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LPDP :: Nouvelles littéraires :: La Légende du Royaume de Papier (13) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 13 juin 2011 à 17:37
Modifié:  16 juin 2011 à 17:40 par Tilou8897
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[...]



L’attelage filait sur la route toujours à toute vitesse quand Aliénor reprit conscience. Les chaos étaient à peine amortis à cette allure. Lorsqu’elle voulut se redresser, elle ressentit une douleur et elle posa sa paume sur l’arrondi de son ventre comme par réflexe. Elle releva les yeux et fixa le plafond de la cabine. Elle se pinça les lèvres.

Pourquoi fallait-il que les choses soient si compliquées ? Pourquoi n’avait-elle pas le choix d’abandonner ? Pourquoi, fallait-il donc qu’elle ne puisse exprimer son désarroi, sa peur ? Elle en avait tellement fait le souhait mais jamais personne n’avait jamais compris cela, et, elle en était persuadée, personne ne le comprendrait jamais.

Ne pouvant se relever, elle tendit le bras vers le petit sac qu’elle avait conservé auprès d’elle et l’attrapa. Elle en sortit un crayon et un petit cahier relié en cuir rouge. Elle ouvrit la boucle qui le maintenait fermé et elle tourna fébrilement les pages, jusqu’à ce qu’elle en trouve une blanche. C’est très étrange comme les mots semblent couler de source en certains instants alors que vous pouvez avoir passé toute une vie à les chercher sans qu’ils se soient jamais montrés.

Elle ne savait pas pourquoi, elle voulait les inscrire sur papier mais cela lui semblait nécessaire. Il fallait qu’elle raconte d’une manière ou d’une autre ce qui était sa vérité, son histoire. C’était sûrement un geste un peu vain mais que pouvait-elle faire d’autre à ce moment-là.

Pendant le temps qu’elle écrivit, elle ne fit plus attention aux bruits de l’extérieur, ni aux chaos qui la ballottaient de droite et de gauche. Elle en oubliait presque les douleurs dans son ventre.

Il se passa presque une heure avant que la voiture ne s’arrête brusquement et que la voix de Manuel résonne dans la nuit. Aliénor l’entendit descendre de cheval et s’approcher de la cabine. Elle rangea rapidement son cahier. Manuel ouvrit la porte. La voyant parterre, il se précipita.

“Vous êtes tombée ? Depuis quand ? Vous allez bien ?”

“Je vais bien mais doucement, mes muscles et mes articulations sont quand même un peu endoloris dans cette position.”

Manuel l’aida à se remettre sur la banquette et à se redresser.

“Et ?... “ fit-il en indiquant d’un mouvement de tête, le ventre d’Aliénor.

“Ca bouge encore.. Autant que je puisse le sentir. Où sommes-nous ?”

“Je ne sais pas exactement, Madame. Nous avons dû changer de nombreuses fois de direction et je ne serais pas honnête si je vous affirmais que je sais exactement où nous en sommes. Mais autant que je puisse en juger d’après la position des étoiles, nous sommes sur la bonne route. J’ignore cependant quelle distance nous sépare de notre point de rendez-vous.”

Aliénor sourit.

“Vous parlez encore de rendez-vous. Vous êtes optimiste.”

Manuel se redressa et la regarda d’un air réprobateur.

“Je ne suis pas optimiste, Madame. Je sais juste une chose. On ne sait les choses que lorsqu’elles arrivent alors... Tant que nous n’avons pas atteint notre point de rendez-vous et tant que nous n’aurons pas constaté de nos propres yeux qu’il n’y a réellement personne à ce point de rendez-vous, je continuerai de dire et de faire comme si. On ne perd que quand on décide de perdre, Madame...”

“Mais parfois, il vaut mieux l’anticiper, Manuel.”

“Je ne peux pas me le permettre, Madame.”

“C’est certain.” fit-elle.

Elle détourna le regard et se perdit quelques instants dans la brume de ses pensées.

“Nous allons passer la nuit ici, Madame. Les chevaux doivent se reposer et les hommes aussi. Vous devriez en faire de même. Vous avez besoin de quelque chose en particulier ?”

Aliénor ne répondit pas tout de suite à la question. Elle n’était pas sûre de savoir si c’était une chose à faire ou à dire. Elle doutait encore que ce fusse le bon moment. Manuel allait se détourner quand elle finit par répondre :

“Oui, je vais avoir besoin de quelque chose, Manuel... Je vais avoir besoin de vous, je vais avoir besoin que vous restiez avec moi.”

L’étonnement, l’angoisse et l’intimidation furent quelques unes des expressions qui passèrent sur le visage de Manuel.

“Vous ?...”

“Je ne plaisante pas, Manuel. Et si vous n’avez pas une bonne raison de refuser, fermez la porte de cette cabine, s’il vous plaît.”

Le regard de Manuel restait encore hésitant. Il semblait qu’il aurait voulu prononcer des mots mais que cela ne sortait pas.

“Maintenant !” s’exclama sèchement Aliénor.

Surpris et bousculé par la brutalité du ton, Manuel jeta un dernier coup d’oeil au campement de fortune puis referma la porte de la cabine.

(à suivre)



Tilou


  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
FeudB

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6 février
  Publié: 16 juin 2011 à 17:31 Citer     Aller en bas de page

c'est pas parce que je dis rien que je lis pas hein.....

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
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