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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Jean (3) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 26 mars 2012 à 17:25
Modifié:  28 avr 2012 à 14:42 par Tilou8897
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Encore une fois, Virginie eut raison. Jean avait pourtant pensé un moment, ne pas rappeler Marie et prendre la décision à sa place. Cependant, l’idée du cinéma était moins attrayante aux yeux de Jean que celle de passer une soirée avec Virginie. Certes, chaque fois, cela lui posait une sorte de cas de conscience car il redoutait toujours l’éventualité que Marie puisse prendre en grippe Virginie ou bien inversement et d’être ensuite obligé de jongler entre elles deux, sans aucun option de choisir un “camp” plus qu’un autre. Ce sont des choses qui arrivent et lui, c’était bien bête à dire, il ne voulait pas de cela.

Il passa un coup de fil à Virginie mais personne ne décrocha. Il laissa un message. C’était bien inutile car Virginie n’écoutait jamais son répondeur. Et puis, de toute manière, Jean savait très bien que Virginie ferait comme s’il n’avait jamais émis l’hypothèse de ne pas venir. Elle ne revenait jamais sur ses convictions. Quand bien même, elle avait tort ou faux. C’était quelque fois ennuyeux mais à côté de cela, cela la rendait “fiable”. Lorsqu’elle faisait quelque chose, elle ne renonçait jamais, si ce n’est que sous la contrainte. Comme ses deux précédentes séparations.

Jean ne connaissait pas les détails mais il en savait suffisamment pour ne pas l’interroger davantage sur le sujet. Si celui-ci devait être abordé, c’était à Virginie de le mettre sur la table. C’était là, le seul moyen que l’on avait de savoir qu’elle était prête à “discuter”.

Jean sourit à cette pensée. Il s’étonnait lui-même de connaître des choses comme ceci à propos de Virginie et surtout, d’en tenir compte.

Il rangea un peu son bureau et il regarda sa montre. C’était presque l’heure de sa réunion et il fallait qu’il se rende en salle de conférence. Il se dirigea vers l’ascenseur et appuya sur le bouton d’appel.

*

Il était presque dix-neuf heures lorsqu’il sortit de la salle de conférence. Les “échanges” avaient traîné en longueur. C’était malheureusement le prix à payer lorsqu’on rassemblait une dizaine de personnes pour faire des choix stratégiques et techniques mais dont la moitié faisait partie de la classe des incompétents notoires. A tout niveau d’ailleurs. On peut être incompétent sur un sujet mais être pertinent dans la réflexion. Mais en même temps que la compétence, cette qualité se perdait aussi. Peut-être à la même vitesse. Jean se disait que quelque part, plus on inventait des méthodes sensées permettre d’optimiser les processus, plus finalement, on mettait des personnes impropres à une quelconque démarche intellectuelle pour les appliquer. Finalement, on revenait à la case départ : impossible d’aboutir à quelque chose de probant dans les délais impartis.

Bref... Jean secoua la tête pour évacuer toutes ces pensées négatives. Il était temps de laisser place à la soirée. Il passa un coup de téléphone à Marie pour lui dire qu’il partait à l’instant du boulot et que, par conséquent, il passerait la prendre dans une quarantaine de minutes. Il l’embrassa virtuellement, elle en fit de même et il se dépêcha de gagner le garage pour prendre le chemin du retour.

*

- Tu es sûre que cela ne t’ennuie pas ?

Marie le regarda.

- Et pourquoi cela m’ennuierait ? Tu sais que tu te fais des noeuds au cerveau parfois, dans ta tête... Tout seul ?... Nan mais c’est vrai. Des fois, je me dis que c’est que tu n’es pas sûr de toi... Que tu es “timoré”... Alors que je sais bien que ce n’est pas le cas... Et des fois. Je me dis que....

- Je crois que tu ne devrais pas terminer ta phrase.

- Hein ?!

- Tu vas finir par me dire quelque chose de désobligeant et je ne voudrais qu’on commence à se chamailler avant même d’être arrivé chez Virginie.

Marie éclata de rire.

- Ouais. Surtout qu’on se chamaille super souvent... Euh... Tu peux me rappeler de quand date notre dernière “chamaillerie” ?

- Je ne sais pas mais je ne préfère pas m’en souvenir.

- Ouais, ouais... Bah de toute manière, tu peux chercher très très loin dans ta mémoire. Moi... Soit je suis atteinte d’Alzheimer... Soit, c’est le désert de Gobi de ce côté-là...

Jean regarda Marie. Elle trouvait toujours des expressions à elle, ou du moins, peu courantes.

- Bon... Sinon... On y va ?

- Allez go, Maestro ! J’suis assez présentable comme ça pour Virginie...

- Allez, file à la voiture avant que je te mette une fessée ! fit Jean en riant

- Ne me tente pas non plus... Sinon on risque de se mettre en retard, répliqua Marie en lui tirant la langue.

Elle sortit rapidement de l’appartement et s’engouffra dans l’escalier.

- Je t’attends en bas !

