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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Jean (4) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 28 avr 2012 à 14:41 Citer     Aller en bas de page

La soirée se déroula bien. Il n’y avait pas lieu de s’en étonner mais Jean ne put s’empêcher de se faire la remarque. Bien que Marie ne sembla être tout à fait à l’aise avec Virginie, il ne la sentit pas sur la défensive. C’était une bonne chose. Jean n’était pas prêt à faire un choix. Il aurait été ennuyé d’avoir à choisir entre l’amitié qui le liait à Virginie et sa relation avec Marie qu’il n’arrivait pas encore à définir mais pour laquelle il sentait qu’il pouvait y avoir un avenir. Il s’exprimait rarement sur ce genre d’éléments mais cela faisait partie des éléments qui revêtaient une importance particulière pour lui. A la vérité, il n’imaginait pas que cela puisse être autrement pour les autres gens mais tout de même, c’était une chose qu’il gardait constamment en tête. Cela n’était pas sans lui causer quelques déconvenues par moments. On lui avait souvent reproché par le passé d’être trop accroché à des “détails” et qu’il fallait qu’il se laisse vivre : il aurait tout le reste de sa vie pour rattraper les éventuels dérapages d’une décision prise à l’emporte-pièce. Malgré cela, Jean ne s’y résolvait pas. Tant pis si parfois, cela lui faisait faire du “sur-place” : il n’était pas prêt à abandonner ce qui pouvait le rassurer pour une vie un peu plus relâchée mais source de tracas qu’il ne voulait pas avoir à gérer.

“Moi, je trouve que Marie a l’air trop bien pour toi, mon cher...” fit Virginie sur le ton de la boutade.

“Elle a l’air équilibré, pas excentrique. Elle est bien élevée, elle ne fait pas de remarques à tort et à travers... En somme : rien à voir avec moi. Et surtout, rien à voir avec les filles avec lesquelles tu as pu traîner...”

Virginie tourna son regard vers Marie.

“Ca ne te choque pas que je dise cela, j’espère... Non... Parce qu’il ne faut être choquée, je te le promets. Je parle toujours trop mais l’avantage, c’est que je dis ce que je pense. Tu n’as pas à anticiper de ma part quelque chose du genre, que je vais nourrir un ressentiment quelconque dont je ne vais pas parler et qui va t’exploser à la figure le jour où la soupape d’échappement ne tient plus... Je ne dis pas que cela ne m’est pas arrivé par le passé mais voilà, je crois qu’il y a de l’eau qui est passée sous les ponts depuis et au fur et à mesure que les années ont passé, j’ai désappris à utiliser cette réserve.”

Marie hocha la tête.

“Je crois que je comprends et ne t’inquiète pas. Ce n’est pas cela qui va me faire fuir. Au contraire, je trouve cela plutôt sain même si... Cela peut être ressenti de manière un peu encombrant à certains moments. Mais on y survit généralement. Enfin, moi, j’arrive à y survivre. Et puis...”

Marie laissa sa phrase dans le vide. Elle se pinça les lèvres et Virginie vit que cette mimique n’était pas voulue.

“Et puis... Quoi ? Continue... Ne nous laisse pas dans le vide comme cela !”

Marie sourit et finit par reprendre.

“Et puis, je pense que tu as sûrement tes raisons propres pour agir ainsi... C’est ce que je voulais dire. Mais ce n’est pas que j’essaie de te faire dire des choses que tu ne veux pas... C’est juste... Un ressenti... Je crois qu’on peut appeler ça comme cela.”

Virginie prit son ton bienveillant :

“Oui... Je comprends ce que tu veux dire. Mais ça ne marche pas comme ça, chez moi. Ce que je veux dire, c’est que je ne vais pas être timorée pour t’expliquer le pourquoi du comment et qu’est-ce qui fait que je fais ou que je dis les choses ou pas. L’important, c’est juste, le moment. Je vais choisir le moment.”

Elle jeta un oeil vers Jean et vit qu’il acquiesçait.

“Regarde-moi, ça... Mon p’tit Jean est d’accord avec moi... D’un sens, c’est tout à fait normal, vu que dans la pratique, s’il existe un roi dans le choix du moment, c’est bien lui. Envers et contre tout parfois, mais il reste le roi.”

Jean ne répondit pas. Il savait que Virginie disait cela à dessein. Elle voulait le provoquer, elle voulait qu’il réagisse. Mais lui ne voulait rien dire. Il ne sentait pas de trouver les mots pour exprimer ce qu’il avait à exprimer sans que cela devienne grave. Si Virginie avait le talent de mettre de la légèreté dans les sujets les plus dramatiques, Jean, lui, avait l’art de couler du plomb dans une conversation superficielle. Ce n’était pas pour rien qu’à plusieurs reprises, la remarque avait été faite qu’elle et lui étaient parfaitement complémentaires.

Il y eut pour la première fois depuis le début de la soirée un grand silence. Marie prit son verre et regarda s’il lui restait un fond.

“Je peux te reprendre un peu de vodka ?”

“Bien entendu, mais ce sera la dernière car je crois qu’il ne reste pas grand-chose au fond de la bouteille.”

Jean se leva pour aller chercher ses cigarettes dans la poche de son blouson.

“Je crois que ce sera la dernière, aussi parce qu’on ne va pas tarder à rentrer. Je ne sais pas quelle heure, mais il ne doit plus être très tôt.”

***

Lorsqu'ils quittèrent Virginie, il devait être aux alentours d’une heure du matin. Marie était un peu saoule et elle s’accrocha au bras de Jean pour qu’il la guide dans la bonne direction.

“Ca va ? Tu t’es bien amusée ?”

“Oui... Ca va... Elle est marrante, ta Virginie. Je crois que je l’aime bien. Mais je te dirai ça mieux, une fois que j’aurais dégrisé. Je crois que je n’ai pas été très sage ce soir.”

Jean sourit.

“Non, c’est le moins qu’on puisse dire. Je ne te demande pas qui conduit ? N’est-ce pas ?”

“A moins que tu veuilles tenter le diable...”

Jean plongea ses yeux dans ceux de Marie et secoua la tête. Ils remontèrent la rue pour rejoindre leur voiture.

“Je crois que... Je vais m’allonger à l’arrière si ça ne te dérange pas.” fit Marie.

“Je crois que... Ce sera mieux.”

Jean ouvrit la portière et aida Marie à s’allonger. Puis il fit le tour pour s’installer à la place du conducteur. Il démarra, mit son clignotant et prit le chemin du retour.




[...]

(à suivre)

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Tilou8897

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  Publié: 6 mai 2012 à 12:29 Citer     Aller en bas de page

La suite va arriver... mais il faut qu'elle émerge en même temps que les autres... Le plus dur étant... le "temps" d'écrire ce qu'il y a dans la tête...

Merci

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
ballandine


Moi, quand je rêve de liberté....
   
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  Publié: 13 oct 2012 à 03:01 Citer     Aller en bas de page

Je le sens comprimé et compressé , notre héros..entre ces deux femmes....

Un malaise flotte en mon coeur en lisant ces lignes... C'est vrai que je n'ai jamais beaucoup apprécier la présence d'une amie..dans mon intimité.....

Va falloir une suite "rafraichissante"...


  Ecrire est un acte d'amour, S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture (Cocteau)
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