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  Publié: 28 jan 2012 à 08:15
Modifié:  28 jan 2012 à 08:33 par FeudB
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Il est 6h39, précises...

Tous les clochards
du pont des passables,
arrachez vos doigts de pieds
de l'eau potable,
mais gelée
et enfilez vos godasses
lacées avec des clous rouillés.
La droite parle plus à la gauche ?
c'est pas grave.
Voilà le premier métro.
Grimpez dans la rame numéro seize.
où la soixante quatre.
on s'en fout.
comptez vous.alors ?
oui, ça fait un paquet de clodos.
De la chair sans poudre,
au bout du canon.

allez, descendez porte des négligences,
au hasard,
et attrapez les nœuds papillons pendus aux arbres en ferraille
qui éclairent la rue
et coiffez vous, avec le peigne à jojo.
Les chauves ?
pas grave, touchez à rien.
Prenez aussi les mocassins devant le grand magasin
et un costard bleu marine,
les nœuds papillons sont noirs.
Maintenant ,grimpez dans la limousine.
il y en a une pour chacun.
elles sont blanches comme les dents d'une lune de miel.
Dedans, les langoustes, les bulles en or dans les flûtes,
c'est pour vous.
la fille au cou pointu,
on touche pas.
On lui parle.
Même toi jojo.
On lui pose des questions déroutantes, mais sensées.
Avec une voix qui ressemble à un carambar
trempé dans une tasse de très très bon café colombien.
Vous ne vous demandez pas où on va ?
Chauffeur, on va où ?
L'homme sous la casquette,
le visage tourné vers le pare-brise
qui laisse apercevoir une petite route douillette
de campagne, répond, sans tourner la tête:
Nous prenons la direction indiquée par le scénario.
ah...
vous arrivez finalement à l'endroit indiqué par le scénario.
c'est un pont
où le brouillard joue avec des fantômes.
c'est le pont impassible.
La rivière aussi a un nom.
c'est la rivière impossible.
Vous descendez de la limousine
rouge comme le ventre crevé d'une cerise.
Vous enlevez vos godasses.
la gauche parle un peu à la droite.
un peu.
vous trempez vos pieds dans l'eau froide et sombre.
Vous sortez une bouteille de votre poche,
balancez les nœuds papillons dans l'herbe.
Même jojo, même les chauves.
Vous vous endormez sans demander des nouvelles de la fille
qui a mangé vos carambars
sans en croire un mot, déroutante, mais sensée.
Il est 23h39,
je pisse, debout sur un pont,
un peu ivre,
à moitié passable,
complètement impossible.
Vous rêvez.
Il fait froid.
les Celsius sont des piranhas.
Ils vous croquent les doigts de pieds.
Jojo pose sa tête sur son avant bras
où sont tatoués les noms de tout ce qu'il a du oublier.
ou endurer.
il y en a un qui chante.
il y en a un qui pleure.
il y'en a plein qui gueulent.
il neige.
il recommence à neiger.
je tourne ma clef et la porte m'encule.
je pose mes godasses sous la cheminée.
il n'y a plus qu'une chose a faire.
et dix mille à oublier.
Comme la vie est un pont.
encore une fois, j'attends le marchand de passable...

 
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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21 septembre
  Publié: 28 jan 2012 à 09:08 Citer     Aller en bas de page

Comme toujours, Mandrinmodern, j'y ai cru. Tu m'as embarquée dans ton étrange road movie, avec tes clodos, dans le froid, le chaud, entre rêve et misère : une galère qui a de l'allure.
Respect

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
SélénaéLaLouveFéline


"Vient qui veut, reste qui veut, part qui veut"
   
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  Publié: 28 jan 2012 à 09:24
Modifié:  28 jan 2012 à 09:26 par SélénaéLaLouveFéline
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mandrinmodern


Le titre "La réinsertion des clodos" c'est ce à quoi j'ai pensé en lisant ce texte....Quoique la fin en dit long

Bravo encore une fois

Sélénaé amicalement

 
Lis tes ratures

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3 septembre
  Publié: 28 jan 2012 à 13:55 Citer     Aller en bas de page

A votre bon coeur,m'sieur dame !

Je sais plus ce qui m'a inspiré ce texte.
Peut être moi.

mandrinmodern

 
Marcel42


Le poète est un collectionneur de mots. Dans son album, chacun devient une fleur imaginaire.
   
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27 octobre 2017
  Publié: 29 jan 2012 à 09:41 Citer     Aller en bas de page

Un grand Mandrin.
Même jojo est ému.
sous la pile du pont, il a retrouvé un carambars.
ou une capsule de cyanure.
sait pas
sait plus
j'arrive pas à le réveiller.

Cordialement,
Marcel.

  Marcel
Cookiss

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  Publié: 29 jan 2012 à 13:24 Citer     Aller en bas de page

Respect !
Comme à d'habitude lorsque je vous lis je ne suis pas déçu.
Vous avez cette faculté d’imager des situations de façon atypique mais tellement palpable.
Cordialement
Cookiss

 
Lis tes ratures

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3 septembre
  Publié: 30 jan 2012 à 13:04 Citer     Aller en bas de page

Merci a vous pour avoir posé vos mots dans le chapeau a l'envers du clodo.
Car c'est de cela qu'il se nourrit.

mandrinmodern.

 
pluriels


À ma femme et, puisqu'elle est toutes les femmes, à toutes les femmes pour elle encore
   
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23 avril 2018
  Publié: 10 août 2014 à 02:43 Citer     Aller en bas de page

Mes Pluriels d'un à moitié fou !!!

 
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