*

Lorsqu’ils se présentèrent chez Virginie, ce fut Elisa qui leur ouvrit. “Jérôme avait fait des bêtises et Maman s’occupait de son cas” leur confia-t-elle. Elisa n’avait que neuf ans mais elle était déjà très dégourdie pour son âge. Il faut dire que des deux enfants, c’était sûrement elle qui avait le plus souffert de la séparation de sa mère et de son père. Pour Jérôme, son père était plus proche du concept que d’une image bien précise constituée de souvenirs. Virginie se rassurait en affirmant cela à tout bout de champ mais la réalité était que Jérôme avait dû mal à trouver en sa mère une réelle autorité. Jean le savait bien mais il ne pouvait le reprocher à Virginie. La situation n’était pas simple et tous les efforts que Virginie pouvait faire pour faire face aux réalités ne comblaient pas les petits manques qui pouvaient subsister par ci, par là. Il savait qu’on pouvait donner tous les conseils du monde sur l’impartialité, sur la manière de bien gérer l’affectif qu’on peut donner à l’un des enfants comme à l’autre : la vérité était qu’on n’était jamais juste, le plus compliqué dans tout cela étant de le faire réaliser à des enfants dont la manière de voir le monde est plus simple que celle qu’on se monte une fois “adulte”.

- Vous n’avez qu’à vous installer dans le salon... Vous voulez boire un verre ?

Du coin de l’oeil, Jean remarqua que la question sembla surprendre Marie. Elle ne dit rien mais il lut dans son expression, la surprise de voir une gamine de neuf ans s’occuper du “service” auprès des invités. Lui n’était point surpris. Il connaissait Elisa quasiment depuis sa naissance et elle aussi. Même s’ils n’étaient pas de la même famille sur le papier, dans les faits, c’était presque tout comme.

- Laisse, Lisa... Je vais m’occuper du service... Comment va l’école ?

Elisa fit la moue. Cela n’avait jamais été sa tasse de thé.

- Ca va ? C’est comme ça qu’il faut dire ?

- Tu peux aussi dire que cela ne va pas et dire pourquoi... Du moins... Ce que tu penses être le pourquoi ?

- Qu’est-ce que j’en sais, moi ?

- Sûrement plus que moi. Je me trompe ?

- Nanana... C’est sûr que, vu comme ça, tu n’auras jamais tort !

Marie regardait Jean puis Elisa. C’était la première fois qu’elle voyait Jean dans un contexte “familial”. La dernière fois qu’elle avait rencontré Virginie était lors d’une soirée entre amis. Elle avait bien noté la proximité que Jean pouvait avoir avec Virginie mais elle ne l’avait jamais imaginé au travers de la relation qu’il pouvait avoir avec ses enfants. Il eut été le frère de Virginie, il lui semblait que le dialogue avec Elisa aurait été tout à fait ordinaire. Mais ce n’était pas le cas et il lui fallait donc envisager le fait qu’elle pouvait être, sans être choquée, surprise de “l’état des lieux”. Ce n’était pas déplaisant. Juste un peu déstabilisant. A la base, c’était elle qui voulait “déstabiliser” les choses ce soir. Il était évident que là, la balle n’était pas entièrement dans son camp.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ? fit Virginie en entrant dans la pièce à l’intention de Marie

- Non, non. Tout va bien... Comment vas-tu ?

- En pleine forme ! Je viens de remettre les pendules à l’heure avec ma “terreur” des cours de récréés. Tout va bien dans le meilleur des mondes... Mais c’est plutôt à toi qu’il faut poser la question...

- La question ?

- Bah... Comment tu vas ? La réponse ne va pas de soi quand on s’est entiché d’un gars comme Jean. Sur la surface, t’as l’impression d’avoir un bijou vingt-quatre carats... Après quand tu commences à gratter... Tu t’aperçois bien vite que c’était juste pour attraper le chaland !

Jean regarda Virginie d’un air faussement dépité.

- La Saint-Jean... c’est au mois de décembre, tu te rappelles ?

- Oh que oui... Que je le sais... Mais ce n’est pas là, la question. Vous buvez quoi ? Toi, je te demande pas... Je sais... Mais Marie, là, je donne ma langue au chat !


[...]

à suivre

Tilou

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2 avril
  Publié: 2 oct 2012 à 18:11 Citer     Aller en bas de page

En fait je commence à rentrer dans l'atmosphère....90 % de dialogue..pour 10 % de descriptif de situation....

J'avoue qu'il me manque l'aspect descriptif environnemental et le descriptif portrait des personnages.... encadrant les dialogues....mais bon ...ca se lit et comme dit celea ..ca se profile....

j'ai beaucoup apprécié le passage décrivant les échanges en réunion..excellente analyse ....fines remarques..

  Ecrire est un acte d'amour, S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture (Cocteau)
Tilou8897

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10 juin
  Publié: 3 oct 2012 à 16:39 Citer     Aller en bas de page

Merci pour ce commentaire... Il me paraît tout à fait fondé. Je ne fais pas beaucoup de place à la description (du moins pour l'instant)... En fait, c'est vrai que je suis parti plutôt sur une écriture assez proche d'un script de cinéma... Et je laisse le lecteur assez libre de faire la mise en situation, de "voir" le personnage qu'il veut et d'imaginer le décor... Je ne sais pas si je continuerai ainsi durant tout le récit... Peut-être... peut-être pas.

Le côté séduisant de cette manière de raconter, c'est vraiment de laisser le lecteur de "donner un visage", de se faire l'idée du lieu...

A voir... Il n'est pas dit que je ne revienne pas sur cette intention de départ par la suite.

Merci encore et bonne lecture

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2 avril
  Publié: 13 oct 2012 à 02:52 Citer     Aller en bas de page

ok ! je continue !





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