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  Publié: 22 jan 2012 à 04:39
Modifié:  22 jan 2012 à 13:01 par Ashimati
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Et si je n'étais,
comme un signe de la main
que le désœuvrement laconique d'une prière...


grouillent les ombres,
autour de la pierre tombale.
Des ombres vaincues
que le soleil a renié.

charrette du vécu
dans la paume du cocher
tombes perchées
tombent des nues...

la vie est ce voyage
que nous fîmes
maintenant
comme si les horloges,
les boules de cristal,
et les probabilités,
squelette où l'on agrippe
nos entrailles
à l'aide de la peau des jours
étaient le chemin.

je dévore la faim
je peuple les solitudes
je bavarde avec le silence
j'essuie mon ventre avec le tien
je rentre dans ton œil
y creuse un puits,
le nomme sécheresse
et te condamne à la cécité
du bout de mes doigts...

 
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