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Tilou8897

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  Publié: 19 juin 2011 à 05:09
Modifié:  19 juin 2011 à 05:17 par Tilou8897
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[...]



Le jour pointait quand Manuel sortit de la cabine.

“Réveillez-vous, nous levons le camp, tout de suite.”

Il se retourna et demanda à Aliénor :

“Ça va aller ?”

Aliénor hocha la tête mécaniquement même si elle était morte de fatigue et qu’elle ne sentait quasiment plus son corps. Manuel referma la portière. Il alla détacher sa monture et l’enfourcha.

“Allons-y, ne perdons pas de temps !”


***



Ils avancèrent à bonne allure pendant presque deux heures, ralentissant parfois dès qu’un élément du paysage paraissait sortir de l’ordinaire ou qu’un bruit suspect en provenance du sous-bois se faisait entendre. Il commençait à y avoir du vent et le relief se faisait de plus en plus vallonné. Les odeurs ne laissaient pas de doutes : la côte n’était plus bien loin. Le vol de quelques oiseaux aussi était aussi là pour en témoigner.

Au bout d’une trentaine de minutes, le port d’Odessa arriva en vue et son étalage de bâtiments industriels typique s’offrait au regard. Il y avait deux manières de considérer cette ville portuaire : pour les uns, elle était fascinante de par son gigantisme, son jeu de couleurs sombres, parsemée de lumières électriques et le bruit incessant métallique qui résonnait dans toute la baie ; pour d’autres, elle était tout ce qu’on pouvait détester, la démonstration de la laideur des réalisations humaines lorsqu’elles se concentraient en un point unique sans autre but que de produire, transformer et conquérir du terrain sur la nature. Aliénor n’avait jamais su choisir son camp. Elle était née ici. Elle gardait encore son regard d’enfant impressionnable, un peu nostalgique aussi, mais au fur et à mesure des années, elle s’était un peu éloignée et en prenant de la distance, la nécessité, l’état de fait lui faisaient prendre conscience qu’il y avait quelques questions à se poser et surtout, qu’il y avait des réponses à trouver. Elle se pinça les lèvres en réalisant qu’à l’instant où ces pensées lui traversaient l’esprit, il n’était plus guère le temps de les avoir. L’important était ailleurs même si cela pouvait paraître en fin de compte complètement dérisoire. Les sociétés humaines étaient ainsi faites : leur devenir pouvait dépasser en mesure même jusqu’aux lieux où elles s’épanouissaient. Aliénor en venait à supposer que ces sociétés étaient donc une construction complètement artificielle sans autre objet de préoccupation que leur existence propre. Elle en était là, un peu songeuse, un peu troublée lorsqu’une voix la sortit de cet état brumeux.

“Il y a un barrage aux portes de la ville ! On ne pourra pas passer comme ça.”

“Comment ?”

“Ils fouillent les voitures et ils relèvent les identités pour tous les transports. Il faudrait se séparer et continuer à pied.”

“C’est dangereux...” rétorqua Manuel.

“Je sais bien, Capitaine... Mais, sauf votre respect, je ne pense pas que nous ayons vraiment une pléiade d’alternatives.”

“Je sais et vous avez raison. C’est juste que...”

“Que la donne a changé depuis cette nuit ? J’en suis bien conscient, Capitaine. Je peux vous faire une suggestion, Capitaine ?”

“Faites toujours, Soldat, faites toujours.”

“Deux d’entre nous devraient continuer en se faisant passer pour de simples migrants et emporter avec lui, l’un des enfants et les autres, devraient se débrouiller comme ils le pensent. Mais il ne faut pas que nous restions groupés ou que nous essayons de nous rejoindre.”

Manuel eut un moment de surprise.

“Les enfants ?... Comment...”

Le soldat prit un sourire gêné.

“Oui, Capitaine, je suis désolé mais je l’ai deviné au travers des événements de cette nuit.”

Manuel aurait voulu ne pas sourire devant cet aveu mais il ne pouvait reprocher à son soldat d’avoir eu cette acuité. De plus, il avait parfaitement raison et en réalité, c’était juste que lui-même redoutait cet instant, ce moment où il devrait prendre cette décision et surtout, aller convaincre Aliénor de l’inexistence d’autres alternatives.

Il hocha la tête en direction du soldat et d’un geste de la main, lui fit comprendre qu’il allait en parler avec Aliénor. Il descendit de sa monture et rejoignit la voiture. Il frappa brièvement sur la portière mais n’attendit pas la réponse. Il entra dans la cabine.


(à suivre)



Tilou


  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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