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JYL


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  Publié: 2 mars 2012 à 09:56
Modifié:  2 mars 2012 à 10:00 par JYL
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Eve,

Ô toi ma pauvre enfant, pourrais-tu deviner
De ce jardin d'Eden aux divines douceurs;
Ce qu'il est advenu de ta féminité.
Les hommes sont-ils alors gorgés de leurs rancœurs
Pour t’accuser ainsi de leurs maux, leurs misères ?
Toi qui donna la vie; mais il est vrai ces frères
Ne surent point s’adorer, jusqu’à s’entre tuer.
Ainsi naquit la haine que tu n’as pas semée.
Nul doute ; mais tu fus désignée responsable,
De n’avoir su donner, de ton sein cet amour.
Accusée aussitôt, idéale coupable
Par le mâle se voulant toujours aveugle et sourd.
Occultant, être lâche, le moindre de ses vices;
En te blâmant toi femme, pour préserver ses jours.
Quand l’œil de Jéhovah eut poursuivi ton fils,
C’est encore toi, très chère qui pleurais sur l’amour.
Depuis la nuit des temps l’homme emplit ton calice
De sa rancoeur amère, incapable, impuissant.
Impossible d’agir sans la moindre malice,
En usant de violences sur ses propres enfants.
Envoyant à des guerres la chair de tes entrailles
Sacrifiée sur l’autel ton divin mirail.
C’est une larme de sang qui perle de ton œil,
Sur ton cœur se figeant, en douloureux écueil.

JYL

  Jean-Yves
Marcel42


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  Publié: 3 mars 2012 à 02:23 Citer     Aller en bas de page


Cordialement,
Marcel.

  Marcel
JYL


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  Publié: 24 avr 2012 à 11:31 Citer     Aller en bas de page

merci de ta lecture.

  Jean-Yves
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