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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Velléitaire - 4 - Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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MonCielEstCrypté


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  Publié: 10 mars 2012 à 05:46
Modifié:  10 mars 2012 à 12:36 par Tilou8897
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Velléitaire – 4 –
Mes yeux sont des lacs translucides et morts



Oh monde… Comme je t’aime et combien de fois m’a-t-on dit que tu serais mien! Tu vas voir… Je vais te réorganiser… Tu seras un univers efficient et productif…

Ah! Un être là-bas!

Hé toi! Système conscient ambulant! Achète mes amas de particules inertes!

- Pas d’argent.

C’est pas grave! Tu peux me payer en travail!

- Combien?

Deux heures pour les mats. Quatre pour ceux qui brillent.

- D’accord.


Tu travailleras quatre heures aujourd’hui et je te donnerai quatre brillants. Par contre, tu devras fabriquer quatre mats et trois brillants

Enveloppé par du papier cellophane et de la styromousse. C’est un morceau d’âme tout frais venu de l’abattoir: Met ce livre au feu et mange-le ensuite. C’est la seule façon dont il peut valoir le 5$.

L’économie est la robotique de l’envie et de l’avarice.

*

« Tu as rencontré un destin terrible, n’est-ce pas?»

Je me réveille en tremblant sur le quai comme un réhabilité à veille de naître. Un ange venu des profondeurs des ruisseaux comme des océans est venu m’enlever des doigts froids et fragiles des infirmières pour m’y déposer tendrement. Il a passé sa main dans mes cheveux et ils ont changé de couleur.

Un pêcheur portant des gants aux doigts coupés et une barbe poivre et sel est accroupi devant moi. Il scrute les traits anxieux de mon visage avec un regard méfiant. J’ouvre la bouche, il demande:

« - D’où viens-tu, voyageur ?
- Je ne sais pas. Je ne sais pas où je suis.
- T’as même pas essayé de répondre. J’imagine que je ne devrais pas essayer de t’aider...
- Non attends ! Je viens... Je viens de... Je... viens... de... Merde ! Putain !
- Jamais entendu parler... »

Ça ne veut pas me revenir. Ça m’a abandonné ! Ça ne veut plus rien avoir à faire avec moi! À la place de chez moi s’est déposée une note et dans mon cerveau il est écrit: ici, personne n’a d’origine. Et c’est la seule pensée qui me vient comme une mémoire.


« - Ici, personne n’a d’origine, me murmuré-je à moi-même
- Heh... T’as bien raison, déclare le pêcheur, alors réponds à celle-ci: Tu
vas quelque part?
- L’île aux lièvres, répondis-je sans m’en rendre compte.»

Qui décide pour moi?

L’univers. Qui t’est autant que tu l’es, de toute façon.

« - Nous n’allons pas sur l’île aux clochers. Nous n’y allons plus, explique le pêcheur avec gravité.»

Que le destin aille se faire foutre. Je l’encule.

*

Le lac semble frissonner d’émotion d’être frôlé pour la première fois depuis si longtemps... Le soleil apparaît soudain derrière un nuage et nous voyons comme les abysses du monde qui se dévoiler sous notre embarcation.

L’eau prend alors une consistance élastique et une sorte d’éclat métallique vampirise toute lueur solaire émanant du ciel. Des profondeurs incommensurables semble surgir une tempête sous-marine à la limite de notre vision et du réel. Elle entoure l’île comme un iris encercle sa pupille.

Le pêcheur continue de déclamer ses paroles, la jambe gauche appuyée sur la poupe en se tenant d’une main contre le mat qui n’a visiblement jamais porté de voile :

« La mort inquiète les navigateurs, mais peu savent qu’elle n’exerce aucune juridiction sur ces eaux. Tu pourrais t’y noyer, elle ne viendrait pas pour toi. Même la mort a peur de ce qui se cache au fond de tout ça.»

Le lac demeure calme, mais le cliquetis de chaque vague sur la barque me fait penser à l’élan sévère d’un décompte.

«Ici… c’est l’homme qui inquiète l’océan!»

On dirait que… la tempête commence à faire surface!

«VOICI! Le tribunal de la nature! OH GRAND REQUIN BLANC! EMPORTE-MOI AU VENT! SAINT GRAAL! SANG IMPÉRIAL!!»

D’immenses tours d’eau s’élèvent autour de l’embarcation, se solidifient, puis se subliment dans l’atmosphère. Je m’accote à la barque et regarde au fond du fjord pour vomir. Tout s’accroche. La nausée refuse de me quitter. Ma respiration s’alourdit. Il y a des astres qui naissent au fond des abysses.

Toutes les eaux sont couleur de noyade. 1
Toutes les étoiles sont couleur de bombes nucléaires.


Toute guerre est couleur d’outre-tombe.


Tu verras l’ombre de l’horreur dans les yeux de ceux qui l’ont vue.

- - - - - - -

1 - Emil M. Cioran - Écartèlement.

  T'es bien jolie, mais est-ce que tu fond sur la langue?
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 11 mars 2012 à 07:08 Citer     Aller en bas de page

Moi qui je n'aime pas particulièrement la science-fiction , j'ai lu et relu tes images suir ce lac et suivis charmée les voguement de la barque...

Merci pour avoir disposè le teste avec des espaces qui permettent de comprdre bien car on peut lire sans avoir mal aux yeux



Le lac semble frissonner d’émotion d’être frôlé pour la première fois depuis si longtemps... Le soleil apparaît soudain derrière un nuage et nous voyons comme les abysses du monde qui se dévoiler sous notre embarcation.

L’eau prend alors une consistance élastique et une sorte d’éclat métallique vampirise toute lueur solaire émanant du ciel. Des profondeurs incommensurables semble surgir une tempête sous-marine à la limite de notre vision et du réel. Elle entoure l’île comme un iris encercle sa pupille.





lilia

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
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