Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 3
Invités : 484
Invisible : 0
Total : 487
· Argynne Aphrodite · Chlamys · Cidnos
13154 membres inscrits

Montréal: 25 févr 16:38:12
Paris: 25 févr 22:38:12
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Nouvelles littéraires :: Velléitaire – 3 – Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
MonCielEstCrypté


Penser l'impensable, Nommer l'inommable, Contester l'incontestable
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
85 poèmes Liste
475 commentaires
Membre depuis
13 mars 2011
Dernière connexion
9 février
  Publié: 6 juin 2011 à 03:51
Modifié:  23 nov 2011 à 16:12 par Tilou8897
Citer     Aller en bas de page

Velléitaire – 3 –
Tout le monde sait ce qui est le mieux pour toi.


Ce n’est pas le hasard si le hasard choisit. Mlle hasardeuse existence qui scripte mes moindres faits et gestes. Étends sur moi ta douce maîtrise… fais-moi voir la clarté dans ton piège! Beaucoup disent que t’es si belle… Je voudrais te voir comme ils te voient, mais j’imagine que tu n’es pas mon genre, tout simplement.

Si t’étais aussi belle que ma mère sur cette photo, je te voudrais, je prendrais mon courage à deux mains. Mais c’est comme ça, j’imagine que je suis superficiel.

De quoi ai-je l’air ici, à marcher au milieu de la route en regardant un ancien portrait de ma mère? Je devrais être secoué après ce qui vient de se passer, mais je ne m’en fais plus. J’en ai la preuve : même les prédateurs ne veulent plus de moi. De toute façon, je rêve. Je suis mort. Tout ça, c’est impossible. Le dieu dans l’univers va venir me dire que c’est une blague. Je ne sens même plus ma cheville, c’est comme si la bête de gélatine avait fait coulé son héroïne en moi, déversé sa marée noire de narcotiques analgésiques dans mes fragiles veines bleues. Haha, c’est marrant ça, la «bête de gélatine»… mais c’était quoi cette merde?!



Hypothèse 1 : C’était une hallucination et je suis fou.
Hypothèse 2 : C’était un rêve et y croire serait fou.
Hypothèse 3 : Je suis en enfer et je vais devenir fou.
Hypothèse 4 : Ça s’est réellement passé et ils vont me croire fou.
Hypothèse 5 : On ne le sait pas et on s’en fout.

Si tu choisis la cinquième, je vais me matérialiser et sortir d'entre les mots pour te mettre au tapis en trois coups, p’tit connard!

De toute façon, il me semble de plus en plus évident que j’avais mis la photo dans ma poche en sortant de l’épave… Elle doit juste être tombée stupidement.

En plus, je n’avais même pas d’assurances.


J’ai besoin de dormir.



* * *


Je dois avoir marché une demi-heure au moins. J’avoue, j’ai eu peur de devoir m’arrêter la nuit quand j’ai vu le soleil commencer à descendre. Et je ne veux même pas commencer à vous parler du repas que j’imagine…

Bref, j’suis là. En haut de l’abrupte côte qui mène à Rabbitwalk, entourée de montagnes rougies et dorées par l’automne et le soleil couchant. Quelque chose qu’on verrait dans un poème romantique, haha. Je ne m’y attarderai pas trop.

Rabbitwalk fut construite sur la rive d’un immense lac au milieu du continent. En fait, c’est le plus grand d’une série d’énormes lacs qui se déversent dans l’océan. On arrive à voir les montagnes qui le bordent sur la rive opposée, mais leur contour se fond avec le ciel. Une grande île au milieu du lac trône comme un château sur son royaume. Deux clochers dépassant de quelques mètres les arbres font signe de présence humaine.

C’est étrange, j’allais à Rabbitwalk souvent dans mon enfance. À l’époque, c’était tout simplement une succession de chalets en bordure du lac. Lorsqu’ils ont découvert une mine de fer dans une des montagnes environnantes, le village a soudainement pris des proportions plutôt immenses. On dit qu’en l’espace de cinq ans, le village est passé d’une proportion plutôt égale d’hommes et de femmes à 79% d’hommes et 21% de femmes. Plutôt spectaculaire, non? En majorité des hommes seuls qui cherchaient à la fois un travail bien rémunéré et l’exil social. … Peut être un peu comme moi… Quelques pères de familles qui voulaient envoyer de l’argent à leur famille. Puis, une maison clandestine de prostitution fut ouverte lorsque le village atteignit des proportions rentables aux yeux du commerce de chaleur humaine.

