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  Publié: 2 juin 2011 à 17:22 Citer     Aller en bas de page

Velléitaire – 2 –
Ce destin enroulé sur un arbre




Je conduis un corbillard. Je voudrais écrire quelque chose du genre : «Je suis le tombeau de mon âme», mais vraiment… ça ne serait pas très cool alors je m’abstiens.

Mais quelqu’un, allez-y, expliquez moi.

Pourquoi est-ce que je me sens déçu?


* * *


Je crois bien que j’ai tout remis en ordre… Je remettais la photo de ma mère en place, puis le virage est arrivé trop tôt… J’ai tenté de tourner le volant du plus fort que j’ai pu en freinant, mais les roues avant avaient déjà quitté l’asphalte. Le combat nerveux réactionnaire perdu d’avance. C’est bien la deuxième partie de la question. Pourquoi ai-je senti l’urgence de combattre face à la fin imminente?

La voiture doit avoir plané une fraction de seconde… je me souviens du premier impact, mais plus rien après… elle doit aussi avoir fait des tonneaux parce qu’en reprenant connaissance, je me retrouvais la tête en bas et le front coupé… La voiture s’est comme… enroulée de côté autour d’un arbre et le pare-brise s’est fissuré… La vitre du côté passager était bloquée par l’arbre et la vitre du côté conducteur avait éclaté sous l’impact alors j’ai rampé pour sortir par ma seule issue… J’ai dû mettre les mains sur des éclats de verre parce que j’ai les mains pleines de coupures… J’ai marché à quatre pattes jusqu’à un arbre tout proche pour m’accoter dessus et j’ai, une fois encore, perdu connaissance… À quatre petits mètres d’une voiture renversée et enfoncée contre un arbre… entre épuisement et imprudence, haha…

Je me réveillai après peut-être plusieurs siècles, peut-être quelque secondes. Le soleil était encore haut, mais c’était peut-être celui du lendemain. Je n’en sais vraiment rien. La conscience dans la vaseline, ma tête et le monde en pulsation commune. Il y a un seuil de douleur où l’on ne cherche plus à se débarrasser d’un mal de tête, on cherche à en mourir. Je fermai les yeux, me concentrai très fort sur la douleur lancinante… l’imaginant valser comme sur un plancher de danse et ouvrir dans mon crâne des fissures sur son passage… et puis je m’endormis peut-être encore une fois… mais un rêve laissa cette fois sur moi son empreinte indélébile.

La douleur languissante personnifiée. Elle se faisait la garde malade de tous nos lits de solitude. Débordée, passant de malade en malade en véritable abandon de soi. Puis, le moment arriva ou elle se pencha au dessus de moi. Elle me donna un regard de dépit, puis déboutonna mes pantalons. Un autre regard dégoûté et elle se pencha plus près pour faire ce qu’elle devait faire parce qu’elle en était obligée. Je ne ressentais rien et je lui crachai tout au visage pour me réveiller ici, sous mon arbre à dix mètres de la route, le visage couvert d’une croûte de sang mêlée à de la terre séchée…


* * *



J’ai cette pâte sur les lèvres, typique des lendemains d’alcoolisme. J’ai de la misère à ouvrir les yeux… tout est trop clair et semble plusieurs fois plus lumineux que le jour naturel. Mais plus que tout, j’ai la plus grande déception du monde dans le cœur. On pourrait croire qu’avec une Mazda 323 ‘94 sans coussin gonflable, on pourrait réussir à se tuer, mais non. Mazda. Mazda. Publicité gratuite pour Mazda. (S’il est possible de m’envoyer un véhicule en échange… n’importe lequel… parce que c’est vraiment une perte totale, cette fois… Merci d’avance!)


« Ton heure n’est pas venue! » certifia le destin à son pion.

« Mais pourquoi mon maître, me torturez-vous ainsi? » demanda ainsi le pion, souffrant, mais plein de confiance.

« Parce que c’est vraiment trop amusant! » lui répondit en riant bruyamment le destin qui semblait décontracter ainsi son visage de quelques décennies de grimaces, « Tu te souviens la fois où je t’ai envoyé finir ta course sur un arbre?! Oh mon Dieu! Je crois que je n’ai jamais autant ri de mon existence! Vraiment! Ouf! T’étais vraiment pas mal comme Pion, le temps que tu auras duré.»

« J’étais, Monsieur? » demanda le Pion avec étonnement et une pointe de colère face à l’affront que le destin venait de lui faire.

« Oui, mon cher pion, tu ne m’amuses plus vraiment ces jours-ci. Tu es mis à pied. Je vais te remplacer. » déclara solennellement le Destin avant de fermer l’immense porte de son palais de lumière au nez de son ex-marionnette.


* * *



C’est ainsi que je me mets en marche, en boitant sur ce qu’il me semble être une cheville foulée. J’essaie de marcher le plus «largement» possible pour empêcher mes vêtements déchirés de frotter contre mes plaies… c’est pas évident et je dois avoir l’air stupide. Accident de merde. Vie de merde. Je n’ai même pas quelque chose de cassé… juste pour que l’accident ait l’air d’un petit incident de parcours. Même si c’était le plus épique de tous les écrasements. Le crash débile mental. C’est rien s’il n’y a pas de mort. C’est moins que rien s’il n’y a pas de blessés graves.

La route est encore longue. Je ne sais pas à quelle distance j’en étais encore de Rabbitwalk. Je n'ai même pas de téléphone cellulaire. J’voulais pas qu’on puisse me rejoindre lorsque j’en serais à me suicider. Quelle poisse. Mais quelle crasseuse malchance, merde! « Ce qui ne te tue pas, te rend plus fort. » Ouais, parle pour toi. Le crash m’a pas tué, mais j’ai plus de voiture et je boite à 2 km/h. Regarde comment je suis fort! Regarde!

Et c’est alors que je sens quelque chose rôder à mes côtés dans la forêt. Quelque chose de raté par le monde, d’horrible, mais d’habitué à être le prédateur. Je me retourne et scrute les arbres. Je ne vois rien. Je me recule de quelques pas puis commence à courir sur ma cheville douloureuse. Et c’est alors que l’opportunité me saute aux yeux. J’arrête net et ferme les yeux très fort. Je vois là la possibilité de mourir sans trop d’effort. J’attends l’impact, j’attends la morsure, mais ce qui s’approche ne voit pas la nécessité de dépenser autant d’énergie. Je sens ramper la mort au sol, je sens deux bras froids et gélatineux me prendre par la taille et une tête légère comme un ballon se poser sur mon épaule. Quelque chose m’immobilise et garde mes yeux fermés. Je suis la proie inoffensive face à l’inconnu. Un murmure de caoutchouc parvient de peine et de misère à mes tympans.

«N’as-tu pas oublié quelque chose?»

C’est là que tout me lâche et que je me retourne en reprenant mon souffle comme si l’on avait retenu ma tête sous l’eau.

Juste là, à mes pieds, gît la photo de ma mère, un coin comme rougi par une flamme.
* * * * * * * * * * * *

  T'es bien jolie, mais est-ce que tu fond sur la langue?
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