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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Voyage en Tunisie Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 14 jan 2011 à 11:59
Modifié:  14 jan 2011 à 14:54 par Tilou8897
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Dans quelle galère m'étais-je fourré, pourquoi suis-je assis dans ce car, qui ahane sur cette route poussiéreuse ?
Il fait chaud. Je suis mal. Mes pensées embrouillées me donnent un regard vide, vide de sens comme ce voyage que je venais d'entreprendre en TUNISIE. Un catalogue de rêves gorgé de soleil m'avait inspiré.
Et voilà ! Comment je me retrouvais avec cinquante personnes dans un car, sans référence, dans un pays au quotidien différent.
Le matin nous avions fait quelques centaines de kilomètres. Le paysage s'était déroulé sous nos yeux, à la vitesse d'un film super 8 détraqué, de régions arides…. Nous étions passés à des zones désertiques…. Ponctuées ici et là de grosses pierres taillées il y a bien longtemps par l'homme.
Affirmation de notre guide ! Qui essayait de nous expliquer son passé. Curieux cette attention que porte les gens au discours. Eux, qui 24 h auparavant n'avaient cure de rien. Parachutés d'un Boeing 727 avec leurs tics, manies et soucis, se transportaient à la vitesse de la lumière auprès de nos ancêtres, auprès de tous ces Con…quérants d'éternité.
Je peux employer le vocable "nos ancêtres" car j'ai rencontré des yeux verts, des cheveux blonds, des nègres, et tout cela "autochtone "
Ce car, ces gens et le passé des autres m’emmerdent. Assis sur un siège près de la fenêtre, je somnole.
Les boudins du car cahotent mollement sur la route, s'entachant goulûment de goudron fondu. Le moteur du car ménage sa peine, le salaud, il a coupé les vivres de l'appareil de climatisation.
Pour m'achever, comme nous roulons vers le sud, ma joue tribord exposée à la courbe descendante du soleil, s'est transformée en chauffe-eau solaire. Mon sang véhicule, jusqu'à mes orteils, la morsure de Râ. Allah là là ! Quelle HEGIRE.
Nous, nous dirigeons vers MATMATA. Le guide nous dit :
- Vous verrez là-bas, les gens luttent contre le soleil, en vivant sous terre !
Je souris au mot qui vient à mon esprit C'est "tro..glo..dyte vous prenez les "toutous" pour des naïfs…
Nous avançons doucement, mais sûrement….Le terrain au relief de plus en plus accidenté ralentit notre gros bourdon, qui zigzague au gré de la route. Le soleil commence à se buter contre les monts, ricochant en ombres rasantes.
Le paysage s'anime.
Mes yeux découvrent une terre rouge, craquelée de mille bouches ouvertes qui attendent quelques gouttes de pluie. Cette terre usée de chaleur entraîne mon esprit sur un chemin dévers
Pluie source de vie
Ô combien ignorée.
Il pleut, c'est merveilleux
Onde de printemps, onde d'été
Rigole d'eau scintillante de mille feux
Abreuve l'homme, qui a soif
Indifférente aux rassasiés
Poursuis ta mission sacrée…
Mais tout revers à sa médaille; j'admire le sol aux couleurs en fusion découpé en tranches. Cette terre d'argile, riche en hématite et limonite rouge, ocre, rouille, jaune, bruns divisée recomposée par des raies de lumière éblouit mes yeux.
Le paysage devient carte postale.
Attentif au jeu subtil du soleil et de la terre, je ne perçois pas l'arrêt du car Pourtant les Toutous, sont déjà sur le bord de la route, les yeux fixés sur l'horizon…
- Qu'y a-t-il d'intéressant ?
- Là-bas, voyez cette zone d'ombre, à côté de quelques arbustes fossilisés.
- Oui
- Et bien c'est une habitation troglodytique, dans laquelle vivent des Tunisiens.
- Ah enfin, voici nos hommes des cavernes.
Le guide nous demande de respecter "ces gens" et par conséquent de ne pas s'approcher trop près, mais alors pourquoi fait-il arrêter le car, quel con !
La nuée de sauterelles armées de "canon" et autres…. Dévale la pente, faisant fi des recommandations du guide. Elle entoure l'endroit désigné, les appareils photos tirent dans tous les sens.
Est-ce là, que le voyage au centre de la terre commence ?
Un mouchoir, noué aux quatre coins, posé sur la tête pour se protéger du soleil, ne voyant rien venir, de lassitude les voyeurs remontent un à un dans le car.
Le guide les rassure :
- Nous allons voir tout un village et même, contre quelques dinars, vous pourrez visiter une maison.
En bon dernier, je m'apprête à remonter m'asseoir sur mon siège brûlant, quand mon regard est attiré par une tache verte.
Tiens, un mirage !
Qu'est-ce donc cette tache accompagnée d'un petit nuage de poussière ?
Interloqué, je veux en avoir le cœur net, je me porte au devant du phénomène, qui s'arrête aussitôt.
La curiosité me pique, je continue ma progression.
La tache verte ne bouge plus, figée. Elle attend.
Quelle surprise ! Quel est ce jeune roseau qui vient comme par enchantement de pousser au milieu du désert ?
Les pupilles de mes yeux se dilatent d'admiration. Une toute jeune fille se tient debout devant moi, à quelques mètres.
Un visage parfait, creusé de deux grands yeux noirs bordés de sourcils épais et beaux. La bouche bien dessinée donne toute la dimension de sa fierté. Le cou gracieux descend sur de belles épaules rondes sur lesquelles reposent les bretelles de la robe verte. Robe de quatre sous mais portée avec une aisance de princesse. Ses pieds nus, couleur de terre cuite semblent faits pour voler au- dessus de ce sol rocailleux.
Le klaxon du car brise l'instant.
Une boule au fond de la gorge, je remonte m'asseoir.
Une dernière fois j'essaie de la voir
Elle a disparu
Je ferme les yeux
Au revoir EVE.

  YD
FeudB

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6 février
  Publié: 14 jan 2011 à 17:19
Modifié:  14 jan 2011 à 17:20 par FeudB
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"- Ah enfin, voici nos hommes des cavernes."....
Des mots au goût d'ombre dans le tableau ... ca fait le narrateur 'supérieur'... désolée ca m'a choquée.



  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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10 août
  Publié: 16 jan 2011 à 12:27 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir FEUDEBELT

Je regrette que cette phrase ait choqué ta sensibilité, pour moi elle n'est pas péjorative, car j'ai trop conscience de la valeur des hommes et "nos grand pères" des cavernes étaient aussi intelligents que nous. C'est simplement un autre temps. De plus ce type d'habitat est très bien adapté: Efficace contre le soleil, écologique parce que naturel.
Merci pour avoir lu ce petit texte avec beaucoup d'attention.
YD

  YD
ode3117

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15 août
  Publié: 17 jan 2011 à 13:16 Citer     Aller en bas de page

Es -tu allé en Corse ? Connais tu tous les beaux coins de France ? Je comprends que l'on veuille partir au delà de chez nous , mais parfois c'est bon de respirer l'air de nos montagnes , de courir sur les plages de l'atlantique, de connaître le charme de nos forêts , de parcourir nos campagnes et de savourer les bons produits du terroir, c'est moi qui dis cela moi qui aimerais vivre en Laponie , mais je m'ennuierais vite de notre belle France si riche en tous les domaines
Amitiés ODE 3117

  OM
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