Les citoyens déjà présents et les écologistes ont protesté en disant que cela entraînerait des conséquences désastreuses lorsque la pollution créée par la mine s’étendrait à tout le réseau de lacs, mais les investisseurs avaient, dans leur camp, le plus grand orateur de tous les temps. Quand l’argent parle, tout le monde se tait.

J’imagine que certains se sont réfugiés sur l’île pour avoir la paix. On l’appelle «l’île aux lièvres» parce qu’il y a étrangement beaucoup de lièvres dans la région. La légende dit qu’un jour, un explorateur anglophone du nom d’Ozzy Osbourne se perdit dans la forêt et qu’il s’effondra, à cours d’eau potable. Un lièvre apparu devant lui et s’approcha pour le regarder. Lui se releva et le lièvre lui montra la route jusqu’au lac en attendant l’homme à chaque fois qu’il trébuchait. Arrivé au lac, l’explorateur fut frappé d’une grandiose émotion et décida de s’installer en permanence au bord du lac, fondant ainsi Rabbitwalk qu’il nomma en l’honneur de ce lièvre qui lui avait sauvé la vie et qu’il croyait être un lapin. Enfin, peu importe…



* * *


Passé la première maison à gauche de la route, je commence à me rendre compte que personne n’est sorti. J’aurais osé croire que les habitants seraient dehors par si beau temps… Des gens viennent voir aux fenêtres et semblent intrigués… C’est une sorte de spasme de village mort. Je me sens observé.

Je distingue une auberge plus loin sur la route. Des souvenirs me reviennent de mon enfance et de ma première petite amie… Elle m’avait invité à son chalet alors que ses parents étaient partis, nous nous étions embrassés sur un fauteuil et j’avais pris peur. J’avais inventé une excuse et j’étais parti en courant. Niaiseux. En tout cas…

En passant l’enceinte de l’auberge, tous les regards se tournent vers moi. J’entends la voix épouvantée d’une vieille femme assise devant la télévision dans le hall d’entrée : «Oh mon Dieu, monsieur! Mais qu’est-ce qu’il vous est arrivé?»

Je me recule… Je ne comprends plus…



«Quoi?»

«Votre visage, il est tout ensanglanté! Et vos mains! Et vos vêtements sont tout déchirés… »

Et puis, d’un coup, la dame semble se perdre dans ses pensées et dériver très loin de l’auberge : «malgré que c’est peut-être la mode… ah oui… je n’arrive plus à suivre… mon fils… Il faisait comme vous… ah, je ne sais plus comment tout suivre ça, moi…»



«J’ai… eu un… »

La réceptionniste m’interrompt : «Oui. On a tous eu un accident. Comment puis-je vous aider?» me demande-t-elle en me regardant avec une grande méfiance.



«Qu’est-ce que vous voulez dire par on a tous eu un accident?»

«Je n’ai jamais dit ça, monsieur.»

Elle semble de plus en plus méfiante… Les habitants des villages de ce pays se vantent d’être bien accueillants, mais, à force de vivre isolés et 7 mois par année dans leurs terriers sous d’épaisses couches de neige, c’est leur méfiance qui transparaît le plus.



«J’ai eu un accident de voiture.»

«Oui, ça fait trois fois que vous le dites, monsieur.»

«Je… êtes-vous sérieuse? Je… j’ai de l’argent… aidez-moi.»

«Oui, monsieur. Nous avons appelé une ambulance.»

«Quand ça?!»

«Il y a cinq minutes. Vous avez demandé qu’on en appelle une.»

«Je…»

«Assoyez-vous, monsieur. Je vais voir si nous avons une chambre de libre pour que vous puissiez vous étendre. »

« Merci. »

Je me dirige vers une chaise et me retrouve tout d’un coup assis, la tête entre les deux mains. Ma conscience refuse de prendre en compte tous les moments… Je sens la panique décoller en moi.



« Mais qu’est-ce qui s’est passé?! »

Une voix répond : « Rien monsieur. Vous avez eu un accident. Nous allons nous occuper de vous. »

Et tout devient noir. Je suis étendu sur un lit, les yeux fermés. Une main me joue dans les cheveux.


  T'es bien jolie, mais est-ce que tu fond sur la langue?
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 883
Réponses: 0
Réponses uniques: 0
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0158] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.