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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Et l'on ira nulle part, je te le promets 2 - Chapitre 2 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 2 mars 2013 à 18:22
Modifié:  3 mars 2013 à 10:21 par Tilou8897
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Et l'on ira nulle part, je le promets II



Chapitre 2


« Ce n’est sûrement pas comme cela que tu attendais que le réveillon se passe, je suppose… » dis-je à Laurence pendant qu’on descendait l’escalier pour sortir de chez Florence.

« Je suis désolé. »

Elle ne me répondit pas tout de suite et cela me mettait relativement mal à l’aise car la situation m’embarrassait.

« Tu n’as pas à être désolé. » finit-elle par me dire.

« Il n’y a rien qui t’inculpe de quoi que ce soit. »

Je la regardai, l’air sûrement un peu étonné et je finis par lui sourire bêtement.

« C’est sûr… Mais bon… Disons que je suis désolé de n’avoir pas pu proposer d’autres solutions. »

« En l’occurrence, c’est plutôt Florence qui l’a fait à ta place. »

Je détournai les yeux un instant. Elle avait tout à fait raison et en m’excusant comme cela, je me rendis compte soudainement que cela rendait la situation plus suspecte qu’elle ne l’était. Il n’y avait rien de prémédité donc, je n’avais aucune raison valable de me faire pardonner quoique ce soit. Si je continuais avec mon attitude, Laurence finirait par imaginer que j’avais prémédité cette affaire pourtant tout à fait fortuite.

« Tu… Tu as raison… Florence est plutôt directive en général, et disons, qu’elle a plus de facilité que moi pour prendre une décision ou imaginer des solutions. Je ne suis pas très doué dans… Cette discipline… Moi… J’ai rarement le sens pratique, si tu vois ce que je veux dire. »

« Je vois. »

« C’est vrai ? »

« Je crois. »

Je me taisais. J’aurais voulu qu’elle poursuive la conversation, qu’elle enchaîne, qu’elle change de sujet. Je ne voyais pas vraiment comment occuper le terrain et garder le silence me rendait nerveux.

« Je n’habite pas très loin… C’est à deux ou trois pâtés de maison… C’est assez pratique… »

Il m’arrive assez souvent de commencer des phrases sans avoir la moindre idée sur la manière de les terminer. Et là, c’était le cas. « C’est assez pratique » : que voulais-je dire par là ? En me mettant dans le point de vue de Laurence, nécessairement, ce côté « pratique » était lié à la distance qui séparait mon appartement de celui de Florence et donc, cela devait nécessairement traduire que cela jouait un rôle dans la relation que j’entretenais avec elle. Et pourtant, la vérité était que, peu importait. J’aurais pu vivre à deux cents mètres comme à dix kilomètres, il n’y avait rien pour justifier ce côté « pratique ».

Je laissai un silence en espérant que ma phrase se perde dans les profondeurs de la nuit de Noël mais de toute évidence, et à mon grand regret, Laurence semblait écouter attentivement mes paroles.

« Pratique ? »

« Euh… Oui… Je veux dire que c’est pratique quand Florence m’invite ou qu’elle a besoin de moi, je n’ai pas la moitié de la ville à traverser… Euh… C’est ça… Le côté pratique… Je veux dire… »

« Vous avez l’air de bien vous entendre. C’est bien et Florence doit être contente d’avoir quelqu’un comme toi. »

« D’avoir ?... Euh… Oui, on est de très bons amis. Elle me dépanne, je la dépanne, c’est tout. Mais, oui. On s’entend bien. Florence… C’est quelqu’un en qui j’ai confiance. J’essaie de le lui rendre. C’est tout. »

Voilà. Comme cela, c’était dit. J’enlevais toute ambiguïté. Enfin, il me semblait que cela était plus évident dans mes mots.

« Je ne connais pas bien Florence mais je te crois sur parole. Mais… »

« Mais quoi ? »

Laurence s’arrêta de marcher un instant et souffla sur le bout de ses doigts pour les réchauffer.

« C’est marrant comme tu peux être nerveux à son sujet… »

Et vlan !

« Tu crois ? »

« Je ne crois rien… C’est juste un fait et c’est juste assez amusant. »

« Ah ? »

« Je dirais presque… mignon… »

« Mmm… » fis-je en essayant de prendre l’attitude la plus sérieuse possible.

« Je crois que tu fais fausse route… »

« Fausse route à propos de quoi ? »

Au point où j’en étais, il fallait que je déballe tout si je voulais nier toute fausse idée qu’elle pouvait se faire.

« A propos de Flo et moi… Ce n’est pas ce que tu sous-entends ? »

Laurence se mit à sourire.

« Et je sous-entends quoi ? »

« Je ne sais pas… vraiment… Mais non. Nous sommes juste des amis. C’est cela que j’essaie de dire. »

« Très bien. »

Elle se tut trente secondes.

« En revanche… La question que je me pose… C’est pourquoi tu insistes tellement sur ce point. »

Je savais que j’étais mal embarqué dès le début de la conversation et à cet instant-là, je compris une chose : c’était que j’étais loin de pouvoir trouver une porte de sortie pour m’échapper.

Je regardais Laurence pendant quelques secondes puis mes yeux allèrent se balader quelque part dans le vague. Je souris.

« Va savoir. » finis-je par lui souffler.

Puis, sans transition, je poursuivis :

« On est presque arrivés, c’est juste là. »



(à suivre)

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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