues... Mais... Elles sont vraies... On peut les "toucher" du doigt...

Je ne sais si c'est parce que cette histoire me renvoie à la mienne sur certains points... Mais.. Oui... Il est fort ce texte.

Incroyablement "réel"... J'ai plus de place dans mes favoris... Mais je ne l'oublierai pas de sitôt ce texte...

C'est impossible...


Si jamais faut le retoucher... Faudra juste faire attention de ne pas enlever son intensité... et sa densité...

Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu un coup de coeur comme ça pour une nouvelle...

Merci

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Astre
Impossible d'afficher l'image
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
110 poèmes Liste
1760 commentaires
Membre depuis
22 juin 2009
Dernière connexion
22 décembre 2018
  Publié: 12 nov 2010 à 15:20 Citer     Aller en bas de page

Du début à la fin je ne pouvais décrocher les yeux... on a juste envie que ça ne finisse pas mais qu'on sache quand même la fin...
Les descriptions sont fortes mais bien réelles et ça donne au texte un tout indissociable, tout est à sa place...
J'ai vraiment aimé cette nouvelle... elle fait mal à lire... il y a toujours quelque chose que l'on retrouve et qui nous appartient aussi.

Merci beaucoup
Amicalement
Pascal

 
Tilou8897

Administrateur


La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
671 poèmes Liste
18623 commentaires
Membre depuis
12 décembre 2006
Dernière connexion
28 septembre
  Publié: 9 mars 2013 à 14:39 Citer     Aller en bas de page

Je repassais par là... Le texte me remue toujours autant.

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
cha
Impossible d'afficher l'image
au marché des illusions, le marchand de sable vend du rêve a la pression.... (babylon circus)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
15 poèmes Liste
93 commentaires
Membre depuis
19 octobre 2005
Dernière connexion
28 novembre 2019
  Publié: 11 mai 2014 à 15:21 Citer     Aller en bas de page

Merci !

  il n'est jamais trop tard pour être soi....
Pyerre

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
27 poèmes Liste
723 commentaires
Membre depuis
13 janvier 2016
Dernière connexion
28 septembre
  Publié: 1er févr 2016 à 10:35 Citer     Aller en bas de page

Texte superbe et détonnant CHA....beaucoup s'y reconnaîtront...dans l'un ou l'autre sens...
Ah la passion...qui peut nous entraîner, sublimes amants, en haut des cimes...en des points culminants...et qui peut nous faire nous casser la figure...du jour au lendemain sans qu'on s'y attende...
Terrible vérité...
Bien amicalement"
Pyerre

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 2269
Réponses: 6
Réponses uniques: 4
Listes: 1 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0281] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.